Femmes de chambre : la violence et l’exploitation, ça suffit !

Union syndicale Solidaires

Pas de vacances pour la lutte de classe.

Encore cet été, des femmes de chambres, cessent le travail contre les cadences infernales que leur imposent les sous-traitants des grands groupes hôteliers et pour une véritable reconnaissance de leur travail :

- À Paris, une trentaine d’entre elles sont en grève avec la CGT depuis le 17 juillet dernier à l’hôtel Ibis des Batignoles. Une salariée a même été victime d’un viol en 2017 (une instruction est en cours). SUD ptt et SUD commerce ont apporté leur soutien.

- À Marseille, le conflit à l’hôtel NH Collection, avec le soutien de la CNT-SO, dure lui depuis le 11 avril dernier et les grévistes ne comptent plus les interventions policières sur leur piquet de grève.

- C’est la même politique de sous traitance et d’exploitation qui sévit à Chronopost où des dizaines de travailleurs sans-papiers luttent, avec l’appui de SUD PTT et de Solidaires Val de Marne, depuis le 11 juin dernier à Alfortville, le tout sous le regard passif de l’Etat actionnaire à 100% de la Poste.

STN, Elior mais aussi Chronopost, exploiteurs ! Gouvernement complice !

Marlène Schiappa, Secrétaire d’État en charge de l’égalité hommes-femmes, ferait bien de légiférer pour interdire la sous-traitance dès lors qu’elle constitue le cœur du métier du donneur d’ordre. La reconstitution de la communauté de travail est une condition essentielle pour la défense et l’extension des droits de ces travailleuses.

L’Union syndicale Solidaires appuie ces luttes et appelle ses syndicats à les soutenir, au plan militant comme financier. Elle demande aussi à être reçue par la Secrétaire d’Etat pour faire entendre ses revendications sur ce sujet.

Article publié le 26 juillet 2019


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