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Contre la réorganisation forcée du Service Public à la BnF : Agissons maintenant !

images4Assemblée Générale des personnels BnF Mardi 26 mars 2019 / 12h30 LOCAUX SYNDICAUX (T4, A2)


SUD Culture Solidaires / Section BnF

Une direction de la BnF dans le mépris total des revendications des personnels

En juillet 2018, la direction de la BnF présentait aux organisations syndicales un projet de refonte de l’organisation du service public à Tolbiac, totalement inédit, contenant tout un arsenal de mesures dont la plupart ont été d’emblée l’objet de vives oppositions de notre organisation mais aussi des personnels (déclarations-pétitions dans 3 départements). En effet ce projet consiste ni plus ni moins en une attaque sans précédent de nos acquis qui n’aura pour effet que de dégrader davantage nos conditions de travail.

Après plus de 6 mois de pseudo-concertations, place au passage en force

Malgré le boycott de plusieurs réunions de travail, signifiant le refus de participer aux discussions de gestion des pénuries, plusieurs interventions dans les instances et plusieurs préavis de grève, la direction de la BnF a décidé de maintenir son projet, à peine remanié à ce jour, et de le faire passer coûte que coûte au CHSCT du 28 mars.

Ce passage en force se fait également dans le mépris manifeste des revendications des personnels, qui ont pu s’exprimer de diverses façons  lors de réunions spéciales des départements de la DCO à Tolbiac, dans des actions ou plus globalement dans la grève au cours de ces 6 derniers mois, sans que la direction daigne prendre en compte leur opposition aux mesures régressives à l’ordre du jour car pour elle : « les personnels n’ont juste pas compris ».

Le dialogue social, ce n’est pas multiplier les réunions, c’est écouter les personnels et répondre à leurs revendications !

Les principales pistes du projet arrêté de la direction (présenté au CHSCT du jeudi 28 mars 2019):

Flexibilité accrue dans tous les départements dans le cadre d’une « transversalité » (SP dans un service voisin si manque de personnel) et recours aux personnels volontaires d’autres départements

►Prétendre favoriser la promotion en catégorie B uniquement des personnels encadrants de catégorie C

Augmentation du nombre de samedis travaillés, sur la base d’un soi-disant volontariat (expérimental uniquement pour 2019), et d’un système de paiement en heures supplémentaires cherchant cyniquement à convaincre les plus bas salaires de sacrifier leurs weekends. La direction va jusqu’à inciter à travailler au-delà de 15 samedis par an contre une gratification différée ! Mais une fois cela mis en place, cela pourra être étendu à tout le monde.

►Recours à l’ultra précarité pour les samedis et les soirées, avec des contrats de « vacataires » étudiants de 60h par mois (- de 500 euros net/mois) non-reconductibles de 10 mois sans plus aucun droits sociaux.

►Mise en place de cycles de travail mardi-samedi à la demande, donc avec tous les samedis travaillés sans RSP (Récupérations du Service Public)

► La direction envisage également à l’orée de 2021 un « rééquilibrage des effectifs » des départements, un système de transversalité entre départements de la DCO pour le service public et une réorganisation du SP à Richelieu. Un projet d’extension de l’amplitude horaire à Tolbiac (mardi jusqu’à 22h) et dans les autres établissements parisiens (jusqu’à 20h) est déjà à l’étude et ce, malgré le sous-effectif !

Communications directes des documents des magasins uniquement entre 14h et 16h le samedi et flexibilité des effectifs prévus aux heures arbitrairement identifiées comme denses ou creuses, ce qui ne fait que reporter les charges de travail et dégrade fortement le service au public

>>> Ce projet inacceptable n’a qu’une cause : les 300 postes perdus travailler-plus-pour-travailler-plus2(dont 90 de magasiniers/ières) et les coupes budgétaires appliquées depuis 10 ans à la BnF. Pour notre organisation, l’heure n’est pas à la discussion mais bien à l’opposition massive face à une réorganisation qui entrera en vigueur au 1er juin à titre expérimental avant d’être entérinée dès 2020 dans le règlement intérieur. Imposons de vraies solutions : l’appel de toute la liste complémentaire de magasiniers/ières, des recrutements partout où cela est nécessaire, la stabilisation en CDI des « vacataires » qui sont sur des CDD abusifs.

Pour préserver nos samedis, pour empêcher l’entrée d’une ultra-précarité à la BnF, dire non au « toujours plus de flexibilité » et à l’exploitation des personnels aux plus bas salaires, réunissons-nous et agissons collectivement avant qu’il ne soit trop tard !

Toutes et tous en AG mardi 26 mars, 12h30 locaux syndicaux Tolbiac (T4/A2)

Une heure d’information syndicale est déposée pour vous permettre d’y assister sur votre temps de travail  (utilisez ce droit en prévenant votre encadrement de votre absence entre 12h30 et 13h30)

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Mouvement social à la BnF : OU EN EST-ON ? Assemblée Générale samedi 23 février

Grève ou non, les samedis se ressemblent à la BnF en terme de perturbations des services faute au sous-effectif organisé. Samedi dernier, à l’appel de SUD Culture BnF, la grève a été très suivie. Il y a eu de fortes perturbations du service public et des fermetures anticipées. Cette 27ième journée de grève montre une fois de plus la détermination et l’engagement du personnel de la BnF bien mobilisé. La direction de la BnF continue malheureusement à exercer des menaces de représailles, sur nos actions, notamment en payant inutilement à un coût élevé un huissier pour surveiller les grévistes le samedi. Le but est l’intimidation et notre effacement syndical au détriment des revendications des personnels. Il serait bien plus utile pour sortir de l’enlisement de répondre véritablement et intégralement aux revendications des grévistes, mais les négociations, qui se poursuivent, n’avancent pour l’instant que très lentement.

Peu d’avancée sur la précarité et les effectifs :

En effet, par rapport aux principales revendications, la direction de la BnF a peu changé de position :

>>> Acceptation de la demande de passage en CDI des 12 agent-e-s « vacataires » qui sont sur des CDD abusifs depuis des années, qu’elle avait déjà promise en décembre avant de se rétracter ! et ce, si et  seulement si la grève s’arrête.

>>> Proposition de l’appel supplémentaire de 10 personnes de la liste complémentaire du dernier recrutement de magasiniers-ières de 2017, au lieu des 4 prévues au départ, mais là aussi à condition que la grève s’arrête et que de fait soit mise de côté la revendication de l’appel intégrale de cette liste. Or, l’appel de 10 personnes est bien peu par rapport au nombre de gens qui sont encore sur cette liste, car cela voudrait dire que 21 personnes, dont 7 collègues « vacataires » à la BnF depuis des années, ne seraient pas titularisées, ce qui fermerait leur avenir professionnel. De plus, alors qu’un sous-effectif criant frappe tous les services, à cause des 300 postes perdus depuis 10 ans, dont une grand part en catégorie C, cela ferait trop peu de recrutement pour répondre aux besoins et permettre d’améliorer les conditions de travail et la gestion des plannings. Le fait d’annoncer un rendez-vous au début du mois d’octobre pour voir si des personnes supplémentaires peuvent être appelées en fonction des disponibilités budgétaires est une petite ouverture, mais ne garantit rien de concret. Par ailleurs, l’arrivée de 11 vacataires en février (en CDD alors que sur des besoins permanents ce qui montre bien que le but est de créer de l’ultra-précarité pour gérer le sous-effectif !) ne permet pas de revenir au nombre suffisant d’agent.e.s de 2017 qui permettait un service public de qualité le samedi !

Réorganisation du service public : toujours aussi inacceptable !

Dans le même temps, la direction refuse de retirer les points inacceptables de son projet de réorganisation du SP : contrats étudiants courts de quelques mois sur des besoins permanents à la place des agent-e-s « vacataires » en CDI, augmentation du nombre de samedis obligatoires pour les titulaires, cycle de travail mardi-samedi, dégradations des services aux usagers… Cela malgré le large rejet de ces points lors des réunions organisées dans les services par la direction elle-même. Dans certains départements, les contestations écrites des agents A, B et C ont miraculeusement disparu de la synthèse transmise à la direction de la DCO…

S’informer, s’organiser, lutter, gagner !

Pour un point complet sur les dernières négociations et décider ensemble des suites de la lutte :

Rendez-vous samedi  23 février à 12h30

Locaux syndicaux Tolbiac (T4/A2)

Vous bénéficiez d’une autorisation d’absence d’1h pour participer à cette réunion (prévenez votre encadrement)

Emplois, salaires, conditions de travail : grève le 05 février + AG personnels BnF le 29 janvier !

Intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD Culture

Emplois, salaires, conditions de travail,

TOUS EN GRÈVE LE MARDI 5 FÉVRIER

et en Assemblée Générale le 29 janvier !

             Depuis plusieurs mois, la question sociale est à nouveau au devant de la scène (bas salaires, inégal accès aux services publics et à l’université, réforme des retraites et droit des chômeurs, etc.). Alors que les gouvernements successifs ont multiplié les cadeaux au patronat et aux grandes fortunes, il est temps de réclamer des hausses de salaires, des créations d’emplois et de défendre les services publics.

            A la BnF, depuis maintenant 8 mois, les personnels se mobilisent, soutenus par nos organisations syndicales afin de mettre fin au sous-effectif, de contrer une réorganisation régressive du service public, pour réclamer l’appel de l’ensemble de la liste complémentaire du dernier recrutement de magasiniers et une vraie solution à la précarité vécue par les « vacataires ». Cette mobilisation a déjà permis le passage en CDI de 6 collègues, de préserver la prime de fin d’année et la redistribution de 540 000 euros avec un plan d’action pluriannuel de revalorisation des primes.

            Par ailleurs, les personnels sont toujours en attente d’avancées rapides et concrètes pour l’amélioration de leurs conditions de travail, notamment en locaux aveugles, sur l’ensemble des sites, ce qui est une obligation dans le cadre du protocole de sortie de grève de 2016.

Alors même que la BnF atteindra les 304 suppressions de postes cette année, la dégradation de nos conditions de travail va s’amplifier avec le programme Action Publique 2022 (120.000 suppressions d’emplois en 3 ans dans la fonction publique, moins 15 milliards d’euros de budget, attaques contre le statut des fonctionnaires, réduction des services publics…).

La réorganisation FORCÉE du service public en 2019, un coup dur pour les PERSONNELS :

Au lieu de combattre le sous-effectif engendrant la dégradation des conditions de travail et des services aux usagers, la direction prévoit par cette réorganisation :

  • la révision du règlement intérieur permettant l’augmentation du nombre de samedis à effectuer par les agents titulaires C mais aussi A et B (de 10 par an réglementaire à 14 ou 16 par an)
  • l’attribution des heures supplémentaires uniquement sur les samedis en service public (avec perte de la récupération)
  • la création de cycle de travail mardi-samedi, banalisant les samedis travaillés, supprimant une journée pour les tâches internes (mais aussi les possibilités de formations et de réunions se déroulant le lundi) et fragilisant notre droit aux récupérations dues aux samedis
  • l’arrêt des communications des magasins le samedi matin (entre 9h-14h), ce qui entraîne le report des prélèvements sur les équipes du vendredi et sur le samedi après-midi
  • le recours à des contrats « étudiant » de 10 mois (à la place de « vacataires » en CDI), contrats ultra précaires accompagnés de droits amoindris (plus d’avancement de salaires, plus d’accès au parc du logement social, plus d’accès aux prestations sociales), ce qui serait un recul social énorme…

Par ailleurs, la direction de la BnF planche actuellement sur un alignement des amplitudes horaires d’ouverture (salles de lecture, galeries d’exposition) entre les sites de Richelieu et de Tolbiac à l’horizon 2021 !

Mais les problèmes de sous-effectif, d’augmentation des charges de travail, de réorganisations incessantes, de souffrance au travail touchent toutes les directions, toutes les catégories et tous les métiers, que ce soit à la DPU ou à la DRH !

QUELLES ALTERNATIVES ? EFFECTIFS, CDISATION, AUGMENTATION DES SALAIRES !

Face à cela, il faut continuer à agir pour faire aboutir nos revendications et nos solutions :

> L’arrêt des suppressions de postes et des effectifs suffisants pour assurer nos missions

> Des budgets à la hauteur de nos besoins

> L’amélioration des conditions de travail

> L’appel intégral de la liste complémentaire du recrutement direct des magasiniers avant novembre 2019 (date de son échéance) et mise en place réelle d’un volet interne pour les prochains recrutements

> La CDIsation des 12 collègues « vacataires » à qui la direction avait promis un CDI en décembre et la régularisation des CDD abusifs

> La fin des réorganisations régressives et le retrait du projet de la contre-réforme du service public

Mais aussi, à un niveau plus général, nous devons obtenir :

> Le retrait d’Action Publique 2022 (nouvelle attaque contre la fonction publique)

> Des créations massives d’emplois statutaires

> L’augmentation des salaires, à travers la hausse du point d’indice et une revalorisation en particulier pour les bas salaires, avec un salaire minimum de 1 800 euros brut

> La défense inconditionnelle du système de retraite par répartition

> L’abrogation du jour de carence

Une politique fiscale et sociale plus juste, avec des revalorisations des minimas sociaux et des retraites.

mégaphone


ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES PERSONNELS

MARDI 29 JANVIER 12H30-13h30*

HALL OUEST

 ► Retrouvons-nous pour parler de la situation à la BnF, de nos revendications et voir ensemble comment les faire aboutir !

► Mobilisons-nous plus largement pour l’augmentation des salaires

► Gagnons le renforcement des effectifs de la BnF, luttons contre la précarité et les réorganisations forcées

* Vous avez le droit à une 1h d’information syndicale sur votre temps de travail pour assister à cette AG, en prévenant votre service !


TOUTES ET TOUS EN GREVE MARDI 5 FÉVRIER!

 

 

Assemblée générale des personnels BnF mardi 11 décembre 2018

Intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD Culture

Grève BnF : OÙ EN SONT LES NÉGOCIATIONS AVEC LA DIRECTION ?

Le 29 novembre près de 200 agents ont envahi le Conseil d’administration où siègent la Présidente de la BnF, le Ministère de la culture et celui des finances pour dénoncer les difficultés de la BnF en terme d’emplois et de budgets. Le 4 décembre se tenait à la demande de la CGT-BnF, FSU et SUD Culture une nouvelle réunion de négociation avec la direction dont voici les grandes lignes :

LA DIRECTION FAIT UN CHANTAGE INACCEPTABLE CONCERNANT  L’EMPLOI ET LES CONDITIONS DE TRAVAIL

Alors que les problèmes de sous-effectif touchent toutes les directions, bien au-delà de la DCO, que la multiplication des réorganisations et des projets augmente toujours plus la charge de travail, l’annonce de nouvelles suppressions de poste est à cet égard inadmissible. 

 Concernant la réorganisation du service public le week-end, la direction conditionne le renforcement des effectifs (l’appel de 12 lauréats seulement de la liste complémentaire du dernier recrutement de magasiniers sur 35 personnes restantes) au fait que les organisations syndicales acceptent la réforme en cours.

Cette réforme se résume par :

  • l’augmentation du nombre de samedi à effectuer en conditionnant l’attribution des heures sup. au fait d’être présent plus de 10 samedis dans l’année (avec perte de la récupération) ;
  • l’arrêt des communications le samedi matin (entre 9h-14h) et report des prélèvements sur les équipes de l’après-midi (30% de travail en plus pour les agents) ;
  • le retour des contrats courts à la place de CDI pour les « vacataires » et donc toujours plus de précarité, etc.

LE FLOU LE PLUS TOTAL CONCERNANT LES 540.000 EUROS

 Si le Ministère de la culture alloue désormais à la BnF 540.000 euros afin d’augmenter les primes des personnels de la BnF, seules 235 personnes devraient en bénéficier en 2018, dont seulement 20 magasiniers. Ces chiffres sont extrêmement faibles. La direction avance que ce demi-million d’euros aurait été utilisé pour combler l’augmentation de la CSG prise en charge par l’employeur et pour payer la prime de fin d’année (pourtant prévue au budget). Il faut une redistribution intégrale de ces 540.000 euros.

LA DIRECTION A FAIT AUSSI DES PROPOSITIONS ALLANT DANS LE BON SENS

Concernant le calcul futur du montant des primes et la signature de CDI pour les contrats courts ayant de l’ancienneté en poste aujourd’hui, nous vous invitons…

Pour connaître le détail des négociations et décider ensemble comment faire avancer nos revendicaitons :

 ASSEMBLÉE GÉNÉRALE mardi  11 déc. Hall ouest 12H30

Vous disposez d’une autorisation d’absence d’une heure sur votre temps de travail pour ce RDV

 

 

JEUDI 29 nov. : PASSONS A L’ACTION à l’occasion du Conseil d’Administration de la BnF

Intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD Culture

Alors que la BnF a perdu quelque 270 emplois depuis 2009, engendrant surcharge de travail, conditions d’activités détériorées, réorganisations et précarité, etc. une nouvelle vague de suppression de postes vient d’être annoncée pour 2019 ! Pourtant, les personnels se mobilisent depuis plusieurs semaines pour un budget et des effectifs à la hausse, contre la précarité et contre un projet de réorganisation du travail le samedi qui attaque nos droits et nos conditions de travail, tout en dégradant la qualité des services au public.

Jeudi 29 novembre 2018 à 15h, aura lieu le Conseil d’Administration de la BnF, en présence du ministère de la Culture et des Finances (Bercy) qui viendront valider le budget dont dépendent nos emplois et nos conditions de travail, c’est donc l’occasion pour tous les personnels de se faire entendre haut et fort !

Ce que prévoit le budget initial 2019

Alors que la Direction de la BnF poursuit une stratégie de l’impasse lors des négociations, en voulant forcer les personnels à des réorganisations dégradant les services aux publics et normalisant le sous-effectif, tout en ne proposant la CDIsation que de 6 « vacataires » sur une vingtaine actuellement en CDD, le Budget Initial 2019 qui sera présenté (et voté!) jeudi prochain prévoit maintenant de :

– Supprimer à nouveau des postes (10 Equivalent Temps Plein Travaillé) !

– Réduire de 10.000 euros le budget de l’Action Sociale pourtant plus que jamais nécessaire pour les personnels !

– N’appeler que 6 des 35 nominé-e-s de la Liste Complémentaire du Recrutement direct de magasinier.e.s 2017 !

– Baisser le budget de la formation de 50.000 euros…

Pour L’EMPLOI ET NOS conditions de travail

En réponse au sous-effectif, la direction souhaite que les agents sacrifient leurs week-ends et prévoit :

  • l’augmentation du nombre de samedi à effectuer en conditionnant l’attribution des heures sup. au fait d’être présent plus de 10 samedis dans l’année (avec perte de la récupération) ;
  • l’arrêt des communications le samedi matin (entre 9h-14h) et report des prélèvements sur les équipes de l’après-midi (30% de travail en plus pour les agents) ;
  • le retour des contrats courts de quelques mois à la place des CDI pour les « vacataires » et donc toujours plus de précarité, etc.

► A l’inverse, il faut appeler immédiatement toute la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers, faire passer en CDI les « vacataires » actuellement en CDD et mettre en œuvre des procédures de sortie de la précarité.

Pour nos primes

Le ministère de la culture vient d’allouer à la BnF 540.000 euros afin d’augmenter les primes des personnels de la bibliothèque.

La direction dit qu’elle va l’utiliser pour remonter les montants minimums versés aux agents. Alors que les prix ne cessent d’augmenter et que les salaires stagnent (aucune augmentation à part celle liée à l’ancienneté), il faut s’assurer que cette somme serve bien à remonter les salaires du plus de monde possible, en priorité des agents ayant les régimes indemnitaires les plus bas. Il faut aussi des suites pour 2019.

 Il faut gagner une redistribution immédiate et équitable de ce demi-million.

Luttons pour l’EMPLOI, nos CONDITIONS DE TRAVAIL, nos PRIMES et contre la PRÉCARITÉ !


ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES PERSONNELS JEUDI 29 NOV.

> 14h30 HALL EST

 Pour connaître l’avancée des négociations avec la direction de la BnF et se faire entendre de nos tutelles ministérielles à l’occasion du Conseil d’Administration qui aura lieu à 15h, venez nombreux et nombreuses

 LES POINTS DU PRÉAVIS DE GREVE DÉBATTUS AVEC LA DIRECTION :

 LE BUDGET 2019

LES EFFECTIFS ET LA PRÉCARITÉ

LES PRIMES

LA RÉORGANISATION DU SERVICE PUBLIC

L’APPEL DE LA LISTE COMPLÉMENTAIRE DU RECRUTEMENT DIRECT DE MAGASINIERS

LA GESTION DES CARRIÈRES

LES CONDITIONS DE TRAVAIL

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES PERSONNELS DE LA BnF Jeudi 20 septembre à 12h30 / Hall Ouest

Intersyndicale BnF : CGT – FSU – SUD Culture

Face aux annonces de la direction de la BnF et aux attaques gouvernementales

 Mobilisation générale pour défendre nos missions et nos conditions de travail !

La direction de la BnF a décidé d’organiser, au moyen de 4 réunions courant septembre, une consultation des organisations syndicales de la BnF dans le but de leur présenter une réorganisation inédite du service public dès janvier 2019, dans un premier temps sur le site de Tolbiac.

Les raisons réelles de cette réorganisation ? L’austérité budgétaire et les suppressions de postes attendues pour 2019, cumulées aux pertes des années passées et la volonté de la direction de réduire le nombre de « vacataires ».

Alors que les préavis de grève déposés ces derniers mois par nos organisations syndicales dénoncent les situations de sous-effectifs, les baisses de budget, la dégradation des conditions de travail des agents de la BnF, particulièrement de catégorie C, le retour inacceptable d’une ultra-précarité dont la direction est seule responsable, les réorganisations aux dépens de la santé des personnels comme à PHS ou encore la lenteur des travaux pour répondre à la pénibilité du travail en local aveugle, la direction de la BnF nous propose en guise de réponse de ne discuter que de la gestion des pénuries.

La dégradation des conditions de travail des agents de la BnF ne se négocie pas, elle se combat ! L’intersyndicale CGT-FSU-SUD Culture boycottera ces réunions et invite tous les personnels à se mobiliser largement !


LES PREMIÈRES MESURES RÉGRESSIVES ENVISAGÉES PAR LA DIRECTION :

 ► augmentation du nombre de samedis obligatoires par an

► mise en place d’un nouveau cycle de travail du mardi au samedi

► recours au monitorat étudiant (contrats ultra précaires) pour remplacer les « vacataires »

► obligation pour les magasiniers d’effectuer leurs heures supplémentaires le samedi

► poster les magasiniers qu’une demie journée le samedi…

Des attaques frontales contre nos conditions de travail, nos acquis et nos droits, qui toucheront d’abord les cat. C de Tolbiac, puis tous les personnels !


Ne soyons pas dupes du projet de la direction, attelée dès maintenant à appliquer les coupes budgétaires annoncées dans le cadre d’Action Publique 2022, projet néfaste porté par le gouvernement dans une logique de casse des services publics.

Notre établissement n’a pas besoin d’une réorganisation visant à niveler droits et conditions de travail vers le bas, il a besoin de budgets en hausse, de vraies solutions pour les précaires, et surtout de renforts en effectifs, avec pour commencer l’appel immédiat et intégral de la liste complémentaire du dernier recrutement de magasiniers/ères.

 >>> Non à la réorganisation du service public

>>> Non aux suppressions de postes et à la précarité

>>> Retrait « d’Action Publique 2022 »

>>> Pour un budget  2019 qui donne à la BnF les moyens d’assurer pleinement ses missions.

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES PERSONNELS DE LA BnF

Jeudi 20 septembre à 12h30 / Hall Ouest

Vous disposez d’une autorisation d’absence d’une heure sur votre temps de travail

AG

Vacances d’été ? Restons mobilisé-es !

SUD Culture Solidaires / Section BnF

Vacances d’été ? Restons mobilisé-es !

Assemblée Générale vendredi 20 juillet pour échanger sur la lutte en cours à la BnF

→ Récit de la grève du samedi 07 juillet : le piquet de grève a été encore très actif dans le Hall Est de la BnF, en tissant des liens avec le public, en distribuant des tracts et en organisant une déambulation et des prises de paroles en rez-de-jardin. En raison du nombre important de grévistes, plusieurs salles de haut-de-jardin ont encore connu des fermetures anticipées. Quant au rez-de-jardin, il a été une fois de plus maintenu ouvert in extremis grâce à une direction zélée, avec parfois un-e magasinier/ère pour plusieurs banques de salles et un recours aux personnels A/B pour assurer les tâches de cat. C. D’autre part, à Tolbiac, une majorité de magasins étaient de nouveau fermés durant une bonne partie de la journée.

 → Les suites de la mobilisation : les agent-es réuni-es en Assemblée Générale ont décidé que l’été et les congés des un-es et des autres ne devaient être un frein à notre mobilisation, au contraire l’urgence est toujours là. Profitons donc de cette période pour nous réunir, nous organiser afin de repartir plus massivement à la rentrée !

→ Les négociations continuent : de son côté, la section SUD Culture de la BnF continueimages4 les négociations avec la direction de la BnF, sur le préavis de grève qu’elle a déposé fin juin. Une nouvelle réunion de négociation aura lieu le 19 juillet, dont nous proposons de faire une restitution le 20 juillet en AG


Etat des négociations avec la direction de la BnF au 04 juillet (dernière réunion)

budgets et suppressions de postes en 2019 : la direction nous indique que l’enveloppe budgétaire du ministère est entre les mains de la ministre, et que des orientations budgétaires concernant la BnF devraient tomber fin juillet. La direction s’engage par ailleurs à procéder à un rééquilibrage des recrutements entre catégories de personnels embauchées, pour donner une priorité aux catégories C.

appel de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères : aucun engagement pour 2018 autre que les 7 personnes appelées en septembre et éventuellement 5/7 autres personnes en janvier 2019, la liste tombant théoriquement en novembre 2019. SUD Culture a proposé des pistes pour que la liste complémentaire soit appelée le plus possible et le plus tôt possible. La demande va être étudiée.

-stabilisation des « vacataires » en fin de contrat : la direction s’est engagée à étudier la liste des 25 agent-es concerné-es pour des prolongations, des annonces devant être faites le 19 juillet sur ce sujet. Un critère d’ancienneté pourrait être retenu. 4 « vacataires » sur liste complémentaire du dernier recrutement directs seront bien stabilisé-es jusqu’à leur appel. La direction s’est également engagée à notre demande à donner la priorité aux agent-es en fin de contrat sur les postes de « vacataires » vacants qui seraient publiés d’abord sur Biblionautes.

-volet interne des recrutements directs de magasiniers/ères : la direction doit renvoyer sa demande au ministère de la Culture, en espérant ensuite une réponse rapide. Car cette demande serait en cours d’instruction au ministère, mais sans aucun calendrier précis pour l‘instant.

-Direction des Publics : engagement de la direction à mettre en place un volet social pour garantir les métiers, les groupes d’emplois, les conditions de travail et les postes des personnels concernés (réunions et entretiens à la rentrée)

-situation à PHS : arrivée de 3 nouveaux et nouvelles magasiniers/ères de la liste complémentaire du recrutement direct en septembre 2018 comme premiers renforts. La direction s’engage à envoyer un bilan de la réorganisation aux agent-es durant l’été mais refuse toujours de stopper la réorganisation en cours, même si les plannings peuvent être aménagés. Les postes vacants d’encadrants de proximité seront remplacés provisoirement.

-prime d’installation : la direction générale va réfléchir à la possibilité d’une solution compensatoire pour les 24 magasiniers/ères arrivé-es fin 2017 à qui elle avait été promise (pas d’engagement ferme)

-Richelieu/Louvois : la direction va demander la réactualisation du devis pour les travaux de rénovation du bâtiment amianté occupé par le département de la Musique et voir pour les conditions concrètes de fusion des salles de lecture.

Des avancées bien maigres en regard de la mobilisation des personnels ces derniers mois !

 Mais rassurons-nous, la direction a tout prévu pour faire face aux sous-effectifs et faire passer la pilule d’Action Publique 2022 ! 


Réorganisation du service public en 2019 : foire aux mesures pour faire travailler toujours plus les magasiniers/ères !

 Le message de la Direction Générale du 13 juillet, cherchant en vain à rassurer les personnels au sujet de la crise que traverse notre établissement, n’a fait que renforcer notre détermination à continuer la mobilisation. Rappelons-nous qu’en 2016 et 2017, c’est bien l’action des personnels de la BnF qui a pu peser sur le maintien du plafond d’emploi réel dans notre établissement sur 2 années consécutives.

Pour la section SUD Culture de la BnF, le contexte est bien clair. Avec un fonctionnement déjà fortement affaibli par les 280 postes perdus ces dernières années, la direction de la BnF, malgré sa communication, prépare bien de son côté les nouvelles coupes qu’elle va subir de la part du gouvernement. La direction ayant toujours un coup d’avance, mise désormais sur une réorganisation générale du service public à la DCO, décidément trop gourmande en effectifs selon elle.

Ce projet, dans les tuyaux depuis plusieurs mois, a pour bel enrobage la lutte contre la précarité (et pas la pénurie en effectifs ni même Action Publique 2022, ne nous trompons pas de problème). Ce qui permet de masquer la grande question, par ailleurs soulevée à mainte reprises par notre organisation syndicale, à laquelle la direction doit répondre : comment faire tourner la BnF sans personnel titulaire supplémentaire et en supprimant une part importante des contrats de « vacataires » sur besoin permanent (CDI/jusqu’à 110h) ?

Nous présentons ici quelques résultats des réflexions de haute volée, pour la plupart non réglementaires, qui ont été présentées le 10 juillet par la direction aux organisations syndicales :

► Augmentation du nombre de samedis obligatoires pour les magasiniers/ères titulaires / malgré le refus unanime exprimé par les organisations syndicales depuis de nombreux mois, la direction planche à nouveau sur une modification du règlement intérieur (jusqu’ici, 10 samedis obligatoires par an).

► Recours accru aux heures supplémentaires chez les magasiniers/_ères (nécessitant une modification du règlement) / ou comment compter sur les personnels en difficulté pour accepter de travailler toujours plus, alors que la vraie réponse aux difficultés financières est l’augmentation des salaires, à commencer par l’arrêt du gel du point d’indice.

► Nouveau cycle de travail du mardi au samedi pour les magasiniers/ères volontaires (non prévu au règlement) / toujours plus de flexibilité, pour le bien-être des personnels bien entendu. Pratique pour se débarrasser des récupérations de SP en semaine, en fragilisant au passage les collectifs de travail se réunissant généralement le lundi à Tolbiac.

 ► Renfort magasiniers/ières hors DCO pour le service public (par ex. appel à la DSR) / dans un premier temps sur une base de volontariat (le SP pouvant se faire en heures supplémentaires), la direction compte par la suite imposer dans les fiches de poste un nombre d’heures à effectuer en SP, ce qui pose bien entendu la question du travail interne forcément délaissé par les magasiniers/ères hors DCO qui refuseront d’effectuer des heures supplémentaires.

► Recours au monitorat étudiant / faisons fi de la réglementation et comptons sur les étudiant-es exploitables à merci pour occuper des CDD de 10 mois sans broncher : alors qu’il existe un cadre légal pour embaucher des agent-es à temps incomplet sur besoin permanent (qui permet sans être une panacée aux précaires d’accéder à l’Action Sociale de la BnF, de présenter un CDI à un bailleur ou à une banque ou encore de passer des concours de la Fonction Publique en interne), la direction a enfin trouvé la solution miracle contre la précarité : faire des contrats ultra-précaires ! Une ultime provocation pour la section SUD Culture de la BnF quand les personnels réclament la stabilisation des « vacataires » en CDD et l’ouverture de volets internes aux recrutements directs pour la titularisation des précaires !

► Fermeture partielle ou complète des magasins le samedi / outre la dégradation du service au public des samedis manifestement sacrifiable, encore une mesure sans effet réel dès lors qu’elle ne sera pas compensée par des effectifs supplémentaires – pas vraiment d’actualité ! – les vendredi et lundi, pour faire face aux raz-de-marée de différés et de retours magasins !

 Encore une fois, rassurons-nous ! Ce ne sont que des pistes et rien n’est définitif (sic) ! Ne soyons pas dupes, ces annonces, loin d’aller dans le sens de l’amélioration des conditions de travail méritent une réponse sans équivoque !

 Assemblée Générale vendredi 20 juillet

12h30, Tolbiac, locaux syndicaux T4 A2

Une heure d’information syndicale a été déposée pour vous permettre d’assister à cette réunion sur votre temps de travail (prévenez juste votre encadrement)

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