Piquet de grève BnF devant le Ministère de la Culture !

Suite aux décisions prises par l’AG du personnel du 28 juin, la section SUD Culture de la BnF a appelé à la grève lundi 04 juillet pour maintenir la pression sur les tutelles de la BnF. Le Ministère de la Culture et celui des Finances, décisionnaires sur les questions de masse salariale et de budget pour la BnF, ne daignent toujours pas répondre à ce jour à 2 revendications primordiales : l’arrêt des suppressions de postes en 2017 et la hausse du budget de la BnF, absolument nécessaire pour financer l’augmentation des salaires  des agent-e-s (dégel du point d’indice) et l’augmentation des quotités horaires des « vacataires » sans perdre de nouveaux postes.

Près d’une semaine après une journée d’action forte, qui a conduit au blocage de l’entrée de la BnF pendant plusieurs heures, de nombreux/ses collègues se sont donc réunie-s en Assemblée Générale pour faire le point sur les négociations en cours avec la direction de la BnF et ses tutelles. Si des avancées importantes ont été obtenues – entre autres : groupe de travail sur les conditions de travail, passage à 110h et en CDI de « vacataires », prise en compte de l’ensemble du temps de travail des « vacataires »,amélioration du déroulement des carrières des titulaires – grâce à la détermination des personnels mobilisés, 3 préavis et la reconduction de la grève sur 6 samedis consécutifs, un point de blocage très important demeure toujours en raison de cette absence de réponses du Ministère de la Culture.

En conséquent, il a été décidé en AG, sur proposition de la section SUD Culture, de déplacer l’habituel piquet de grève du Hall d’entrée de la BnF devant l’administration centrale du Ministère de la Culture, afin d’interpeller directement les tutelles et leur rappeler leurs responsabilités. En effet, cette attitude de renvoyer à des arbitrage ultérieurs des décisions qui pourraient mettre rapidement fin à ce conflit social est totalement méprisante à l’égard de la mobilisation de nombreux/ses agent-e-s de la BnF ces dernières semaines.

Cette attitude est également une provocation quand on connaît les nombreux sacrifices que notre établissement à subit sous la pression des politiques d’austérité. Le Ministère de la Culture est non seulement responsable des 270 suppressions de postes en 7 ans et de la dizaine de millions d’euros de baisse de budget qui ont touché la BnF, mais il est aussi responsable de l’impact de ces politiques d’austérité sur  les conditions de travail et les missions des agent-e-s de la BnF : sous-effectifs, surcharge de travail, chantiers internes délaissés, baisses de budget pour les acquisitions, etc…

En tenant un piquet de grève devant les Bons Enfants, avec diffusion de tracts, slogans, drapeaux et banderole, nous avons montré aux tutelles notre détermination. Maintenant, elles doivent prendre en compte nos revendications et y répondre !  

NI SOUS-EFFECTIFS, NI PRÉCARITÉ, NI AUSTÉRITÉ :

DES SERVICES PUBLICS DE QUALITÉ !
 

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