Pour une prime de fin d’année socialement juste : réclamons un dispositif pérenne amélioré et la fin de la proratisation pour les bas salaires !

Dans un cadre identique à celui de l’an passé, la direction de la BnF a annoncé qu’elle versera fin 2016 une prime de fin d’année avec des montants plus importants que ce qui avait été prévu dans le dispositif pérenne mis en place en 2011. Une partie des contractuel-le-s de la BnF bénéficiera également de cette prime, comme en 2014 et en 2015.

Les montants annoncés par la direction sont de :

  • 400 euros brut (351 euros net) pour les agent-e-s de catégorie C
  • 325 euros brut (285 euros net) pour ceux/celles de catégorie B
  • 145 euros brut (125 euros net) pour ceux/celles de catégorie A (avec un plafond correspondant à l’indice majoré 696).

Pour les agent-e-s fonctionnaires, les montants ne sont pas proratisés en fonction du temps de travail ou du fait de n’être arrivé-e à la BnF qu’au cours de l’année 2016.

En revanche, la direction a de nouveau décidé de proratiser au temps de travail la prime pour les « vacataires » qui sont à moins de 70% d’un temps plein, en plus de réduire pour eux/elles la prime de moitié en cas de présence inférieure à 3 mois au sein de la BnF. La proratisation ne pourra pas, comme l’an passé, être inférieure à 50% du montant de la prime. Par exemple, un-e « vacataire » travaillant à 70h/mois, c’est-à-dire à moins d’un mi-temps, touchera la même prime proratisée qu’un-e « vacataire » travaillant à 50%, soit 200 euros brut.

De plus, seul-e-s les agent-e-s contractuel-le-s à temps incomplet des groupes 1N et 2N, et les agent-e-s contractuel-le-s à temps plein (sur emploi) du groupe 1 toucheront une prime. Tous/toutes les autres agent-e-s sont exclu-e-s.

Si notre organisation syndicale se félicite qu’une partie des agent-e-s contractuel-le-s touche bien la prime de fin d’année à laquelle ils/elles ont légitimement droit, nous regrettons fortement qu’une autre partie d’entre eux/elles en soit toujours exclue. Les « vacataires » du groupe 3 qui qui travaillent à temps incomplet ont aussi un salaire de ce fait incomplet, la prime de fin d’année pourrait donc être pour eux/elles un vrai bol d’air. Quant aux contractuel-le-s à temps plein du groupe 2, une partie d’entre eux/elles travaille, de l’avis même de la direction de la BnF, sur des postes équivalents à de la catégorie C. Il n’y a donc pas de raison de les exclure du bénéfice de cette prime de fin d’année. Pour notre organisation syndicale, il faut donc qu’au moins ces deux groupes de contractuel-le-s puissent bénéficier de la prime de fin d’année, voire également d’autres groupes de contractuel-le-s à temps plein dont les indices sont inférieurs au plafond fixé par le texte de 2011.

Notre organisation syndicale regrette aussi la proratisation de la prime, que ce soit en fonction de l’ancienneté à la BnF ou du temps de travail, alors que les agent-e-s fonctionnaires ne sont pas concerné-e-s par ces mesures. Cette proratisation touche de fait des agent-e-s aux bas salaires, dont la situation à temps incomplet résulte souvent d’un choix contraint. La prime de fin d’année est une mesure sociale, qui doit bénéficier en priorité aux bas salaires !

Nous dénonçons également le fait que la direction de la BnF conserve la disposition permettant de supprimer la prime de fin d’année à des agent-e-s qui auraient eu des sanctions disciplinaires ou des rappels à l’ordre au cours de l’année. Nous considérons cela comme une double peine et nous demandons à ce que le versement de la prime de fin d’année ne soit pas touché par la gestion disciplinaire.

Si la prime de fin d’année de 2016 représente un progrès par rapport à d’autres années sur ses montants et son versement à certain-e-s contractuel-le-s, elle reste en deçà de ce que doit être une vraie prime de fin d’année, juste socialement.

Comme l’an passé, ce dispositif n’offre aucune garantie à l’avenir et à ce jour seul le dispositif pérenne de 2011 reste en vigueur, alors qu’il est beaucoup plus restrictif. La section SUD Culture de la BnF demande donc la modification du dispositif pérenne pour :

→ Garantir les montants versés en 2016 de manière permanente.

→ Étendre définitivement la prime de fin d’année à l’ensemble des contractuel-le-s à temps incomplet et à une large partie des contractuel-le-s à temps plein (en fonction de leurs indices).

→ Verser la prime de fin d’année aux agent-e-s contractuel-le-s concerné-e-s sans proratisation en fonction du temps de travail ou de l’ancienneté.

→ Abandonner la clause permettant de supprimer la prime de fin d’année en cas de sanctions ou de problèmes disciplinaires.

Mobilisons-nous pour obtenir une vraie prime de fin d’année socialement juste !

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