Gestion des entrées des salles D et J : non aux suppressions des postes de surveillance (14/06/2013)

 Section de la Bibliothèque nationale de France

Local syndical Tolbiac, T4, A2, poste : 49.24, messagerie : sud@bnf.fr

 

Lors du Comité Technique de la BnF du 25 avril 2013, la direction de la BnF a présenté de nombreuses pistes d’économie, qui vise à réduire le nombre de postes à la BnF, à faire face à la baisse du budget et à réorganiser le fonctionnement des services et des missions selon cette austérité imposée. Il lui importe peu si cela se traduit par un accroissement de la charge de travail des agents ou par une dégradation de leurs conditions de travail.

C’est ce qui apparaît clairement lorsque l’on voit le projet de la direction de la BnF pour la surveillance des entrées des salles D et J.

 Un premier projet de la direction catastrophique :

Lors du CT du 25 avril, la direction a annoncé brutalement qu’elle comptait supprimer les postes d’agents de surveillance de la société privée au niveau A1 et au niveau L3 pour les salles D et J dès le 1er juin, en pleine période de saturation. Cela aurait été tout simplement catastrophique pour la gestion de ces salles. La section SUD Culture de la BnF est intervenue vigoureusement contre ce projet, aux côtés des autres organisations syndicales.

Nous avons en particulier dénoncé le fait que la configuration de ces salles et l’éloignement de la banque de salle par rapport à l’entrée au niveau L3, sans compter le sous-effectif au niveau du personnel de la BnF, rendent impossible une surveillance continue et une intervention efficace au niveau des portiques d’entrée. De plus, cela se traduirait par des allers retours incessants des agents de ces salles pour régler tous les problèmes à l’entrée, ce qui aggraverait considérablement leurs tâches de travail.

Quant au poste au niveau A1, il est essentiel de le maintenir pour gérer la saturation de ces salles, mais aussi pour renseigner les lecteurs/trices, car actuellement c’est parfois la seule présence de la BnF dans le hall Est en travaux.

Nous avons finalement obtenu le report de la mise en œuvre de cette mesure, afin qu’une nouvelle réunion ait lieu sur ce dossier.

Cette réunion s’est tenue le 30 mai dernier et la direction de la BnF y a présenté une nouvelle version, qui selon elle n’est pas encore totalement fixée, de ses intentions pour les salles D et J.

Un deuxième projet, revu, mais toujours insuffisant :

Désormais, la direction de la BnF, indiquant prendre en compte une partie de nos remarques, s’engage à maintenir un poste d’agent de la société de sécurité pour chacune des deux salles (contre 1,7 postes actuellement). Cet agent ferait l’ouverture de la salle à 10h au niveau A1, puis il descendrait peu après au niveau L3, où il serait posté toute la journée. Mais, vu qu’il n’y aurait plus de poste au niveau A1, c’est cet agent qui devrait intervenir au niveau A1 à chaque fois que c’est nécessaire. Il aura pour cela un retour vidéo de ce qui se passe au niveau A1 et il sera donc amené à être un agent volant, intervenant sur deux niveaux.

De plus, outre le caractère mobile de l’agent posté au L3, la direction de la BnF met en avant le fait que dans le nouveau hall Est, une fois les travaux finis, les agents de sécurité à l’entrée et l’espace d’accueil de la BnF pourront aussi surveiller l’accès à la salle D et donc intervenir en cas de besoin.

Mais cela revient en fait à transférer cette charge de travail sur d’autres agents, qui ont déjà des tâches importantes à faire. De plus, cela ne pourra éventuellement fonctionner que pour les incidents significatifs à l’entrée de la salle D et non pas pour la gestion au quotidien de la saturation. Enfin, cela ne pourra pas s’appliquer pour la salle J, une fois que le hall Ouest aura retrouvé son ancienne configuration, sans grande présence d’agents BnF.

Car le point le plus important au niveau A1 est bien sûr la gestion de la saturation. La section SUD Culture de la BnF a insisté sur le fait qu’il faut un agent posté au niveau A1 pour gérer la saturation, sinon celle-ci sera très difficile à canaliser. Ce qui se passera sans agent au niveau A1 en permanence en cas de saturation, c’est que les lecteurs/trices descendront au niveau L3 et que c’est à ce niveau là que se formera la file d’attente, dans un espace restreint, qui sert aussi de sortie aux lecteurs/trices prenant les ascenseurs pour quitter les salles ou allant aux sanitaires. Sans compter que c’est aussi à cet endroit que se trouvent les sorties de secours. Cela pose donc de graves problèmes de gestion de l’affluence et de sécurité des personnes.

Face à ces arguments, la direction de la BnF a fini par concéder qu’elle va réfléchir à la possibilité qu’à certains moments et sous certaines conditions, qui n’ont pas été précisées, un agent de sécurité soit envoyé en renfort au niveau A1 en cas de « forte saturation ». En sachant qu’il n’y a aucune notion de « forte saturation » dans les règles de gestion des salles de lecture du haut-de-jardin…

Mais de toute façon, la direction de la BnF compte mettre en œuvre cette nouvelle organisation de la surveillance des entrées des salles D et J à partir du 1er juillet jusqu’au mois de novembre, en tant qu’expérimentation.

Le maintien d’un poste d’agent de la société de sécurité privée pour les salles D et J est une première garantie, qui montre que la direction de la BnF doit bien tenir compte de la réalité du service public dans ces salles et de nos arguments. Mais c’est loin d’être suffisant.

C’est pourquoi la section SUD Culture de la BnF réclame :

  • Le maintien en permanence d’un poste d’agent de surveillance au niveau L3 pour les salles D et J
  • La garantie d’un poste d’agent de surveillance au niveau A1 dès le début d’une période de saturation et pendant toute la durée de celle-ci.
  • Des dispositions pour assurer une présence au moins ponctuelle d’un agent de surveillance au niveau A1 hors des périodes d’affluence, en particulier actuellement dans le hall Est en travaux, puis dans le hall Ouest lorsqu’il aura retrouvé sa configuration habituelle.

C’est la seule façon d’assurer une bonne gestion des entrées des salles D et J et d’éviter ainsi une dégradation des conditions de travail des agents de la BnF faisant du service public dans ses salles et de l’accueil offert aux lecteurs/trices. Nous invitons donc tous/toutes les agents concerné-e-s à se mobiliser pour cela.

Mais nous n’oublions pas que cette « expérimentation » n’est qu’une des pistes d’économie envisagée par la direction de la BnF. Il n’est donc pas question pour nous qu’un maintien des postes de travail en salles D et J se fasse au détriment d’autres lieux, d’autres tâches ou au détriment de la situation des salarié-e-s de la société de surveillance sous-traitante.

C’est la logique même de la politique d’austérité, de réduction de postes et de remise en cause de nos conditions de travail que nous refusons !

 

 

 

 

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