Gestion du temps de travail des « vacataires » : une première victoire sur le travail en local aveugle !

• En mai dernier, plusieurs « vacataires » de la BnF ont entrepris avec le soutien de la section SUD Culture de lancer une pétition dénonçant la politique du « deux poids, deux mesures » de la direction de la BnF dans le calcul de leur temps de travail. Cette pétition a pu réunir la signature de 125 agent-e-s représentant la large majorité des « vacataires » travaillant sur des postes d’accueil, surveillance et magasinage.

Les conditions de travail à la BnF étant vécues de la même façon que l’on soit « vacataire » ou titulaire/contractuel-le à temps plein, les agent-e-s signataires ont décidé de porter dans cette pétition 3 revendications :
→ L’extension de la compensation au titre de la pénibilité du travail en local aveugle aux « vacataires » de la BnF.
→ La prise en compte intégrale du temps « badgé » pour les « vacataires posté-e-s ».
→ L’extension de la compensation à 100% pour la contrainte des heures travaillées en soirée et le dimanche aux « vacataires » de la BnF.

• Avant la mise en place de cette pétition, la question de l’extension du repos compensatoire pour le travail en local aveugle aux « vacataires » de la BnF avait déjà été posée par la section SUD Culture de la BnF il y a bientôt un an, en novembre 2014, puis à nouveau en février 2015, sans réponse.
En effet, la BnF se trouve dans l’irrégularité vis à vis d’un point régissant concrètement le cas de la pénibilité du travail en local aveugle issu d’une circulaire du Ministère de la Culture et de la Communication datant de 2001 : « les personnels de jour travaillant de manière permanente en sous-sol ou en local clos sans lumière naturelle pourront bénéficier d’un aménagement spécifique du temps de travail, prenant la forme de jours de repos compensateurs ».

• Le 19 août dernier, lors de la remise officielle de la pétition des «vacataires » par une délégation de la section SUD Culture de la BnF auprès de la DRH, cette dernière n’a pas daigné prendre d’engagement, repoussant au mois de septembre les réponses pourtant attendues par plus d’une centaine d’agent-e-s.

Notre section syndicale a donc entrepris de faire porter par SUD Culture la revendication de l’extension du repos compensatoire pour travail en local aveugle pour les « vacataires » au-delà de la BnF, au niveau du Comité Technique Ministériel, qui nous a finalement donné raison face à une BnF restée inerte depuis un an sur ce problème pourtant simple à régler.

En conséquent, nous exigeons que cette compensation soit mise en place rapidement pour les « vacataires » de la BnF, puisqu’il s’agit d’étendre une mesure existant déjà pour le personnel titulaire et contractuel à temps plein. Notre organisation syndicale sera particulièrement attentive à cela et s’engage à relancer la direction jusqu’à ce que ce droit soit réellement effectif. La direction de la BnF ne peut plus reculer, elle est obligée de mettre en œuvre cette extension. Il n’y a aucun problème « juridique » ou « technique » qui puisse empêcher la mise en place de ce principe à partir du 1er janvier 2016 pour les « vacataires » et tout problème d’information auprès des agent-e-s concerné-e-s sur le sujet sera facile à régler.

Cette victoire montre à nouveau que ce n’est que dans le rapport de force que de nouveaux droits peuvent être gagnés, et que seules les actions collectives des « vacataires », soutenu-e-s par la section SUD Culture de la BnF, permettront d’obtenir des avancées améliorant leurs conditions de travail mais aussi leurs situations sociales et professionnelles.

• Toutefois, nous rappelons que début octobre il reste toujours deux points sur lesquels la BnF ne nous a pas répondu alors qu’elle s’était engagée à le faire courant septembre. Cette attitude confinant à nouveau au mépris envers cette catégorie de personnel n’est pas tolérable. Nous demandons donc à nouveau à la Direction de la BnF de prendre en considération les revendications de ces agent-e-s dans de brefs délais et d’y répondre de manière satisfaisante.

Les « vacataires » ne sont pas une sous-catégorie d’agent-e-s. La Direction doit cesser de sous-estimer leur contribution au bon fonctionnement de la BnF et de ses missions. Il est donc plus que temps de leur accorder les mêmes droits qu’à ceux et celles qui partagent leurs conditions de travail, tout comme la possibilité d’augmenter leurs salaires par l’augmentation de leurs quotités horaires jusqu’à 110h et l’organisation d’un réel plan de sortie de la précarité !

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