Comptabilisation du temps de travail les 24 et 31 décembre : non à la triple peine !

Fin 2016 la section SUD Culture de la BnF est intervenue à diverses reprises pour s’opposer à l’ouverture de la BnF les 24 et 31 décembre. Cette année ces deux jours de fêtes tombaient un samedi, ce qui ne correspond pas à un jour de travail « régulier », tant en termes de fréquentation qu’en termes d’effectifs. La décision de la direction de maintenir coûte que coûte une ouverture ces deux jours, même en mettant en place une fermeture anticipée, a donc eu pour conséquence de priver de nombreux/ses agent-e-s d’un temps de repos dont ils/elles auraient pu bénéficier pour ces deux week-ends. En effet les agent-e-s n’ont pas réellement pu profiter des jours fériés des 25 décembre et 1er janvier puisqu’ils tombaient un dimanche, jour de repos habituel pour de nombreux/ses agent-e-s. Cette situation a de plus créé une inégalité de traitement entre agent-e-s de service public venu-e-s travailler ces samedis et les autres agent-e-s qui ont pu bénéficier pour les fêtes de 2 jours de congés consécutifs. En sachant que cela a surtout touché des agent-e-s contractuel-le-s à temps incomplet, qui avaient déjà connu une année 2016 chargée.
 
Dans ces conditions, pourquoi une triple peine ?
 
En plus de venir travailler quelques heures pour un public très restreint ces jours-là, les agent-e-s ont eu la mauvaise surprise de constater qu’aucune consigne sur la comptabilisation de leur temps de travail n’avait été donnée. Habituellement, quand la direction de la BnF prévoit une fermeture anticipée des sites de la BnF, une journée complète de travail est tout de même comptabilisée aux agent-e-s, puisqu’ils/elles ne sont pas responsables de cette décision. C’est le cas durant la fermeture annuelle, tout comme lors des ouvertures réduites les 24 et 31 décembre des années passées.
Or, cette année, cela n’a pas du tout été le cas. En conséquence, les services ont donc comptabilisé aux agent-e-s concerné-e-s uniquement  les quelques heures de travail badgées ces jours-là, plutôt qu’une journée complète. De plus, la durée du repos compensatoire lié au travail le samedi aurait été calquée sur le seul temps de travail badgé et non sur la base d’une journée entière de travail. Tout cela représentant une bien mauvaise surprise pour des agent-e-s qui avaient déjà eu la désagréable obligation de venir travailler ces jours là.

 
Notre organisation syndicale, qui a alerté dès la fin décembre la direction de la BnF sur ces sujets et qui l’a relancé récemment, sans obtenir pour l’instant de réponse, demande la réparation du préjudice causé par cette situation qui a été imposée aux agent-e-s par la direction de la BnF, sans aucune considération.
 
La section SUD Culture de la BnF réclame donc :
 
-que les samedis 24 et 31 décembre 2016 soient comptabilisés comme des journées entières de travail pour l’ensemble des agent-e-s qui étaient posté-e-s ces jours-là
-que ces samedis ouvrent des journées complètes de récupération pour l’ensemble des agent-e-s concerné-e-s par ce point réglementaire
 
Après avoir été forcé-e-s de travailler les samedis 24 et 31 décembre 2016, refusons de nous faire spolier dans le calcul du temps de travail et des jours de récupération !

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