Archives pour la catégorie fonction publique

Elections professionnelles Fonction Publique 2022 : votons SUD mais surtout, construisons nos luttes !

PARTOUT, FAISONS ENTENDRE LA VOIX DU SYNDICALISME RADICAL !

Vous retrouverez dans ce dossier les professions de foi déposées par la section SUD Culture de la BnF et SUD Education pour les élections professionnelles Fonction Publique 2022.
>>> Attention, le vote se fera uniquement par voie électronique (en ligne), du 1er au 8 décembre 2022!

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BnF en grève, personnels mobilisés

Rassemblement BNF et manifestation interprofessionnelle ce jeudi 29 septembre

Depuis 2009, à cause des politiques d’austérité des différents gouvernements, la BnF a perdu plus de 400 agent-e-s, soit plus de 15 % de ses effectifs. La direction de l’établissement prétend que cette hémorragie s’est arrêtée ces dernières années. Elle oublie de dire que c’est grâce à la grève du personnel en 2016 qu’il y a eu un arrêt des pertes théoriques de postes à partir de 2017, ce qui n’a pas empêché le ministère de la Culture de couper encore 10 postes en équivalent temps plein en 2018. Pourtant, entre 2017 et 2021, la BnF a continué à perdre 100 agent-e-s, soit 54 équivalent temps plein. Pourquoi ? Parce que dans le cadre d’une masse salariale contrainte, la direction a fait le choix de privilégier le recrutement de contractuel-le-s à temps plein en catégorie A sur des postes de chargé-e-s de mission plutôt que de pourvoir les postes essentiels sur le cœur de métier de la BnF, en particulier en catégorie C.
Ainsi, la BnF a perdu 200 postes de fonctionnaires en catégorie C depuis 2009, soit la moitié de la perte des postes, alors que les catégories C ne formaient alors que un tiers des effectifs. Si on rajoute les suppressions de postes d’agent-e-s contractuel-le-s à temps incomplet, dont le nombre a diminué de 50% dans le même temps, on voit bien à quel point la catégorie C a porté la très grande majorité des suppressions de postes. La direction de la BnF a sciemment sacrifié cette catégorie. Ainsi, malgré la stabilité supposée des effectifs, la direction a supprimé 40 agent-e-s de catégorie C entre 2020 et 2021, en pleine crise sanitaire.
Cela a touché en particulier le corps des magasiniers-ières, avec la suppression de 170 postes en une dizaine d’années, soit 30 % des effectifs à la BnF, ce qui est énorme.

Les conséquences de ces suppressions continues sont que désormais, il n’y a pas assez de personnel de magasinage pour assurer le fonctionnement normal du service public et de la communication des documents. Face à cette situation de crise qu’elle a elle-même créé, la direction n’a pas décidé de recréer les postes perdus, elle a décidé d’imposer une diminution des services au public, faisant ainsi payé cette dégradation de la situation à la fois aux usagers-ères et au personnel.

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Intersyndicale CGT-FSU-SUD BnF : Jeudi 29/09 Grève pour nos salaires, nos emplois, nos missions et contre la précarité

AGISSONS POUR NOS SALAIRES

Après dix années de « gel du point d’indice » et une revalorisation en juillet de 3,5% inférieure à l’inflation (6,1%), les salaires dans la fonction publique sont toujours en berne. Pire, en 30 ans, la valeur du point d’indice a décroché de plus de 22% par rapport à l’augmentation des prix à la consommation. De fait, nous n’avons jamais cessé de perdre de l’argent.

A la BnF, la situation est encore plus grave puisque la revalorisation à l’ancienneté des primes pour les titulaires n’est pas appliquée. C’est un manque à gagner important puisque dans le reste du ministère de la Culture, les régimes indemnitaires des agents titulaires de catégories B et C ayant 10 ans d’ancienneté dans la fonction publique ont été revalorisés de 500 à 1500 euros. Les catégorie A vont à leur tour bénéficier de cette bonification cette année. A la BnF, la direction n’a rien prévu et encore une fois il faudra se mobiliser pour obtenir le même traitement qu’au Ministère. De plus, les montants de la prime de fin d’année (qui vient d’être étendue à tout le monde grâce à la lutte) n’ont pas évolué depuis 10 ans et il y a des différences de traitement entre titulaires et contractuels.

AGISSONS POUR LA BnF ET SES PERSONNELS

En plus de cela, la lutte continue à la BnF contre les restrictions d’accès aux collections, le sous-effectif, la précarité et pour l’amélioration des conditions de travail.

Face à la mobilisation exceptionnelle débutée en mai, les réponses de la direction sont très largement insuffisantes : faire débuter la communication des documents à 12h au lieu de 13h30 ne change rien à la surcharge de travail et à la désorganisation des équipes, il faut le retour à la communication directe toute la journée. Voir tout simplement consternantes : les postes en plus à la DCO arrachés au ministère de la Culture ne serviront qu’à recruter des précaires, soit sur des CDD pour les chantiers pour Amiens, soit sur des CDD d’un an à 60h ou 80h en service public, payé un salaire de misère pour servir de bouche-trou dans les plannings, ce qui brise les avancées sociales du protocole de fin de grève de 2016.

Rappelons aussi que 40 postes ont été détruits à Tolbiac et transférés à Richelieu essentiellement pour le projet culturel du site (salle Ovale, musée…). Dans le même temps, les agents de Richelieu se voient imposés de nouveaux horaires de service public qui ne conviennent à personne et des recrutements de contrats ultra-précaires. Ces derniers constituent, par exemple, les 2/3 de l’équipe de magasinage en salle Ovale. Sur tous les sites, continuons la lutte pour nos revendications !

LE JEUDI 29 SEPTEMBRE,
TOUTES ET TOUS EN GRÈVE ET EN MANIFESTATION
14H DENFERT ROCHEREAU

RDV BnF devant la gare de RER

À la BnF comme ailleurs, réclamons de meilleurs salaires // Grève jeudi 29 Septembre !

Le 29 septembre, une grève pour de meilleurs salaires, pensions et droits est appelée par l’intersyndicale CGT-FSU-UNSA-Solidaires. Une bonne occasion de faire le point sur les rémunérations à la BnF, entre augmentation du SMIC, augmentation de l’inflation, très léger dégel du point d’indice et reclassement des contractuel·les.

Certain·es seront peut-être surpris·es d’apprendre que, oui, une part importante de collègues de catégorie C mais aussi de catégorie B ont été concerné·es par les augmentations successives du SMIC en 2021-2022. En effet, les échelons les plus bas de ces grilles se sont retrouvés plusieurs fois en dessous du SMIC suite à sa revalorisation au mois d’octobre 2021, puis le 1er janvier et le 1er mai 2022. Pour compenser cela, la rémunération plancher dans la fonction publique a été remonté à l’indice 352 le 1er mai. Résultat, pour le moment, les agent·es aux échelons 1 à 7 chez les catégories C1 sont tou·tes payé·es à cet indice plancher, l’avancement se retrouve donc gommé, et sans décret de mise à jour de la grille, un·e collègue à l’échelon 3 mettrait 6 ans avant de voir son salaire augmenté. De plus, cela entraîne un « tassement des rémunérations indiciaires » qui est visible pour les trois grades de catégories C ainsi que pour le premier grade en catégorie B. Pour les agent·es de cette catégorie, un décret rééchelonnant leurs indices a été publié en septembre 2022 mais sans effet rétroactif ! Le gouvernement fait donc des économies sur notre dos, en minimisant le plus possible les augmentations, pourtant plus que nécessaires, de nos salaires. Pire, cela maintien de nombreux/ses collègues parmi les plus bas salaires (19% des agent·es de catégorie C et 82% des « vacataires » de la BnF sont à l’indice plancher 352).

Le point d’indice, mis KO par l’inflation ?
Dans cette situation, on pourrait donc presque se réjouir de l’augmentation de 3,5 % de la valeur du point d’indice, qui a pris effet en juillet 2022. Si cette mesure a au moins permis de très légèrement décoller les salaires les plus bas du SMIC (1678,95 euros brut mensuel, contre 1707,21 pour les salaires à l’indice 352), elle laisse toutefois un goût amer après comparaison avec l’inflation : 10% depuis 2017 ! La perte est encore plus forte à cause du gel du point d’indice pendant 10 ans, puisque cela représente une baisse de « pouvoir d’achat » de près de 25%.

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Des préavis de grève comme s’il en pleuvait !

Retrouvez ci-dessous tous les préavis de grève BnF, Ministère de la culture et Fonction Publique pour septembre 2022.
Pour une rentrée de luttes !

Préavis BnF déposé par l’intersyndicale FSU-SUD Culture pour la période du 18 au 30 septembre 2022

Préavis BnF déposé par l’intersyndicale CGT-FSU-SUD Culture pour les 20 et 29 septembre 2022

Préavis Ministère de la Culture déposé par l’intersyndicale CGT-FSU-SUD-UNSA pour le 29 septembre 2022

Préavis Fonction Publique déposé par Solidaires Fonction Publique pour septembre 2022

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Fin de l’abondance ? Pas pour les riches. Grève nationale le 29 septembre

Nourriture, électricité, essence, transports, logement, gaz, fournitures scolaires, abonnements divers : pas un jour ne passe sans que nous voyons les prix flamber. Bien sûr, la guerre en Ukraine a un impact. Mais elle ne doit pas cacher le problème de fond : ce n’est pas la crise pour tout le monde. Les milliardaires et les millionnaires ne se sont jamais autant enrichis en France que ces dernières années (44,3 milliards d’euros versés au 2ème trimestre). Les versements des dividendes des grandes entreprises pour les actionnaires n’ont jamais été aussi importants. Pire, certaines entreprises en profitent pour augmenter artificiellement les prix : après les profiteurs de guerres, revoici les spéculateurs sur l’inflation … toujours sur notre dos.

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Motion de l’Assemblée Générale du 12/05/2022

Nous, personnel de la BnF réunit en Assemblée Générale le jeudi 12 mai 2022 :

Constatons une nouvelle fois que la remise en cause du fonctionnement du service public et toutes les dégradations que cela entraîne est toujours autant refusée par les usagers, comme le montre les plus de 17 000 signatures recueillies par les deux pétitions en ligne et la tribune publiée le 10 mai par les représentants des lecteurs au conseil d’administration et ALU BnF. La mobilisation des lecteurs et celle du personnel sont convergentes et s’appuie l’une et l’autre. Nous agissons ensemble, personnel et usagers, pour obtenir le retrait de ces mesures inacceptables et l’obtention des moyens nécessaires à tous les niveaux pour assurer les missions de service public de la BnF, tout en garantissant les droits et les conditions de travail du personnel. Nous remercions une nouvelle fois les lecteurs de leur solidarité et nous allons continuer à mener des actions communes.

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