Intersyndicale CGT, FSU, SUD : Le Ministère de la Culture en grève (09/04/2015)

SUD Culture Solidaires
Section de la Bibliothèque nationale de France
Local syndical, Tolbiac, T4, A2, bandeau sud
Poste : 49.24, messagerie : sud@bnf.fr et sudbnf@hotmail.fr
https://sudculturebnf.wordpress.com

 

Les organisations syndicales CGT, FO, FSU et Solidaires appellent tous les salariés, les retraités et les privés d’emplois, du privé et du public à l’action et à la grève le 9 avril prochain. Elles veulent ainsi faire converger les revendications qui s’expriment dans de nombreux conflits sociaux dans des branches comme la santé, l’énergie, les transports routiers, les cheminots, la chimie, le commerce et exiger du gouvernement et du patronat qu’ils y répondent par des mesures de progrès social.

  • POUR NOS SALAIRES
  • POUR NOS EMPLOIS
  • POUR NOS MISSIONS
  • CONTRE L’AUSTÉRITÉ

Ces derniers restent sourds à la colère qui grandit et continuent de marteler contre vents et revers que le seul horizon possible serait celui de la rigueur budgétaire, des suppressions d’emplois d’agents publics et de fonctionnaires, les privatisations. Tout cela conduit depuis des dizaines d’années à la dégradation de notre qualité de vie et de nos conditions de travail, à un recul du service public.

 

Si la société se lézarde jour après jour, c’est indéniablement parce que les inégalités ne cessent de s’accroître et que les injustices deviennent insupportables. Tandis que la pauvreté se propage et que l’on demande aux salariés à se serrer un peu plus la ceinture, les profits des entreprises du CAC 40 explosent (+ de 30% en 2014) pour battre de nouveaux records. La France se situe sur la troisième marche du podium mondial en ce qui concerne les dividendes versés aux actionnaires. Bonjour, le coût du capital !

Au Ministère de la culture,

Le 9 avril, nous avons l’occasion de nous battre sur les priorités suivantes :

  • Salaires et carrières: au Ministère de la culture une hausse du pouvoir d’achat s’impose, elle passe par le dégel du point d’indice et par des mesures de rattrapage des pertes subies depuis des années ; les carrières doivent enfin trouver des débouchés, cela vaut pour toutes les catégories et en priorité pour les plus bas salaires. En agissant sur les salaires et les carrières, nous améliorerons aussi le niveau des retraites, lui aussi aujourd’hui scandaleusement bas.
  • Emploi et métiers : nos missions et nos métiers (qui doivent absolument être préservés et transmis) ont besoin d’emplois et d’emplois stables ; il est juste d’exiger la fin des suppressions d’emplois et la création d’emplois statutaires permettant le bon accomplissement de toutes les missions de service public ; c’est indispensable pour faire reculer la précarité et protéger les conditions de travail ; c’est également indispensable pour répondre aux attentes des usagers avec le souci constant de l’égalité et de la solidarité. Cela passe entre autre par un véritable plan de titularisation des précaires.
  • Réforme territoriale, DRAC et STAP: la réforme territoriale risque de se traduire par une vaste restructuration de l’appareil d’Etat ; elle percute de plein fouet les DRAC-STAP (Directions régionales des affaires culturelles-Services territoriaux de l’architecture et du patrimoine) et pose la question de l’avenir de notre ministère en régions ; nous exigeons la préservation de l’outil de travail, de toutes les unités de travail et de tous les emplois là où ils sont ; les territoires et les populations ont besoin des services déconcentrés du ministère.
  • Le 7/7, d’abord au Louvre, à Orsay et Versailles, et après…: nous devons faire barrage à cette mesure qui vise en vérité à l’accélération de la marchandisation de la culture et à la déréglementation du travail à la mode Macron ; nous devons stopper toutes les externalisations du patrimoine et retrouver la voie d’un service de qualité ouvert à tous les publics.
  • Archéologie préventive : là encore, la mise en concurrence et la marchandisation mettent en danger le patrimoine ; maltraiter ainsi le passé, c’est insulter l’avenir ; nous continuons à exiger un pôle public de l’archéologie préventive, ainsi qu’une maîtrise d’ouvrage publique dans ce secteur.

A la Bibliothèque nationale de France,

L’austérité imposée par les gouvernements successifs et pilotée par le Ministère de la culture menace l’accomplissement de nos missions. Notre expertise scientifique et technique, nos métiers et nos savoir-faire sont malmenés et dévalorisés.

La diminution historique de la subvention du Ministère de la culture se traduit pour notre établissement par une baisse atteignant près de 10 millions d’euros en 5 ans.

La politique de suppression de postes se poursuit inexorablement avec près de 260 emplois disparus depuis 2009. L’année 2014 a vu la perte de 29 emplois et pour 2015 et 2016 sont encore prévus 36 suppressions de postes, sans compter les 66 postes vacants.

Réduite au diktat des économies, la BnF sous-traite, externalise, recherche des partenaires et des mécènes. La Direction n’hésite pas à faire des choix contestables : réaménagement du Haut de jardin dont le coût s’est élevé à plus de 5 M€, baisse drastique des crédits d’acquisitions et de conservation, occupation du domaine public au bénéfice de la société MK2, création de la filiale BnF-partenariats avec la fin de l’accès gratuit de certaines collections sur Gallica…

Les conséquences néfastes pour les agents de l’établissement sont nombreuses : dégradation des conditions de travail, perte du sens du travail et des missions, multiplication des cas de souffrance au travail.

Au ministère, et pour toute la Culture,

tous ensemble, faisons du 9 avril

une journée de grève et de revendications

 

Le 8 avril à Tolbiac 12h30 : réunion des personnels dans les locaux syndicaux (bandeau sud niveau A2)

Le 9 avril Place d’Italie 13h : manifestation vers Invalides

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