La colère monte chez les personnels de nettoyage du site de Tolbiac !

Section SUD Culture Solidaires de la BnF / Solidaires 92

Le 29 janvier 2019

Après l’épisode du travail obligatoire les 24 et 31 décembre 2018, sur un site quasi désert et dans des conditions inacceptables (organisation chaotique du travail, isolement des personnels…), le quotidien continue de se dégrader pour les agent·es de nettoyage du site de Tolbiac.

Dans un contexte de contrôles des prestations toujours plus lourds et pointilleux de la part d’une direction de la BnF rivée sur son cahier des charges au cm2 nettoyé près, les salarié·es encaissent depuis plusieurs mois des séries de remontrances et de coups de pression pour effectuer toujours plus de tâches, sans pour autant que l’entreprise SAMSIC qui les emploie consente à embaucher plus de personnel.

Alors que le précédent prestataire de service, ONET, avait commencé sur ce chantier un violent dégraissage des effectifs qui a conduit en avril 2015 à une grève victorieuse, SAMSIC compte manifestement continuer sur la lancée de son prédécesseur, en ne remplaçant plus les personnes en CDI parties, en redistribuant le travail des absent·es sans attribuer automatiquement d’heures supplémentaires ou complémentaires, voire en embauchant de nouveaux/elles salarié·es précaires en CDD.

Pour les salarié-es du site, la coupe est pleine ! Alors que les effectifs ont déjà diminué depuis plusieurs années sans pour autant que les tâches à effectuer baissent, il est inacceptable d’entendre dire de la part de responsables que les personnels sont encore trop nombreux/ses !

Plus grave encore, notre organisation syndicale a été alertée de pratiques intolérables et contraires avec la réglementation du travail :

Salarié·es qui travaillent sans contrats de travail !

Heures supplémentaires ou complémentaires non rémunérées !

 Remboursements de titres de transport « oubliés » sur les fiches de paie !

 L’entreprise « SAMSIC propreté », membre du groupe « SAMSIC » qui affiche 2patron milliards de chiffre d’affaire en Europe, trouvera certainement de très bonnes excuses pour justifier cette situation.

De son côté la direction de la BnF, qui a choisi en septembre 2017 ce prestataire de service, cherchera certainement de nouveau à fuir sa responsabilité sociale, comme elle a pu le faire suite à la situation inédite des 24 et 31 décembre en récitant à notre organisation syndicale les arguments de son prestataire. Pourtant, la direction de la BnF est bien la donneuse d’ordre de ce marché et la Charte Sociale récemment entrée en vigueur dans notre établissement implique bien qu’il lui incombe de s’assurer des bonnes pratiques des entreprises qu’elle emploie pour les missions qu’elle a décidé seule d’externaliser.

Une partie importante des salarié·es du site travaille à temps partiel, sur des grilles salariales très basses et parfois sans évolution de salaire depuis plusieurs années. Ces mêmes personnels, que Samsic traite comme une simple variable d’ajustement, se retrouvent depuis plusieurs mois à multiplier leurs tâches de travail et à effectuer des remplacements au pied levé qui génèrent arrêts de travail et stress accru au quotidien. Un sentiment de déjà vu, qui illustre bien le fait que dans le nettoyage comme ailleurs, les employeurs passent sans pour autant que les pratiques abusives cessent.

Cette situation doit cesser immédiatement, et l’entreprise SAMSIC, qui a eu plus d’un an pour faire ses preuves, doit désormais écouter ses salarié·es et respecter la réglementation du travail, tout comme les engagements pris auprès de notre organisation syndicale à la reprise du marché en septembre 2017 !

Le personnel du nettoyage exige à ce jour :

 -une intervention rapide de la direction de SAMSIC et de la direction de la BnF, pour que cessent toutes les entraves au droit dont l’Inspection du Travail a été informée, et pour que SAMSIC embauche le personnel nécessaire aux exigences du cahier des charges de la BnF.

-le respect des secteurs de travail de l’ensemble des agent·es, comme SAMSIC s’y était engagé lors de la reprise de marché en septembre 2017.

-la fin de toutes convocations abusives et menaces sur les personnels

des garanties sur les effectifs du site qui doivent être sanctuarisés

L’externalisation de services est un fléau auquel il faut mettre fin !

La direction de la BnF, comme tous les établissements du Ministère de la Culture, doivent réinternaliser les fonctions indispensables au bon fonctionnement des services publics et les personnels qui les assurent, pour que cessent les abus !


Solidarité avec les personnels de nettoyage de la BnF !

Pour l’embauche en CDI des personnels sans contrats de travail !

 Pour le versement de la prime de fin d’année 2018 à l’ensemble des agent.es  concerné.es

 Pour le paiement immédiat des heures non rémunérées et le remboursement des titres de transport !

 Pour l’embauche pérenne de personnels supplémentaires et le remplacement de tous les départs !

 Pour le respect des secteurs de travail de chaque agent·e

 Stop aux pressions hiérarchiques sur les personnels !

 

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