DÉCLARATION DE L’INTERSYNDICALE BNF CFDT, CGT, FSU, SUD

AU COMITE TECHNIQUE DE LA BNF DU 10 NOV. 2015

Monsieur le Président,

Notre établissement, après 7 années de restrictions budgétaires et de suppressions de postes, ne parvient plus, dans bien des cas, à assurer et maintenir l’ensemble de ses missions. Cela a de graves conséquences sur le fonctionnement de la bibliothèque et les conditions de travail des agents: surcharges de travail, tensions, contraintes, arrêts-maladies, souffrance au travail et stress pour les équipes…

En 2012, la délégation d’enquête mis en place après la tentative de suicide d’un collègue avait mis en lumière des dysfonctionnements, en particulier en matière de gestion des ressources humaines, que l’établissement s’était engagé à résoudre. En 2015, l’audit RSE (responsabilité sociale et environnementale) a confirmé ces difficultés. Nous sommes à la fin de 2015 et attendons toujours que les mesures favorables préconisées soient effectives.

Partout, la situation se détériore : les exemples de la DdRH et de la médecine de prévention ne sont que les derniers d’une longue liste : DDC, DMT, DBF, numérisation à la DSR… Deux alertes RPS (risques psychosociaux) ont été lancées par les représentants des personnels. Partout, les cas de souffrance au travail sont nombreux et l’ensemble des services et des sites est touché. Les réorganisations incessantes de services et de départements sont aussi responsables de cette situation, comme le montre la mise en place de la GBCP.

Les causes de ces difficultés sont la suppression de postes, en particulier de titulaires et la diminution des budgets de la BnF, dans le cadre de la politique de rigueur. L’absence de perspectives d’évolutions professionnelles pour les agent-e-s en est une des conséquences.

Pendant trop longtemps, l’établissement a subordonné la question des ressources humaines et des conditions de travail à un « contrat de performance » qui minimise la question des moyens.

Parmi de nombreux exemples, citons le cas des magasiniers-ères dont les conditions de travail ont très peu évolué depuis l’ouverture du site de Tolbiac et se sont aggravées en raison d’un sous-effectif chronique.
Voilà pourquoi nous restons extrêmement vigilants quant à l’appel des admis sur liste complémentaire du dernier recrutement sans concours de magasiniers.
Concernant les agent-e-s « vacataires » dont l’établissement abuse, la direction doit accorder des contrats de 110h et l’embauche de CDI plutôt que de CDD.
Pour les organisations syndicales, ce n’est pas faute d’avoir dénoncé ces manquements et d’avoir demandé des mesures correctives. Aujourd’hui, le ras le bol et la colère des personnels sont grands mais les réponses de la Direction ne sont pas à la hauteur des enjeux. Il est temps pour la BnF de retrouver l’ambition d’une vraie bibliothèque de service public, permettant l’accès de toutes et tous à la culture et à la connaissance, ce qui implique aussi de retrouver les moyens humains et financiers nécessaires à de bonnes conditions de travail ainsi qu’à l’accomplissement de nos missions.

Monsieur le Président, les organisations syndicales vous demandent que soit mis en place très rapidement un plan d’actions pour résorber ces difficultés. Vous devez mettre au centre de vos préoccupations les personnels et leurs conditions de travail. Cela passe par des moyens humains et financiers à la hauteur des besoins et des missions de la BnF.
Paris le 10 novembre 2015.

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES PERSONNELS

JEUDI 26 NOVEMBRE 12H30
TOLBIAC HALL OUEST

A l’ordre du jour de cette AG faisant suite aux échanges avec la direction
dans le cadre du Comité technique du 10 novembre nous aborderons entre autres :

– La dégradation des conditions de travail et le sous-effectif
– La gestion des personnels
– La politique des publics (gratuité, ouverture en nocturne… )
– La prime de fin d’année…

 Vous disposez d’une autorisation d’absence d’une heure sur votre temps de travail pour assister à cette réunion (décret du 28 mai 1982)

 

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