Vacataires : pour la prime de fin d’année, repassez en janvier !

La section SUD Culture de la BnF a alerté vendredi 09 décembre la direction de plusieurs dysfonctionnements observés au sujet du versement de la prime de fin d’année aux « vacataires » et aux contractuel-le-s sur emplois (groupe 1) de la BnF. En effet, les agent-e-s n’ont reçu aucun message ou courrier les invitant à venir signer un avenant à leur contrat de travail, pourtant indispensable pour le versement de la prime au salaire de décembre. Les collègues qui ont pu signer un avenant l’ont fait sur la base d’informations issues de bruits de couloir, de messages de dernière minute de leur service venant d’apprendre par hasard la nouvelle, ou encore de messages personnels envoyés entre collègues… Notre organisation syndicale a donc fait la demande que le délai de signature des avenants soit repoussé, ce qui a été rejeté par la direction en raison du départ imminent des paies pour être traitées et versées à temps fin décembre. Les « vacataires » qui auront donc manqué la date du 09 décembre, dernier délais pour le versement sur le salaire de décembre, verront leur prime versée en janvier.

D’autre part, il semblerait que des agent-e-s à 70% d’un temps plein (110h / mois) aient signé des avenants où figure une proratisation de la prime. Les modalités d’attribution de la prime, décidées en Comité Technique le 18 novembre dernier, prévoient pourtant que seul-e-s les « vacataires » aux quotités horaires inférieures à 70% auront une prime proratisée.

La direction répond avoir été débordée par la production des avenants, notamment en raison du fait que le versement de la paie soit avancé de 2 jours sur ce qui était prévu initialement pour le mois de décembre, ce qui fait d’ailleurs suite à une demande de la section SUD Culture de la BnF afin que les agent-e-s touchent une paie précoce en raison des fêtes de fin d’année. La direction affirme également que les listes vérifiées des noms des agent-e-s concerné-e-s ont mis du temps à être produites, et que directions et correspondant-e-s RH ont pourtant été informé-e-s de la nécessité pour les « vacataires » d’aller signer un avenant, la direction n’ayant pas en revanche souhaité envoyer de messages lotus aux « vacataires ». En ce qui concerne les agent-e-s à 70% qui auraient reçu une prime proratisée, la direction reconnaît son erreur et un complément leur sera versé sur la paie de janvier.

Ce manque d’organisation et d’anticipation de procédures pourtant habituelles en fin d’année est totalement inadmissible pour notre organisation syndicale. Il est en effet intolérable qu’une telle négligence ait pu conduire au fait que des agent-e-s, qui ont parmi les plus bas salaires de la BnF, se retrouvent privé-e-s de prime de fin d’année au mois de décembre.

La direction de la BnF a beau dire qu’elle regrette cette situation, elle semble se satisfaire du fait que seul-e-s quelques dizaines de « vacataires » aient été touché-e-s par ces problèmes. Quelle aurait bien pu être la réaction de centaines d’agent-e-s titulaires privé-e-s de prime fin décembre ? En attendant, ces mêmes « vacataires », traité-e-s une fois de plus avec mépris, seront majoritairement au travail les 24 et 31 décembre, pour faire tourner la BnF ouverte durant 2 samedis de fêtes en raison de la décision de la direction de maintenir coûte que coûte une ouverture à effectifs réduits, pour un public probablement très restreint.

Notre organisation syndicale exige que la direction de la BnF mette immédiatement en œuvre les mesures techniques nécessaires, qui existent, pour que ces agent-e-s puissent toucher leurs primes de fin d’année au mois de décembre ! C’est la seule réponse acceptable pour réparer le préjudice subi !

La prime de fin d’année, c’est en décembre, pas en janvier !

Publicités