À LA BNF, ÇA CRAQUE DE PARTOUT !

SUD Culture Solidaires / Section BnF

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE BnF
JEUDI 13 OCTOBRE
12H30 HALL OUEST

Des services en sous-effectifs           

Alors que la direction de la BnF a mis en place sa réforme amendée des communications, nous ne pouvons que constater qu’elle entraîne désorganisation et mal-être au travail, sans même cacher la misère du sous-effectif. Dans de nombreux départements, une seule absence suffit à bousculer tout le service public ! L’organisation illisible des communications se ressent aussi du côté des lecteurs et lectrices, pour qui la fréquentation des salles de lecture devient un vrai casse-tête. Cette situation est extrêmement pesante, et cela alors même que les chantiers de préparation pour le futur site d’Amiens n’ont pas commencé, chantier dont chacun·e réalise bien qu’ils ne pourront pas être intégrés dans des plannings qui craquent déjà de partout. Mais le sous-effectif est plus général, il touche aussi la DSR (au DL entre autre), la DPU, la DDC, Bussy et Sablé…    

Une précarité insupportable

            Alors que les 20 postes supplémentaires en catégorie C à la DCO gagnés par la lutte auraient dû servir à embaucher du personnel titulaire, la direction de la BnF s’en sert en fait pour recruter uniquement du personnel précaire, dans des conditions inadmissibles : obligation de présence en semaine tous les matins, impossibilité de poser des demi-journées d’indisponibilité pourtant prévues au règlement intérieur, postage le samedi de 11h à 14h, donc impossibilité d’utiliser la cantine de l’établissement. Tout ça pour un salaire misérable de moins de la moitié du SMIC, 450 à 600 euros par mois, puisque nos nouveaux et nouvelles collègues sont embauché·es sur des contrats de 50 à 80 heures par mois avec un CDD d’un an. Dans ces conditions, il est bien difficile de recruter des étudiant·es, car oui, les cours ont aussi parfois lieu le matin, n’en déplaise à la direction !

Une rentrée difficile sur le site de Richelieu

            Malgré la durée des travaux, le site de Richelieu est encore plein de surprise, entre malfaçons, fuites, portes inadaptées et plafonds croulants. Des conditions de travail certainement pas à la hauteur de la facture, et tout cela dans la même joie du sous-effectif qu’à Tolbiac, puisque les services doivent désormais assurer une heure supplémentaire par jour d’ouverture au public. En sus, la Musique et les Manuscrits ont maintenant le plaisir de devoir se tasser dans une salle et une arrière-banque de salle trop petite. Les lecteurs et lectrices ne sont pas non plus en reste, puisque la salle Ovale, ouverte à toutes et tous et ne fonctionnant que grâce à des précaires, laisse chercheurs et chercheuses sur le carreau dans l’attente d’une place, quand il ne faut pas traverser tout le site pour se procurer une mallette transparente.

Un hiver glacial pour toutes et tous ?

            Alors que le moral n’est pas au beau fixe dans les différents départements, la direction de la BnF en rajoute une louche, promettant un hiver sombre. Les acquéreurs et acquéreuses des différents départements ont entendu dire que leur budget diminuait pour régler la facture de chauffage, une annonce démontrant si besoin était la technocratie de notre direction : la politique documentaire n’étant finalement qu’un vœu pieu dans la balance gestionnaire. La direction annonce finalement en CHSCT diminuer le chauffage sur tous les sites, pour faire sa part dans la consigne de sobriété énergétique gouvernementale. Ce n’est pas faute de savoir depuis longtemps que la majorité des sites de la BnF sont des passoires énergétiques, sans pour autant qu’une réelle politique de rénovation et d’isolation soit mise en place. Ce n’est pas sans savoir non plus que de nombreux bureaux, notamment dans les tours de François Mitterrand sont équipés de chauffages électriques d’appoint pour palier une température trop basse.

RÉCHAUFFONS LE CLIMAT SOCIAL !
Le 13 octobre à 12h30, Retrouvons-nous en Assemblée Générale !
TOLBIAC, HALL OUEST !

Une heure mensuelle d’information syndicale a été déposée auprès de la DRH, qui vous permet d’assister à l’assemblée générale sur votre temps de travail en prévenant votre hiérarchie.

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