Réduction de l’accueil et de l’ouverture du service médical : non à la dégradation de la protection de la santé des agent-e-s et de leur prise en charge médicale !

Depuis de nombreux mois, le service médical de la BnF connaît une situation difficile, qui menace la prise en charge médicale des agent-e-s de l’établissement et la garantie de pouvoir travailler dans de bonnes conditions du point de vue du suivi des questions de santé.

En effet, suite au départ d’un médecin il y a plus d’un an, puis de deux infirmières, le service médical sur le site de Tolbiac se retrouve réduit à une toute petite équipe. La conséquence de cela, c’est que désormais et pour une durée indéterminée, le service médical sur ce site ne peut presque plus recevoir les agent-e-s de manière inopinée, ce qui veut dire que les soins infirmiers et les urgences médicales, mais aussi simplement les petits problèmes de santé ou les demandes de renseignements sur l’instant, ne sont plus assurés sauf exceptions. Seuls les rendez-vous prévus à l’avance continuent à avoir lieu. Mais il est évident qu’avec une équipe aussi réduite (une médecin et une infirmière), ces rendez-vous seront plus étalés dans le temps et donc que la prévention et le suivi médical seront plus difficiles. Il en est de même pour l’étude des postes de travail et des conditions de travail dans les services. Surtout qu’il arrive désormais régulièrement que certains jours le service médical soit fermé toute la journée.

En attendant, pour faire face aux urgences, il est demandé aux agent-e-s de contacter les pompiers. Cette solution est loin d’être appropriée pour les problèmes de santé bénins ou pour les situations de fatigue ou de stress, qui ne sont donc plus couverts de fait sur le site de Tolbiac. Tout ceci entraîne une dégradation réelle de la protection de la santé des agent-e-s et de leurs conditions de travail, qui provoque d’ailleurs une forte inquiétude parmi le personnel de ce site.

La situation n’est pas meilleure sur le site de Richelieu, où il n’y a toujours qu’une infirmière à mi-temps, ce qui là aussi ne permet pas une prise en charge médicale à la hauteur des besoins et d’offrir le service de santé nécessaire pour ce site.

Cette situation de crise est la conséquence d’une série de problèmes administratifs et de communication, qui n’a pas permis d’anticiper les départs et de pourvoir plus rapidement les postes devenus vacants. Cela n’est pas acceptable pour notre organisation syndicale et il était de la responsabilité de la direction de la BnF d’anticiper ce problème et de le résoudre de manière efficace le plus vite possible. De même que l’incertitude sur la durée de cette situation dégradée n’est pas normale.

C’est pour cela que nous avons saisi la direction de la BnF à ce sujet lors du CHSCT du mois de janvier.

Actuellement, deux postes de contractuel-le-s de courtes durées pour pourvoir rapidement les deux postes d’infirmières sur le site de Tolbiac ont enfin été publiés, en attendant que ces deux postes soient pourvus par des agent-e-s fonctionnaires, dont le recrutement a été lancé. C’est un premier pas et nous espérons que ces postes pourront être pourvus rapidement. Mais il faut aussi parvenir à recruter le deuxième médecin dont l’arrivée se fait attendre.

Dans ces conditions, la section SUD Culture de la BnF redit qu’il est nécessaire non seulement d’avoir 3 postes d’infirmières à Tolbiac et un poste sur le site de Richelieu, mais qu’il faudrait en fait aussi 3 postes de médecin, deux à Tolbiac et un à Richelieu, afin d’avoir une vraie couverture médicale pour l’ensemble du personnel de ces sites, sans surcharge de travail pour le personnel du service médical et pour pouvoir assurer correctement les missions de prévention, de suivi médical et d’accueil en cas de problèmes de santé ou de questionnement.

En attendant, nous demandons que tout soit fait pour pourvoir au plus vite les postes vacants et pour que le service médical puisse grâce à cela retrouver un fonctionnement normal, lui permettant d’accueillir les agent-e-s de la BnF, de l’APBNF et des sociétés sous-traitantes présentes sur les sites en cas de besoins, dans de bonnes conditions.

Nous continuerons à intervenir autant que nécessaire pour que cela soit bien le cas !

 

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