Direction, tutelles de la BnF : il est temps de reconnaître votre échec !

Intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD

Jeudi 30 juin, pendant une journée de grève très suivie, des centaines d’agents rejoints par le public avec l’Association des Lecteurs et Usagers (ALU BnF) et des soutiens ont investi le hall Est pour montrer leur colère et leur détermination. Lors de ce grand rassemblement des déclarations de l’intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD et des usagers ont été lues à l’ouverture d’un important Conseil d’Administration « dématérialisé » en visioconférence à la toute dernière minute, ce qui a permis à la direction d’éjecter le personnel en grève du CA d’un clic de souris… Mais cette mobilisation est une franche réussite qui permet de consolider la convergence des personnels et usagers autour de la défense des moyens nécessaires au maintien de nos missions de service public et prouve qu’après deux mois de grève, la lutte ne faiblit pas.

Le compte n’y est pas, on maintient la pression !

Au CA, les tutelles dos au mur ont fini par octroyer un budget complémentaire permettant l’embauche de 20 postes de catégorie C supplémentaires d’ici la fin de l’année 2022. Si cette annonce, pour l’instant floue, est un premier pas, elle est bien loin de répondre à notre exigence d’avoir les moyens nécessaires à l’ensemble des missions de la bibliothèque. Surtout que la direction s’en sert pour continuer à imposer sa « réforme » du SP, en présentant le relèvement de l’heure de début des communications directes à 12h comme une réponse à la grève, alors que cela ne règle rien. Par ailleurs, la direction a finie par lâcher, alors qu’elle prétendait jusqu’ici que c’était impossible, l’extension de la prime de fin d’année à l’ensemble des contractuels.

Mais la direction reste intransigeante sur sa politique antisociale de recrutement de « vacataires » ultra-précaires (contrats d’un an renouvelables un an), qu’elle refuse même de remettre au débat. De même, la question cruciale d’un recrutement sans concours de magasiniers, permettant l’accès à l’emploi titulaire aux plus précaires d’entre nous, reste évincée par la direction, tout comme le fait de revoir le fonctionnement prévu et voué à l’échec de Richelieu à la rentrée. De plus, elle refuse obstinément de parler des effectifs nécessaires pour Richelieu ou pour la DSR.

Quant à la réforme du Service au Public, la direction s’installe désormais dans une posture absurde puisqu’elle met en oeuvre une « réorganisation de la réorganisation », aveu à peine caché de l’échec total d’une politique purement comptable et statistique de nos missions, bien éloignée des réalités de terrain, car elle veut à tout prix lancer dès que possible les chantiers exceptionnels pour Amiens, sacrifiant au passage le service public.


Si la pression de deux mois de grève a obligé la direction et les tutelles à commencer à faire de petites concessions, cela reste très largement insuffisant. Il faut donc continuer à nous mobiliser pour obtenir :

  • Retrait total et immédiat de la réorganisation du travail en service public et retour aux communications directes des documents toute la journée ; suspension des chantiers exceptionnels supplémentaires tant qu’il n’y a pas le personnel pour les faire ;
  • Mise en place immédiate de toutes les mesures nécessaires pour pourvoir les postes dont la BnF a besoin, en particulier de magasiniers titulaires, avec l’organisation rapide d’un recrutement direct conséquent muni d’un volet interne important ;
  • Abandon immédiat du recrutement des contractuels à temps incomplet sur besoins permanents sur des CDD d’un an, contrats ultra-précaires sans droit et retour à leur recrutement en CDI ;
  • Engagement clair et précis sur les primes ;
  • Augmentation des moyens en personnel, notamment pour le Dépôt Légal (catalogage et magasinage), et financiers de la BnF pour pouvoir remplir dans de bonnes conditions l’ensemble de ses missions ;
  • Retrait du projet d’ouverture jusqu’à 19h des salles de lecture et du travail les jours fériés, les dimanches à Richelieu

Pour faire le point sur la lutte et pour décider ensemble de comment la poursuivre cet été, soyons nombreux et nombreuses :

Assemblée Générale des personnels BnF Mardi 5 juillet – 12h30 Hall Ouest –