BnF, les raisons de la colère sont toujours là. Texte adopté en AG.

Appel à une nouvelle Assemblée Générale le JEUDI 20/10
12h30, Hall Ouest, site de Tolbiac !

« Nous, personnel de la BnF réuni en Assemblée Générale le jeudi 13 octobre 2022 :

Constatant que les nombreux problèmes d’organisation du travail causés par la « réforme » du service public perdurent et se sont même multipliés avec la nouvelle version de cette « réforme » depuis fin septembre, à cause de changements réguliers de consignes qui font que plus personnes n’y comprend rien ;

Constatant que les graves problèmes de sous-effectif qui touchent la BnF à cause des suppressions de postes, en particulier en catégorie C, sont toujours là et que rien n’a été réglé à ce sujet ;

Constatant que la seule « réponse » de la direction de la BnF est le recours toujours plus fort à des contrats ultra-précaires, CDD d’un an à temps incomplet sur des quotités horaires de 50h à 80h, sans droit, pour un salaire de misère et qui servent de à combler tous les manques dans les plannings en service public ou contrats de projet, CDD sans date de fin, pour faire les chantiers exceptionnels pour Amiens dans des conditions déplorables.

Constatant ainsi que la direction de la BnF a utilisé les 20 postes en plus en catégorie C à la DCO, gagnés par la grève, uniquement pour embaucher du personnel précaire, sans créer un seul poste de titulaire, ce qui est un mépris complet du personnel ;

Constatant que tout cela entraîne une forte dégradation des conditions de travail du personnel, quelle que soit sa catégorie, avec des plannings ingérables ; une fragmentation de la journée de travail ; une dislocation des équipes, des charges de travail intenables, en particulier pour les « équipes volantes » ou Nouvelles Equipes Mobiles qui doivent passer de postes de travail en postes de travail pendant la matinée ; des pressions importantes ; l’abandon complet de toutes les règles protégeant les conditions de travail (travail isolé en magasin, articulation de la journée de travail entre travail interne et service public…) ;

Constatant que ces problèmes de sous-effectif, d’abus de contrats précaires courts, de surcharge de travail touchent en fait toute la BnF, toutes les directions, tous les départements, que ce soit sur le site de Richelieu (manque de personnel, malfaçons, fonctionnement uniquement grâce à des précaires, nouveaux horaires durs à gérer), à la DSR, entre autre au Dépôt Légal, mais aussi sur les sites de Bussy et Sablé condamnés à fermer, à la DDC dont le service des Expositions, à la DPU… ;

Constatant que tout cela se fait aussi dans le cadre d’une dégradation forte des missions de la BnF et des services offerts au public, dont la réduction de la communication directe des documents patrimoniaux est l’exemple le plus visible ;

Constatant enfin que cela se fait dans un contexte d’austérité avec la baisse du budget des acquisitions, de tensions sur la masse salariale, à cause de la hausse des coûts de l’énergie, mais que par contre il n’y a pas d’austérité sur les dépenses de publicité, d’audits inutiles ou de festivités ;

Nous constatons et dénonçons le fait que les problèmes que connaît la BnF sont toujours là, que nous avons toujours autant de raison d’être en colère, que notre lutte qui dure depuis 5 mois et demi continue, que nos revendications sont toujours les même ;

C’est pourquoi nous appelons l’ensemble des agent-es et les organisations syndicales à continuer à se mobiliser par les moyens nécessaires (grève, rassemblements, déclarations…) pour obtenir : les créations de tous les postes pérennes nécessaires au bon fonctionnement de la BnF avec un effort particulier pour les catégories C, le retrait de la « réforme » du service public et le retour à la communication directe des documents toute la journée, l’amélioration réelle des conditions de travail, l’arrêt des contrats ultra-précaires et le passage en CDI de ces collègues.

La direction de la BnF et le ministère de la Culture doivent mettre en oeuvre les mesures nécessaires pour cela et pour mettre fin à la crise sociale que connaît notre établissement.

Nous continuerons tant qu’il le faudra !

Nous appelons l’ensemble du personnel de la BnF à faire grève le MARDI 18/10 !

Nous appelons à participer largement à une nouvelle Assemblée Générale le JEUDI 20/10, à 12h30, Hall Ouest, site de Tolbiac !« 

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