Fermeture annuelle du site de Tolbiac : non à la disposition pénalisant les agent-e-s qui poseront des congés !

La direction de la BnF a publié sur Biblionautes les mesures liées à la fermeture annuelle des sites de Tolbiac et de Richelieu, en particulier par rapport à la gestion au niveau du temps de travail, qui pose un gros problème pour les agent-e-s concerné-e-s.

En effet, le site de Tolbiac sera fermé à l’ensemble du personnel du lundi 5 septembre à partir de 13h au mardi 6 septembre à 14h. Ce qui correspond à deux demi-journées de travail, ainsi que c’est, fort logiquement, indiqué lorsqu’il s’agit de valider les journées de travail des agent-e-s qui viendront sur ce site le lundi matin et le mardi après-midi. Dans les deux cas, il suffira à ces agent-e-s de travailler à chaque fois une demi-journée pour voir leur journée entière de travail validée.

Par contre, les agent-e-s qui ne veulent ou ne peuvent pas venir travailler le lundi 5 septembre le matin ou le mardi 6 septembre après-midi se voient contraint-e-s de poser  à chaque fois une journée entière de congés pour à la fois bénéficier d’une demi-journée d’absence et, dans une sorte de logique absurde, couvrir une demi-journée de fermeture de l’établissement

Notre organisation syndicale ne comprend pas le raisonnement qui permet de justifier une telle mesure.

Car puisque le lundi 5 septembre après-midi et le mardi 6 septembre matin sont des demi-journées de fermeture, imposées de manière unilatérale par la direction de la BnF dans le cadre d’une période de fermeture réduite de deux à une semaine contre l’avis des organisations syndicales et de la nôtre en particulier, alors il est normal que ces deux demi-journées soient comptabilisées comme du temps de travail et soient données aux agent-e-s, sans que ceux-ci/celles-ci aient besoin de poser des congés.  

Cela est d’autant plus important que les postes informatiques seront à l’arrêt de 10h le matin du 5 septembre au 6 septembre en milieu d’après-midi, en sachant qu’il n’y a aucune garantie et précision sur l’heure exacte de reprise.

Dans ces conditions, il est évident qu’un certain nombre d’agent-e-s, en particulier ceux/celles qui habitent loin du site de Tolbiac, et qui ont un temps de trajet important, décideront sûrement de ne pas venir travailler une de ces deux demi-journées, voire les deux, considérant que cela ne sert à rien puisqu’ils/elles ne pourront pas faire de travail utile et que, de toute évidence, la BnF n’a pas besoin d’eux/elles ces jours-là.
Cela est encore plus vrai pour les agent-e-s travaillant en zones S1 et S2, qui devront évacuer leurs lieux de travail à 16h le mardi 6 septembre et n’auront donc que deux heures de présence sur le site.

Dans ces conditions, ces agent-e-s seront pénalisé-e-s en devant poser un ou deux jours de congés, alors qu’il leur suffirait normalement de poser une demi-journée de congés à chaque fois.

Nous craignons donc que le but de cette mesure ne soit en fait d’imposer aux agent-e-s de poser des jours de congés supplémentaires, à un moment où la BnF n’a pas besoin d’eux/elles, pour qu’ils/elles ne puissent pas poser ces congés à d’autres moments de l’année, ce qui permettra de gérer un peu plus facilement les situations de sous-effectif.

Une telle manière de procéder n’est donc pas du tout acceptable.  

Car, outre le fait que cette mesure impose de façon arbitraire et illogique un débit obligatoire des congés légaux pour des demi-journées où le lieu de travail est fermé et donc inaccessible, elle induit également une inégalité de traitement entre les agent-e-s, ce qui n’est pas entendable pour notre organisation syndicale. Elle ne nous paraît pas non plus respecter ce que prévoient les textes réglementaires concernant la gestion des congés et nous voudrions bien savoir sur quelle disposition légale s’appuie la direction de la BnF pour imposer de prendre une journée de congés pour couvrir simplement une demi-journée d’absence.

Par conséquent, il serait juste et régulier que ces deux demi-journées de fermeture comptabilisées comme du temps de travail pour les agent-e-s qui seront présent-e-s sur le site de Tolbiac, bénéficient à l’ensemble des agent-e-s de la BnF.

Notre organisation syndicale demande donc à la direction de la BnF de modifier cette procédure absurde et injuste, en permettant aux agent-e-s qui le souhaitent, de ne poser qu’une demi-journée de congés correspondant à chaque demi-journée d’ouverture du site Tolbiac pour le lundi 5 septembre au matin ou le mardi 6 septembre après-midi.

Pas de congés forcés pendant la fermeture ! Une demi-journée, c’est une demi-journée !

Publicités