BnF : Compte-rendu de la réunion du 10/04/2020 entre la direction et les organisations syndicales

SUD Culture Solidaires
Section de la Bibliothèque nationale de France

Le 14 avril 2020

Vendredi 10 avril a eu lieu la 2e réunion à distance entre les organisations syndicales et la direction de la BnF depuis le début du confinement. Nous transmettons ici les réponses aux questions des organisations syndicales et les dernières informations données par la direction.

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Protégeons notre santé et protégeons aussi nos droits !
CR réunion 10 avril 2020 BnF_covid19

Introduction

La direction annonce l’arrivée d’un nouveau chef au DMT.

En préambule, deux organisations syndicales demandent la tenue d’un CHSCT extraordinaire afin que tout soit enregistré et pour que le CHSCT puisse émettre des avis (vote).

Demande d’une organisation syndicale que les notes-cadres sur le télétravail et le travail à distance soient examinées en représentation syndicale.

  1. Suivi de la situation sanitaire :

 La situation n’a pas beaucoup bougé depuis la dernière réunion, avec une vingtaine d’agent-es contaminé.es ou suspecté.es comme tel-les.

Du côté des salarié-es des sociétés prestataires, la direction annonce qu’il n’y a pas eu de remontées de cas côté restauration et nettoyage. Quelques cas non graves auraient en revanche été identifiés côté sûreté.

Une organisation syndicale demande des informations sur les risques potentiels de transmission du virus sur site par la ventilation.

SUD Culture regrette les données trop peu précises de la direction. 

  1. Plan de Continuité de l’Activité:

La présidente de la BnF s’est rendue sur les sites de Richelieu et Tolbiac la semaine dernière. La plupart des chaînes administratives sont reparties (contrats, conventions…).

Au niveau de la sûreté des collections, la DCO a procédé à des rondes hebdomadaires : 3 à l’Arsenal, 2 à Richelieu, 1 à Louvois 1 à Tolbiac, les volets de bureaux fortement exposés au soleil à Tolbiac ont été fermés ainsi que les ordinateurs qui étaient restés allumés.

SUD demande si des anomalies de température ou d’humidité ont été relevées en magasin. La direction répond qu’il y a plutôt moins d’anomalies qu’en temps normal, mais la climatisation est en panne dans un magasin de la T2, le DMT attend une pièce pour pouvoir la réparer.

Au niveau SI, beaucoup de demandes ont été traitées :

  • 592 boxers demandés = 588 traités
  • 760 webmail extranet = 687 traités (permet seulement la lecture des mails et l’accès aux bases de production)
  • 1072 agent.es ont accès à Lotus
  • 480 personnes étaient connectées au webinaire de jeudi 9.
  1. Télétravail / travail à distance:

La direction rappelle la différence entre télétravail et travail à distance.

Le télétravail étant l’objet d’une convention signée entre un-e agent-e et l’établissement, concernant une à deux journées par semaine, et donnant accès à un équipement fourni par la direction).

Le travail à distance, notion plus large, relève du « télétravail exceptionnel » et répond aux instructions de la DGFAP pour assurer la continuité du service public.

Rappel est fait que tout le monde ne peut pas travailler à distance. La direction précise que chacun.e est invité à faire ce qu’il ou elle peut, c’est pour cela aussi qu’il n’y a pas de badgeage requis.

Concernant le type de tâches proposées dans le cadre du travail à distance, la direction dit que les instructions sont en cours au niveau des départements. La direction a pris du retard sur le sujet.

 La direction s’engage à identifier la situation des agent.es. Chaque agent doit savoir dans quelle situation il se trouve. Un recensement va être effectué auprès de l’encadrement et sera envoyé aux organisations syndicales.

Concernant la « souplesse » appliquée aux plages fixes : la direction reconnait que la formule est floue et qu’il ne s’agit pas de faire travailler les agent-es en dehors des plages fixes mais que chaque agent-e s’adapte selon ses contraintes : les plages fixes peuvent être plus resserrées.

SUD demande si les cycles de travail sont toujours actifs pour les personnes en télétravail. La direction répond qu’« on ne doit pas plus mais on peut faire moins. »

 Pour SUD Culture le travail à distance est une notion floue ; les agent.es sont soit en ASA, soit en télétravail. Il faut arrêter de solliciter les agent.es en ASA pour des tâches (ex. : de magasinier et magasinières sollicité.es pour la vérification des documents océrisés.) Par ailleurs, il y a un flou total sur la position administrative des agent.es ; nous attendons avec impatience le recensement effectué par la direction.

 Une organisation syndicale souligne qu’au Louvre les agent-es sont soit en ASA, soit en télétravail et intégré.es au PCA.

Concernant le travail à distance, la direction dit que les instructions sont en cours au niveau des départements. La direction a pris du retard sur le sujet.

Concernant les protections des agent-es travaillant ponctuellement sur place dans le cadre du PCA : la direction dit que les stocks de lingettes sont maigres, mais du gel hydroalcoolique a été distribué il y a quelques jours ainsi que des gants. La BnF n’est pas tenue de fournir des masques.

SUD Culture soutient la demande d’une organisation à ce que des masques soient fournis pour ces salarié.es, vu qu’ils sont peu nombreux à travailler en ce moment, cela devrait être faisable pour la BnF.

 Concernant les salarié-es des sociétés prestataires : la direction dit que côté restauration (Sodexo) : 10 personnes sont en chômage partiel. Aucune information n’est donnée concernant les salarié-es de nettoyage (société SAMSIC) et des informations contradictoires sont données côté sûreté.

  1. Questions diverses :

 Congés

 La direction rappelle que la décision de ne pas annuler les congés déjà posés pour les agent.es en ASA n’est pas définitive. La consigne ministérielle est appliquée à titre conservatoire en attendant la transposition de la loi d’urgence sanitaire dans la Fonction Publique.

L’intégralité des organisations syndicales CFDT-CGT-FSU-SUD réitère son opposition à cette mesure injuste, qui crée des inégalités de traitement entre agent-es, la mesure touchant particulièrement les magasiniers/ères.

SUD demande si les « vacataires » conservent bien leur droit à congés : la direction répond qu’il n’y a pas de différences en termes de gestion entre titulaires et non titulaires sur ce sujet.

 Autres points divers :

  • Départ à la retraite des agent.es pendant le confinement : c’est un sujet prioritaire, les dossiers sont suivis, un agent en a la charge. (question de SUD)
  • es en arrêt maladie et « gel des situations » : les agent-es qui étaient à mi-traitement avant le confinement restent à mi-traitement, ceux qui étaient à 100 % idem, en attendant la reprise des Comités Médicaux (question de SUD)
  • Réouverture / reprise des activités: le processus de reprise est en cours d’analyse et se fera en plusieurs phases. Tous les calendriers sont bousculés.
  • Tenue d’un CHSCT: la direction le souhaite dans délai le plus rapidement possible mais rappelle les délais réglementaires ; attente des instructions ministérielles et de la tenue du CHSCT Ministériel le 20 avril
  • Les agent-es recevront une paie « réelle » au mois d’avril
  • SUD demande la transmission des listes CCPC (entrées et sorties d’agent-es non titulaires)

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