Archives pour la catégorie conditions de travail

BnF en grève, personnels mobilisés

Rassemblement BNF et manifestation interprofessionnelle ce jeudi 29 septembre

Depuis 2009, à cause des politiques d’austérité des différents gouvernements, la BnF a perdu plus de 400 agent-e-s, soit plus de 15 % de ses effectifs. La direction de l’établissement prétend que cette hémorragie s’est arrêtée ces dernières années. Elle oublie de dire que c’est grâce à la grève du personnel en 2016 qu’il y a eu un arrêt des pertes théoriques de postes à partir de 2017, ce qui n’a pas empêché le ministère de la Culture de couper encore 10 postes en équivalent temps plein en 2018. Pourtant, entre 2017 et 2021, la BnF a continué à perdre 100 agent-e-s, soit 54 équivalent temps plein. Pourquoi ? Parce que dans le cadre d’une masse salariale contrainte, la direction a fait le choix de privilégier le recrutement de contractuel-le-s à temps plein en catégorie A sur des postes de chargé-e-s de mission plutôt que de pourvoir les postes essentiels sur le cœur de métier de la BnF, en particulier en catégorie C.
Ainsi, la BnF a perdu 200 postes de fonctionnaires en catégorie C depuis 2009, soit la moitié de la perte des postes, alors que les catégories C ne formaient alors que un tiers des effectifs. Si on rajoute les suppressions de postes d’agent-e-s contractuel-le-s à temps incomplet, dont le nombre a diminué de 50% dans le même temps, on voit bien à quel point la catégorie C a porté la très grande majorité des suppressions de postes. La direction de la BnF a sciemment sacrifié cette catégorie. Ainsi, malgré la stabilité supposée des effectifs, la direction a supprimé 40 agent-e-s de catégorie C entre 2020 et 2021, en pleine crise sanitaire.
Cela a touché en particulier le corps des magasiniers-ières, avec la suppression de 170 postes en une dizaine d’années, soit 30 % des effectifs à la BnF, ce qui est énorme.

Les conséquences de ces suppressions continues sont que désormais, il n’y a pas assez de personnel de magasinage pour assurer le fonctionnement normal du service public et de la communication des documents. Face à cette situation de crise qu’elle a elle-même créé, la direction n’a pas décidé de recréer les postes perdus, elle a décidé d’imposer une diminution des services au public, faisant ainsi payé cette dégradation de la situation à la fois aux usagers-ères et au personnel.

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Intersyndicale CGT-FSU-SUD Culture de la BnF : Grève et Rassemblement à 10h à Richelieu, cours Vivienne MARDI 20 SEPTEMBRE

Intersyndicale CGT-FSU-SUD Culture de la BnF

Emplois, précarité, service public : les problèmes sont toujours là ! GREVE MARDI 20/09 !

La lutte continue à la BnF pour défendre le service public, contre le sous-effectif, pour des emplois pérennes, contre la précarité et contre les mauvaises conditions de travail et pour la revalorisation des primes.

Il y a toujours autant de raison de nous mobiliser contre les attaques de la direction et d’être en colère. Le CA du 30/06 et les négociations du mois de juillet n’ont permis aucune vraie avancée, les problèmes sont toujours là.

Les 20 postes en plus à la DCO obtenus grâce aux nombreuses journées de grève du personnel ne serviront qu’à embaucher des agent-e-s précaires : CDD ultra-précaires d’un an à 80h en service public et contrats de chantier pour la préparation du déménagement des collections à Amiens.
Il n’y aura aucun titulaire en plus, c’est inacceptable.

Les aménagements marginaux à la réorganisation du service public, avec le début fin septembre de la communication directe des documents à 12h ne change rien sur le fond.
L’organisation du travail est toujours ingérable, les plannings ne tiennent pas, les consignes sont incompréhensibles et cela dégrade les conditions de travail et les services offerts au public.

Dans le même temps, la direction célèbre la réouverture complète du site de Richelieu « rénové », alors que cela se fait sans les effectifs nécessaires pour son bon fonctionnement,
avec toujours des problèmes de conditions de travail, en imposant des nouveaux horaires de service public qui ne conviennent à personne et en recrutant des contrats ultra-précaires qui vont être les 2/3 de l’équipe de magasinage en salle Ovale. Derrière la belle façade, la réalité est beaucoup moins jolie.

Parce que la direction prétend que Richelieu se « réveille » alors que les collègues y ont travaillé pendant 12 ans dans de mauvaises conditions, parce que les modalités de travail en service public n’arrêtent pas de changer prouvant l’échec de cette réforme,
parce que les nouveaux collègues précaires arrivent, l’intersyndicale CGT-FSU-SUD Culture de la BnF appelle à faire

GRÈVE MARDI 20 SEPTEMBRE
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RDV 10H, RICHELIEU, COURS VIVIENNE

A Bussy, malgré la situation dégradée, c’est le travail à tout prix !

Communiqué SUD Culture BnF

Le site de Bussy-Saint-Georges de la BnF connaît depuis lundi après-midi des difficultés techniques importantes.

En effet, il y a eu lundi une coupure d’internet et de la téléphonie sur ce site, ce qui empêche de joindre ou d’appeler les agent-es et ne leur permet pas d’utiliser une bonne partie des applications informatiques nécessaires pour leur travail. De ce fait, les activités de la plupart des équipes de travail de ce site ne sont plus possibles ou ne le sont que d’une manière dégradée et beaucoup plus compliquée. A cause de cela, les agent-e-s de certains services ne peuvent plus travailler et se retrouvent de fait au chômage technique, tandis que d’autres travaillent dans des conditions anormales et difficiles.  

Dans ces conditions et après deux jours de dysfonctionnements importants, alors que la situation ne doit au mieux être rétablie que jeudi, il aurait été normal que la direction de la BnF prenne en considération la situation des agent-e-s du site et accepte de leur accorder leur journée de travail en ASA. C’est ce qu’ont demandé les agent-e-s du site de Bussy et c’est aussi ce qu’a demandé notre organisation syndicale. Mais cela a été refusé et au contraire, il y a une volonté de les faire travailler à tout prix, même dans de mauvaises conditions. Cette volonté de faire faire n’importe quoi aux agent-es plutôt que de reconnaître que la situation ne convient pas et qu’il faut mieux leur donner leur journée va jusqu’à demander à des agent-e-s de déplacer des collections ou de démonter des étagères afin de les occuper, même si ces tâches ne sont pas urgentes, ne sont pas réellement utiles ou ne correspondent pas forcément aux fiches de postes des agent-e-s.

Notre organisation syndicale dénonce ce comportement inapproprié et regrette cette inflexibilité et ce manque de considération pour la situation concrète de ces agent-e-s. C’est d’autant plus anormal que cela s’ajoute au manque d’attention à l’égard de ce site et de ces agent-e-s pendant plusieurs années, puis à l’annonce de sa fermeture, aux inquiétudes légitimes des agent-e-s sur leur avenir professionnel, au non-remplacement de certains départs, ce qui crée un sous-effectif et donc une réorganisation du travail des équipes en rajoutant des tâches sur les agent-e-s qui restent et enfin à l’absence de solution de restauration collective pour les agent-e-s du site de Bussy au mois d’août.

Nous n’acceptons pas cela et nous exigeons que les demandes des agent-e-s de Bussy soient prises en considération, qu’ils/elles puissent travailler dans de bonnes conditions, qu’ils/elles bénéficient de compensations pour ces deux jours de travail dégradés, que cela ne se reproduise plus et que si la situation n’est pas entièrement rétablie jeudi matin, les agent-e-s de Bussy se voient accorder la journée de travail en ASA.

Nous voulons travailler normalement dans des conditions acceptables, pas faire n’importe quoi à tout prix !


COMMUNIQUÉ DE PRESSE

CGT BnF, FSU, SUD Culture BnF,
Association des lecteurs et usagers de la BnF

La mobilisation des lecteurs et des agents continue : alors que Richelieu réouvre, les personnels seront à nouveau en grève le mardi 20 sept. sur l’ensemble des sites de la BnF

Depuis le mois de mai 2022, la BnF connaît une mobilisation inédite des lecteurs et lectrices et des personnels de la bibliothèque en particulier contre la suppression de l’accès direct aux collections patrimoniales le matin, conséquence d’un sous-effectif chronique, mais aussi contre l’ultra-précarité.

Côté lecteurs, plus de 16 500 personnes ont pétitionné contre cette mesure tandis que 430 universitaires et acteurs du monde de la culture ont publié le 20 juin une tribune dans Le Monde pour dénoncer les choix de Laurence Engel, présidente de la BnF.

Côté personnel, les agents de la BnF ont été en grève un à plusieurs jours par semaine pendant plusieurs mois pour dénoncer ce recul du service public, le sous-effectif, la dégradation des conditions de travail, le retour de la précarité.

Concrètement la réforme de la communication des documents, officiellement justifiée par la nécessité de dégager du personnel pour d’autres besoins (réouverture de Richelieu, nouveau centre de conservation à Amiens), signifie :

· pour les lecteurs, alors que les demandes directes d’ouvrages étaient possibles entre 9h et 17h, elles sont désormais impossibles les matins, rendant obligatoire le recours à la réservation et désorganisant la nécessaire continuité du travail de recherche ;
· pour les personnels, là où le travail de communication et de rangement des documents demandés quotidiennement se faisaient sur la journée complète, les demandes se concentrent désormais sur des horaires restreints et augmentent fortement la charge de travail et donc sa pénibilité. . Avec en plus des modalités qui ne cessent de changer et la volonté de la direction d’imposer en plus des chantiers internes lourds le matin.
Cette réforme est le résultat du sous-effectif général de la BnF (plus de 300 postes équivalents temps plein, toutes catégories confondues, perdus entre 2009 et 2021) et particulièrement des personnels de magasinage dont 25% des postes ont été supprimés en 12 ans (soit 129 emplois). Les livres ne se communiquent pourtant pas tout seuls !

Richelieu, un bon prétexte pour le retour de l’ultra précarité

Parallèlement à la réduction de l’offre de service au public, la direction de la BnF a décidé de ne plus respecter le protocole de fin de grève datant de juillet 2016 prévoyant l’embauche en CDI des contractuels à temps incomplet répondant à des besoins permanents de la BnF.
Désormais ces agents, qui accueillent les lecteurs et communiquent les documents, seront en CDD d’un an à 80h (moins d’un mi-temps) et associeront précarité du contrat et faible salaire. Ils serviront aussi de « bouche-trous » pour le service public. L’emblématique salle Ovale à Richelieu, rouverte à grands renforts de médiatisation, comptera ainsi 70% de personnels précaires dans son équipe de magasinage, les titulaires devant très minoritaires.

Nous refusons ces reculs sociaux pour le personnel et pour le public. Nous défendons un service public de qualité, sans précarité, avec les effectifs nécessaires et de bonnes conditions de travail.

Toute la BnF en grève le mardi 20 septembre !

alubnf@gmail.com cgt@bnf.fr fsu@bnf.fr sud@bnf.fr

La lutte continue à la BnF ! Toutes et tous en Assemblée Générale jeudi 15/09.

Intersyndicale CGT-FSU-SUD Culture de la BnF

La lutte continue à la BnF pour défendre le service public, contre le sous-effectif, pour des emplois pérennes, contre la précarité et contre les mauvaises conditions de travail et pour la revalorisations des primes.

Il y a toujours autant de raison de nous mobiliser contre les attaques de la direction et d’être en colère. Le CA du 30/06 et les négociations du mois de juillet n’ont permis aucune vraie avancée, les problèmes sont toujours là.

Afin de faire le point sur la situation, alors que le site de Richelieu « rénové » s’apprête à réouvrir complètement au public, alors que les modalités de travail en service public n’arrêtent pas de changer, alors que les nouveaux collègues précaires arrivent, nous vous proposons pour décider ensemble de la suite de la mobilisation de nous réunir nombreux/ses en

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE
JEUDI 15/09 à 12h30 hall Ouest Tolbiac

Ou en visio (le lien sera communiqué dès que possible)

Soyons nombreux et nombreuses !

Déclaration intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD Culture au Comité technique du 13/07/2022

Lors de ce Comité technique doit être examinée une nouvelle fois la réorganisation du service public en rez-de-jardin. Sans surprise, cette nouvelle version réduit toujours l’accès aux collections et dégrade les conditions de travail des agents. La communication des documents conservés en magasins, possible avant la crise sanitaire pour les lecteurs de 9 à 17h, serait encore réduite à partir de septembre de 12h à 17h, ce qui ne change rien sur le fond.

Cette « solution » ne satisfait personne que ce soit les agents et les usagers, les représentants des lecteurs (qui ont voté contre au Conseil d’administration du 30 juin) ou l’Association des usagers de la bibliothèque, ALUBnF.

Dans le même temps, alors que la mobilisation a permis, après des années de réduction d’effectif, d’arracher 20 postes supplémentaires en catégorie C, la direction fait manifestement le choix de transformer une partie de ces emplois en des contrats précaires, ce qui n’est pas acceptable.

Ces annonces, après deux mois de mobilisation historique et près de 20 jours de grève, sont très loin des attentes et des demandes des personnels et sont symptomatiques du manque d’écoute et de concertation de la part de la direction. Nous contestons par ailleurs la manoeuvre de la direction qui hors de tout cadre réglementaire convoque deux comités techniques afin de faire passer en force la réorganisation de la réorganisation du service public, car ni le délai réglementaire de convocation ni celui de communication du document sur ce point n’ont été respectés. De même, le volet concernant l’organisation du travail aurait dû être présenté en CHSCT avant sa présentation en CT ce qui n’a pas été fait. Si elle s’obstine, la réunion prévue le mercredi 13 juillet sur la réforme du service public hors de tout cadre réglementaire sera sans valeur.

Les agents et l’intersyndicale CGT, FSU et SUD continuent de demander :

· Le retrait immédiat de la réorganisation du travail en service public, même modifiée et le retour aux communications directes des documents toute la journée
· Le renforcement des effectifs à la hauteur des besoins par des emplois titulaires, notamment de magasiniers avec entre autres, l’organisation d’un recrutement sans concours de magasiniers permettant d’augmenter de façon pérenne les effectifs
· Le respect du protocole de fin de grève de 2016 et en conséquence l’abandon du recrutement des contractuels à temps incomplet sur besoins permanents sur des CDD d’un an à mi-temps renouvelable une fois, contrats ultra-précaires sans droit et le retour à leur recrutement en CDI à 110h.
· Une révision du fonctionnement prévu pour le site de Richelieu, etc.

L’urgence dans laquelle se trouve notre établissement nécessite des réponses fortes et non une nouvelle réorganisation de la réorganisation du service public et le retour de la grande précarité. Cela passe par de vrais moyens supplémentaires et le recrutement rapide de personnels titulaires pour l’ensemble des sites dont celui de Richelieu avec une réouverture en septembre qui risque d’être grandement perturbée par la mobilisation des personnels sans propositions allant dans le bon sens de la part de la direction.

Extraits de nos interventions au CA du 30 juin

Le jeudi 30 juin l’intersyndicale SUD-CGT-FSU ainsi que les représentant.es de l’ALU BnF se sont réuni.es dans le Hall Ouest de Tolbiac afin d’intervenir collectivement au début du Conseil d’Administration présidée par Laurence Engel et où les tutelles de l’établissement (Ministère de la Culture et Ministère de l’Économie) siégeaient. Retour en vidéos sur nos interventions et nos actions du jour !

Photo du rassemblement des agent.es et des lecteur.trices mobilisé.es
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2 mois de lutte à la BnF !

Déclaration pour le Conseil d’Administration du 30/06/2022

Intersyndicale CGT-FSU-SUD Culture de la BnF

La Bibliothèque nationale de France, troisième plus grande bibliothèque au monde est traversée depuis plusieurs mois par un mouvement social de grande ampleur et en phase de devenir historique. Rarement les agents se sont autant mobilisés, dans une grève unitaire touchant plusieurs sites, toutes les catégories de personnel et toutes les directions de la BnF, pour dénoncer de manière forte la situation désastreuse de l’établissement, les choix opérés par la direction et l‘austérité budgétaire et de personnel que lui imposent ses tutelles. Cette mobilisation s’est faite dans un premier temps à travers une pétition signée par plus 700 agents qui n’a eu aucune réponse de la part de la direction, puis depuis le début du mois mai par un mouvement de grève fort et ininterrompu qui dure depuis 8 semaines.

Dans le même temps, le public de la BnF, notamment celui des chercheurs et chercheuses, a décidé de s’investir de manière intense dans l’action en soutenant la mobilisation des agents, tant dans un élan de solidarité que dans une perspective de lutte pour sauver leur outil de travail qu’ils et elles considèrent légitimement en danger. Une telle mobilisation des usagers est inédite et montre bien l’ampleur de la crise sociale en cours dans cette établissement, mais aussi la remise en cause de ses missions fondamentales. Cela a donné lieu à deux pétitions en ligne recueillant en tout 19 000 signatures, aux prises de positions de l’Association des bibliothécaire de France et de nombreuses associations de chercheurs et de sociétés savantes contre la réorganisation du service public, à la conférence de presse organisée le 15 juin en soutien à la grève en présence de plusieurs personnalités du monde de la recherche et de la Culture et à la tribune publiée le 20 juin contre cette réorganisation et signée par plus de 420 chercheurs, universitaires, intellectuels, écrivains et artistes.

Face à un tel mouvement de contestation, face à un conflit social de cette ampleur, la réponse de la direction de la BnF n’a malheureusement pas été d’ouvrir immédiatement de vraies négociations, mais de laisser traîner les choses, de prétendre que la mobilisation des lecteurs et lectrices était factice, de remettre en cause la légitimité des personnes en lutte ou de réduire la colère du personnel et ses revendications à de simples interrogations et inquiétudes.
Cette attitude a conduit une grande partie du personnel à se sentir doublement méprisée : alors que la direction retire d’un côté aux agents l’expertise de leurs propres métiers en refusant d’écouter leur parole, elle les infantilise de l’autre en pensant régler à coups de communications et de séminaires des problèmes de fonds.

La réorganisation du service au public conduisant à réduire fortement la communication directe des collections conservées en magasins et qui est au cœur de ce mouvement a cristallisé tous les maux – pourtant dénoncés depuis des années par nos organisations syndicales – qui touchent notre établissement :

  • l’empilement des missions sans moyens supplémentaires (ex. de la réouverture de Richelieu à la rentrée 2022 et bien entendu le titanesque chantier d’Amiens) ;
  • les suppressions de plus de 300 postes en équivalents temps plein sur les 10 dernières années qui ont conduit à des choix intolérables que nous dénonçons aujourd’hui, amenant à délaisser certaines missions fondamentales de la bibliothèque nationale et à dégrader fortement nos conditions de travail ;
  • une politique délibérée de sacrifice des effectifs de catégorie C, notamment au sein des équipes de magasinage dont 25% des postes ont disparu, qui plonge les missions de service public de la BnF dans l’impasse ;
  • le reniement du protocole de fin de grève de juillet 2016 qui instaure un grave précédent à la BnF où nous dit-on le dialogue social serait soutenu, et qui a conduit au recours honteux à de l’ultra précarité avec de nouveaux contrats à durée déterminée sur des missions pourtant pérennes ;

Depuis début mai les personnels de la BnF et l’intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD se mobilisent sans relâche pour faire entendre nos revendications. Malgré trois préavis de grève déposés, 17 jours de grève et un taux élevé de grévistes ces deux derniers mois, cette même direction refuse toujours de retirer une réforme unanimement rejetée et laisse s’installer le pourrissement d’un mouvement social d’ampleur, pensant certainement que les congés d’été calmeront les esprits. Erreur. Les promesses de rééquilibrage très limité en faveur des catégories C, tout comme les annonces – insuffisantes et subordonnées aux moyens octroyés par les tutelles, d’embauches ou encore le plan de « déprécarisation » concocté par la direction pour se donner bonne conscience là où un recrutement direct de magasiniers devrait être organisé, sont loin de répondre aux revendications des personnels.

Cette situation désastreuse est aussi la responsabilité des tutelles, qui acceptent une réorganisation qui symbolise dramatiquement la casse du service public de la lecture et de la recherche, et qui accepte la mise en place de l’ultra-précarité.

L’arrêt des suppressions de poste de ces 3 dernières années, obtenues grâce à la détermination du personnel de la BnF, ne suffira pas à réparer les pertes subies ces 12 dernières années, surtout que les suppressions de postes en catégorie C ont continué depuis 3 ans. L’urgence dans laquelle se trouve notre établissement nécessite une réponse forte et à la hauteur des enjeux incombant à une bibliothèque nationale, consistant à octroyer immédiatement les moyens supplémentaires permettant l’embauche rapide de personnel titulaires supplémentaire, tant pour les missions assurées sur le site de Tolbiac que pour celles touchant le site de Richelieu dont la réouverture risque grandement de très mal se passer sans propositions concrètes mises sur la table par les tutelles, tutelles qui doivent aujourd’hui assumer leur responsabilité dans la crise que traverse la BnF et ses missions.