Les salarié-es du nettoyage ne sont pas une variable d’ajustement ! (15/11/2013)

Section de la Bibliothèque nationale de France

Local syndical Tolbiac, T4, A2, poste : 49.24, messagerie : sud@bnf.fr

Depuis la reprise du chantier du nettoyage du site de Tolbiac, le 1er Janvier 2013, ce sont plus de 1600 heures de travail mensuel qui ont été perdues, suite à des incitations au départ, sans que celles-ci aient été réaffectées. Déjà au moment du renouvellement du marché, ONET avait tenté de ne pas reprendre près de 10 salarié-es arguant que le montant du marché était trop faible pour maintenir leseffectifs en place. Aujourd’hui les personnels de nettoyage ne sont plus que 48 contre 61 au moment de la reprise du chantier.

Et pourtant, la superficie des locaux de la BnF n’a pas changé et les travaux de la nouvelle entrée du hall Est génèrent plutôt des besoins supplémentaires. La fréquence de nettoyage des bureaux a certes été un peu réduite, mais cela ne rend pas plus simple les tâches des agents qui se retrouvent à chaque passage avec un volume de travail plus conséquent, les déchets s’étant accumulés entre temps.

Les agents subissent depuis des mois des pressions pour effectuer des tâches supplémentaires. Car en l’absence de planning clairement établi, les personnels n’ont aucune consigne claire. Face à cette situation, la marge de manoeuvre des agents est restreinte et jamais sans risque pour eux et elles. Soit les personnels effectuent les tâches supplémentaires dans un délai intenable en parcourant des espaces d’un bout à l’autre de l’établissement, au risque de se voir par la suite systématiquement reprocher la qualité du travail effectué. Soit ils et elles refusent la charge de travail qui leur est imposée et ces agents font l’objet d’un rapport et d’une convocation auprès de l’employeur pour une éventuelle mesure de sanction. Surtout, cela se traduit par un accroissement de la charge de travail de ces salarié-es et donc une fatigue accrue et des risques supplémentaires d’accident du travail.

Alors même que l’effectif a déjà fondu depuis des mois, l’employeur continue de proposer des

changements de site à des agents. Cette situation ne peut durer plus longtemps. Les agents

soutenus par la section Sud Culture de la BnF, demandent :

– La mise en place de plannings écrits et pérennes

– L’attribution d’heures complémentaires pour les agents qui en ont fait la demande

– Des embauches à la hauteur des besoins

Nous engageons ONET à mettre fin à la pression exercée sur les salarié-es, en arrêtant de changer sans cesse les affectations des agents et à réattribuer les heures perdues depuis la reprise du chantier. La direction de la BnF est elle aussi concernée. La réduction du budget attribué au marché de nettoyage ayant de fait des incidences négatives sur les conditions de travail des salarié-es du nettoyage et sur la qualité des prestations. Par ailleurs, en tant que donneuse d’ordre, elle a aussi la responsabilité de s’assurer que les agents du nettoyage sur le site de Tolbiac travaillent dans des conditions normales et respectueuses de leurs droits. Ce qui pose une nouvelle fois la nécessité d’une charte sociale pour protéger les salarié-es de la sous-traitance.

Maintenant, cela suffit !

ONET et la BnF doivent reconnaître les demandes justifiées des salarié-es du nettoyage !

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