Des préavis de grève comme s’il en pleuvait !

Retrouvez ci-dessous tous les préavis de grève BnF, Ministère de la culture et Fonction Publique pour septembre 2022.
Pour une rentrée de luttes !

Préavis BnF déposé par l’intersyndicale FSU-SUD Culture pour la période du 18 au 30 septembre 2022

Préavis BnF déposé par l’intersyndicale CGT-FSU-SUD Culture pour les 20 et 29 septembre 2022

Préavis Ministère de la Culture déposé par l’intersyndicale CGT-FSU-SUD-UNSA pour le 29 septembre 2022

Préavis Fonction Publique déposé par Solidaires Fonction Publique pour septembre 2022

Préavis BnF déposé par l’intersyndicale FSU-SUD Culture pour la période du 18 au 30 septembre 2022

SUD Culture Solidaires
FSU BnF

Paris, le 13 septembre 2022

Madame Laurence Engel, Présidente de la Bibliothèque nationale de France
Objet : dépôt d’un préavis de grève pour les personnels de la BnF

Madame la Présidente,

Les organisations syndicales et les personnels de la bibliothèque sont maintenant mobilisés depuis plusieurs mois, encore plus fortement et de façon ininterrompue depuis début mai, contre la réforme réduisant la communication directe des documents de magasins pour les lecteurs et lectrices de la bibliothèque de Recherche, contre le sous-effectif, contre les mauvaises conditions de travail et contre les contrats ultra-précaires.

La réorganisation du service public en particulier continue de susciter une forte contestation des personnels à laquelle se joint la colère des usagers de la bibliothèque comme en témoignent les pétitions en ligne qui ont recueilli plus de 19 000 signatures, la conférence de presse du 15 juin, la tribune parue dans Le Monde du 20 juin signée par près de 450 personnalités du monde de la recherche et de la culture ainsi que le grand rassemblement organisé le 30 juin par le personnel en grève et les usagers et usagères.

Mais malgré maintenant quatre préavis de grève intersyndicaux déposés, vingt-sept jours de grève et un taux élevé de grévistes au cours des 16 semaines de lutte, la direction refuse toujours de retirer cette réforme unanimement rejetée, de mettre fin aux contrats ultra-précaires et créer le nombre de postes pérennes nécessaires, ce qui dégrade fortement le climat social.

Incapable de proposer des avancées significatives relevant pourtant de sa compétence, tant sur la réforme de la communication directe que sur le rééquilibrage réel des effectifs pérennes en faveur des catégories C ou la précarité, la direction s’enferme dans une posture intransigeante.

Face à l’absence de réponses satisfaisantes, notre organisation syndicale SUD Culture Solidaires, ainsi que la section FSU de la BnF, sont donc dans l’obligation de déposer un nouveau préavis de grève à partir du 18 septembre jusqu’au 30 septembre 2022 pour l’ensemble des agents de l’établissement afin de faire aboutir les revendications suivantes :

1) Le retrait de la réforme réduisant la communication directe des documents des magasins uniquement l’après-midi et le retour aux conditions de communication directe en vigueur avant mars 2020, donc sur toute la journée dès 9h du matin,

2) La suspension sine die des chantiers internes supplémentaires prévue par cette réforme et impossible à mettre en œuvre sans l’apport des effectifs pérennes nécessaires,

3) L’augmentation réelle des moyens en personnel et financiers de la BnF à la hauteur de l’ensemble de ses besoins, avec le renforcement des effectifs pourvus par des emplois pérennes au niveau nécessaire ; alors que le périmètre des missions de la bibliothèque augmente d’année en année, ce renforcement est primordial afin de garantir l’accomplissement de l’intégralité des missions « anciennes et nouvelles » ainsi que de bonnes conditions de travail pour les personnels,

4) Plus particulièrement, nous réclamons la mise en place immédiate de toutes les mesures nécessaires pour pourvoir de manière pérenne tous les postes dont la DCO a besoin, en particulier par des magasiniers titulaires, pour garantir de bonnes conditions de travail aux agents et leur permettre d’assurer leurs missions de service public et de travail interne normal. Les moyens supplémentaires obtenus récemment du ministère de la Culture doivent servir à recruter des agents magasiniers titulaires, pas à financer des contrats ultra-précaires.

5) Pour cela, afin de pallier le manque de personnel de magasinage (134,6 ETPT supprimés depuis 2010) et réduire la précarité, nos organisations syndicales réclament l’organisation rapide d’un recrutement de magasiniers portant sur un nombre conséquent de postes et comprenant un volet interne important pour permettre l’accès à l’emploi titulaire des plus précaires,

6) De même, nous réclamons la mise en place immédiate de toutes les mesures nécessaires pour pourvoir les postes dont la DSR a besoin, en particulier de magasiniers et de catalogueurs titulaires au sein du dépôt légal, afin de pallier la fonte des effectifs vécue depuis plusieurs années, alors que le nombre d’entrées au dépôt légal ne faiblit pas et que de nouvelles missions (dépôt légal numérique) vont s’ajouter. Le sous-effectif en catégorie C est aussi un problème criant sur les sites de Bussy-Saint-Georges et de Sablé sur Sarthe.

7) Le respect du Protocole de fin de grève de 2016 prévoyant le recrutement des agents contractuels à temps incomplet sur missions pérennes en CDI et le retrait de la récente disposition prévoyant ce recrutement en CDD d’un an renouvelable une fois sur des quotités horaires faibles,

8) L’application des mesures ministérielles de revalorisation des primes. Pour les agents titulaires, nous réclamons une égalité de traitement avec les agents du Ministère de la culture qui ont bénéficié fin 2021 d’une revalorisation de leur prime de +500 à +1500 euros/an en fonction de leur ancienneté,

9) La révision du fonctionnement du site Richelieu à la réouverture en septembre 2022 qui entraîne surcharges et dégradations des conditions de travail. Nous réclamons la fermeture des salles de recherche à 18h, le recrutement du personnel titulaire nécessaire pour le musée, la salle ovale et les salles de lecture, et l’abandon du travail le dimanche et les jours fériés.

Nous restons à votre disposition, comme le prévoit la réglementation, pour ouvrir des négociations, et nous vous adressons, Madame la Présidente, l’expression de nos sincères salutations syndicalistes.


Préavis BnF déposé par l’intersyndicale CGT-FSU-SUD Culture pour les 20 et 29 septembre 2022

CGT-BnF
FSU-BnF
SUD Culture BnF

Le 14 septembre 2022, à Paris

Madame Laurence Engel,
A l’attention de la Présidente de la BnF

Objet : dépôt d’un préavis de grève pour les personnels de la BnF

Madame la Présidente,

Les organisations syndicales CGT-FSU-SUD et les personnels de la bibliothèque sont maintenant mobilisés depuis plusieurs mois suite à la présentation du projet de réouverture du site richelieu et de façon ininterrompue depuis début mai, suite à la mise en place de la réforme réduisant la communication directe des documents pour les lecteurs et lectrices du Rez-de-jardin.

Derrière ces différentes réformes et réorganisations, c’est bien les questions essentielles de l’accomplissement des missions, de l’emploi et des conditions de travail qui sont en jeu.

Avec ces mobilisations, les personnels de la bibliothèque dénoncent et combattent le sous-effectif, le recours abusif à des contrats précaires, le nivellement des missions par le bas, des conditions de travail toujours plus dégradées.

L’ouverture complète du site Richelieu est l’occasion pour nos organisations syndicales de déposer le 5e préavis de grève commun de l’année pour le mardi 20 septembre 2022 et le jeudi 29 septembre concernant l’ensemble des agent·e·s de l’établissement et de porter à nouveau les revendications suivantes :

– l’augmentation des effectifs pourvus par des emplois pérennes, entre autre en catégorie C ;

alors que le périmètre des missions de la bibliothèque augmente d’année en année, ce renforcement est primordial afin de garantir l’accomplissement de l’intégralité des missions « anciennes et nouvelles » ainsi que de bonnes conditions de travail pour les personnels,

– les faibles moyens supplémentaires obtenus récemment du ministère de la Culture doivent servir à recruter des agents magasiniers titulaires, non à financer des contrats précaires. Afin de pallier le manque de personnel de magasinage (134,6 ETPT supprimés depuis 2010) et réduire la précarité, nos organisations syndicales réclament l’organisation rapide d’un recrutement de magasiniers comprenant un volet interne pour permettre l’accès à l’emploi titulaire des plus précaires,

– la révision du fonctionnement du site Richelieu à la réouverture. Nous réclamons la fermeture des salles de recherche à 18h, la réouverture le lundi matin au public, l’abandon du travail le dimanche et les jours fériés, le recrutement du personnel titulaire nécessaire et la mise en place d’une équipe dédiée plus importante pour la salle Ovale.

– le retrait de la réforme réduisant la communication directe des documents des magasins uniquement l’après-midi et le retour aux conditions de communication directe sur toute la journée dès 9h du matin. Cette réforme tout en abaissant la qualité du service public dégrade les conditions de travail des magasiniers avec un fractionnement et une intensification des temps de travail. Le rétablissement de la communication directe toute la journée devant être la priorité, nous demandons le maintien de la suspension des chantiers exceptionnels pour Amiens tant qu’il n’y aura pas les effectifs pérennes nécessaires.

– le respect du Protocole de fin de grève de 2016 prévoyant le recrutement des agents contractuels à temps incomplet sur des besoins permanents en CDI et le retrait de la récente disposition prévoyant ce recrutement en CDD d’un an renouvelable une fois sur des quotités horaires faibles,

– l’application des mesures ministérielles de revalorisation des primes. Pour les agents titulaires, nous réclamons une égalité de traitement avec les agents du Ministère de la culture qui ont bénéficié fin 2021 d’une revalorisation de leur prime de +500 à +1500 euros/an en fonction de leur ancienneté. La bibliothèque est aujourd’hui le seul grand établissement du ministère à ne pas avoir mis en place ce dispositif.

– En 2016 sur le site de Richelieu, après 7 ans de travaux, plusieurs mois de déménagements et une réouverture fortement dégradée de la zone rénovée, la grève des agents avait permis d’obtenir 500 euros de prime, 5 jours de congés compensatoires et la promesse de la reconduction de cette mesure au terme du chantier. En 2022 cet engagement n’a été que partiellement tenu, la direction n’ayant octroyé que deux jours de congés au lieu de 5. Nous demandons la reconduction de la mesure de 2016.

Nous restons à votre disposition, comme le prévoit la réglementation, pour ouvrir des négociations, et nous vous adressons, Madame la Présidente, l’expression de nos sincères salutations.

L’intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD Culture BnF


Préavis Ministère de la Culture déposé par l’intersyndicale CGT-FSU-SUD-UNSA pour le 29 septembre 2022

Intersyndicale CGT-FSU-SUD-UNSA du ministère de la Culture

Préavis de grève pour la journée du 29 septembre 2022

Nos organisations déposent un préavis de grève pour la journée du 29 septembre, ainsi que pour les nuits en amont et en aval, et exigent la satisfaction des revendications suivantes :

· Une revalorisation salariale des agents de droit public et privé indexée sur l’inflation ; un cadre de gestion national et ministériel négocié pour les agents contractuels garantissant l’égalité de traitement et l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes contre toute forme de mise en concurrence des travailleurs par le recrutement de gré à gré ; l’indiciarisation des rémunérations pour toutes et tous ;

· L’organisation de concours tous les deux ans pour chacun des corps techniques et scientifiques du ministère de la Culture avec liste complémentaire valable deux ans ; l’arrêt des suppressions d’emplois et leur création au regard des besoins ;

· L’engagement d’une transition écologique socialement juste à négocier avec les organisations syndicales ;

· Le retour des Directions des Affaires Culturelles dans la sphère ministérielle culture ; la mise en œuvre d’une directive nationale d’orientation Culture pour l’année 2023 ;

· L’association des personnels aux évolutions informatiques qui nécessitent un pilotage et une maîtrise sérieuses au sein du ministère en visant l’amélioration des conditions de travail et du service rendu ;

· Une ambition culturelle au service de tous et de la transformation sociale favorisant la participation, le lien et l’échange entre les femmes et les hommes, les anciens et les jeunes et des politiques publiques, des moyens humains et financiers traduisant cette ambition ;

· Le choix du télétravail sur la base du volontariat et l’ouverture de négociation au niveau ministériel pour garantir un cadre national d’exercice de droits relatifs au télétravail ;

· Le maintien de l’immeuble Pyramides pour les besoins des services et des agents du ministère de la Culture ;

· Le respect des acteurs de la démocratie sociale par un dialogue social loyal et tangible et l’élaboration partagée de l’agenda social avec les organisations syndicales ;

Face à la crise économique, sociale et environnementale, il est impératif de placer l’intérêt général – « ce qui est pour le bien public » – au cœur des orientations politiques, en nous appuyant sur des services publics capables de déployer des politiques de justice sociale et environnementale accessibles à toutes et tous sur l’ensemble du territoire.

Le Statut général de la Fonction publique, s’inscrivant dans un projet de société résolument moderne, est un instrument essentiel à la cohésion sociale, au développement économique et à la protection de l’environnement.
Selon l’INSEE (chiffres 2019), plus de neuf millions de personnes vivent encore sous le seuil de pauvreté et il demeure plus d’un million de travailleuses et travailleurs pauvres en France. Le léger recul du chômage qu’on nous annonce s’est fait au prix d’une flexibilisation à outrance du droit du travail, du durcissement des règles d’indemnisation des demandeurs d’emplois et d’une précarisation des emplois.

Et comme le souligne l’ONU, « Aucun endroit sur Terre n’est à l’abri des conséquences dévastatrices des changements climatiques. […] Si la science nous dit que les changements climatiques sont irréfutables, elle nous dit aussi qu’il est encore temps de les stopper. Il faudra pour cela transformer nos sociétés en profondeur – changer notre manière de produire des denrées alimentaires, d’utiliser les terres, de transporter les biens et de faire tourner notre économie ».

Plutôt que de se focaliser sur le durcissement des règles d’indemnisation du chômage, la question de meilleures conditions de travail et de l’accompagnement de la transformation des métiers pour répondre aux enjeux environnementaux est ainsi posée.

Alors que cet été a mis violemment en lumière les conséquences du changement climatique, nos organisations réaffirment aujourd’hui la nécessité d’engager une transition écologique socialement juste.

Concernant notre ministère, le projet d’engager une transition écologique socialement juste revient à garantir l’ouverture des services publics et sites culturels accessibles en proximité à la population sur l’ensemble du territoire et assurer la continuité de service public et le maillage territorial, avec de bonnes conditions de travail pour les agents et le personnel suffisant. Pour les collègues, c’est aussi maintenir le principe du volontariat dans la demande d’exercice du télétravail pour chaque agent et ne pas imposer cette modalité de travail. Cette règle doit être respectée sur l’ensemble du ministère de la Culture.

À l’occasion de cette rentrée sociale, le pouvoir d’achat et la nécessité d’une augmentation des salaires, des pensions, des retraites, des indemnités chômage, minimas sociaux et bourses d’études demeurent un enjeu majeur pour tous les travailleuses, travailleurs et jeunes. La préservation du pouvoir d’achat nécessite toujours un meilleur partage de la richesse. Dans la fonction publique, le dégel de 3.5% de la valeur du point d’indice en juillet ne correspond aucunement à l’urgence à relever l’ensemble des rémunérations d’au moins 10% pour préserver les conditions de vie de tous au regard de l’inflation qui oscille, pour le premier semestre 2022, entre 5 et 6%. Au ministère de la Culture, l’éradication de la pauvreté est un objectif constant de nos organisations syndicales et passe notamment par la fin du recours abusif à l’emploi précaire, une vraie résorption de la précarité, l’indiciarisation des rémunérations pour toutes et tous, la revalorisation salariale des agents de droit public et privé et la mise en place d’un cadre national de gestion négocié pour les agents contractuels qui mettrait fin à la concurrence moins disante, aux recrutements de gré à gré et discrétionnaires. Cela nécessite aussi de ne pas créer de nouveaux contrats ultra-précaires sans droits sociaux, sur des quotités horaires faibles et pour de courtes durées, à l’inverse des avancées sociales obtenues ces dernières années, comme on le voit dans de plus en plus d’établissements (BnF, Musée du Louvre…).

Au ministère de la Culture, la situation de l’emploi est particulièrement critique, notamment pour les filières techniques et scientifiques. Par exemple, alors que le niveau d’activité a augmenté, par exemple, de 30 à 50 % dans les Directions Régionales des Affaires Culturelles (DRAC). Et pourtant aucune solution pérenne et statutaire ne se profile dans ce domaine. Alors que le recours à l’emploi précaire connaît des abus et une croissance exponentielle sur tous les sites du ministère, il est urgent de mettre en œuvre une politique de recrutements réguliers par concours, pour chaque corps du ministère, et de permettre la titularisation des contractuels. Cela doit aussi permettre de créer les postes dont le ministère et ses établissements ont besoin pour fonctionner correctement, remplir leurs missions de service public et mettre fin au sous-effectif.

La carrière des agents est trop souvent bloquée et la nécessité d’un repyramidage digne de ce nom se fait attendre depuis de nombreuses années dans toutes les filières. Il y a urgence à construire une stratégie ministérielle de développement de l’expertise professionnelle publique au travers d’une politique de maintien de l’emploi public, de plans de formation adaptés au travail et à ses mutations, de la préservation de statuts particuliers et de carrières adaptée à cet enjeu.

Le réseau des DRAC est un des piliers du ministère de la Culture pour la mise en œuvre des politiques culturelles. Or la réforme des secrétariats généraux communs a sorti du champ ministériel les directions des affaires Culturelles située en Outre-Mer pour les mettre sous la coupe du ministère de l’Intérieur. Il y a urgence à retrouver l’intégralité du réseau des DRAC et DAC au sein du ministère de la Culture pour garantir la cohérence des politiques culturelles. Tout comme il y a urgence à penser un réseau déconcentré au service du public et non d’une dématérialisation qui part à vau-l’eau et qui sur-sollicite et épuise les personnels, faute d’un pilotage interministériel et ministériel à hauteur de l’enjeu.

La politique immobilière imposée par Bercy est nocive aux services du ministère… Alors même que le ministère de la Culture veut se débarrasser de l’immeuble Pyramides (qui regroupent des services des Musées de France, de l’inspection, du numérique, du secrétariat général, etc.), nous apprenions encore tout récemment que la gestion d’un nouvel immeuble, situé Porte de la Chapelle, a été confié à l’administration centrale. Pour la cohésion des équipes, l’organisation du travail et des missions, le bon sens et les deniers publics, nos organisations rappellent leur attachement au maintien de l’immeuble Pyramides pour les besoins des services et du personnel du ministère de la Culture.

Le manque d’ambition des politiques culturelles, abîmées par le caractère gestionnaire et mercantile des politiques menées, n’est pas à la hauteur des enjeux. La responsabilité publique dans le domaine culturel doit permettre de faire société et, pour ce faire, de développer des politiques culturelles fondées sur la participation et la coopération la plus large : les agents, les associations, les professionnels de la culture, les artistes, la population et les Collectivités. Une autre approche dans la conception des politiques culturelles reste à inventer pour permettre de répondre aux besoins sociaux des populations à tous les âges de la vie. Recréer du lien et du partage nécessite d’autres dispositif qu’un pass-culture.

Pour que le ministère de la culture s’engage pleinement dans la transformation en profondeur urgente de notre société et réponde aux attentes de nos concitoyens, il lui faut davantage de moyens, notamment humains. Nos organisations s’inscrivent donc pleinement dans la journée interprofessionnelle de grève du 29 septembre pour exiger des hausses de salaires et de véritables mesures pour le pouvoir d’achat.

La dégradation de la situation au ministère de la Culture est symbolisée par le conflit social à la Bibliothèque nationale de France, qui dure depuis maintenant plus de 4 mois, avec de très nombreuses journées de grève et une lutte commune du personnel et des usagers pour défendre les missions de service public, dénoncer le manque de postes en particulier en catégorie C, refuser les projets tout azimut et les mauvaises conditions de travail, mais aussi l’arrivé de contrats ultra-précaires. Nous soutenons pleinement cette lutte.

Tous ensemble pour nos salaires, nos carrières et un ministère de la Culture utile à toutes et tous

Paris, le 14 septembre 2022


PRÉAVIS DE GRÈVE Solidaires Fonction Publique pour SEPTEMBRE 2022 à retrouver sur le site de
l’Union syndicale Solidaires

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