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Préavis de grève allant du 5 décembre au 5 janvier concernant le projet de réforme des retraites

Paris, le 6 novembre 2019

Madame Gaëlle Martinez
Union Syndicale Solidaires
Déléguée générale fonction publique
31 rue de la Grange aux belles
75010 PARIS

à

Monsieur Gérald Darmanin
Ministre de l’action et des comptes publics
139 Rue de Bercy
75012 – PARIS

OBJET : préavis de grève pour les journées allant des 5 décembre 2019 au 5 janvier 2020

Monsieur le Ministre,
Solidaires Fonction Publique dépose un préavis de grève pour les journées allant du 5 décembre 2019 au 5 janvier 2020. (ce préavis comprend la nuitée en amont de ces journées pour les personnels travaillant en horaires décalés).

Ce préavis concerne l’ensemble des personnels titulaires, stagiaires, contractuels et auxiliaires des trois versants de la fonction publique et des établissements publics (y compris ceux présentant un caractère industriel et commercial) ainsi que les personnels titulaires et non titulaires de droit public exerçant leurs fonctions dans les sociétés anonymes et les établissements d’enseignement privé.

Ce préavis concerne également tous les personnels travaillant dans les assemblées parlementaires.

Ce préavis vise à permettre à tous-te-s les agent-e-s qui le souhaitent de participer aux journées de grève et manifestations qui auront lieu afin de protester contre le projet de réforme des retraites qui va aggraver les inégalités et précariser les salarié-e-s de notre pays qu’ils-elles soient du secteur public ou privé.

Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma parfaite considération.

Pour l’Union Syndicale Solidaires Fonction Publique
Gaëlle Martinez


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Le 5 décembre et les jours qui suivent, toutes et tous en grève et en manifestation!

NON au Hold up sur nos Retraites ! En GREVE et dans la RUE le 24 septembre

Solidaires Fonction Publique

LA RETRAITE A POINTS : UNE REFORME SYSTÉMIQUE QUI MET A MAL LA RÉPARTITION

La garantie d’une retraite décente avec une visibilité sur le niveau de remplacement du revenu à la retraite par rapport au revenu antérieur disparaît. C’en est fini de la retraite des fonctionnaires égale à 75% du traitement indiciaire brut hors primes des six derniers
mois, pour une carrière complète. De plus, la retraite à points, système contributif qui repose sur l ‘accumulation de points tout au long de la carrière (et non plus sur les 25 meilleures années ou le dernier traitement) comporte un aléa fondamental : la valeur du point à la date de liquidation à la retraite. Les retraités partant à la retraite la découvriront au moment où ils prendront leur retraite !
Le gouvernement veut pouvoir exercer une contrainte à la baisse sur le niveau des retraites au prétexte du nombre croissant de départs en retraite, de la progression de l’espérance de vie et bien sûr aussi de la conjoncture économique, sans envisager d’autres possibilités !
>Solidaires revendique au contraire un taux de remplacement garanti à 75% par rapport au revenu antérieur, et une retraite minimum égale au SMIC.

LES FONCTIONNAIRES GAGNANTS AVEC L’INTÉGRATION DES PRIMES ?
TOUS PERDANTS!

L’inclusion des primes (vraiment toutes ?) dans l’assiette des cotisations retraites ne sera pas une compensation à la hauteur. Elle générera des inégalités importantes à la retraite entre les fonctionnaires à fortes primes et ceux qui en ont peu, les primes variant globalement de 5% à 30% selon les versants, administrations et catégories.
La mise en place de la rémunération au mérite annoncée creusera encore ces inégalités, et générera un aléa sur le niveau de retraite. Au regard de l’intégration des primes dans la base des cotisations, la prise en compte de la totalité de la carrière (43 ans) au lieu des six derniers mois constitue un très fort recul. Et, pour tou-t-e-s, le niveau de retraite sera de toutes façons bien aléatoire selon la valeur de service du point à la liquidation de la retraite.

PUBLIC/PRIVE : SOLIDARITÉS REMISES EN CAUSE, PAUPÉRISATION NEUTRALISER

La retraite à points remet en cause les solidarités. Quelques points seront accordés au titre des aléas de l’existence, financés à part par un fonds spécial vieillesse, simples rustines d’un système à points qui n’intègre pas les solidarités au coeur de sa conception même, contrairement au système par répartition actuel qui mériterait simplement des améliorations pour une meilleure retraite. Les salarié-e-s aux carrières heurtées (précaires, femmes, …) se retrouveront avec de toutes petites retraites.
Les plus aisés seront amenés à souscrire des retraites complémentaires par capitalisation, les moins aisés glisseront dans la pauvreté.
>Solidaires revendique un système de retraite par répartition fondé sur les solidarités et l’égalité femmes/hommes.

UN DÉPART EN RETRAITE DE PLUS EN PLUS TARDIF

Le gouvernement joue sur les mots en affichant un âge légal de départ à la retraite à 62 ans, pour ensuite annoncer « un âge pivot »à 64 ans avec décote et surcote, puis opérer une feinte : Macron vient d’annoncer la mise en place d’une durée d’assurance qui donnerait une lisibilité sur l’âge de départ en retraite, sans indiquer lequel, ni renoncer aux décotes / surcotes…
>Solidaires revendique la garantie d’un âge maximum de départ à la retraite à 60 ans.

LA PÉNIBILITÉ DANS LE PUBLIC NON RECONNUE !

Le gouvernement déclare étendre le compte pénibilité, (très peu utilisé dans le privé vu ses conditions drastiques), aux fonctionnaires dans un souci dit « d’universalité ». Il supprime du coup le bénéfice de la catégorie active, qui permet des départs à la retraite anticipés, aux aides soigant-es et agent-es de services hospitaliers. Mais il annonce dans le même temps que les métiers de maintien de l’ordre et de la sécurité, dits régaliens, la conservent ! Deux poids, deux mesures !
Se creuse donc l’inégalité femmes/hommes entre la filière très féminisée de l’hospitalier, et la filière fortement masculinisée des métiers de maintien de l’ordre et de la sécurité : carrière, rémunération, reconnaissance de la pénibilité. Les aides soigant-es et agent-es hospitaliers cumulent pourtant trois facteurs de pénibilité : postures pénibles, horaires décalés, travail de nuit.
>Solidaires revendique, pour toutes et tous, la prise en compte des spécificités des métiers (pénibilités), générant un départ avant 60 ans, dans le public comme dans le privé.

NE LAISSONS PAS CASSER NOS RETRAITES !
TOUS ET TOUTES ENSEMBLE, FONCTIONNAIRES, SALARIE-ES DU PRIVE
COMBATTONS LA REFORME DE LA RETRAITE PAR POINTS !

MANIFESTATION PARISIENNE MARDI 24 SEPTEMBRE >>> 14H DÉPART PLACE DE LA RÉPUBLIQUE

Se mobiliser à l’échelle de l’établissement pour mieux défendre nos intérêts au niveau global ! AG personnels BnF mardi 7 mai & grève et manifestation jeudi 9 mai !

Intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD Culture

Se mobiliser à l’échelle de l’établissement…

Cette année, la BnF atteindra les 300 suppressions de postes. Si la réorganisation du travail en service public (augmentation du nombre de samedis travaillés, nouvelles dégradations des conditions de travail, contrats ultra-précaires…) est la conséquence du sous-effectif actuel, cette réorganisation anticipe également les destructions d’emplois et le recours à plus de précarité prévus par le gouvernement avec la loi de « Transformation de la Fonction Publique » .

→ Agir localement et se mobilier nationalement est donc intimement lié. Tous en grève et dans la rue JEUDI 9 MAI, partout en France contre la casse programmée de la Fonction publique, tous en grève à la BnF pour des moyens et des emplois à la hauteur de nos missions, contre le sous-effectif chronique et la dégradation constante de nos conditions de travail, contre la précarité et les réorganisations sources de souffrance (comme à la DPU).

pour mieux défendre nos intérêts au niveau global !

Les organisations syndicales de la Fonction Publique (CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FAFP, FO, FSU, Solidaires, et UNSA) appellent à la grève massive et aux manifestations jeudi 9 mai, pour contrer les menaces sans précédent que le projet de loi « Transformation de la Fonction Publique » fait peser sur les services publics.

→ Suppression de plus 120.000 postes et baisses de budget, rémunération variable « au mérite » en fonction de l’appréciation de l’employeur, fin des CAP et des CHSCT, « externalisation » ou disparition de missions de service public, dispositifs de mobilité forcée des agents, création des « contrats de missions » de 6 ans pouvant être rompus à tout moment, recours favorisé à des contractuels, etc.

Pour nos missions, nos emplois, de bonnes conditions de travail, le maintien et le développement des services publics sur tout le territoire :

RETRAIT DE LA LOI DE « TRANSFORMATION DE LA FONCTION PUBLIQUE ».


ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES PERSONNELS BnF

MARDI 7 MAI à 12H30 / HALL OUEST


JEUDI 9 mai > GRÈVE locale et nationale

et MANIFESTATION

RDV CORTÈGE BnF : RER Denfert Rochereau 14h

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Pour la Fonction publique et les services publics, un 9 mai de combat !

Solidaires Fonction Publique

Le 30 avril 2019

Le projet de loi fonction publique va détruire la fonction publique et plus généralement les services publics. On assiste ainsi à une vaste opération de restructurations, déstructurations, externalisations, privatisations et abandons de missions enclenchée avec Action publique 2022. Le tout bien sûr avec toujours moins d’emplois (120 000 suppressions sur le quinquennat), toujours plus de coupes budgétaires (60 Mds€).

Les services publics dépecés, privatisés ? C’est non ! Réduire les services publics à leur plus simple expression, c’est ce que veut le gouvernement. Quitte à s’en débarrasser complètement. Et quand le président Macron annonce le déploiement de nouvelles maisons de services au public relookées en « Maisons France Service », ce ne sont en fait que de piètres substituts aux disparitions de services publics.
Pour Solidaires, le développement des services publics, c’est oui ! Ils génèrent redistribution des richesses et cohésion sociale. Solidaires revendique le maintien du maillage territorial des services publics en zone rurale, de nouvelles implantations dans les zones urbaines notamment de banlieue, pour une accessibilité de tou-te-s.

Les agent-e-s publics, des pions à déplacer, avec toujours moins de droits ? C’est non ! Le gouvernement organise la mobilité forcée. Les fonctionnaires pourront désormais être détaché-e-s d’office pour suivre une mission externalisée ou privatisée. Les CAP sont, elles, vidées de leurs compétences (mutations, promotions…). C’est l’arbitraire à tous les niveaux.
Pour Solidaires, c’est oui à des règles de gestion transparentes et égales pour tou-te-s, mises en oeuvre dans le cadre des CAP, avec des compétences élargies.

Le contrat individuel en lieu et place du statut ? C’est non ! Le contrat ouvre les vannes d’un recrutement clientéliste, qu’il soit politique ou relationnel. L’objectif : que l’employeur puisse recruter qui il veut, comme il veut, s’en débarrasser quand il veut ! Et c’est à la généralisation du contrat qu’on assiste alors qu’il y a déjà 1 280 000 contractuel-le-s dans la fonction publique. Pour Solidaires, c’est non, à la précarité !
Pour Solidaires, c’est oui au statut général de la fonction publique dans l’intérêt général de la population, pour une réalisation des missions de manière objective et impartiale. Et c’est oui à des plans de titularisation massifs des contractuel-le-s pour moins de précarité. Et oui au concours pour un recrutement non discriminant.

Le gouvernement supprime les CHSCT et les CT pour les fusionner et réduit ainsi les lieux de défense des conditions de travail et de prévention des risques psycho-sociaux.
Pour Solidaires, c’est oui à l’amélioration des conditions de travail et c’est oui au maintien et au renforcement des prérogatives et attributions des CHSCT, pour la défense de tou-te-s.

Travailler plus pour gagner moins dans la fonction publique ? C’est non ! Le gouvernement veut mettre en place la rémunération individualisée et au mérite. C’est non !
Pour Solidaires, c’est oui au partage du travail et au recrutement de fonctionnaires.

Le gouvernement organise la paupérisation de la fonction publique. Nous ne le laisserons pas faire !

Pour une fonction publique forte et indépendante au service de la population.

Pour les services publics

Retrait du projet de loi fonction publique !
Toutes et tous, partout, en grève et dans la rue le 9 mai !

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Le préavis de grève Solidaires Fonction Publique pour le 9 mai 2019 est ici

Le préavis de grève Solidaires Fonction Publique allant du 13 au 31 mai 2019 est par là

Et ici les communiqués intersyndicaux d’appel à la grève le 9 mai 2019

Préavis de grève Fonction Publique pour le 9 mai 2019

Paris, le 8 avril 2019
Madame Gaëlle Martinez
Union Syndicale Solidaires
Déléguée générale fonction publique
31 rue de la Grange aux belles
75010 PARIS

à
Monsieur Gérald Darmanin
Ministre de l’action et des comptes publics
139 Rue de Bercy
75012 – PARIS

OBJET : préavis de grève pour la journée du 9 mai 2019

Monsieur le Ministre,

L’Union syndicale Solidaires Fonction Publique dépose un préavis de grève pour la journée du 9 mai 2019 (de 00h00 à 24h).
Ce préavis concerne l’ensemble des personnels titulaires, stagiaires, contractuels et auxiliaires des trois versants de la fonction publique et des établissements publics (y compris ceux présentant un caractère industriel et commercial) ainsi que les personnels titulaires et non titulaires de droit public exerçant leurs fonctions dans les sociétés anonymes et les établissements d’enseignement privé.

Solidaires dénonce depuis de nombreux mois les orientations générales du gouvernement en matière de droits des agent-e-s et salarié-e-s. Ces orientations, malgré les revendications portées par les mouvements sociaux, ne subissent aucun changement.

Solidaires dénonce également toutes les orientations concernant la fonction publique et les services publics : abandons de missions de services publics et fermetures de sites laissant sur le côté une partie de la population et augmentant encore les inégalités, 120 000 suppressions d’emplois sur le quinquennat.

Le projet de loi de transformation de la fonction publique, dont Solidaires demande le retrait, traduit législativement toutes ces orientations :

  • Les instances de représentation des personnels sont fortement ébranlées.
    * Les CAP sont vidées de la quasi-totalité des compétences, ne permettant plus, de fait, une défense des agent-e-s et une étude approfondie de leurs situations personnelles, alors même que le gouvernement affiche comme priorités l’égalité entre les femmes et les hommes ainsi que l’« emploi des travailleurs en situation de handicap ».
    * La fusion des CT et des CHSCT ne permettra désormais plus de traiter l’ensemble des problématiques relatives aux conditions de travail pourtant déjà fortement dégradées (risques liés aux réorganisations, risques physiques) ni aux problématiques type harcèlement.
  • Le recours accru au contrat est une attaque inadmissible contre le statut de la fonction publique qui par là-même remet en cause l’égalité d’accès de toutes et tous au service public, sans discrimination
  • La mobilité forcée va dégrader la vie des agent-e-s et accompagnera de fait des réformes et restructurations néfastes pour les services publics
  • La rémunération au mérite qui s’accentue n’est pas compatible avec le but même du service public

Ce préavis est destiné à permettre à tous-tes les agents-es de la fonction publique qui le souhaitent, de participer à la journée de grève et manifestation pour faire entendre leurs revendications.

Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma parfaite considération.

Pour l’Union Syndicale Solidaires Fonction Publique

Gaëlle Martinez

Retrouvez le préavis ici.

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