Solidarité avec les bibliothécaires de Grenoble en lutte !

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Les bibliothécaires de Grenoble en lutte appellent à un rassemblement devant le Salon du Livre le 24 mars 2017, 10 heures et à une conférence de presse 11h00 dans la salle Connexions (emplacement B20) :

Les bibliothécaires de Grenoble en lutte contre l’austérité et la casse du service public de la lecture imposées par la majorité municipale Les Verts / Front de Gauche, se mobilisent et organisent une action le VENDREDI 24 MARS à l’occasion du salon du Livre à Paris. Voici ci-dessous le communiqué de leur conférence de presse annonçant cela. Ces collègues sont soutenu-e-s dans leur action par les syndicats CGT – FO – SUD et CNT de Grenoble (11 boulevard Jean Pain 38021 Grenoble cedex, cgt.mairie-grenoble@grenoble.fr – fo.mairie-grenoble@grenoble.frsudct38@grenoble.fr – sante-social.38@cnt-f.org).

Le 24 MARS, ils/elles appellent à un rassemblement devant le Salon du Livre à 10 heures, puis à une Conférence de presse 11h00 dans la salle Connexions  (emplacement B20).

Les collègues des bibliothèques de Grenoble font le lien avec les situations désastreuses d’autres bibliothèques dans d’autres villes, qui se mobilisent actuellement et appellent aussi à faire converger les luttes.

La section SUD Culture Solidaires de la BnF se joint aussi à cet appel et invite tous/toutes les agent-e-s de la BnF qui le peuvent à participer au rassemblement le 24 mars au salon du Livre, pour appuyer nos collègues de Grenoble et plus largement des bibliothèques territoriales, mais aussi pour défendre le service public de la lecture, qui est mis à mal à tous les niveaux, y compris au sein de la fonction publique d’état, à la BnF, à la Bibliothèque des Sciences et de l’Industrie (Universciences), à la BPI ou dans les Bibliothèques Universitaires. Face à ces attaques, il faut une riposte commune.

Conférence de presse du 13 mars 2017 annonçant le voyage à Paris

Le 9 juin 2016 la municipalité de Grenoble annonçait son « plan de refondation et de sauvegarde des services publics », au prétexte de baisse de dotations de l’Etat. Ce plan d’austérité, sur deux ans, prévoit la suppression, à la Ville et au CCAS, de plus de 150 de postes, la réorganisation de services, la disparition de services rendus à la population et la fermeture d’équipements de proximité. Nous dénonçons ce choix d’une politique d’austérité conduisant à la casse du service public et de l’emploi public.

Parmi ces mesures, une attaque sans précédent du réseau de lecture publique grenoblois avec l’annonce de la fermeture de trois bibliothèques situées en quartiers prioritaires et populaires, et la suppression de 13 postes. Depuis, les bibliothécaires, soutenu-es par l’intersyndicale CGT-FO-SUD-CNT et les habitant-es mènent une lutte contre ces mesures antisociales et impopulaires. Si neuf mois de mobilisation ont permis de conserver seulement la moitié de la bibliothèque Alliance et 4 postes, les bibliothèques Hauquelin et Prémol sont encore fermées.

Ces fermetures ont un impact significatif sur l’ensemble des bibliothèques du réseau entrainant une détérioration de nos conditions de travail ainsi qu’une dégradation du service rendu à la population.

Le réseau des bibliothèques de Grenoble est reconnu pour son nombre d’équipements offrant un maillage territorial qui dessert l’ensemble des Grenoblois-es. Cette politique ambitieuse de lecture publique de proximité vise à réduire la fracture culturelle et sociale.
Les missions des agents des bibliothèques servent l’ensemble de la population notamment à travers les actions culturelles, sociales ou éducatives. Dans une société où l’espace est de plus en plus privatisé, les bibliothèques publiques demeurent des lieux d’accueil, ouverts à tous, gratuits, qui contribuent à lutter contre l’isolement et la fragmentation sociale. Une bibliothèque, c’est un investissement sur l’avenir.

Nous revendiquons donc la réouverture des deux bibliothèques déjà fermées ainsi que le maintien en l’état de la bibliothèque Alliance avec sa superficie et tous ses postes initiaux.
Nous refusons la désertification des services publics dans les quartiers populaires. Nous refusons les suppressions de postes.

Depuis neuf mois, nous menons la lutte par divers moyens : grèves, rassemblements, tractages, pétitions, interpellations des élus, création d’une page Facebook sur laquelle de nombreux auteurs adultes et jeunesses nous ont apporté leur soutien.
Le Maire a toujours refusé d’ouvrir tout espace de négociations avec l’intersyndicale en lutte.
Face à l’inflexibilité de notre employeur, nous décidons de porter au niveau national notre combat, en envoyant sur un temps de grève, le 24 mars, une délégation de bibliothécaires à Paris au Salon du livre et au Ministère de la Fonction publique.

Il n’y a pas qu’à Grenoble que les bibliothèques sont sacrifiées sur l’autel des logiques comptables et gestionnaires. Partout en France, les collectivités cherchent à faire des économies sur la culture en fermant des établissements, en réduisant les budgets et en supprimant des postes. C’est pourquoi nous sommes solidaires de nos collègues de Clamart, Aubagne, Chambéry, Paris, Saint-Étienne, Sevran, Caen, Brest, Le Havre et de toutes les autres bibliothèques menacées. Un coup porté contre l’un-e d’entre nous est un coup porté contre tous-tes !

Notre lutte défend un modèle de société dans le souci de la préservation du bien commun et de la prise en compte des intérêts de tous. Nos métiers, professions d’engagement, incarnent pleinement les valeurs du Service Public.

Nous appelons tous les bibliothécaires et tous les agents des collectivités territoriales qui refusent d’être les sacrifiés d’une logique purement comptable, de subir les coupes sombres dans les effectifs, les restructurations, le démantèlement du bien commun et l’austérité budgétaire, à nous rejoindre le 24 mars prochain au Salon du livre de Paris et au ministère de la Fonction Publique.

Lutter, se battre, gagner !

Bibliothécaires de Grenoble en lutte

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