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Signature d’un protocole : nouvelles avancées dans le cadre du préavis de grève déposé en juillet 2018 par SUD Culture !

Manifestant-es-SUD-Culture-Solidaires

SUD Culture Solidaires / Section de la Bibliothèque nationale de France

Après plusieurs mois de négociations, souvent laborieuses et tendues, avec la direction de la BnF dans le cadre d’un préavis de grève déposé en juillet 2018, la section SUD Culture de la BnF a signé vendredi 17 mai un accord conduisant à la levée du préavis en cours pour concrétiser les acquis d’une lutte qui aura duré un an.

Les avancées contenues dans ce protocole :

►passage en CDI de 12 « vacataires » embauché-es de manière abusive en CDD, ce qui porte à 18 les cdisations gagnées dans le cadre de la lutte
►appel de 8 personnels supplémentaires de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères, en plus des 6 déjà prévues, portant à 25 le nombre total de personnes appelées depuis début 2018 (dont plusieurs précaires de la BnF)
►engagement à poursuive les négociations sur l’appel de la liste complémentaire en septembre 2019 et sur le rééquilibrage des recrutements en faveur des catégorie C et B
►passage du groupe 2 au groupe 3 des « vacataires » des pieds de tour
►relance du ministère de la Culture pour la mise en place de volets internes aux futurs recrutements directs

Cela se rajoute aux améliorations déjà obtenues au cours d’un an de lutte par l’intersyndicale CGT-FSU-SUD Culture :

►mise en œuvre définitive du protocole de fin de grève de 2016 concernant la comptabilisation du temps de travail des « vacataires »
►mise en place d’un dispositif améliorant la gestion collective des avancements et promotions des titulaires
►arrivée de magasiniers-ières titulaires à PHS et LLA où le sous-effectif était le plus fort
►accélération des travaux pour améliorer les conditions de travail à Tolbiac
►utilisation de l’enveloppe de 540 000 euros de primes en 2018 pour remonter au socle de l’IFSE tous et toutes les titulaires de la filière bibliothèque, redéfinition plus favorable du calcul de ce socle pour les magasiniers-ères ce qui a permis une hausse de l’IFSE pour plus d’agent-e-s et engagement de la direction à mettre en œuvre un plan d’action pluriannuel d’amélioration des primes des titulaires

Piquets de grève dynamiques, actions, pétitions, appels au public, et surtout mobilisation des personnels dans la grève (30 jours de grève) à l’appel de l’intersyndicale CGT-FSU-SUD Culture ou de notre organisation syndicale seule, ont permis d’arracher ces avancées alors que la direction prétendait comme souvent que c’était impossible ou qu’elle n’avait pas les moyens, preuve une nouvelle fois que seuls le rapport de force et la lutte permettent de faire bouger les lignes.

Bien entendu nous n’oublions pas les tentatives de la direction de réprimer de manière inédite la colère des agent-es et les organisations syndicales de lutte, à coup de présence d’huissier sur les piquets, de tentative d’entrave avec lettre de menace adressée à un de nos militant-es, de demandes de contreparties scandaleuses dictant ce qui doit ou non être revendiqué, de chantage vis-à-vis des plus précaires pour casser la grève, ou encore d’accusations ridicules de violences suite à l’intervention lors d’une émission de radio en direct de France Culture qui s’était très bien passée…

Une direction qui récidive, en annonçant fièrement sur Biblionautes suite à la signature de ce protocole, alors que l’encre n’était pas encore sèche, la « cessation de mouvements sociaux liés aux revendications exprimées » dans le cadre du préavis. Chacun-e sait pourtant qu’il est toujours dangereux voire présomptueux de se réjouir trop vite…

Pour nous les choses sont claires : la mobilisation ne peut que continuer !

Parce que la BNF va perdre en 2019 10 postes, ce qui fait une perte cumulée de plus de 300 postes en 10 ans et parce que les attaques contre notre établissement et toute la Fonction Publique continuent et s’aggravent mois après mois.

Parce que l’ultra-précarité que nous avons combattue durant des mois continue, du fait d’une direction qui a décidé de ne plus respecter ses obligations issues du protocole de fin de grève de juillet 2016 (impliquant l’embauche directe en CDI des « vacataires » sur besoins permanents), en embauchant en février dernier 11 « vacataires » sur de nouveaux CDD abusifs de 7 mois !

Parce que la direction de la BnF doit retirer son projet de réorganisation-régression du service public et faire cesser les abus concernant les écarts statuts-fonctions, le non-respect des fiches de poste, la désorganisation des tâches et la surcharge de travail constatés à la Direction des Publics.

Parce que le ministère de la Culture doit nous donner les moyens de fonctionner, notamment pour permettre d’ici novembre 2019 l’appel intégral de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères, où plusieurs de nos collègues précaires sont toujours en attente d’une titularisation. La BnF doit obtenir le budget et les emplois de titulaires, dans toutes les catégories, nécessaires à l’accomplissement de l’ensemble de ses missions.

Nous appelons donc les agent-es de la BnF à continuer de se mobiliser, à venir massivement en Assemblées Générales pour participer aux prises de décisions, et à rejoindre toutes les actions qui seront proposées pour continuer de défendre nos emplois, nos missions et nos conditions de travail !


Pour expliquer le protocole d’accord signé le 17 mai et faire le point sur les avancées obtenues en un an de lutte ; pour voir les revendications qu’il reste encore à obtenir ; pour discuter collectivement de la situation de la BnF et de la fonction publique, la section SUD Culture de la BnF organise une :

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE des personnels de la BnF
SAMEDI 25 mai, 12h30-13h30, locaux syndicaux (T4, A2)

Vous disposez d’une heure d’information à titre syndicale sur le temps de travail pour y assister, pensez à prévenir votre encadrement !

« Vacataires », contractuel-le-s à temps plein, titulaires, nous sommes toutes et tous concerné-e-s ! Réunissons nous et organisons nous !


Seule la lutte paie !

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Assemblée générale des personnels BnF samedi 25 mai 2019 (12h30-13h30)

SUD Culture Solidaires / Section de la BnF

Assemblée générale samedi 25 mai 2019

12h30-13h30

Local syndical Tolbiac (T4/A2)

Ordre du jour (qui peut être complété) :

>>> Avancées obtenues dans le cadre du préavis de grève déposé par SUD Culture en juillet 2018 (protocole) et suites de la mobilisation

>>> passage en CDI de « vacataires » sur CDD abusifs

>>> état de l’appel de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères avec l’avancée gagnée par la lutte de l’appel de 8 personnes de plus de cette liste

>>> nouveaux recours à des contrats ultra précaires (contrats de 7 mois février – août)

>>> problèmes de pose de congés (dont congés « fractionnés »)

>>> réorganisation du service public, où en est-on ?

>>> permanence provisoire caisse de solidarité (pensez à apporter vos fiches de paie et vos relevés de jours de grève envoyés par la DRH), pour état des besoins avant une prochaine redistribution

« Vacataires », contractuel-le-s à temps plein, titulaires de la BnF, organisons-nous, réunissons-nous !

Vous disposez d’une autorisation d’absence d’une heure pour assister à cette réunion (prévenez vote encadrement)

Se mobiliser à l’échelle de l’établissement pour mieux défendre nos intérêts au niveau global ! AG personnels BnF mardi 7 mai & grève et manifestation jeudi 9 mai !

Intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD Culture

Se mobiliser à l’échelle de l’établissement…

Cette année, la BnF atteindra les 300 suppressions de postes. Si la réorganisation du travail en service public (augmentation du nombre de samedis travaillés, nouvelles dégradations des conditions de travail, contrats ultra-précaires…) est la conséquence du sous-effectif actuel, cette réorganisation anticipe également les destructions d’emplois et le recours à plus de précarité prévus par le gouvernement avec la loi de « Transformation de la Fonction Publique » .

→ Agir localement et se mobilier nationalement est donc intimement lié. Tous en grève et dans la rue JEUDI 9 MAI, partout en France contre la casse programmée de la Fonction publique, tous en grève à la BnF pour des moyens et des emplois à la hauteur de nos missions, contre le sous-effectif chronique et la dégradation constante de nos conditions de travail, contre la précarité et les réorganisations sources de souffrance (comme à la DPU).

pour mieux défendre nos intérêts au niveau global !

Les organisations syndicales de la Fonction Publique (CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FAFP, FO, FSU, Solidaires, et UNSA) appellent à la grève massive et aux manifestations jeudi 9 mai, pour contrer les menaces sans précédent que le projet de loi « Transformation de la Fonction Publique » fait peser sur les services publics.

→ Suppression de plus 120.000 postes et baisses de budget, rémunération variable « au mérite » en fonction de l’appréciation de l’employeur, fin des CAP et des CHSCT, « externalisation » ou disparition de missions de service public, dispositifs de mobilité forcée des agents, création des « contrats de missions » de 6 ans pouvant être rompus à tout moment, recours favorisé à des contractuels, etc.

Pour nos missions, nos emplois, de bonnes conditions de travail, le maintien et le développement des services publics sur tout le territoire :

RETRAIT DE LA LOI DE « TRANSFORMATION DE LA FONCTION PUBLIQUE ».


ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES PERSONNELS BnF

MARDI 7 MAI à 12H30 / HALL OUEST


JEUDI 9 mai > GRÈVE locale et nationale

et MANIFESTATION

RDV CORTÈGE BnF : RER Denfert Rochereau 14h

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Contre la réorganisation forcée du Service Public à la BnF : Agissons maintenant !

images4Assemblée Générale des personnels BnF Mardi 26 mars 2019 / 12h30 LOCAUX SYNDICAUX (T4, A2)


SUD Culture Solidaires / Section BnF

Une direction de la BnF dans le mépris total des revendications des personnels

En juillet 2018, la direction de la BnF présentait aux organisations syndicales un projet de refonte de l’organisation du service public à Tolbiac, totalement inédit, contenant tout un arsenal de mesures dont la plupart ont été d’emblée l’objet de vives oppositions de notre organisation mais aussi des personnels (déclarations-pétitions dans 3 départements). En effet ce projet consiste ni plus ni moins en une attaque sans précédent de nos acquis qui n’aura pour effet que de dégrader davantage nos conditions de travail.

Après plus de 6 mois de pseudo-concertations, place au passage en force

Malgré le boycott de plusieurs réunions de travail, signifiant le refus de participer aux discussions de gestion des pénuries, plusieurs interventions dans les instances et plusieurs préavis de grève, la direction de la BnF a décidé de maintenir son projet, à peine remanié à ce jour, et de le faire passer coûte que coûte au CHSCT du 28 mars.

Ce passage en force se fait également dans le mépris manifeste des revendications des personnels, qui ont pu s’exprimer de diverses façons  lors de réunions spéciales des départements de la DCO à Tolbiac, dans des actions ou plus globalement dans la grève au cours de ces 6 derniers mois, sans que la direction daigne prendre en compte leur opposition aux mesures régressives à l’ordre du jour car pour elle : « les personnels n’ont juste pas compris ».

Le dialogue social, ce n’est pas multiplier les réunions, c’est écouter les personnels et répondre à leurs revendications !

Les principales pistes du projet arrêté de la direction (présenté au CHSCT du jeudi 28 mars 2019):

Flexibilité accrue dans tous les départements dans le cadre d’une « transversalité » (SP dans un service voisin si manque de personnel) et recours aux personnels volontaires d’autres départements

►Prétendre favoriser la promotion en catégorie B uniquement des personnels encadrants de catégorie C

Augmentation du nombre de samedis travaillés, sur la base d’un soi-disant volontariat (expérimental uniquement pour 2019), et d’un système de paiement en heures supplémentaires cherchant cyniquement à convaincre les plus bas salaires de sacrifier leurs weekends. La direction va jusqu’à inciter à travailler au-delà de 15 samedis par an contre une gratification différée ! Mais une fois cela mis en place, cela pourra être étendu à tout le monde.

►Recours à l’ultra précarité pour les samedis et les soirées, avec des contrats de « vacataires » étudiants de 60h par mois (- de 500 euros net/mois) non-reconductibles de 10 mois sans plus aucun droits sociaux.

►Mise en place de cycles de travail mardi-samedi à la demande, donc avec tous les samedis travaillés sans RSP (Récupérations du Service Public)

► La direction envisage également à l’orée de 2021 un « rééquilibrage des effectifs » des départements, un système de transversalité entre départements de la DCO pour le service public et une réorganisation du SP à Richelieu. Un projet d’extension de l’amplitude horaire à Tolbiac (mardi jusqu’à 22h) et dans les autres établissements parisiens (jusqu’à 20h) est déjà à l’étude et ce, malgré le sous-effectif !

Communications directes des documents des magasins uniquement entre 14h et 16h le samedi et flexibilité des effectifs prévus aux heures arbitrairement identifiées comme denses ou creuses, ce qui ne fait que reporter les charges de travail et dégrade fortement le service au public

>>> Ce projet inacceptable n’a qu’une cause : les 300 postes perdus travailler-plus-pour-travailler-plus2(dont 90 de magasiniers/ières) et les coupes budgétaires appliquées depuis 10 ans à la BnF. Pour notre organisation, l’heure n’est pas à la discussion mais bien à l’opposition massive face à une réorganisation qui entrera en vigueur au 1er juin à titre expérimental avant d’être entérinée dès 2020 dans le règlement intérieur. Imposons de vraies solutions : l’appel de toute la liste complémentaire de magasiniers/ières, des recrutements partout où cela est nécessaire, la stabilisation en CDI des « vacataires » qui sont sur des CDD abusifs.

Pour préserver nos samedis, pour empêcher l’entrée d’une ultra-précarité à la BnF, dire non au « toujours plus de flexibilité » et à l’exploitation des personnels aux plus bas salaires, réunissons-nous et agissons collectivement avant qu’il ne soit trop tard !

Toutes et tous en AG mardi 26 mars, 12h30 locaux syndicaux Tolbiac (T4/A2)

Une heure d’information syndicale est déposée pour vous permettre d’y assister sur votre temps de travail  (utilisez ce droit en prévenant votre encadrement de votre absence entre 12h30 et 13h30)

Mouvement social à la BnF : OU EN EST-ON ? Assemblée Générale samedi 23 février

Grève ou non, les samedis se ressemblent à la BnF en terme de perturbations des services faute au sous-effectif organisé. Samedi dernier, à l’appel de SUD Culture BnF, la grève a été très suivie. Il y a eu de fortes perturbations du service public et des fermetures anticipées. Cette 27ième journée de grève montre une fois de plus la détermination et l’engagement du personnel de la BnF bien mobilisé. La direction de la BnF continue malheureusement à exercer des menaces de représailles, sur nos actions, notamment en payant inutilement à un coût élevé un huissier pour surveiller les grévistes le samedi. Le but est l’intimidation et notre effacement syndical au détriment des revendications des personnels. Il serait bien plus utile pour sortir de l’enlisement de répondre véritablement et intégralement aux revendications des grévistes, mais les négociations, qui se poursuivent, n’avancent pour l’instant que très lentement.

Peu d’avancée sur la précarité et les effectifs :

En effet, par rapport aux principales revendications, la direction de la BnF a peu changé de position :

>>> Acceptation de la demande de passage en CDI des 12 agent-e-s « vacataires » qui sont sur des CDD abusifs depuis des années, qu’elle avait déjà promise en décembre avant de se rétracter ! et ce, si et  seulement si la grève s’arrête.

>>> Proposition de l’appel supplémentaire de 10 personnes de la liste complémentaire du dernier recrutement de magasiniers-ières de 2017, au lieu des 4 prévues au départ, mais là aussi à condition que la grève s’arrête et que de fait soit mise de côté la revendication de l’appel intégrale de cette liste. Or, l’appel de 10 personnes est bien peu par rapport au nombre de gens qui sont encore sur cette liste, car cela voudrait dire que 21 personnes, dont 7 collègues « vacataires » à la BnF depuis des années, ne seraient pas titularisées, ce qui fermerait leur avenir professionnel. De plus, alors qu’un sous-effectif criant frappe tous les services, à cause des 300 postes perdus depuis 10 ans, dont une grand part en catégorie C, cela ferait trop peu de recrutement pour répondre aux besoins et permettre d’améliorer les conditions de travail et la gestion des plannings. Le fait d’annoncer un rendez-vous au début du mois d’octobre pour voir si des personnes supplémentaires peuvent être appelées en fonction des disponibilités budgétaires est une petite ouverture, mais ne garantit rien de concret. Par ailleurs, l’arrivée de 11 vacataires en février (en CDD alors que sur des besoins permanents ce qui montre bien que le but est de créer de l’ultra-précarité pour gérer le sous-effectif !) ne permet pas de revenir au nombre suffisant d’agent.e.s de 2017 qui permettait un service public de qualité le samedi !

Réorganisation du service public : toujours aussi inacceptable !

Dans le même temps, la direction refuse de retirer les points inacceptables de son projet de réorganisation du SP : contrats étudiants courts de quelques mois sur des besoins permanents à la place des agent-e-s « vacataires » en CDI, augmentation du nombre de samedis obligatoires pour les titulaires, cycle de travail mardi-samedi, dégradations des services aux usagers… Cela malgré le large rejet de ces points lors des réunions organisées dans les services par la direction elle-même. Dans certains départements, les contestations écrites des agents A, B et C ont miraculeusement disparu de la synthèse transmise à la direction de la DCO…

S’informer, s’organiser, lutter, gagner !

Pour un point complet sur les dernières négociations et décider ensemble des suites de la lutte :

Rendez-vous samedi  23 février à 12h30

Locaux syndicaux Tolbiac (T4/A2)

Vous bénéficiez d’une autorisation d’absence d’1h pour participer à cette réunion (prévenez votre encadrement)

Emplois, salaires, conditions de travail : grève le 05 février + AG personnels BnF le 29 janvier !

Intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD Culture

Emplois, salaires, conditions de travail,

TOUS EN GRÈVE LE MARDI 5 FÉVRIER

et en Assemblée Générale le 29 janvier !

             Depuis plusieurs mois, la question sociale est à nouveau au devant de la scène (bas salaires, inégal accès aux services publics et à l’université, réforme des retraites et droit des chômeurs, etc.). Alors que les gouvernements successifs ont multiplié les cadeaux au patronat et aux grandes fortunes, il est temps de réclamer des hausses de salaires, des créations d’emplois et de défendre les services publics.

            A la BnF, depuis maintenant 8 mois, les personnels se mobilisent, soutenus par nos organisations syndicales afin de mettre fin au sous-effectif, de contrer une réorganisation régressive du service public, pour réclamer l’appel de l’ensemble de la liste complémentaire du dernier recrutement de magasiniers et une vraie solution à la précarité vécue par les « vacataires ». Cette mobilisation a déjà permis le passage en CDI de 6 collègues, de préserver la prime de fin d’année et la redistribution de 540 000 euros avec un plan d’action pluriannuel de revalorisation des primes.

            Par ailleurs, les personnels sont toujours en attente d’avancées rapides et concrètes pour l’amélioration de leurs conditions de travail, notamment en locaux aveugles, sur l’ensemble des sites, ce qui est une obligation dans le cadre du protocole de sortie de grève de 2016.

Alors même que la BnF atteindra les 304 suppressions de postes cette année, la dégradation de nos conditions de travail va s’amplifier avec le programme Action Publique 2022 (120.000 suppressions d’emplois en 3 ans dans la fonction publique, moins 15 milliards d’euros de budget, attaques contre le statut des fonctionnaires, réduction des services publics…).

La réorganisation FORCÉE du service public en 2019, un coup dur pour les PERSONNELS :

Au lieu de combattre le sous-effectif engendrant la dégradation des conditions de travail et des services aux usagers, la direction prévoit par cette réorganisation :

  • la révision du règlement intérieur permettant l’augmentation du nombre de samedis à effectuer par les agents titulaires C mais aussi A et B (de 10 par an réglementaire à 14 ou 16 par an)
  • l’attribution des heures supplémentaires uniquement sur les samedis en service public (avec perte de la récupération)
  • la création de cycle de travail mardi-samedi, banalisant les samedis travaillés, supprimant une journée pour les tâches internes (mais aussi les possibilités de formations et de réunions se déroulant le lundi) et fragilisant notre droit aux récupérations dues aux samedis
  • l’arrêt des communications des magasins le samedi matin (entre 9h-14h), ce qui entraîne le report des prélèvements sur les équipes du vendredi et sur le samedi après-midi
  • le recours à des contrats « étudiant » de 10 mois (à la place de « vacataires » en CDI), contrats ultra précaires accompagnés de droits amoindris (plus d’avancement de salaires, plus d’accès au parc du logement social, plus d’accès aux prestations sociales), ce qui serait un recul social énorme…

Par ailleurs, la direction de la BnF planche actuellement sur un alignement des amplitudes horaires d’ouverture (salles de lecture, galeries d’exposition) entre les sites de Richelieu et de Tolbiac à l’horizon 2021 !

Mais les problèmes de sous-effectif, d’augmentation des charges de travail, de réorganisations incessantes, de souffrance au travail touchent toutes les directions, toutes les catégories et tous les métiers, que ce soit à la DPU ou à la DRH !

QUELLES ALTERNATIVES ? EFFECTIFS, CDISATION, AUGMENTATION DES SALAIRES !

Face à cela, il faut continuer à agir pour faire aboutir nos revendications et nos solutions :

> L’arrêt des suppressions de postes et des effectifs suffisants pour assurer nos missions

> Des budgets à la hauteur de nos besoins

> L’amélioration des conditions de travail

> L’appel intégral de la liste complémentaire du recrutement direct des magasiniers avant novembre 2019 (date de son échéance) et mise en place réelle d’un volet interne pour les prochains recrutements

> La CDIsation des 12 collègues « vacataires » à qui la direction avait promis un CDI en décembre et la régularisation des CDD abusifs

> La fin des réorganisations régressives et le retrait du projet de la contre-réforme du service public

Mais aussi, à un niveau plus général, nous devons obtenir :

> Le retrait d’Action Publique 2022 (nouvelle attaque contre la fonction publique)

> Des créations massives d’emplois statutaires

> L’augmentation des salaires, à travers la hausse du point d’indice et une revalorisation en particulier pour les bas salaires, avec un salaire minimum de 1 800 euros brut

> La défense inconditionnelle du système de retraite par répartition

> L’abrogation du jour de carence

Une politique fiscale et sociale plus juste, avec des revalorisations des minimas sociaux et des retraites.

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ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES PERSONNELS

MARDI 29 JANVIER 12H30-13h30*

HALL OUEST

 ► Retrouvons-nous pour parler de la situation à la BnF, de nos revendications et voir ensemble comment les faire aboutir !

► Mobilisons-nous plus largement pour l’augmentation des salaires

► Gagnons le renforcement des effectifs de la BnF, luttons contre la précarité et les réorganisations forcées

* Vous avez le droit à une 1h d’information syndicale sur votre temps de travail pour assister à cette AG, en prévenant votre service !


TOUTES ET TOUS EN GREVE MARDI 5 FÉVRIER!

 

 

Assemblée générale des personnels BnF mardi 11 décembre 2018

Intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD Culture

Grève BnF : OÙ EN SONT LES NÉGOCIATIONS AVEC LA DIRECTION ?

Le 29 novembre près de 200 agents ont envahi le Conseil d’administration où siègent la Présidente de la BnF, le Ministère de la culture et celui des finances pour dénoncer les difficultés de la BnF en terme d’emplois et de budgets. Le 4 décembre se tenait à la demande de la CGT-BnF, FSU et SUD Culture une nouvelle réunion de négociation avec la direction dont voici les grandes lignes :

LA DIRECTION FAIT UN CHANTAGE INACCEPTABLE CONCERNANT  L’EMPLOI ET LES CONDITIONS DE TRAVAIL

Alors que les problèmes de sous-effectif touchent toutes les directions, bien au-delà de la DCO, que la multiplication des réorganisations et des projets augmente toujours plus la charge de travail, l’annonce de nouvelles suppressions de poste est à cet égard inadmissible. 

 Concernant la réorganisation du service public le week-end, la direction conditionne le renforcement des effectifs (l’appel de 12 lauréats seulement de la liste complémentaire du dernier recrutement de magasiniers sur 35 personnes restantes) au fait que les organisations syndicales acceptent la réforme en cours.

Cette réforme se résume par :

  • l’augmentation du nombre de samedi à effectuer en conditionnant l’attribution des heures sup. au fait d’être présent plus de 10 samedis dans l’année (avec perte de la récupération) ;
  • l’arrêt des communications le samedi matin (entre 9h-14h) et report des prélèvements sur les équipes de l’après-midi (30% de travail en plus pour les agents) ;
  • le retour des contrats courts à la place de CDI pour les « vacataires » et donc toujours plus de précarité, etc.

LE FLOU LE PLUS TOTAL CONCERNANT LES 540.000 EUROS

 Si le Ministère de la culture alloue désormais à la BnF 540.000 euros afin d’augmenter les primes des personnels de la BnF, seules 235 personnes devraient en bénéficier en 2018, dont seulement 20 magasiniers. Ces chiffres sont extrêmement faibles. La direction avance que ce demi-million d’euros aurait été utilisé pour combler l’augmentation de la CSG prise en charge par l’employeur et pour payer la prime de fin d’année (pourtant prévue au budget). Il faut une redistribution intégrale de ces 540.000 euros.

LA DIRECTION A FAIT AUSSI DES PROPOSITIONS ALLANT DANS LE BON SENS

Concernant le calcul futur du montant des primes et la signature de CDI pour les contrats courts ayant de l’ancienneté en poste aujourd’hui, nous vous invitons…

Pour connaître le détail des négociations et décider ensemble comment faire avancer nos revendicaitons :

 ASSEMBLÉE GÉNÉRALE mardi  11 déc. Hall ouest 12H30

Vous disposez d’une autorisation d’absence d’une heure sur votre temps de travail pour ce RDV