Non à la dégradation des conditions de travail à Bussy


Suite à la décision de la direction de la BnF et du gouvernement de construire le nouveau site de stockage d’une partie des collections de la BnF à Amiens, nous, personnel de Bussy-Saint-Georges connaissons des conditions de travail dégradées. Nous sommes nombreux à nous être mobilisés contre la fermeture du site il y a de cela un an, fermeture actée en juin 2021 par la direction, cela alors que durant 2 ans elle nous ait d’abord affirmé que les sites Bussy et Sablé ne fermeraient pas.

Nous connaissons depuis plusieurs mois de gros problèmes d’effectifs. Ceux-ci ne sont pas nouveaux, cela fait plusieurs années que nous subissons par exemple le non renouvellement des postes d’agents partis en retraite ou des postes restés vacants, mais tout cela s’est accéléré depuis une année et l’annonce de la fermeture du site. Quelles conditions de travail nous attendent jusqu’à 2027 ? La direction s’est engagée à maintenir les effectifs, mais en réalité les départs ne sont pas remplacés et les effectifs sur les sites fondent à vue d’œil, ce qui dégrade la situation du personnel restant.

Depuis une année plusieur·es collègues tentent déjà de partir pour ne pas rester sur des sites en voie de démantèlement, certain·es ont signé des ruptures conventionnelles, d’autres cherchent à muter et, dans cette attente, ne peuvent pas encore bénéficier de l’arrêté de restructuration qui n’aura lieu normalement qu’en 2024, ce qui les bloque dans leurs projets personnels. Le projet prenant déjà du retard, il est fort probable par ailleurs que cet arrêté soit reculé à 2025 ou 2026. À l’inverse certain·es collègues espèrent partir le plus tard possible car aucune solution ne peut les satisfaire : ni aller sur Paris, ni aller sur Amiens. Iels ne souhaitent pas déménager et ne pourront pas trouver dans la Fonction Publique Territoriale de postes correspondant par exemple aux diplômes des métiers d’arts qu’iels possèdent. Malheureusement pour eux, cela veux dire continuer de travailler sur un site en sous effectifs dans de mauvaises conditions. Nos collègues se sentent comme abandonnés dans un purgatoire: la direction fait-elle en sorte de laisser les conditions se dégrader afin que les personnels partent d’eux mêmes et qu’elle n’ait pas à prendre ses responsabilités et respecter ses engagements?  

En choisissant de fermer Bussy la direction à fait un choix qui aujourd’hui pose des problèmes insolubles que nous sommes en première ligne à subir. Problèmes qui ne pourraient être résolus que par des créations de postes importantes, ce auquel elle se refuse. Que compte faire la direction pour réellement maintenir les postes ? Recourir à des emplois précaires ? Ou encore à des prestataires extérieurs ?

Le mouvement de grève actuel à la BNF, contre la réforme de la communication directe, avec les exigences des créations de postes nous concerne également, nous subissons comme les personnels de Tolbiac et de Richelieu les baisses d’effectifs. Comme son projet de communication directe le démontre, la direction à recours à des méthodes de bricolage pour pallier les sous-effectifs, c’est également ce qu’elle pratique à Bussy, proposant par exemple aux agents des polyvalences transversales aux différents services pour pallier les postes manquants… Et Bussy étant habitué à être souvent la dernière roue du carrosse, il est également à craindre que fasse sur notre dos les colmatages qu’elle tenterait sur Tolbiac et Richelieu.

Cette situation n’est plus tolérable.

– Nous nous associons à nos collègues de Paris et à la grève actuelle pour exiger des créations de postes,
– nous souhaitons dès maintenant un arrêté de restructurations visant à ne pas bloquer les agent·es pour plusieurs années,
– Nous exigeons le maintien d’effectifs stables de titulaires jusqu’à 2027 sur ces sites.

Par des agents du CT BNF de Bussy-Saint-George