Appel de soutien à la grève à la BnF signé par 74 enseignant-e-s/chercheurs-ses

A l’attention de la présidente de la Bibliothèque nationale de France,
Bonjour madame Engel,
Nous sommes des enseignant-e-s/chercheurs-ses et usagers-usagères de la Bibliothèque nationale de France. Nous avons appris que depuis le 07 mai dernier, un mouvement de grève reconductible de samedi en samedi a été lancé par les agent-e-s de cet établissement, notamment les « vacataires ». Leurs revendications, augmentation des quotités horaires des « vacataires » pour augmenter leurs salaires ; embauche et passage en CDI de ces « vacataires » ; appel d’une liste complémentaire de magasiniers sur laquelle la BnF a la main et l’arrêt des suppressions de postes, sont plus que légitimes. Certaines de ces mesures correspondent par ailleurs à des préconisations du ministère de la Culture lui-même, il est donc totalement incompréhensible qu’aucune sortie de conflit positive n’ait pu être trouvée à ce jour.
Nous constatons que même si des négociations ont enfin commencé, au bout d’un mois de mobilisation, les propositions qui sont faites aux agent-e-s mobilisé-e-s ne sont pas du tout à la hauteur des enjeux, ce qui fait que la BnF et le Ministère de la Culture laissent en réalité ce conflit social s’enliser, poussant notamment des agent-e-s aux salaires très modestes s’exposer à des retenues sur salaire importantes en continuant la grève. Laisser les personnels de la BnF subir les sous-effectifs, la précarité, les baisses de budget et la banalisation de la souffrance au travail, sans leur apporter de solution, sont des pratiques tout à fait indignes d’un établissement prestigieux comme la BnF.
En soutien aux grévistes de la BnF et aussi en tant qu’usagers/ères, nous vous demandons donc de bien vouloir faire de véritables propositions répondant aux revendications légitimes des agent-e-s en lutte et faire ainsi en sorte que les négociations en cours puissent aboutir positivement.

Liste des signataires au 30/06/2016 :
Bastien Amiel, doctorant en science politique, université Paris X Nanterre ; Gabrielle Angey, doctorante en sociologie politique, EHESS/IFEA ; Christelle Avril, enseignante-chercheuse en sociologie, EHESS ; Axel Barenboim, doctorant en sociologie, université Paris Ouest Nanterre/Sophiapol ; Catherine Baroin, CNRS, Maison de l’Archéologie et de l’Ethnologie ; Michel Barthélémy, sociologue, CNRS, Paris ; Nicolas Belorgey, sociologue, CNRS et université de Strasbourg ; Sophie Béroud, maîtresse de conférences en science politique, université Lyon 2 ; Jérôme Berthaut, maître de conférences, directeur du département des sciences de l’information-communication, université de Bourgogne ; Marianne Blanchard, maîtresse de conférence en sociologie, université Toulouse 2 ; Charles Bosvieux-Onyekwelu, ATER à l’université Paris Ouest Nanterre La Défense, Doctorant au Laboratoire Printemps (Professions, Institutions, Temporalités) ; Florence Bouillon, département de sociologie, université de Paris 8 ; Huana Carvalho, doctorante en science politique ; Olivier Chadoin, maître de conférence, ENSAP Bordeaux ; Anne Clerval, maîtresse de conférences en géographie, université Paris-Est Marne-la-Vallée ; Jean-Baptiste Comby, maître de conférences, sociologue, université Paris 2, chercheur au CARISM et au CENS ; Marielle Debos, maîtresse de conférences en science politique, université Paris Ouest Nanterre ; Jules Falquet, sociologue, université Paris Diderot ; Frédérique Fleck, maître de conférence, Ecole Normale Supérieure, Paris ; Artemisa Flores, sociologue, université de Paris 8 ; Caroline Frau, maitresse de conférences en science politique, université Lyon 2/membre du laboratoire Triangle ; Jean Gardin, maître de conférences en géographie, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne ; Franck Gaudichaud, maître de conférence, université Grenoble Alpes ; Pierre Gilbert, maître de conférence en science politique, université de Paris 8 ; Violaine Girard, sociologue, université de Rouen ; Sibylle Gollac, chercheuse au CNRS en sociologie ; Nacira Guénif, sociologue, université Paris 8 ; Fabrice Guilbaud, maître de conférences en sociologie, université de Picardie Jules Verne ; Meoïn Hagège, doctorante en sociologie de la santé, Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales ; Abdellali Hajjat, maître de conférences en science politique, université de Paris-Ouest Nanterre, Institut des sciences sociales du politique (UMR 7220) ; Karim Hammou, chargé de recherche au CNRS (sociologie), membre du CRESPPA ; Mathieu Hocquelet, sociologue au JFK Institute, Freie Universität Berlin et chercheur associé au Centre Maurice Halbwachs (équipe PRO), Ecole des Hautes Études en Sciences Sociales ; Geoffroy Huard, histoire de l’homosexualité, XX siècle, université de Cergy-Pontoise ; Pauline Jarroux, doctorante socio-anthropologie, EHESS ; Fanny Jedlicki, maîtresse de conférences en sociologie, université du Havre ; Cécile Jouhanneau, maîtresse de conférences en science politique, université Paul Valéry Montpellier ; Pablo Laguna, Wageningen University, Department of Social Sciences, Graduate Student ; Flavienne Lanna, doctorante en sociologie, EHESS ; Sylvain Laurens, sociologue, EHESS ; Brenda Le Bigot, doctorante en géographie, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne ; Eric Lecerf, maître de conférence, département de philosophie, université de Paris 8 ; Hugues Lethierry, maître de conférence, IUFM Lyon ; Kolja Lindner, Attaché Temporaire d’Enseignement et de Recherche Sciences Po Paris ; Wenceslas Lizé, maître de conférences en sociologie – université de Poitiers ; Pascal Marichalar, chargé de recherches en sociologie, CNRS ; Simon Massei, doctorant contractuel en science politique, Paris 1 Panthéon-Sorbonne / CESSP ; Juliette Maulat, postdoctorante, université de Montréal ; Sarah Mekdjian, enseignante-chercheuse en géographie, université de Grenoble Alpes ; Christophe Mileschi, professeur des universités, Paris Ouest Nanterre ; Julian Mischi, sociologue, INRA ; Stanislas Morel, maître de conférences en sciences de l’éducation, université de Saint-Étienne ; Grégoire Nadin, chercheur en mathématique, CNRS ; Nathalie Ortar, chargée de recherche, ENTPE-Laboratoire Aménagement Economie Transports (UMR 5593) ; Julie Pagis, chargée de recherche en sociologie politique au CNRS ; Julie Patarin-Jossec, PhD Student in Sociology, Centre Emile Durkheim – CNRS UMR 5116 ; Etienne Penissat, sociologue, CNRS ; Irène Pereira, philosophe, université de Créteil ; Gwenaëlle Perrier, maitresse de conférences en science politique, université de Paris 13 ; Lucie Prauthois, élève en sciences sociales à l’ENS Paris ; Romain Pudal, sociologue, CNRS ; Emmanuelle Reungoat, maitresse de conférences en science politique, université de Montpellier ; Fabrice Ripoll, maître de conférence en géographie, université Paris est Créteil ; Olivier Roueff, chargé de recherche au CNRS, CRESPPA-CSU ; Yasmine Siblot, enseignante-chercheuse en sociologie, université Paris 8 ; Marie Sonnette, docteure en sociologie, chercheuse postdoctorale au laboratoire d’excellence ICCA – Industries Culturelles et Création Artistique ; Alexis Spire, directeur de recherche au CNRS en sociologie ; Hélène Steinmetz, maîtresse de conférences en sociologie, université du Havre ; Martin Thibault, enseignant-chercheur en sociologie, université de Limoges ; Jacques Thibiéroz, maître de conférences, université Pierre et Marie Curie ; Cyrille Thiébaut, docteure en science politique, université Paris I Panthéon-Sorbonne ; Christophe Trombert, maitre de conférences en sociologie, université Lyon 2, Centre Max Weber ; Mélanie Vay, doctorante, CESSP, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne ; Gaël Villeneuve, docteur en science politique, université Paris 8 / Laboratoire Communication et politique ; Karel Yon, Chargé de recherches en sociologie, CNRS.

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