Dégradation continue de la situation de la cantine de Richelieu, cela suffit ! Des mesures doivent être prises !

Depuis la reprise du marché de la restauration sur le site Richelieu par le prestataire ELIOR à l’été 2015, la situation de cette cantine s’est considérablement dégradée et elle suscite beaucoup de mécontentement chez ses usagers et usagères de la BnF, de l’INHA et des autres établissements la fréquentant. Ainsi, une pétition signée par 114 agent-e-s et initiée par notre organisation syndicale avait été remise à la BnF en octobre 2015 pour demander une amélioration rapide de la qualité de la prestation et qu’il soit mis fin à cette dégradation de la pause déjeuner qui a des conséquences inévitables sur les conditions de travail des agent-e-s des établissements concernés. Depuis, notre organisation syndicale est intervenue à plusieurs reprises sur ce sujet, entre autre lors des réunions de la commission cantine de la BnF.

Or, presque deux ans après l’arrivée d’Elior, la situation, bien loin de s’améliorer, s’est encore davantage dégradée :

– files d’attente importantes liées à la situation de sous-effectif du personnel ELIOR ( il faut parfois plus de 20 minutes pour arriver à sa table et entre les trajets rallongés pour arriver et quitter la cantine et ces files d’attente de plus en plus longues avant de pouvoir déjeuner, le temps consacré au repas proprement dit va en se réduisant, mettant de ce fait en difficulté les agent-e-s soumis-es à des contraintes de service public !)

– problème de gestion des stocks,

– peu de variété dans les plats et périphériques, aliments de médiocre qualité, fades et souvent constitués de restes,

– peu ou pas de plats bio,

– beaucoup moins de choix de plats disponibles après 13h, peu de condiments,

– absence de soupe,

– vaisselle sale et problèmes d’hygiène.

De plus, le personnel Elior change extrêmement rapidement. Or, une rotation trop fréquente du personnel est un facteur de souffrance au travail et de stress pour les salarié-e-s, et signale un malaise au sein du restaurant et une difficulté de gestion de la part de la société Elior. Ces salarié-e-s nouveaux/elles connaissant moins bien les équipements, les locaux, les procédures et les habitudes, ce qui tend à accentuer les problèmes que connaissent les usagers et usagères du restaurant collectif. Tout cela entraîne donc une dégradation générale de la situation.

Par conséquent, il est grand temps que les donneurs d’ordre prennent leurs responsabilités ! L’INHA tout comme la BnF doivent intervenir plus concrètement afin de contraindre ELIOR à améliorer sa prestation et à respecter ses engagements, tout en veillant à ce que cela n’ait pas un impact négatif sur les conditions de travail de ses salarié-e-s, qui ne sont en aucun cas responsables des négligences et des défauts d’organisation du prestataire qui les emploie. Il y a un marché de la cantine, avec des clauses à respecter, qui prévoit des obligations précises de la part d’Elior sur le contenu des repas, sur leurs variétés, sur la qualité du service, mais aussi sur le nombre de salarié-e-s d’Elior qui doivent être là, sur leurs compétences. Si ce cahier des charges n’est pas respecté, il est possible d’infliger des pénalités à Elior. Et si vraiment Elior ne veut rien changer, alors il est même possible de rompre un marché. Elior comme toutes les entreprises n’est là que pour faire de l’argent. Alors faisons pression sur eux de cette façon !

En attendant une vraie amélioration des conditions de restauration à Richelieu, au regard des délais beaucoup trop importants d’attente pour pouvoir avoir à manger et s’installer à une place, notre organisation syndicale réclame que les agent-e-s du site Richelieu/Louvois bénéficient d’un volant de dix minutes avant et après leur pause déjeuner, compté comme du temps de travail, soit pour faire la queue à la cantine de Richelieu, soit pour se rendre à celle des Bons Enfants (avec laquelle la BnF a un accord). Il n’y a pas de raison que les agent-e-s soient pénalisé-e-s par ces problèmes de restauration et doivent soit manger très vite pour ne pas allonger leur pause méridienne, soit prendre sur leur temps pour manger dans des conditions correctes.

Enfin, nous tenons à souligner que tous ces problèmes n’auraient pas lieu si la gestion de la cantine de Richelieu n’avait pas été externalisée à une entreprise privée. La réinternalisation au sein de la fonction publique des cantines n’est pas simplement une mesure de principe de renforcement du service public et un moyen de faire des économies, c’est aussi la garantie d’une meilleure qualité et d’une plus grande stabilité dans le service, comme le prouve l’exemple des cantines municipales. Notre organisation syndicale réclame donc de nouveau la réinternalisation des cantines de la BnF.

Exigeons une vraie cantine collective digne de ce nom à Richelieu !

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