Jour de Travail à Distance sucré : Pâques au turbin ?

chats,paques

Communiqué SUD Culture BnF

Les agent-e-s de plusieurs départements de la DCO ont appris une nouvelle décision absurde prise tardivement et unilatéralement, aux dépends du personnel : le lundi 5 avril ou « lundi de Pâques » étant férié, il y aura obligation de venue sur site les 4 autres jours de la semaine, sans possibilité d’un jour de Travail A Distance, pour les agent-e-s qui travaillent en présentiel. Cela au moment même où, n’en déplaisent aux huiles qui voudraient, comme nous tou.tes, que la vie – et la Bibliothèque – reprenne son cours normal, la pandémie continue de faire des ravages, avec la diffusion de variants particulièrement redoutables. Cette décision intervient donc dans un contexte catastrophique au niveau sanitaire, y compris dans notre établissement où le nombre de cas de covid explose.

Pourtant, la Direction de la BnF ne voit aucun inconvénient à imposer à tou.te.s les agent.e.s d’un même service et d’un même département qui travaillent sur site de venir en même temps, alors même que nos journées de TAD visent notamment à empêcher une présence massive d’agent.e.s sur site au même moment.   
De plus, elle entérine l’inégalité de traitement entre catégories de personnel mais également l’idée de travailler en présentiel à 100%, en dépit de la gravité de la situation.  Si un jour férié tombe en semaine, ces agent.es devraient donc venir travailler 4 jours  sur 4 possibles dans un espace clos contribuant à augmenter la densité de personnels sur site ?



Interpellée à ce sujet en Comité Technique le jeudi 25 mars par notre organisation syndicale, la direction de l’établissement a prétendu ne pas être au courant de cette mesure. 
Mais cet abus n’est pas le premier en la matière, car il y avait déjà eu les six jours de congés volés au printemps 2020,  puis la suppression des jours de TAD à Noël et pour le jour de l’an. Dans le même état d’esprit, tout sauf bienveillant, la direction a décidé aux agent-e-s vont être obligé de poser d’office 3 jours de congés lors de la fermeture annuelle de septembre (auxquels s’ajouteront 2 jours d’autorisation d’absence, la direction ayant même initialement prévu d’imposer 4 jours de congés). Malgré l’opposition d’une partie des organisations syndicales, la direction impose donc une mesure injuste et de plus paternaliste, en arguant que cette disposition s’impose du fait de la fatigue cumulée des agent-es…

Cette façon d’agir et surtout la mesure prise sont est inacceptable, surtout quand on sait que l’épuisement du personnel est aussi liée aux schémas d’organisations adoptés par la direction. C’est mépriser le personnel, en particulier d’Accueil et de magasinage, qui travaille dans des situations difficiles, dans un contexte grave et qui accumule du stress et de la fatigue. C’est faire prendre des risques sanitaires aux agent-e-s. C’est montrer à quel point les règles de protection n’ont aucune valeur. C’est vouloir imposer l’idéologie du travail à tout prix, sans tenir compte des conséquences, et du passage en force pour imposer une fausse « normalité ».  

La mesure concernant la semaine du lundi 5 avril doit être immédiatement retirée. Le jour de TAD pour les agent-e-s qui travaillent sur site doit être rétabli cette semaine-là. Les mesures de protection sanitaire doivent être appliqués et renforcées (voir notre compte-rendu du dernier CHSCT exceptionnel : https://sudculturebnf.wordpress.com/2021/03/23/bnf-circulez-il-ny-a-rien-a-voir/) ! 


Publicité