Lutte contre les violences faites aux femmes : Déclaration liminaire au Comité Technique BnF du 24 mai 2018

SUD Culture Solidaires / Section BnF

En 2018, la section SUD Culture de la BnF a déposé auprès de la direction un préavis de grève local pour la journée de lutte pour les droits des femmes du 08 mars.  Pour notre organisation syndicale tout comme pour l’Union syndicale Solidaires dont nous sommes membres,  les enjeux de cette journée,  qui n’est pas la journée « de la femme » comme aiment le scander les médias mais bien une journée de lutte à dimension internationale,  doivent être portés durant toute l’année et ne pas se borner à quelques effets d’annonces ou déclarations de bonnes intentions une fois par an.

Dans ce sens, notre organisation syndicale tient à rappeler que le préavis de grève qu’elle a déposé pour le 08 mars 2018 n’avait rien d’un « effet d’annonce » et ne se limite pas à une valeur symbolique. Au contraire, notre objectif était bien de déclencher dans notre établissement une série d’actions concrètes permettant entre autres de lutter efficacement contre les violences faites aux femmes. Pourtant, à ce jour nous n’avons toujours pas l’impression d’avoir été entendu-es.

Lors des négociations relatives à ce préavis de grève, la direction de la BnF s’est engagée auprès de nous à mettre en place rapidement un certain nombre de mesures, à commencer par une note générale rappelant à tous les personnels de la BnF l’importance d’une vigilance collective sur le sujet des violences faites aux femmes, et rappelant que de tels comportements sont intolérables et doivent disparaître de notre établissement.

A ce jour, cette note n’a toujours pas été produite et encore moins diffusée, alors qu’elle devait être faite en avril, ce qui est loin de nous rassurer. De la même façon, nous craignons que le plan de prévention, d’information et de formation que nous avions déjà réclamé il y a plus d’un an et accepté par la direction, tarde encore à être mis en œuvre en étant, comme tant d’autres projets dans cet établissement, sans arrêt renvoyé de réunion en réunion.

Pour notre organisation syndicale, l’urgence d’agir est toujours d’actualité, comme le montre malheureusement les cas d’harcèlement et de violences sexuelles qui existe dans notre établissement comme ailleurs et nous n’attendrons pas le 08 mars 2019 pour réclamer les mesures attendues non seulement par de nombreuses collègues femmes de notre établissement, mais aussi par tous les personnels qui voient dans ce combat un enjeu social prioritaire.

A l’heure des négociations du protocole égalité entre hommes et femmes au niveau du ministère de la Culture, alors que la fonction publique vient de sortir une circulaire précise, concrète et assez complète sur le sujet, nous attendons plus que jamais de la BnF qu’elle ne soit pas le mauvais élève du ministère de la Culture et qu’elle mette enfin en place les mesures qu’elle s’est engagée à prendre, au-delà de quelques vagues annonces.

8_mars_toute_l_annee

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