Non à l’ouverture de la BnF les samedis 24 et 31 décembre !

La direction de la BnF a annoncé que l’ensemble de ses sites seront ouverts les 24 et 31 décembre, avec une fermeture anticipée à 15h. Les communications de documents se feraient jusqu’à 13h en Rez-de-jardin à Tolbiac, et les réservations de place jusqu’à 14h. Si la fermeture anticipée lors des fêtes de fin d’année est une pratique devenue récurrente dans notre établissement ces dernières années, la direction de la BnF n’est pas sans savoir que cette année les 24 et 31 décembre tombent un samedi, ce qui ne correspond pas à un jour de travail « régulier », tant en termes de fréquentation qu’en termes d’effectifs. De plus, calendrier oblige, les 2 jours fériés des 25 décembre et 1er janvier tomberont donc cette année sur des dimanches, c’est à dire sur des congés hebdomadaires normaux pour la plupart des agent-e-s, le dimanche mobilisant moins de personnel qu’en semaine et le samedi.

Cette politique de maintenir coûte que coûte une ouverture au public les jours de fêtes a pour conséquence cette année de priver de nombreux/ses agent-e-s d’un temps de repos dont ils/elles auraient pu bénéficier pour ces deux week-ends.

D’autre part, il est absurde de faire venir pour quelques heures des agent-e-s – dont certain-e-s effectuent un temps de trajet conséquent pour venir à la BnF – alors qu’il y aura probablement peu de public et de communications de documents ces jours-là. Il a même été constaté que certains services ont été forcés de faire des appels au volontariat pour ces samedis, car ces services au départ n’avaient pas prévu ces samedis comme des jours travaillés et les effectifs ne permettent manifestement pas, en pleine période de congés scolaires, d’assurer un planning correct. De fait, étant arrivé-e-s en fin d‘année, un certain nombre de titulaires a déjà travaillé ses 10 samedis annuels réglementaires. Situation de sous-effectif oblige, ces samedis risquent donc d’être effectués en heures supplémentaires par les agent-e-s titulaires, politique qui mènera très certainement la BnF à perdre de l’argent (argument auquel notre direction est habituellement si sensible), sans compter les journées de récupération qu’auront à prendre les agent-e-s titulaires venu-e-s travailler, et le coût global qu’induit une ouverture de la BnF d’un point de vue général… Tout cela pour une fréquentation qui sera a priori assez faible.

Il aurait été une bonne chose que la direction de la BnF s’interroge sur la situation personnelle des agent-e-s qui profiteront d’une période de fêtes réduite cette année et qui ont légitimement besoin et envie de s’absenter, pour se reposer ou bien rejoindre leurs proches, certain-e-s ayant parfois de longs trajets à effectuer pour cela. Il aurait également été bon de s’interroger sur la pertinence d’offrir un samedi aux « vacataires » qui, bien que préposé-e-s au travail le samedi, accusent comme les autres agent-e-s le poids d’une année entière de travail et ne bénéficient jamais de weekend « normaux », sauf pose de congés. De même, cette situation provoque une vraie inégalité de traitement entre les agent-e-s de service public qui viendront travailler ces samedis et les autres agent-e-s qui bénéficieront pour les fêtes de 2 jours de congés consécutifs.

La qualité d’un service public ne se juge pas sur les effets d’annonce autour d’une ouverture coûte que coûte (les prestations au public seront d’ailleurs très minimes), elle s’apprécie avant tout en termes de conditions d’ouverture, ce qui induit la façon dont on traite le personnel qui assure cette ouverture. La section SUD Culture de la BnF réclame donc que la BnF ferme exceptionnellement ses portes les samedis 24 et 31 décembre 2016, comme cela s’est déjà fait à plusieurs reprises dans le passé et que la direction veille à ce que ces journées soient bien comptabilisées, à titre exceptionnel, pour l’ensemble des agent-e-s qui étaient amené-e-s à venir travailler ces samedis.chatnoel

Ouverture de la BnF coûte que coûte, non merci !

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