Appel à une assemblée générale des personnels de Richelieu

Pour une prime de déménagement conséquente et de bonnes conditions de travail à Richelieu / Louvois !

En 2009, suite à une mobilisation des agent-e-s des sites Richelieu / Louvois, la direction de la BnF avait accordé aux agent-e-s de catégorie C travaillant sur les sites touchés par la 1ère phase des travaux et du déménagement une prime de compensation, d’un montant de 200 euros complété de 200 euros pour les agent-e-s travaillant sur des postes navettes. Les « vacataires » avaient été injustement exclu-e-s du processus, alors qu’ils/elles ont bien souvent été en première ligne du dispositif navettes.

Cette année, soit 7 ans plus tard, la direction de la BnF a annoncé qu’une prime visant à compenser les « efforts » des agent-e-s impacté-e-s par les travaux et le déménagement sera versée fin 2016. Le montant très faible, dénoncé par les organisations syndicales lors d’une réunion de présentation des primes, serait de 350 euros, pour les agent-e-s de toutes catégories (A-B-C) et départements / services confondus (DCO comme services administratifs, etc…) et pour les « vacataires ». Ce montant, déjà en deçà de ce qu’une partie des agent-e-s avait pu toucher en 2009, est loin d’être à la hauteur des nombreux sacrifices, dégradations des conditions de travail et de la santé physique subis par les agent-e-s depuis 2009. De plus, cette prime serait proratisée au temps de travail pour les agent-e-s à temps partiel ou incomplet, titulaires comme contractuel-le-s, ce qui en réduit encore le montant pour les personnels les plus précaires et les moins rémunérés et pour qui la situation d’un temps partiel ou incomplet résulte souvent d’un choix contraint.

Suite à ces annonces, les agent-e-s du département des Estampes, réuni-e-s en assemblée le 08 novembre dernier, ont décidé d’appeler à une assemblée générale des personnels de Richelieu / Louvois afin de dénoncer collectivement le montant bien trop faible de la prime ainsi que sa proratisation.

Les agent-e-s, soutenu-e-s par les organisations syndicales CGT – FSU – SUD Culture de la BnF, réclament une prime de 700 euros pour l’ensemble des agent-e-s des sites Richelieu / Louvois, non proratisée que ce soit pour les agent-e-s titulaires ou pour les « vacataires ».

Pour la section SUD Culture de la BnF, cette révision de la prime de déménagement doit également s’accompagner d’une véritable amélioration des conditions de travail, car une prime ne remplacera jamais un dos cassé ! Il est donc indispensable qu’une réflexion approfondie, en concertation avec les agent-e-s et suivie d’actions précises et engagées dans un calendrier soit proposée par la direction de la BnF, afin de garantir de meilleures conditions de travail aux agent-e-s durant la suite des travaux. Cela passe en premier lieu par un effectif stable et en véritable adéquation avec les charges de travail, mais aussi par du matériel adapté, des postes à l’ergonomie optimisée, un contrôle des ports de charge, etc. Comme en 2009 il faut gagner sur la prime de déménagement, sur l’amélioration des conditions de travail et sur le maintien des effectifs au niveau nécessaire, ce sont trois aspects du même problème.

Prime de déménagement, dégradation des conditions de travail, sous-effectifs, fermeture à 18h, ComRich’… : réunissons-nous pour défendre nos conditions de travail sur les sites Richelieu / Louvois !

Assemblée Générale des personnels

mardi 15 novembre

12h30 Salle des commissions

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