Un syndicalisme de lutte, pour faire avancer les droits des agents (02/12/2014):

SUD Culture Solidaires
Section de la Bibliothèque nationale de France
Local syndical, Tolbiac, T4, A2, bandeau sud
Poste : 49.24, messagerie : sud@bnf.fr et sudbnf@hotmail.fr
https://sudculturebnf.wordpress.com/

La section SUD Culture de la BnF pratique un syndicalisme de lutte, qui agit par l’action directe pour défendre les droits des travailleurs/ses et pour améliorer leur situation. De ce fait, nous avons participé ces dernières années à toutes les luttes qui ont eu lieu à la BnF, au ministère de la Culture, dans le secteur des bibliothèques, dans la Fonction Publique mais aussi au niveau interprofessionnel, aux côtés des salarié-e-s du secteur privé. Si ces luttes n’ont pas toujours été victorieuses, malgré notre engagement et notre détermination, nous avons pu obtenir des avancées, que ce soit pour certains groupes d’agents ou pour l’ensemble du personnel de la BnF.  Cette action syndicale a pu concerner différents domaines.

Défense du service public de la BnF, de ses missions, de son budget et de ses effectifs :

  •  Face aux attaques que subit la BnF depuis des années, au travers de la Révision Générale des Politiques Publiques, puis de la Modernisation des Politiques Publiques, la section SUD Culture a toujours été partie prenante de la mobilisation, aux côtés d’autres organisations syndicales comme la CGT et la FSU et surtout aux côtés de tous/toutes les agents de la BnF, syndiqué-e-s ou non, qui défendent le service public de la lecture. Cette mobilisation s’est d’abord traduite par la grève en décembre 2009 contre la RGPP. Puis par les actions régulières pour défendre les missions de la BnF, comme le catalogage, les acquisitions, le département de la reproduction, etc…
  • Surtout, nous avons été au cœur de la grève de juin 2013, qui grâce au rapport de force créé, a permis d’obtenir le dégel de 3,4 millions d’euros pour le budget de la BnF, de réduire de moitié le nombre de postes supprimés à la BnF en 2014 et d’avoir une enveloppe financière de 3,7 millions d’euros sur 4 ans pour financer la mise en œuvre du processus de titularisation Sauvadet. Mais cela n’a malheureusement pas suffit pour arrêter la baisse de la subvention publique et la perte de postes.  Cette grève a aussi permis une action commune avec les collègues de la Bibliothèque Publique d’Information et de la Bibliothèque des Sciences et de l’Industrie.
  • Nous avons pris part à la mobilisation à l’automne 2013 contre les travaux dans le Haut-de-Jardin et à l’entrée Est de Tolbiac, qui visaient entre autre à permettre l’intrusion de MK2 au sein du site. Si celle-ci n’a pu être remise en cause, des améliorations du matériel et des conditions de travail ont été obtenues dans les salles de lecture, à l’Accueil et à la banque d’accréditation, même si de gros problèmes demeurent. Nous avons pu néanmoins avoir la satisfaction de voir supprimé le Labo, gadget inutile que nous avons toujours dénoncé.
  • La section SUD Culture de la BnF a participé activement, aux côtés des autres syndicats, aux différentes luttes concernant la prime de fin d’année. En 2010, nous avons obtenu une prime ponctuelle pour les fonctionnaires de catégories C et B. Puis, en 2011, nous avons arraché la mise en place d’une prime pérenne pour les fonctionnaires, avec des montants différents selon le niveau d’indice, pour plus de justice sociale, de 150 euros brut pour les catégories C, 135 euros pour les B et 125 euros pour une partie des A. En 2013, cette prime a exceptionnellement été portée à 400 euros pour les fonctionnaires de catégorie C, grâce à l’action collective du personnel pour que la mesure du ministère de la Culture soit étendue à la BnF. Enfin, en 2014, suite à l’intervention de la section SUD Culture de la BnF, les montants de cette prime ont été réévalués et elle a été étendue à une partie des contractuel-le-s à temps incomplet et à temps plein.
  • Nous sommes intervenu-e-s pour qu’il y ait un recensement précis des agents étant sur des fonctions supérieures à leurs statuts et nous faisons pression pour que ces écarts statuts/fonctions soient rapidement résolus positivement en faveur des agents concerné-e-s.

– Situations des services :

Les luttes générales sur la situation de la BnF sont liées pour nous aux luttes à mener localement par rapport aux problèmes que peuvent rencontrer les agents de différents services de l’établissement. Cela s’est traduit pour nous par une :

  • Intervention forte pour obtenir le maintien des effectifs de magasinage du département de la Musique, qui doit faire face à une forte charge de travail interne et externe.
  • Mobilisation en 2011 lors de la mise en œuvre du service facturier contre les suppressions de postes que cela entraîne et pour obtenir des fiches de postes précises, des formations et une amélioration de carrière pour certains des agents concerné-e-s.
  • Participation à la mobilisation du département PHS en 2012, qui a permis d’obtenir 4 postes de magasiniers-ères.
  • Participation à la mobilisation des agents du DRB par rapport à l’extension de la communication des documents des magasins en salle X et à la charge de travail présente dans cette salle de lecture.
  • Participation à la lutte contre la modification des fonctions des agents du service de sûreté de nuit et la réduction de leur effectif en février 2013.
  • Dénonciation de la volonté de la direction de la BnF de supprimer des postes d’agents de sécurité pour les salles D et J, ce qui a permis d’obtenir le maintien d’un poste au niveau A1 à certains moments de la journée.
  • Obtention lors de la fusion du DRB et du SOL pour créer l’ORB d’une révision des fiches de postes et une amélioration de la procédure, même si des problèmes de charge de travail et d’effectifs demeurent.
  • Alerte aux Risques Psycho-Sociaux pour le service des Expositions, avec la CGT, qui a permis de faire reconnaître les nombreux problèmes rencontrés par les agents de ce service et d’apporter des solutions, même si celles-ci sont incomplètes.

– Contractuel-le-s :

La lutte contre la précarité et pour les droits des contractuel-le-s, et des contractuel-le-s à temps incomplet est une des priorités de notre organisation syndicale.

  • Combat quotidien pour faire respecter les droits des « vacataires », pour la gestion du temps de travail, des congés, pour la durée des contrats, pour les jours de concours, etc…
  • Obtention du passage sur un CDD de 3 ans des « vacataires » ayant eu deux contrats occasionnels sur le même poste, car il s’agit en fait d’un besoin permanent, ce qui a permis de stabiliser une quinzaine d’agents.
  • Obtention du passage à 110 heures de travail par mois de 18 « vacataires » en mars 2011, afin de leur permettre d’être titularisé-e-s dans le cadre de la loi Sauvadet.
  • Même si SUD Culture a refusé la loi Sauvadet car elle est très largement insuffisante, nous avons obtenu pour les agents titularisables une information large, l’accès à des formations spécifiques et l’engagement de la BnF à demander autant de postes qu’il y a d’inscrit-e-s aux concours réservés.
  • Obtention au printemps 2012 d’un système de salaire indicé pour les « vacataires », avec une grille de progression selon l’ancienneté. Notre organisation syndicale est longuement intervenue pour s’assurer que toutes/tous les agents concerné-e-s étaient bien reclassé-e-s dans le bon groupe d’emplois.
  • Grâce à la grève juin 2013, menée avec la CGT et la FSU, nous avons obtenu 20 postes de « vacataires »; sur des contrats de 3 ans pour stabiliser les collègues qui étaient sur des contrats occasionnels, avec de plus la prolongation de certains contrats. Cette lutte a aussi permis le retour à la règle d’embauche sur des CDD de 3 ans sur les besoins permanents de la BnF en service public.
  • La section SUD Culture de la BnF s’est fortement mobilisée contre la mise en place de l’automatisation du vestiaire Ouest du site de Tolbiac, ce qui nous a permis de gagner la garantie du passage en CDI des « vacataires » des Vestiaires ayant des contrats de 3 ans et d’obtenir le reclassement au sein de la BnF des « vacataires » ayant des contrats occasionnels.
  • Information sur le remboursement des frais d’inscription universitaire par la BnF, afin que toutes les personnes y ayant droit en bénéficient bien, en gagnant que cela concerne y compris celles payant leurs inscriptions universitaires dans un autre pays, si elles sont inscrit-e-s par convention dans une université française.
  • Obtention d’un accès plus large des « vacataires » aux formations, en particulier à celles sur les ressources numériques.
  • Intervention pour obtenir une amélioration des conditions de travail et de la charge de travail des « vacataires » de la numérisation.
  • Défense victorieuse des collègues contractuel-le-s « étrangers » qui ont eu des problèmes de titres de séjour, afin qu’ils/elles puissent continuer leur travail à la BnF et régulariser leurs situations juridiques.

– Action Sociale :

Notre organisation syndicale est intervenue régulièrement pour obtenir l’amélioration des prestations sociales offertes à la BnF et pour l’extension du nombre de leurs bénéficiaires :

  • Accès au parc logement BnF pour les agents "vacataires" faisant 100 heures par mois.
  •  Attribution de la carte Culture dès l’embauche aux contractuel-le-s, alors qu’il fallait 6 mois d’ancienneté auparavant.
  • Mise en place de la tranche de subvention à 30 % pour les chèques-vacances, ce qui bénéficie aux plus bas salaires.
  • Maintien de la première tranche pour le CESU garde d’enfants, que le ministère de la fonction publique voulait supprimer.
  • Accès aux prestations sociales pour les « vacataires » ayant 6 mois d’ancienneté sur les 9 derniers mois, alors qu’il fallait avant 10 mois d’ancienneté en continu.

– Cantine :

  • Lors de l’installation de la cantine provisoire sur le site de Tolbiac en 2012-2013, obtention d’un chemin d’accès sécurisé et protégé, ainsi que la mise en place d’aménagement pour le bruit, tout en surveillant les prix des denrées.
  • Obtention lors de la réouverture de la cantine de Tolbiac en mai 2013 d’un système de distributeurs de plateaux-repas, pour les agents travaillant le soir et le dimanche.
  • Dans le cadre de la mise en place du système de plateau-forfaitaire, obtention d’un plateau végétarien avec 3 périphériques.
  • Garantie du réemploi de tous/toutes les salarié-e-s de la cantine de Tolbiac par la nouvelle société ayant eu le marché.
  • Suppression de la hausse de 1 euros du prix par repas à la cantine de l’Opéra en 2011.
  • Obtention en 2013 du retrait de la marque de thé Lipton de la cantine de Tolbiac, en solidarité avec les ouvriers-ères en lutte de l’usine Fralib à Gémenos, qui ont gagné leur lutte contre Unilever pour préserver leur usine.

– Luttes interprofessionnelles :

Nous pensons que tous/toutes les salarié-e-s qui travaillent sur les sites de la BnF doivent agir ensemble. De plus, notre action syndicale ne s’arrête pas aux portes de la BnF et nous sommes solidaires de tous/toutes les salarié-e-s en lutte.

  • Participation active en septembre 2012 à la mobilisation des BAS contre le nombre trop réduit de promotions et contre des « examens professionnels » qui étaient de véritables concours internes, au côté des collègues de nombreuses Bibliothèques Universitaires.
  • Défense quotidienne depuis des années des salarié-e-s du nettoyage du site de Tolbiac, qui sont syndiqué-e-s à SUD Culture. Ainsi, lors de la reprise du marché par une nouvelle société en 2013, nous avons obtenu que tous/toutes les salarié-e-s soient bien repris-e-s, en particulier les représentants du personnel, que la clause de mobilité soit supprimée des contrats, que tous les droits acquis sur le site soient reconnus et que les salarié-e-s qui ne bénéficiaient pas de la prime de fin d’année puissent progressivement l’avoir.
  • Défense des droits et des conditions de travail des salarié-e-s de l’APBNF, avec entre autre notre opposition au début de l’année 2014 à la proposition de dissoudre l’APBNF, ce qui se serait traduit par un plan social inacceptable pour ces salarié-e-s.
  • Organisation en février 2013 de collectes pour soutenir financièrement les grévistes de l’usine Citroën d’Aulnay-sous-Bois.
  • Participation active en 2010, puis en 2013, aux luttes pour défendre la retraite par répartition, contre l’allongement de la durée de cotisation et contre le recul de l’âge de départ en retraite. La section SUD Culture de la BnF continue à défendre le retour aux 37,5 années de cotisation pour avoir droit à une retraite pleine, dès 60 ans, calculée sur les 6 meilleurs mois de cotisation, dans le public comme dans le privé.

De nombreuses revendications sont encore à porter et il est nécessaire de poursuivre les mobilisations, et rester solidaires pour défendre tous nos droits. Alors, dans les instances, dans les services, dans les luttes,  Faisons entendre la voix du syndicalisme radical !

 

Publicités