Archives pour la catégorie fonction publique

Report du rdv salarial et Ministère de la transformation et de la fonction publique

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Solidaires Fonction Publique

Il aura donc fallu attendre ce lundi 15h pour apprendre le report sine die du rendez vous salarial concernant plus de 5 millions d’agent-es publics.

Si le nouveau Premier Ministre indiquait ce week end que les ministres devraient être opérationnels tout de suite, il semble que la fonction publique et les agent-es qui y exercent ne soient déjà pas une priorité pour le nouveau gouvernement.

Certes, il n’y avait que peu d’espoir de ce qui devait ressortir de ce rendez-vous salarial.

Cependant, puisque la fonction publique a désormais un ministère, Solidaires considère qu’il aurait été un geste fort que la nouvelle ministre rencontre dès demain les représentant-es des personnels et écoute leurs légitimes revendications.

Solidaires s’inquiète par ailleurs fortement de l’intitulé exact “transformation et fonction publique” qui semble d’ores et déjà révélateur des volontés du gouvernement.

Pour Solidaires FP, nouveau gouvernement ou pas, les revendications persistent avec notamment :
• Orientations nouvelles pour les services publics et la fonction publique passant notamment par des moyens humains et matériels et l’abrogation de la loi de transformation de la fonction publique,
• retrait de la réforme des retraites, génératrice de la paupérisation des retraité-e-s,
• reconnaissance du travail des agent-es publics par des revalorisations indiciaires et l’attribution d’un nombre de points d’indice identique pour tous-tes notamment,

Les services publics et la fonction publique sont une richesse. Pas un coût. Les agent-es publics ne doivent pas être une nouvelle fois oublié-es.

SEGUR de la santé – un projet salarial classé XXX

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Le 29 mai 2020, la Fédération SUD Santé Sociaux a dénoncé la mascarade du Ségur de Santé, ses groupes de travail sans transparence, ses animateurs et animatrices sans mandats de négociation. En conséquence, SUD Santé Sociaux en avait claqué la porte, exigeant l’ouverture de véritables négociations, avec des projets chiffrés, sur la base d’une revendication qui fait consensus au sein du mouvement social hospitalier : 300 euros minimum pour toutes et tous, de l’adjoint.e administratif.tive à l’infirmier.e spécialisée.e.

La mobilisation réussie du 16 juin a réaffirmé partout en France que c’est bien là le cœur des exigences des hospitalier.e.s, et qu’elles portent un caractère d’urgence absolue.

Le 19 juin, des “fuites” dans la presse ont permis à un gouvernement fébrile de sonder la réaction du monde de la santé sur son “fameux projet”. Projet dans lequel il a tellement confiance que les augmentations n’y sont toujours pas chiffrées. On y apprend ainsi qu’elles seront de “XXX “euros. Et encore, pas avant 2021 puisque cela devra s’inscrire dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2021 ! Le gouvernement en profiterait également pour faire passer ses vieilles obsessions managériales, d’une rémunération “à la tête du client” basée sur les “objectifs individuels” au cœur de son dispositif d’évaluation professionnelle. Ce faisant, il réaffirme que pour lui, l’Hôpital est bien une entreprise.

Le 22 juin, nous apprenions également la programmation d’une nouvelle réunion, intitulée “Négociations salariales”, et programmée le 25 juin en présence du Ministre Olivier Véran. La Fédération SUD Santé Sociaux a interrogé le ministère sur le cadre de cette “négociation”, et si elle était une réponse à la demande des hospitalier.e.s, portée par notre Fédération, de véritables négociations loyales et multilatérales.

L’absence de réponse du ministère nous confirme qu’il s’agit là encore d’une énième tentative d’enfumage. Alors que le ministère a été prompt à dégainer les milliards pour sauver l’industrie automobile et la restauration, il continue de jouer la montre, pendant que les hospitalier.e.s et personnel du sanitaire, du social et du médico-social, replongent dans la litanie désespérante des restructurations, des suppressions de lits et de places, des fusions, des primes qui divisent et de la souffrance au travail.

Il ne se passera décidément rien d’autre au Ségur de la Santé qu’un enterrement de deuxième classe pour les promesses présidentielles formulées dans la panique de la crise.

Face au mépris gouvernemental, La Fédération SUD Santé Sociaux appelle chacun et chacune, du monde de la santé ou des usager.e.s, à agir ensemble partout en France, à chaque occasion, dans les mardis et jeudis de la colère, le 30 juin, le 14 juillet, et encore à la rentrée pour faire gagner nos revendications.

Nos revendications sont légitimes ! Imposons-les ! Imposons un autre avenir !

Paris, le 24 Juin 2020

Fonction Publique : conférence téléphonée du 6 mai 2020 avec le secrétaire d’État (covid-19)

Déclaration intersyndicale CGT- FAFP-FO-FSU-SOLIDAIRES

« Monsieur le Ministre,

L’intersyndicale Fonction publique – CGT FO FSU Solidaires FAFP – s’est réunie hier soir et a décidé de commencer cette réunion par une déclaration commune.
En perspective du déconfinement le 11 mai décidé par le pouvoir exécutif, nous continuons à affirmer que la priorité doit être donnée à la protection des personnels et des usagers, sur les lieux de travail et lors des trajets domicile-travail particulièrement dans les transports en commun.
Il est de la responsabilité du gouvernement et des employeurs de fournir aux personnels l’ensemble des équipements de protection nécessaires à la sécurité sanitaire, ce qui n’est toujours pas le cas à l’heure actuelle.
Nous affirmons qu’un agenda social Fonction publique est nécessaire pour faire face aux enjeux de la période. Il est indispensable que cet agenda social s’ouvre par un bilan de la crise actuelle et des discussions portant sur les décisions nécessaires notamment en matière d’effectifs et de moyens budgétaires, dans le cadre de politiques en rupture avec celles menées depuis des années.
Nous refusons par conséquent l’agenda social dans sa version actuelle et estimons en particulier que la tenue des premières réunions programmées les 18 et 26 mai n’est pas envisageable.
Nous affirmons également que le rendez-vous salarial que vous avez annoncé doit être une véritable négociation salariale, avec des mesures générales au coeur des échanges. »

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Retrouvez le compte rendu Solidaires Fonction Publique de la réunion avec le secrétaire d’Etat ici :20200506_conftelfp-2

Droit de retrait dans la Fonction Publique : vidéo et fiche pratique

Droit d’alerte et droit de retrait pour les fonctionnaires d’État ou comment alerter pour protéger sa vie et sa santé au travail ?

Retrouvez la fiche pratique ICI : http://la-petite-boite-a-outils.org/droit-dalerte-et-droit-de-retrait-pour-les-fonctionnaires-detat-ou-comment-alerter-pour-proteger-sa-vie-et-sa-sante-au-travail/

 

Fonction publique : préavis de grève pour les journées allant du 1er au 31 mai 2020

Dans un contexte difficile, alors que les moyens de protection sont encore trop peu présents dans les services, que la perspective de déconfinement s’annonce chaotique et alors que le gouvernement attaque lourdement les droits des agent-es publics, Solidaires met à disposition un préavis de grève afin que toutes et tous puissent faire valoir ses droits.

>>>Voir ICI : https://solidaires.org/Fonction-publique-preavis-de-greve-pour-les-journees-allant-du-1er-au-31-mai

Congés, RTT, primes dans la Fonction Publique… Le gouvernement répand l’injustice

Solidaires Fonction Publique

L’ordonnance sur les congés et RTT dans la fonction publique de l’État (FPE) et dans la fonction publique territoriale (FPT) vient de sortir le 16 avril, presque un mois après celle relative au secteur privé (ordonnance du 25 mars). Elle vient préciser les modalités d’application de l’article 11-I-b) de la loi d’urgence sanitaire du 23 mars, au secteur public (hors enseignants et versant hospitalier).

Le ministre impose :

— 5 jours de RTT, plus cinq jours de RTT ou congés annuels, aux agent·es de l’État en ASA,
— et sur décision du chef de service 5 jours aux télétravailleurs/euses, le tout sans même une consultation préalable du comité technique, alors que pour le privé un accord d’entreprise est nécessaire (article 11 de la loi d’urgence sanitaire du 23 mars).

Les agent·es territoriaux peuvent se voir appliquer les mêmes dispositifs sur décision de l’autorité territoriale (article 7 de l’ordonnance).

Le gouvernement va une nouvelle fois encore plus loin et maltraite toujours un peu plus les fonctionnaires.

Lire le détail du contenu de l’ordonnance ci-dessous

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