Précarité à la BnF : les « vacataires » témoignent de leur expérience #2

#2 Bonjour, je me décide à écrire pour témoigner du fait que suite au dernier recrutement sans concours organisé à la BnF au printemps 2015, je me retrouve encore éliminé du recrutement. Ayant à ce jour bientôt 11 années consécutives au sein de cet établissement je me retrouve dorénavant dans une posture délicate. Entendons-nous bien, je ne suis pas là pour discuter de la décision du jury, ni contester à mes pairs candidats la légitimité de leur titularisation, bien entendu. Juste dénoncer l’attitude de certains responsables BnF qui ont laissés se créer ce genre de situation très dégradante pour moi comme pour d’autres « anciens vacataires » qui ont aujourd’hui le sentiment d’être déconsidérés alors qu’ils ont souvent sacrifié depuis des années leurs weekends et leur soirées.

Aujourd’hui une certaine amertume s’empare de moi et même si j’envisage aujourd’hui une reconversion professionnelle, je ne peux savoir si elle aboutira et je me sens donc forcément pris au piège d’une situation dont je ne sais pas aujourd’hui comment je vais m’en extirper. Je trouve dommage d’être exclu du processus Sauvadet pour une quotité horaire insuffisante alors que plusieurs fois j’ai demandé à être augmenté. Jamais rien n’a abouti, il y a toujours un alinéa excluant, toujours une mesure discriminatoire, toujours une absence de perspectives.

Je pense que la direction devrait aujourd’hui se préoccuper de nous autres les « anciens » même si je ne parle au nom de personne, d’autres pourront aussi raconter leur propre histoire. La Direction n’a pas à avoir honte de nous. Elle doit envisager un vrai volet interne, un assouplissement de la loi Sauvadet et ainsi résorber ce qu’elle a créée en grande partie en faisant la sourde oreille et en ignorant nos situations comme cela. Tout ce que nous demandons c’est du respect et de la considération. J’ai toujours respecté cet établissement et je demande qu’il me respecte en retour.

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