Organisation d’un recrutement direct de magasiniers-ères à la BnF en 2015 (28/11/2014)

SUD Culture Solidaires
Section de la Bibliothèque nationale de France
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Lettre d’information syndicale aux « vacataires » de la BnF du 28 novembre 2014.

La BnF vient d’annoncer qu’elle organisera en 2015 un recrutement de magasiniers-ères des bibliothèques, dit « sans concours », avec des inscriptions en ligne, du 5 au 30 janvier 2015.

Ce recrutement est important, car il est l’occasion pour les contractuel-le-s à temps incomplet de sortir de la précarité, après parfois des années comme « vacataires », et de devenir fonctionnaires. Cela d’autant plus que la BnF a annoncé qu’il y aurait un volet interne dans le cadre de ce recrutement, qui sera réservé semble-t-il aux agents qui travaillent déjà dans l’établissement.

Mais pour la section SUD Culture de la BnF, des questions essentielles se posent, vu l’enjeu de ce recrutement  :

  •  Comment va s’organiser le volet interne de ce recrutement et quels seront les critères pour en bénéficier ? Car le texte légal concernant les recrutements en pieds de corps pour les magasiniers-ères ne prévoit pas de recrutement interne en tant que tel. C’est d’ailleurs un manque que notre organisation syndicale dénonce depuis des années. Dans le passé, à chaque fois que la BnF a organisé un recrutement dit « sans concours », la mise en place d’un volet interne a résulté d’un bricolage. Nous souhaitons donc des précisions sur ce qu’il en sera cette fois-ci. De plus, pour notre organisation syndicale, ce recrutement doit permettre de titulariser les très nombreux/ses collègues contractuel-le-s à temps incomplet qui ont été exclu du processus de titularisation organisé dans le cadre de la loi Sauvadet, à cause des conditions beaucoup trop restrictives pour être éligibles. La section SUD Culture de la BnF demande donc que 75 % des postes prévus à ce recrutement soient réservés au volet interne, afin de permettre une sortie de la précarité d’agents qui sont pour beaucoup en CDI et qui travaillent à la BnF depuis de nombreuses années.
  • Combien de postes seront proposés dans le cadre de celui-ci ? La BnF a perdu plus d’une soixantaine de postes de magasiniers-ères depuis 2010, ce qui pose de lourds problèmes dans tous les services, avec des plannings de service public extrêmement contraints, une surcharge de travail, des retards dans les chantiers internes, etc… Il faut donc qu’au minimum ce recrutement permette de combler ces pertes et de revenir à un effectif normal pour assurer le bon fonctionnement de la BnF.
  • Quelles seront les critères de sélection de la commission ? Pour notre organisation syndicale, puisque ce recrutement doit permettre enfin une sortie de la précarité d’agents ayant de l’expérience et de l’ancienneté au sein de la BnF, alors l’ancienneté accumulée doit justement être le premier critère de choix. Car il ne serait pas acceptable que l’établissement ne prenne pas en compte le savoir-faire et l’expérience d’agents travaillant ici depuis 6, 8, 10 ans ou plus et les laisse dans la précarité, sans réelle perspective d’en sortir, puisqu’ils/elles sont exclu-e-s du processus de la loi Sauvadet.
  • Comment ce recrutement dit « sans concours » va s’articuler avec la poursuite du plan de titularisation prévu par la loi Sauvadet ? En effet, il reste à la BnF 12 agents qui sont éligibles à la titularisation dans le cadre de la loi Sauvadet en tant que magasiniers-ères des bibliothèques. Ces agents là bénéficient d’un droit à la titularisation qui peut s’exercer jusqu’en mars 2016 et qui est d’autant plus significatif que le ministère de la Culture a pris l’engagement que lors des recrutements réservés en catégorie C, il y aura autant de postes que de candidat-e-s. Donc, comment vont articuler ces deux types de recrutements et dans quel calendrier ?

La section SUD Culture de la BnF a posé ces questions à la direction de la BnF et attend des réponses précises à celles-ci. Mais surtout nous réclamons la prise en compte de nos demandes, afin que ce recrutement direct de magasiniers-ères soit une vraie occasion de sortir de la précarité pour le plus grand nombre possible de collègues contractuel-le-s à temps incomplet, en particulier pour les plus anciens-nes et ne soit pas une déconvenue ou une illusion, comme cela s’est vu trop souvent dans le passé lors de ce type de recrutement.

Les précaires ne sont pas les responsables de leur précarité, il faut maintenant qu’ils/elles en sortent !

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