L’AVENIR DE LA BNF NE SE FERA PAS SANS SES PERSONNELS !

L’intersyndicale  CGT, FSU, SUD Culture de la BnF a interpellé en novembre 2015 la direction de la BnF sur les nombreuses difficultés que connaît notre établissement, à travers une déclaration commune lue au Comité Technique du 10 novembre, puis au Conseil d’administration faisant suite à l’assemblée générale des personnels du 19 novembre.

Courant décembre, une réunion a eu lieu entre la Direction et les organisations syndicales. L’administration a présenté les grandes lignes d’un plan d’action dont la teneur est loin de répondre à l’ensemble des problèmes pointés et dont les contours restent très flous. Car au-delà des mots, il faut maintenant des actes positifs forts. L’intersyndicale de la BnF reste donc mobilisée et réclame de la direction un réel sursaut dépassant la rigueur budgétaire imposée sans cesse depuis 7 ans et engageant une vraie prise de responsabilités.

A l’approche du Comité Technique de la BnF qui aura lieu le 05 février, les agent-e-s et l’intersyndicale de la BnF dénonçant depuis de nombreuses années de graves dysfonctionnements continuent donc de revendiquer :

→ l’arrêt des suppressions de postes et la lutte contre le sous-effectif en recréant les postes perdus ces dernières années. Pour cela, la BnF doit réclamer au niveau du Ministère les moyens de la création de postes titulaires conséquents, et doit appeler le plus tôt possible – dès 2016 – l’intégralité de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères.

→ une politique ambitieuse à la hauteur des objectifs fixés et une valorisation des métiers de la BnF, non contraintes à des notions de performance et fidèles aux missions fondamentales de service public de notre établissement, en augmentant de manière conséquente les moyens budgétaires. Ce qui veut dire aussi refuser toute marchandisation des collections et des bâtiments de la BnF.

→ un plan d’action efficace face à l’augmentation sans précédent des cas de souffrance au travail, et devenus quotidiens à la BnF (DdRH, médecine de prévention, DDC, DMT, DBF, numérisation à la DSR…). Pour les organisations syndicales de la BnF leurs sources sont bien claires : le sous-effectif, les surcharges de travail ou encore les réorganisations incessantes de services qui créent stress, tension et qui ont conduit ces dernières années à lancer deux alertes RPS (risques psychosociaux).

→ l’amélioration des conditions de travail des agent-e-s, notamment au niveau des équipes de magasinage.

→ Pour Richelieu, des aménagements prenant réellement en compte les besoins des services et les conditions de travail des personnels.

→ l’amélioration de la situation des agent-e-s précaires en permettant à l’ensemble des « vacataires » qui le souhaitent d’augmenter leurs quotités horaires jusqu’à 110h (maximum légal) en 2016, et en mettant en place le plus rapidement possible leur embauche directe en CDI plutôt qu’en CDD.

Continuons à agir collectivement pour imposer un meilleur avenir
pour la BnF et ses agent-e-s !

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