A la BnF, les salarié-es du nettoyage entament leur deuxième semaine de grève ! (17/04/2015)

SUD Culture Solidaires
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A la BnF, les salarié-es du nettoyage entament leur deuxième semaine de grève!

Les salarié-es ONET du nettoyage du site François Mitterrand réunis ce matin ont reconduit la grève.

42 des 44 agent-es du site ont commencé une grève le 9 Avril pour dénoncer le sous-effectif des équipes de nettoyage et revendiquent l’attribution d’un volume d’heure significatif pour les agent-es à temps partiels et de nouvelles embauches pour faire face à une charge de travail qu’ils et elles ne peuvent plus supporter.

Charge de travail trop lourde, le personnel en a plein le dos !

Depuis la reprise du chantier par la société ONET Propreté et Services, en Janvier 2013, ce sont 15 collègues qui ont quitté le site, suite notamment à des incitations au départ et donc plus de 1650 heures de travail qui n’ont pas été réattribuées. Les économies faites par ONET sur ce chantier sont tout sauf indolores pour les salarié-es, puisqu’elles se font sur notre dos. L’ensemble des tâches à réaliser et la superficie du site n’a pas changé depuis le précédent marché et pourtant aujourd’hui, en personnels de nettoyage, nous ne sommes plus que 44 contre 61 au moment de la reprise du chantier. Le secteur de travail affecté à une seule personne a augmenté jusqu’à l’impossible à gérer ! Chaque agent-e croule sous une charge de travail intenable, sans compter les incessants ajouts sur nos plannings pour remplacer des collègues absent-es. Nous avons à maintes reprises alerté ONET quant à cette dégradation flagrante de nos conditions de travail, sans qu’à aucun moment ONET n’y ait prêté attention.

ONET doit accepter nos revendications !

Depuis 3 jours, la direction d’Onet accepte désormais de dialoguer. Mais les propositions formulées par ONET demeurent à l’heure actuelle trop maigres pour que les grévistes puissent les accepter. La question des embauches, revendication au cœur de la mobilisation, ne fait pas l’objet de propositions suffisantes. De son côté, la BnF s’inquiétant de la dégradation du site BFM depuis le 09 avril a établi un service minimum de nettoyage. Nous rappelons de nouveau la BnF à son devoir de responsabilité sociale vis-à-vis de salarié-es dont l’activité est essentielle au sein de cet établissement, en l’enjoignant de prendre toutes les mesures nécessaires pour obtenir qu’ONET accepte les revendications légitimes des grévistes.

Nous réclamons des conditions de travail décentes et satisfaisantes pour réaliser nos tâches. Nous ne sommes pas corvéables à merci pour permettre à ONET de satisfaire ses objectifs à moindre frais. Devant le dénuement de l’effectif actuel, nous réclamons :

– L’attribution d’un volume d’heures significatif de travail pour les agents à temps partiel et des embauches à la hauteur des besoins

Ainsi que :

– La revalorisation de la qualification de 3 salariés

– Une prime de fin d’année équivalente à un 13ème mois

– Du matériel et des tenues de travail adaptées

– Augmentation de la valeur du ticket restaurant

– Une évolution de salaire pour tous les agents hors grille

– La mise en place d’une charte sociale entre le prestataire ONET et la BnF

Cela suffit, nous ne sommes pas une variable d’ajustement !

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