Comité Technique BnF du 7 octobre 2021 : l’intersyndicale CGT-FSU-SUD refuse de siéger !

Intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD

Déclaration liminaire Comité Technique 7 octobre 2021

Mégaphone, La Main, Logo PNG - Mégaphone, La Main, Logo transparentes | PNG  gratuit

« A plusieurs reprises nos organisations ont fait part à la direction de leur profond désaccord quant à l’organisation des instances de l’établissement, qu’il s’agisse de modalités de fonctionnement déjà communiqués aux services avant passage en CHSCT (dénoncé à plusieurs reprises au cours de la crise sanitaire), ou de l’articulation des instances entre CT, CHSCT et CCPC.

Ainsi, deux demandes récentes concernant l’examen du dossier important de la réouverture complète du site Richelieu ont-elles été rejetées par la présidente du Comité Technique. Accepter l’examen incomplet de ce dossier au CHSCT et au Comité Technique pour permettre aux équipes de se « projeter », sur un texte qui n’a ni été adopté, ni même présenté entièrement, ne fait pas partie de nos méthodes. Ce point doit être présenté complètement au CHSCT avant d’être soumis entièrement au CT, qu’il s’agisse de l’effectif, des horaires, de l’organisation du travail, etc… De la même façon, nous désapprouvons la manière dont la direction organise dès maintenant des groupes de travail sur le site de Richelieu, avec des agents miss devant le fait accompli et sommés de réfléchir à l’organisation d’un projet non seulement démuni de moyens, mais aussi étranger à la réalité du travail accompli par les personnels affectés au site.

Nos organisations syndicales s’opposent fermement au redéploiement de 40 postes de Tolbiac vers Richelieu, conséquence des suppressions de postes subies ces dernières années. Comment accepter qu’un tel projet, dont la direction se prévaut devant le Président de la République à l’occasion de dîners mondains, ne se voie pas accompagné d’un plan de recrutement d’agents titulaires. Dans le même temps, la direction annonce, dans un élan contradictoire avec les mesures prises à Tolbiac, la mise en place de communications au fil de l’eau, synonyme d’augmentation de la charge de travail et de désorganisation des équipes de magasinage. De la même façon, l’extension des horaires allant jusqu’à un projet d’ouverture les jours fériés et le dimanche de la salle Ovale n’est-elle pas l’illustration du déni des difficultés rencontrées par les collègues qui auront à assurer la charge d’une telle amplitude ? Tant sur la forme que sur le fond, nos organisations syndicales exigent la révision complète de ce dossier, l’abandon de toute extension horaire, et le recrutement de personnels supplémentaires en adéquation avec l’accroissement de la charge de travail.

Par ailleurs, la direction vient de franchir une ligne rouge en annonçant vouloir revenir sur le protocole de fin de grève de 2016 signé au nom des personnels en lutte par nos 3 organisations. Revenir sur ces acquis sociaux sous le prétexte hypocrite d’une divergence dans l’interprétation des textes nous est intolérable. Nous ne sommes pas dupes : nous savons parfaitement ce vous préparez en accommodant à votre sauce la loi de transformation de la Fonction Publique dont la finalité n’est autre que détruire le statut de fonctionnaire. Nous refusons catégoriquement de voir entrer à la BnF une masse de contractuels toujours plus précaires quand l’urgence sociale mériterait, au contraire, l’organisation de recrutements directs (sur lesquels vous avez la main), de concours nationaux et de plans de titularisation permettant aux plus fragiles d’entre nous de sortir de la précarité. Donc, nous vous demandons instamment de bien vouloir garantir l’application des avancées sociales obtenues par le personnel et de respecter vos engagements contraignants, pris dans le cadre du protocole de fin de grève que vous avez signé en 2016, concernant les recrutements en CDI des agents non -titulaires à temps incomplet sur besoin permanent. Nous demandons, par ailleurs, le retrait de la mention des fameux contrats ultra-précaires de « missions » de tous les documents officiels qui seront présentés en instance et qui n’ont pas leur place à la BnF.

Dans un tel contexte autoritaire ignorant le dialogue social, nous décidons de ne pas siéger dans ce Comité Technique ou dans quelconque des instances devant se tenir cette semaine. »

Publicité