SAMSIC fait du zèle et force le personnel de nettoyage à venir travailler les 24 et 31 décembre à Tolbiac !

Alors que la direction de la BnF a annoncé, il y a déjà plusieurs semaines, la fermeture totale (au public et au personnel) de l’ensemble de ses sites les 24 et 31 décembre, l’entreprise SAMSIC, prestataire de nettoyage pour le site de François Mitterrand depuis septembre 2017, a décidé de faire du zèle et d’imposer à ses salarié-es deux journées de travail sur un site  totalement désert !

Une situation inédite, puisque jamais ces dernières années les personnels de nettoyage n’ont eu à venir travailler quand le site de Tolbiac était totalement fermé (du fait de la direction ou de contraintes extérieures). Cette décision a fait l’objet de protestations, au niveau de l’entreprise SAMSIC et auprès de la direction de la BnF qui est le donneur d’ordre de ce marché. A ce jour, la direction de la BnF ne semble d’ailleurs toujours pas disposée à apporter des précisions sur les prestations de nettoyage manifestement très urgentes et non reportables, qui nécessitent de faire venir du personnel de nettoyage en pleines vacances scolaires, la veille de 2 jours fériés, sur un site vidé de toute présence sauf le minimum de sûreté… Côté SAMSIC, le discours est plus clair : les personnels doivent rattraper le retard pris sur le chantier ces derniers mois, la direction de SAMSIC estimant manifestement que les employé-es n’ont pas « mérité » de repos pour ces deux journées, sans s’interroger sur les raisons du soi-disant « retard » pris par les personnels.

Une remise en état « insatisfaisante » du site suite à une fermeture annuelle trop courte

La réduction de la durée de la fermeture annuelle cette année a eu des conséquences néfastes tant sur les missions des personnels de la BnF que sur les chantiers que doivent assurer les personnels de nettoyage. La section SUD Culture de la BnF avait pourtant dénoncé ce fait auprès de la direction de la BnF, qui manifestement ne se soucie pas de ce genre de détail tant que le travail est programmé, peu importe dans quelles conditions. Le résultat ? Une charge de travail qui n’a pas pu être entièrement assurée durant la fermeture, ce qui a suscité des remontrances de la BnF contre son prestataire, qui a son tour a fait peser la faute sur des personnels qui ne sont pourtant pas responsables des contraintes imposées par l’établissement. Une fois de plus, les salarié-es de la sous-traitance font les frais de décisions inconséquentes, et devront donc cette année payer les pots cassés en venant travailler la veille de 2 jours fériés, dans des conditions inacceptables (isolement total sur le site notamment). [Tant qu’on y est, pourquoi ne pas imposer aux agent-es de la BnF de venir effectuer les récolements qui n’ont pas pu se faire durant la fermeture annuelle les 25 décembre et 1er janvier ?]

Un sous-effectif qui s’aggrave et des pressions qui doivent cesser au plus vite

Les remontrances sur la prestation de nettoyage effectuée partiellement par rapport aux années passées durant la fermeture annuelle 2018 ne sont pas les seules faites aux agent-es de nettoyage du site de Tolbiac, puisque depuis plusieurs semaines se multiplient les réclamations de la BnF sur le travail quotidien effectué par les personnels. Cette situation se traduit par une pression accrue sur les agent-es, de plus en plus surveillé-es et amené-es à changer de secteurs de travail pour effectuer des remplacements et du travail supplémentaire pour toujours plus de rentabilité, ce qui pose bien entendu la question des effectifs en réalité insuffisants pour permettre de répondre aux exigences de la BnF dans de bonnes conditions, à savoir sans risque pour la santé, sans surcharge de travail et sans stress pour les personnels.

Alors que les personnels de nettoyage de la BnF ont fait les frais cette année de plusieurs bouleversements liés à un énième changement d’employeur en septembre 2017, nos organisations syndicales s’indignent de l’attitude de SAMSIC, dont la direction semble manifestement prête à tout pour rentabiliser la présence d’agent-es pourtant eux et elles aussi exténué-es en cette fin d’année. Pire encore, l’entreprise SAMSIC, qui a reçu jeudi 20 décembre une délégation d’agent-es de nettoyage sur le site de Tolbiac suite à une Assemblée Générale, joue la carte du chantage, annonçant aux salarié-es, qu’ils et elles disposeront peut-être du 31 décembre, si l’ensemble du travail a pu être correctement et intégralement réalisé le 24 décembre ! Ce type de comportement tant arbitraire qu’insidieux est inacceptable.

Exigeons que les 24 et 31 décembre ne soient pas travaillés pour nos collègues du nettoyage !

Nous exigeons par ailleurs de la direction de la BnF qu’elle assume sa responsabilité sociale et qu’elle démente rapidement auprès de son prestataire l’urgence des prestations prévues pour les 24 et 31 décembre 2018 sur le site de Tolbiac. Au cas où la direction l’aurait oublié, une Charte sociale a été cette année mise en place dans notre établissement, préconisant une attention particulière des donneurs d’ordre sur les pratiques de leurs prestataires. Nous demandons également à l’entreprise SAMSIC de respecter les modalités appliquées ces dernières années pour des jours de fermeture exceptionnelle du site de Tolbiac, à savoir un repos exceptionnel accordé pour ces 2 journées (donc sans perte de salaire ou congé imposé), pour des agent-es qui participent au même titre que les personnels BnF qui seront eux et elles en congé les 24 et 31 décembre, au bon fonctionnement de notre établissement public.

Une fois de plus, nous ne pouvons que constater les inégalités et les abus générés par le système de sous-traitance et la nécessité de réclamer l’embauche directe des salarié.es au sein des établissements du Ministère.

====> Des jours de repos les 24 et 31 décembre pour nos collègues du nettoyage !
====> Stop aux abus et aux pressions sur les personnels !
====> Des emplois pour les équipes de nettoyage du site de Tolbiac !

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