Le réaménagement du site Richelieu ne se fera pas au détriment du personnel !

Lors du CHSCT exceptionnel du 19 février dernier, les expert-e-s nommé-e-s par les différents départements du site Richelieu de la BnF et les représentant-e-s syndicaux/ales ont interpellé la direction sur les nombreux problèmes posés par la réimplantation d’une partie des départements dans les espaces rénovés du site. La direction semble incapable de répondre aux problèmes pointés. Les solutions envisagées paraissent très floues et en grande partie inadaptées. Les agent-e-s attendent pourtant des réponses précises face à la dégradation de leurs conditions de travail à venir et à la conservation des collections dont ils/elles ont la charge.

De nouveaux bâtiments qui ne tiennent pas compte des collections.
Les locaux sont trop petits et inadaptés au format des documents, à leur manipulation et à leur conservation. Ils ne permettent également pas de gérer correctement les flux de documents des différents départements, avec un seul espace de déchargement prévu pour tout Richelieu.

De nouveaux bâtiments qui ne tiennent pas compte du personnel et des conditions de travail.
De nombreux espaces de travail sont trop exigus et ne répondent pas aux normes. Une partie des bureaux attribués aux agent-e-s se trouve être des locaux aveugles. Les sanitaires sont insuffisants et éloignés de certains espaces de travail. À cela s’ajoutent de nombreuses difficultés de circulation entre les bureaux, les salles de lecture et les magasins. Les trajets sont très longs, semés d’embûches et pour certains nécessitent d’être habilités pour pouvoir traverser les locaux de l’INHA.

Un mobilier inadapté.
À ces problèmes liés à la structure du bâti et à l’organisation des nouveaux lieux de travail s’ajoute un futur mobilier inadapté aux tâches du personnel, à la conservation des collections et aux locaux.

Exigeons des aménagements prenant réellement en compte les besoins des services et les conditions de travail du personnel !
Face à ces très nombreux problèmes, la direction botte en touche et assure que cela n’est que provisoire et qu’à la cible cela sera différent. Les agent-e-s doivent donc se plier pour de nombreuses années à de mauvaises conditions de travail dans l’attente de jours meilleurs qui n’arriveront sans doute jamais, puisque, comme elle nous l’explique, l’Hôtel de Richelieu est un bâtiment ancien, ce qui permet de déroger aux normes ! Bref, nous sommes tributaires des lieux : « c’est un vieux bâtiment, on n’y peut rien ». Nous pouvons, alors, nous demander pourquoi tous ces travaux si coûteux ?
L’indigence des réponses de la direction face aux difficultés posées aux agent-e-s par la structure des nouveaux locaux se double d’une incapacité à proposer au personnel des outils de travail adaptés. Elle avance en guise d’excuse les limites du catalogue des fournisseurs et les commandes déjà faites, sans avoir jamais consulté les principaux/ales intéressé-e-s.

Mépris de l’organisation et des conditions de travail des agent-e-s contraint-e-s de s’adapter aux locaux et à un matériel inadéquats !
Si elle ne possède pas de solution, la direction ne semble pour autant pas prête à écouter les propositions des agent-e-s. Elle oppose ainsi un refus catégorique aux suggestions de certains départements de modifier les emplacements des bureaux ou de conserver une double implantation sur Richelieu et Tolbiac, alors qu’une partie de leurs collections est censée rester sur le site François Mitterrand. Repenser la disposition des nouveaux locaux est « impensable » et la volonté de regrouper les services sur un seul site prime, même si cela doit rendre le travail pénible, augmenter les dépenses et conduire à un bilan écologique absurde. Et ajouter comme annexe la Maison de l’Abbé Barthélémy semble être pour la Direction une hérésie économique. De plus, la décision prise il y a plusieurs années de rendre à l’OPPIC le bâtiment de la Musique rue Louvois (sûrement pour une juteuse opération immobilière non-avouée pour l’instant), en obligeant à caser tant bien que mal ce département, ses collections et son personnel dans le quadrilatère Richelieu, ne fait qu’aggraver les choses.
Au final, la direction ne fait que nous renvoyer aux prochaines réunions qui doivent se tenir avec l’Opérateur du patrimoine et des projets immobiliers de la culture et au CHSCT du 25 mars.

Pas un pas en arrière face à la dégradation de nos conditions de travail !

Continuons à agir collectivement pour imposer un meilleur avenir

pour la BnF et ses agent-e-s !

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