Application du protocole de fin de grève du 15 juillet 2016 à la BnF : à quoi joue la direction ?

Il y a plus de 8 mois maintenant, l’intersyndicale CGT-FSU-SUD Culture de la BnF signait avec la direction un protocole de fin de conflit suite à la mobilisation victorieuse des agent-e-s de la BnF contre la dégradation de leurs conditions de travail, le sous-effectif et la précarité. Si à ce jour certains points du  protocole ont été mis en application, d’autres restent de façon injustifiée en souffrance, ou ont pu connaitre des applications défaillantes.

En octobre 2016 déjà, la section SUD Culture de la BnF avait dû saisir publiquement la présidence de la BnF pour demander que le passage en CDI des « vacataires » sur besoins permanents se fasse dans de bonnes conditions et selon le calendrier prévu par le protocole. Depuis, notre organisation syndicale n’a cessé d’interpeller la direction pour que l’intégralité du protocole soit appliquée dans des délais raisonnables et dans des conditions transparentes et respectueuses du personnel. Face au constat d’une situation enlisée et devenue intolérable, notre organisation syndicale a de nouveau dû saisir la présidence de la BnF, dans un courrier adressé le 07 février dernier. Aucun membre de la direction n’ayant daigné à ce jour nous répondre, nous sommes de nouveau amené-e-s à rappeler publiquement la direction de la BnF à ses engagements légaux et à sa responsabilité sociale, pour qu’elle applique consciencieusement les derniers points du protocole de fin de grève laissés aujourd’hui de côté.

En absence de réponse rapide à nos demandes, notre organisation syndicale tirera avec les agent-e-s concerné-e-s toutes les conséquences de ce très mauvais signal qui est essentiellement envoyé, une fois n’est pas coutume, aux « vacataires » de notre établissement !

Réclamons la mise en œuvre intégrale des avancées gagnées dans de brefs délais, avec :

  • La communication de la méthodologie qui a été employée pour définir le périmètre des « vacataires » sur besoins permanents passé-e-s en CDI en octobre 2016 et à 110h en janvier 2017, afin de pouvoir s’assurer qu’aucun-e agent-e n’a été oublié-e.
  • Le rappel strict auprès des services de la procédure de passage à 110h pour les « vacataires » sur besoins permanents qui ont fait des demandes depuis la fin 2016 ou qui en feront à l’avenir, car il y a eu des erreurs, des « oublis » ou des tentatives de bloquer des demandes, ce qui est anormal.
  • La tenue d’une réunion permettant de fixer de façon définitive les modalités de calcul du badgeage des « vacataires » posté-e-s. Cela fait maintenant des mois que les agent-e-s attendent la mise en place d’un système GTA permettant de comptabiliser l’intégralité de leur temps de travail et la compensation à 100% des heures travaillées le soir et le dimanche, et dont l’effet doit être rétroactif au 1er septembre 2016. Nous demandons également qu’une réparation compensatoire rétroactive soit opérée pour rendre à ces agent-e-s une partie du temps de travail donné gratuitement et parfois pendant des années à la BnF. Le travail gratuit, ça suffit !
  • La relance des organismes extérieurs à la BnF pour permettre de financer le passage à 110h des « vacataires » rémunéré-e-s par des crédits hors BnF et qui ont effectué une demande d’augmentation de quotité horaire.
  • L’organisation du passage à 110h de l’intégralité des « vacataires » des Vestiaires qui ont effectué une demande d’augmentation de quotité horaire, en leur confiant comme prévu des tâches sur des fonctions d’Accueil pour leur éviter la pénibilité physique d’une augmentation du temps de travail sur leur postes actuels.

Pour la défense de nos acquis, aucun recul possible !

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