LE GOUVERNEMENT RESTE SOURD ET AGGRAVE SON PROJET DE RÉFORME DES RETRAITES

Intersyndicale BnF CGT – FSU – SUD culture

 


Contre la casse de notre système de retraites
GREVE et MANIFESTATION
JEUDI 6 février >>> 14h Gare de l’Est

RDV BnF  agence bancaire angle rue Lucien Sampaix / Boulevard Magenta


UN NOUVEAU MÉCANISME DE BAISSE DES PENSIONS QUELLE QUE SOIT LA DATE DE NAISSANCE

Passée inaperçue, mais révélée par des universitaires, cette nouvelle « règle d’or » signifierait que dès 2022 le niveau des pensions de retraites ne serait plus garanti par rapport aux meilleurs salaires y compris pour celles et ceux nés avant 1975.
Comment : en baissant le « taux de remplacement » qui garantit réglementairement un certain niveau de pension par rapport aux revenus d’activités, soit en moyenne 70% du salaire (75% pour les fonctionnaires).

CES RESTRICTIONS SONT LA CONSÉQUENCE DE LA BAISSE DES MOYENS CONSACRÉS AUX RETRAITES

Ces moyens représentent actuellement 13,8% du PIB (richesse produite dans l’année en France) et devaient être bloqués avec la réforme à 14% alors même que le nombre de retraités va augmenter. En conséquence, s’il y a moins de recettes et plus de pensionnés, il faut que les salariés fassent de nouveaux sacrifices alors même que cette richesse existe.

Le gouvernement annonce désormais une diminution plus importante à 12,9% du PIB, avec une première baisse des moyens alloués aux retraites qui pourrait être de l’ordre de 8 milliards d’euros en 2025, puis 12 milliards en 2030, etc.
Comment diminuer les retraites pour prendre en compte ces coupes budgétaires ?

· Pour celles et ceux né.e.s avant 1975, est prévue une baisse du « taux de remplacement » et donc des retraites.
· Pour les générations nées après 1975 c’est la valeur des points achetés pour constituer les pensions qui diminuera progressivement comme en Suède (-10% en 10 ans).

DEUXIÈME MÉCANISME : FAIRE TRAVAILLER TOUJOURS PLUS LONGTEMPS

Le projet actuel ne parle plus «d’âge pivot» (momentanément suspendu entre 2022 à 2027), mais réintroduit sa logique avec «l’âge d’équilibre». L’objectif est le même : retarder au maximum l’âge de départ en retraite.
Concrètement, tout le monde pourra partir à 62 ans mais subira un malus (qui passe de 5% par an à 7 ou 8%). Ce malus ne s’applique pas si l’on part à « l’âge d’équilibre ».
Pour celles et ceux cessant de travailler entre 2027 et 2037 cet âge sans malus sera certainement de 64 ans, puis de 65 ans pour les générations nées après 1975 pour atteindre progressivement 66 ans et 3 mois pour la génération 1990, 67 ans si nés en 1999, etc.
Exemple : un salarié ayant 40 ans en 2020, pour ne pas perdre entre 21 et 24% du montant de sa retraite devra travailler jusqu’à 65 ans au lieu de 62 ans !

MONTANT DES RETRAITES : UN CALCUL TOUJOURS AUSSI DÉSAVANTAGEUX

Pour celles et ceux nés après 1975, la réforme va entraîner une baisse importante des pensions ; en effet les montants seront calculés non pas à partir des meilleurs salaires mais sur l’ensemble de la carrière, c’est-à-dire les pires comme les meilleures années


ON LÂCHE RIEN !

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