Les économies au détriment des salarié-e-s du nettoyage, cela suffit !!!! (05/01/2015)

 

SUD Culture Solidaires
Section de la Bibliothèque nationale de France
Local syndical, Tolbiac, T4, A2, bandeau sud
Poste : 49.24, messagerie : sud@bnf.fr et sudbnf@hotmail.fr
https://sudculturebnf.wordpress.com/

 

Les salarié-es du nettoyage ne sont pas une variable d’ajustement !

Nous, salarié-e-s du nettoyage du site de Tolbiac, organisé-e-s au sein de la section SUD Culture de la BnF, tenons à dénoncer les grandes difficultés que nous rencontrons dans notre travail. Depuis la reprise du chantier de nettoyage du site de Tolbiac, le 1er Janvier 2013, par la société ONET, 15 collègues ont quitté le site, notamment suite à des incitations au départ. Ce sont plus de 1600 heures de travail mensuel qui ont été perdues. Si quelques heures ont été réattribuées de-ci de-là, nous sommes vraiment très loin du compte initial.

Ces économies, dans un contexte où le budget alloué par la BnF au marché est en baisse par rapport aux marchés précédents, se font bien sûr sur notre dos.

Les locaux de la BnF n’ont pourtant pas changé depuis le précédent marché. On peut même constater que les nouvelles installations du Haut-de-Jardin et la nouvelle entrée du hall Est génèrent du travail supplémentaire. Pourtant aujourd’hui, en personnels de nettoyage, nous ne sommes plus que 45 contre 60 au moment de la reprise du chantier. La fréquence de nettoyage des bureaux a certes été un peu réduite, mais cela ne rend pas plus simples nos tâches, car nous nous retrouvons à chaque passage avec un volume de travail plus conséquent, les déchets s’étant accumulés entre temps.

Les convocations et les pressions comme conditions de travail.

Nous subissons depuis des mois des pressions pour effectuer des tâches supplémentaires, alors même que nous avons toutes les difficultés à tenir nos plannings quotidiens, sans parfois y parvenir. En effet, nous sommes également chaque jour appelé-e-s à remplacer un-e collègue absent-e, à répondre aux réclamations pour effectuer des interventions ici ou là, etc… Et lorsque nous protestons, les rappels à l’ordre et les convocations devant l’employeur se succèdent pour seule réponse à des agents qui tentent juste d’exprimer leur incapacité à faire mieux et plus. Au quotidien cet accroissement de la charge de travail est une véritable accumulation de stress et de fatigue pour nous, sans compter les risques supplémentaires d’accident.

  Aujourd’hui, pour retrouver des conditions de travail acceptables, nous demandons :

  • L’attribution d’heures complémentaires pour les agents qui en ont fait la demande
  • Des embauches à la hauteur des besoins

Nous interpellons aujourd’hui la direction de la BnF pour qu’elle prenne la mesure de cette situation et parce qu’elle est aussi concernée. Concernée, parce que la réduction du budget attribué au marché de nettoyage a eu de fait des incidences négatives sur nos conditions de travail, parce qu’en tant que donneuse d’ordre, elle a aussi la responsabilité de s’assurer que nous travaillons dans des conditions normales et respectueuses de nos droits et qu’en cela elle doit pouvoir proposer une charte sociale pour protéger les salarié-e-s de la sous-traitance. Mais elle est aussi concernée parce que les économies à tout prix qu’elle pratique diminuent la qualité des prestations de nettoyage des locaux de la BnF et donc leur propreté, ce qui touche aussi bien les agent-e-s de la BnF que les usagers-ères.

Maintenant, cela suffit ! Des postes en nombre suffisant et un budget à la hauteur !

 

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