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Réorganisations, baisses de budget, sous-effectifs, précarité, conditions de travail : On ne lâchera rien ! Mobilisation vendredi 19 et samedi 20 octobre à la BnF!

SUD Culture Solidaires / Section de la Bibliothèque nationale de France

Les personnels de la BnF se sont mobilisés massivement les mardi 09 et samedi 13 octobre, démontrant une nouvelle fois dans une grève très suivie leur détermination à ne pas laisser passer l’arsenal de mesures régressives qu’on tente de leur imposer.

Battons le fer tant qu’il est chaud !

Au vu du succès de cette mobilisation, mais aussi dans la continuité des jours de grève du printemps dernier, la section SUD Culture de la BnF appelle l’ensemble des personnels à poursuivre dès maintenant la lutte pour maintenir la pression à la fois sur le ministère de la Culture où est en train de se jouer le budget 2019 de la BnF et sur la direction de la BnF qui anticipe depuis plusieurs mois les coupes budgétaires qu’elle va subir au moyen d’un projet de réorganisation particulièrement régressif pour l’ensemble des personnels de la BnF à compter de 2019.


Le projet de la direction pour 2019 :
► augmentation du nombre de samedis travaillés par an pour les personnels (14 samedis minimum évoqués !)
► heures supplémentaires concentrées le samedi pour assurer le Service Public
► création d’un nouveau cycle de travail du mardi-samedi
► recours à des contrats « étudiant-es » précaires de 10 mois pour remplacer les « vacataires »
► fermeture des magasins le samedi matin

Organiser les pénuries, c’est non ! N’acceptons ni le cynisme, ni le chantage !

Alors que les personnels de la BnF, déjà usés par leurs conditions de travail et le sous-effectif chronique, réclament des postes et moyens supplémentaires, avec notamment l’appel de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères (35 personnes en attente d’être appelées, dont une dizaine de précaires de la BnF), la direction utilise ses moyens de propagande pour annoncer que cet appel ne pourra se faire qu’au prix de la mise en place d’une réorganisation du service public particulièrement dangereuse, avec en particulier le problème des samedis où les plannings promettent d’être totalement intenables d’ici peu, quand ce n’est pas déjà le cas comme à PHS. Problème qui ne se poserait pas si la BnF n’avait pas perdu 90 postes de magasiniers-ières depuis 2010. Car les pertes de postes touchent tous les services et toutes les fonctions.

Cette même direction de la BnF, qui déclare haut et fort vouloir désormais lutter contre la précarité, a pourtant employé depuis fin 2017 de nombreux/ses précaires en CDD sur des besoins en réalité permanents (qui justifient des CDI), et compte désormais exploiter de manière décomplexée la population étudiante, sur des CDD ultra précaires par ailleurs non réglementaires.

De la même façon, encourager à tout va le recours aux heures supplémentaires pour assurer le service public est un moyen inacceptable de jouer sur la corde financière de ceux et celles qui gagnent le moins, pour les forcer à accepter de travailler toujours plus pour quelques euros supplémentaires, au prix de leur santé et du sacrifice de leurs week-ends.

Ça suffit ! La situation dans laquelle est plongée la BnF n’a qu’une seule source : les pertes de poste cumulées ces dernières années et les baisses de budget !

Agissons pour stopper l’hémorragie !


► Vendredi 19 octobre :

RDV pour les personnels de la BnF à 09h15 HALL EST à l’occasion du CHSCT de la BnF, à l’appel de l’intersyndicale CGT-FSU-SUD Culture (une heure d’information syndicale est déposée pour vous permettre d’y assister sur votre temps de travail)

►SAMEDI 20 octobre : GRÈVE à la BnF !

RDV HALL EST à Tolbiac sur le piquet de grève dès 10h pour une grève toujours plus active et visible !


La mobilisation continue :

Pour la défense de la BnF et de ses missions

Pour l’amélioration des conditions de travail

Pour des budgets et des effectifs à la hausse

Pour la stabilisation en CDI des précaires en CDD

Pour des volets internes aux prochains recrutements directs de magasiniers/ères

Pour l’appel intégral de la liste complémentaire

Contre le projet de réorganisation du SP à la BnF


Une caisse de solidarité avec les grévistes existe. Pour y participer : https://www.leetchi.com/c/grevistes-bnf

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Emplois, conditions de travail, réorganisations CONTINUONS LA LUTTE ! Grève à la BnF samedi 13 octobre !

Intersyndicale BnF : CGT – FSU – SUD Culture

La journée de grève du 9 octobre a été un succès à la BnF, prouvant la colère et la détermination du personnel. C’est pourquoi nos organisations syndicales appellent à poursuivre la mobilisation en faisant de nouveau grève le samedi 13 octobre.

La réorganisation du travail des magasinier/es de PHS n’est qu’une préfiguration des effets des politiques d’austérité dans notre établissement : travail interne mis en berne, recrudescence d’une ultra-précarité, plannings de service public intenables… cela fait 3 semaines déjà que les usager/es se plaignent de ne pouvoir accéder aux collections en salle J (faute de personnel) ou de la file d’attente en Reprographie salle T (celle de M/N étant fermée !). De plus, le sous-effectif ne concerne pas que la DCO, mais touche aussi directement les personnels des autres directions et risque d’être encore aggravé par Action publique 2022, nouveau plan de gouvernement contre la Fonction publique et ses agents.


Face à la forte menace d’un budget 2019 insuffisant concernant les effectifs, et au contenu inacceptable du projet de réorganisation du service public porté par la direction de la BnF, ce n’est qu’avec la mobilisation de toutes et tous que nous parviendrons à enrayer le processus destructeur qui est mis en marche !


Réorganisation du service public

Un projet non négociable discuté dans le dos des personnels !

►augmentation du nombre de samedis travaillés par an pour les personnels (14 samedis minimum évoqués !)

► heures supplémentaires concentrées le samedi pour assurer le Service Public

►création d’un nouveau cycle de travail du mardi-samedi

►recours au monitorat étudiant pour remplacer les « vacataires » (contrats ultra précaires de 10 mois)

►faire venir les personnels pour une demi-journée le samedi (magasin fermé le matin)

 

Ce projet de la direction, qui sera présenté au CHSCT d’octobre puis aux Comité technique et  Conseil d’Administration fin  novembre, porte en lui de graves atteintes aux acquis des agents de la BnF : remise en cause des récupérations de service public, création de cycles de travail intenables, destruction des collectifs de travail, stress, inégalités entre agents, retour à l’ultra-précarité, sans compter les risques de fatigue, de surcharge d’activité et plus largement de dégradation du service offert au public.

A l’inverse pour améliorer la situation il faut : l’appel intégral de la liste complémentaire du dernier recrutement de magasinier/es (35 dont 10 précaires de la BnF), des solutions contre la précarité (stabilisation en CDI, volet interne de recrutement de magasiniers) et l’arrêt définitif des suppressions de postes dans notre établissement !

Grève samedi 13 octobre à la BnF!

Pour renforcer l’emploi, nos missions, pour la stabilisation en CDI des précaires et contre les réorganisations régressives.

Rendez-vous sur le piquet de grève, à partir de 10h, Tolbiac, hall Est,

Pour une mobilisation visible et active ! Prises de parole et réunion du personnel en lutte vers 11h30/12h ! Pique-nique le midi, ramenez de quoi manger !

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Le 9 octobre lançons l’offensive !

Union syndicale Solidaires

Solidaires lors de son comité national les 3 et 4 octobre, appelle l’ensemble des salarié-es du privé comme du public, à faire de la journée du 9 octobre un tremplin pour une mobilisation unitaire.

Des salarié-es, retraité-es, étudiant-es sont en grève ou mobilisé-es, contre les conséquences des politiques patronales et de ce gouvernement.

Depuis le printemps, de très nombreux hôpitaux psychiatriques sont en lutte pour obtenir les moyens de soigner leurs patients, alors que le plan hôpital oublie l’hôpital public et les infirmières et infirmiers, les personnels de santé.

Des salarié-es de New Look sont en lutte depuis plusieurs semaines ; l’annonce de la fermeture de 2/3 des magasins existants leur a été faite quasiment du jour au lendemain.

Les retraité-es continuent à se mobiliser depuis la rentrée et encore le 3 octobre suite à l’annonce du gel des pensions, de l’augmentation de la CSG alors qu’une réforme va en finir avec un système collectif de solidarité.

Des salarié-es de Mac Donald sont en lutte depuis cet été pour leurs salaires, conditions de travail et pour refuser d’être licencié-es. Ils et elles se battent pour que leur lieu de travail ne soit pas vendu.

Des postier-es se battent contre les réorganisations qui mettent à mal les salarié-es. Et dans le 92, des camarades se battent depuis 6 mois pour la réintégration de Gaël Quirante licencié malgré l’avis de l’inspection du travail et empêché de militer dans les bureaux de poste.

Les lycées professionnels étaient en grève le 27 septembre dernier et la mobilisation dans l’éducation va continuer et s’amplifier tandis que dans les universités la lutte contre la sélection reprend.

D’autres luttes existent, comme celle « des Fords » pour la sauvegarde de l’emploi et des outils de productions, ou celle des salarié-e-s d’Air France pour des augmentations de salaires.

Solidaires soutient ces luttes et appelle à les multiplier partout où c’est possible dans tous les secteurs privés ou publics. Solidaires est disponible pour les faire connaître, les soutenir, et aider à les coordonner quand les personnes mobilisé-es en expriment la volonté.

Solidaires réaffirme son soutien actif à l’ensemble des salarié-es, militant-es qui subissent la répression en particulier les postier-ères, les cheminot-es après leur mouvement du printemps dernier, les salarié-es du MacDo.

Pour Solidaires, au-delà de la fin des réformes régressives en cours, il faut :

  • une augmentation des salaires de 400 euros, et une revalorisation du SMIC à 1700 euros
  • retraite à 60 ans avec avec une pension à hauteur de 75% du dernier salaire et au minimum égale au Smic
  • un réel partage du temps de travail
  • une amélioration des conditions de travail
  • des services publics à la hauteur des besoins
  • assurer les moyens aux agent-es du contrôle fiscal pour lutter contre la fraude fiscale estimé de 80 à 100 milliards d’euros par an

Solidaires réaffirme que les mobilisations,

  • contre la répression anti-syndicale le 31 octobre à Versailles,
  • de la marche pour la forêt qui finira dans l’Allier le 25 octobre,
  • du 24 novembre contre les violences faites aux femmes à Paris et ailleurs,
  • les initiatives anti-racistes en Ile-de-France du 30 novembre et 1er décembre
  • les manifestations de chômeurs-euses du 1er décembre
  • et que toutes les mobilisations qui se développent pour les migrant-es
    sont elles aussi essentielles pour qu’un mouvement massif et populaire se construise.

Plus que jamais la construction de la contre-attaque est nécessaire et urgente.

D’Ores et déjà Solidaires appelle à un mouvement d’ampleur dans la suite du 9 octobre afin de contre-carrer les mauvais coups du patronat et du gouvernement.

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Lettre d’information syndicale aux « vacataires » de la BnF du 4 octobre 2018.

Lutte contre la précarité, le sous-effectif, la surcharge de travail et les droits des « vacataires » : de premières avancées, mais qui restent insuffisantes ! Mobilisons-nous maintenant pour gagner !

Entre la fin du mois de mai et le début du mois de juillet, la BnF a connu 8 journées de grève, particulièrement bien suivies, à l’appel de la section SUD Culture de la BnF. Grâce à ces journées de grève, aux actions qui ont eu lieu lors de celles-ci et à la détermination du personnel mobilisé, qui est intervenu à plusieurs niveaux comme par exemple au département PHS, des négociations ont commencé et se poursuivent, en particulier dans le cadre du préavis de grève, toujours en cours, déposé par notre organisation syndicale depuis le début du mois de juillet.

Ces négociations ont permis d’obtenir de premières avancées, qui ne règlent pas tous les problèmes mais qui montrent que seule la mobilisation permet d’obtenir des choses que la direction prétendait jusqu’ici ne pas pouvoir faire, ce qui a permis d’améliorer en partie la situation dénoncée par les personnels.

* Prolongation de l’ensemble des « vacataires » en CDD jusqu’au 31/12/2018 :

Parmi les revendications de la grève, il y avait celle de la stabilisation de 25 collègues « vacataires » qui étaient sur des CDD qui devaient se terminer cet été ou à la rentrée, alors qu’ils et elles sont en fait sur des besoins permanents ou ont été recruté-essur des fondements irréguliers, ce qui aurait dû entraîner des embauches en CDI dés le début.

Lors des négociations avec la direction de la BnF, notre organisation syndicale a obtenu que l’ensemble des « vacataires » qui sont sur des CDD et qui veulent rester à la BnF soient prolongé-e-s jusqu’au 31 décembre 2018, ce qui leur assure un travail, leur maintien dans notre établissement et plus d’ancienneté.

De ce fait, la situation des 25 agent-e-s concerné-e-s au départ est aujourd’hui la suivante :
– 2 collègues ont été titularisé.e.s (ou commencé leur stage en vue de leur titularisation) le 1er septembre comme magasiniers-ières.
– 4 collègues ont préféré quitter la BnF, en démissionnant, renonçant ainsi à la prolongation de leurs contrats qui était possible.
– 19 collègues ont vu leur contrat prolongé jusqu’au 31 décembre 2018.

C’est là un premier pas important, mais le but reste bien le passage en CDI de toutes et tous ces collègues en 2019, le plus tôt possible. Une nouvelle réunion de négociations aura lieu avec la direction de la BnF à ce sujet en novembre (quand la direction de la BnF aura fixé son budget 2019). Les multiples négociations que nous avons menées jusqu’ici ont permis de bien faire comprendre à la direction l’importance de cet enjeu, la direction ayant aussi saisi qu’elle devra agir pour permettre le passage en CDI de ces agent-e-s. Nous ne lâcherons personne !

*Un début de renfort pour les équipes de magasinage aux départements PHS et LLA :

Le département PHS est à la DCO celui qui a à la fois le plus de travail en service public (en compétition étroite avec LLA), mais aussi celui qui est malheureusement le département pilote d’une réorganisation catastrophique que tente d’imposer à marche forcée la direction. Ce département est par ailleurs l’un de ceux qui ont perdu le plus de postes ces derniers temps, rendant la situation des agent-e-s intenable.

Lors des négociations, nous avons obtenu que 3 postes de magasiniers-ières soient affectés au département PHS le 1er septembre et que des agent-e-s « vacataires », venant d’autres départements, y soient transféré-e-s dans le cadre de la prolongation de leurs contrats. Un point a aussi été fait sur la situation des encadrant-e-s de proximité, afin de pourvoir certains des postes vacants.

Là encore, si ces renforts ne règlent pas tous les problèmes rencontrés par ce département, loin de là, ils permettent au moins de limiter la situation très difficile pour les agent-e-s et de casser le discours de la direction prétendant il y a encore peu de temps qu’il n’y avait pas de problème et donc pas de besoin d’agent-e-s supplémentaires.

Nous avons aussi obtenu qu’il y ait deux postes de magasiniers-ières pour le département LLA, où il y a là aussi une situation difficile de sous-effectif et de surcharge de travail.

* Augmentation de la compensation rétroactive pour le calcul du temps de travail des « vacataires » :

Après de nombreuses interventions et mobilisations de notre organisation syndicale et du personnel de la BnF, les victoires obtenues lors de la grève de 2016 concernant la comptabilisation du temps de travail des « vacataires », que ce soit pour la majoration à 100 % des heures de travail en service public après 19h et le dimanche ou que ce soit pour la prise en compte des badgeages 15 minutes avant et après la journée de travail, sont enfin mises en place depuis le 1er juillet dernier. Nous ferons un message spécifique d’information plus détaillé à ce sujet prochainement.

L’un des points gagnés lors de la grève de 2016 est qu’une compensation rétroactive doit être accordée aux agent-e-s concerné-e-s pour compenser le fait que la comptabilisation des badgeages en début et en fin de journée n’a pas été miseen place tout de suite en 2016. Ainsi, une compensation rétroactive a d’abord été accordée entre le 1er septembre 2016, date théorique d’entrée en vigueur de cette prise en compte et le 15 mai 2018, qui devait être la date réelle d’entrée en vigueur de cette mesure. Cette compensation correspondait à 50 heures de congés supplémentaires. Mais ce système de prise en compte des badgeages n’a pas pu avoir lieu en réalité le 15 mai 2018 et a été repoussé au 1er juillet 2018.

Notre organisation syndicale a alors exigé que la compensation rétroactive couvre aussi la période entre le 15 mai et le 30 juin 2018 et qu’il y ait donc des heures de congés supplémentaires qui soient accordées aux agent-e-s concerné-e-s. Cela a été acté lors des négociations et ce sont finalement 54h05 de congés rétroactifs de compensation dont bénéficient les agent-e-s « vacataires » faisant du service public et qui ont été à la BnF du 1er septembre 2016 au 30 juin 2018 (la mesure est proratisée pour les collègues qui sont entré-e-s à la BnF après le 1er septembre 2016).

* Création d’un volet interne pour les recrutements de magasiniers-ières, un dossier important qui avance, mais lentement :

La mise en place d’un volet interne réservé aux précaires de la BnF lors des recrutements de magasiniers-ières est un des acquis de la grève de 2016, mais sa mise en oeuvre nécessite de modifier des textes réglementaires, ce qui fait que cela traîne depuis deux ans, chaque entité responsable se renvoyant la balle. Finalement, grâce à notre action syndicale continue et à la mobilisation du personnel, nous avons obtenu confirmation de la part du ministère de la Culture, y compris lors d’une récente réunion de négociations au ministère de la Culture, que celui-ci était d’accord pour la mise en place de ce volet interne.

Mais ce dossier est désormais bloqué au niveau du ministère de l’enseignement supérieur, qui doit lui aussi valider sa création (ce ministère est en effet celui auquel est rattaché le corps de fonctionnaires des magasiniers/ères de bibliothèque). Nous avons dénoncé un tel blocage, qui prive les collègues précaires de la BnF d’une possibilité de sortir de la précarité et le ministère de la Culture s’est engagé à intervenir au plus haut niveau auprès du ministère de l’enseignement supérieur afin de débloquer cela, puis une fois ce déblocage obtenu d’accélérer la modification des textes réglementaires, afin que le principe de ce volet interne puisse être adopté en 2019.
Là aussi, nous ne lâcherons rien et nous continuerons à faire pression, y compris sur le ministère de l’enseignement supérieur, afin que ce volet interne soit bien créé sur le principe en 2019.

* Appel de la liste complémentaire du dernier recrutement de magasiniers/ères : des incertitudes qui nécessitent une mobilisation toujours plus massive des personnels de la BnF

A côté de ces premières avancées, il demeure des revendications importantes sur lesquelles la direction de la BnF prétend ne pas pouvoir nous donner pour l’instant de réponse, renvoyant à une incertitude sur le budget de la BnF en 2019 et sur le fait que la masse salariale dont disposera notre établissement suffira ou non pour pourvoir les postes prévus.

Cela concerne en particulier l’appel de la liste complémentaire du dernier recrutement de magasiniers-ières. Après l’appel de 7 personnes de cette liste le 1er septembre dernier, il reste 35 personnes dessus, dont 10 « vacataires » de la BnF. Si nous avons obtenu qu’un point soit fait au mois de novembre sur ce sujet très important avec la direction de la BnF, l’enjeu essentiel va porter sur le budget 2019 pour l’appel de cette liste complémentaire.
Nous avons eu confirmation qu’il n’était pas possible de prolonger cette liste au-delà de novembre 2019 et qu’il faut donc l’appeler entièrement avant cette date pour que toutes les personnes qui sont dessus puissent devenir titulaires.
Nous avons donc dit clairement et fermement à la direction de la BnF et au ministère de la Culture que l’appel de l’ensemble de cette liste en 2019 doit être la priorité, à la fois pour rééquilibrer les recrutements en faveur des catégories C, qui ont supporté une grosse partie des suppressions de postes ces dernières années et pour permettre la sortie de la précarité des collègues concerné-e-s. La direction de la BnF et le ministère de la Culture disent être d’accord avec cette priorité, mais prétendent ne pouvoir faire actuellement aucun engagement sur le calendrier d’appel de cette liste et sur le nombre de personnes appelées, à cause des incertitudes budgétaires. Il faut donc continuer à nous mobiliser, à agir, maintenant, car c’est maintenant que le budget de la BnF pour 2019 se discute, pour obtenir une garantie ferme sur l’appel de l’ensemble de cette liste complémentaire le plus vite possible.

Si les journées de grève de mai à juillet ont permis d’obtenir de premières avancées, celles-ci ne suffisent pas et nous n’avons pas encore de réponse ou d’engagement sur des revendications très importantes.

Il est donc plus que jamais nécessaire de continuer la lutte et de faire grève, autant que nécessaire, car nous savons qu’il n’y a que lorsqu’il y a plusieurs journées de grève à la suite que nous obtenons des choses.

Alors, pour nos revendications, contre la précarité, contre le sous-effectif, pour des créations de postes, pour un volet interne, pour les droits des « vacataires » et des titulaires :

Faisons grève le mardi 9/10, faisons grève le samedi 13/10, venons aux Assemblées Générales, discutons entre collègues de la situation, faisons des motions, discutons de la possibilité de refaire grève les 19 et 20 octobre, agissons !

Préavis de grève pour les personnels de la BnF à compter du 09 octobre 2018

CGT-BnF
FSU-BnF
SUD Culture BnF

le 02 octobre 2018, à Paris

A l’attention de la présidente de la BnF

Objet : dépôt d’un préavis de grève pour les personnels de la BnF

Madame la Présidente,

La journée de mobilisation et de grève interprofessionnelle du 9 octobre à l’appel de la CGT, FO, FSU, Solidaires, FIDL, UNEF et UNL est le moment pour toutes et tous d’exprimer le refus d’une politique visant à la destruction de notre modèle social, accentuant les inégalités et la casse des droits collectifs.
Pour nos organisations syndicales CGT BnF, FSU et SUD-Culture, l’urgence est à la  construction du rapport de force le plus large afin d’imposer d’autres choix et combattre  la énième réforme « Action publique 2022 » qui attaque dangereusement les fondements  de la fonction publique en remettant en cause le statut général et en abaissant ses moyens d’actions.

A l’heure des cadrages budgétaires ministériels pour 2019, les annonces pour la BnF  risquent une fois de plus d’amplifier les mesures d’austérité alors que la bibliothèque a  déjà perdu plus de 250 postes et près de 10 millions de subventions de l’Etat.

Partout dans les services, les conditions de travail se dégradent en raison du sous-effectif  et de la multiplication des projets. Cette situation engendre surcharge de travail, stress,  épuisement professionnel, augmentation des arrêts maladie, etc.
De plus, le projet de la direction de réorganisation du service public à Tolbiac constitue  pour les personnels un ensemble de mesures régressives sans précédent et n’est pas  acceptable pour nos trois organisations syndicales et les personnels dont nous défendons les intérêts et les droits.

Pour ces raisons, nos organisations syndicales CGT-BnF, FSU, SUD Culture déposent un préavis de grève à compter du mardi 9 octobre 2018 jusqu’au 4 novembre inclus pour  l’ensemble du personnel de la bibliothèque. Outre les revendications de portée nationale que nous soutenons pleinement, les revendications propres à l’établissement sont les  suivantes :

· L’arrêt définitif des suppressions de postes prévues pour les années à venir et un renforcement des effectifs partout où cela est nécessaire
· Des budgets à hauteur des besoins et de la réalisation des missions : refus de nouvelles coupes budgétaires et augmentation des crédits
· L’arrêt du projet de réorganisation du service public à Tolbiac
· L’appel complet et immédiat de la liste complémentaire du dernier recrutement sans concours de magasiniers
· Un plan de résorption de la précarité : la stabilisation en CDI des contractuel-le-s à temps incomplet et la mise en place d’un volet interne pour les recrutements directs de magasiniers
· L’accélération du plan d’action en faveur de ceux et celles travaillant en local aveugle et l’amélioration des conditions
de travail, notamment des personnels travaillant à Richelieu/Louvois, ce qui implique le maintien des bâtiments attenant au quadrilatère et l’abandon des projets de fusion des salles de lecture
· Une politique lisible, volontariste et équitable concernant les carrières et les primes (mise en place de procédures et de critères connus de tous, règlement prioritaire des inégalités de traitement les plus flagrantes, revalorisation des régimes indemnitaires les moins avantageux, etc.)

Nous restons à votre disposition, comme le prévoit la réglementation, pour ouvrir des négociations, et nous vous prions d’agréer, Madame la Présidente, l’expression de nos sincères salutations.

L’intersyndicale CGT BnF-FSU-Sud Culture

copies à :
Madame la Ministre de la culture
Madame la directrice du cabinet
Monsieur le conseiller en charge des relations sociales
Monsieur le secrétaire général
Monsieur le directeur général des médias et industries culturelles
Monsieur le directeur chargé du livre et de la lecture
Madame la secrétaire générale de la CGT Culture
Madame la secrétaire nationale de SUD Culture Solidaires
Monsieur le secrétaire général du SNAC-FSU

Le 9 octobre pour un autre avenir !

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Depuis l’année dernière, le gouvernement au service des plus riches, détricote peu à peu l’ensemble des droits sociaux collectifs, il :

– favorise les patrons d’entreprises et les actionnaires,
– casse la sécurité sociale,
– organise la refonte et la minoration des aides sociales,
– tente de supprimer la fonction publique et les services publics.

Tout cela en faisant croire que ce qui est bon pour les patrons serait bon pour les salarié- es et la population, et que pour travailler il suffit de traverser la rue !
En réalité, cette politique brise les solidarités, laisse une partie croissante de la  population dans la précarité, tout en continuant d’accompagner la fuite en avant qui détruit notre environnement et renforce les catastrophes climatiques.

De la poudre aux yeux

Tandis qu’une nouvelle loi (PACTE) qui contient privatisations et droits supplémentaires  pour les entreprises (et évidemment pas pour les salarié.es) se profile, le gouvernement veut nous faire croire qu’il lutte contre la misère par un plan pauvreté.
Le « plan misère », comme on devrait en réalité l’appeler, c’est : 2 milliards € par an pendant 4 ans pour 8 millions de personnes considérées comme pauvres en France, quand la disparition de l’impôt sur la fortune fait économiser 3 milliards par an aux 300 000 plus riches…
Et pour le plan santé : quasiment rien pour l’hôpital public ou pour les infirmier-es, la  majorité va à la médecine libérale, dans la logique de la marchandisation de l’accès aux  soins.

Augmentation du pouvoir d’achat ?

On nous parle d’augmentation du pouvoir d’achat par la suppression de la taxe  d’habitation, ou la défiscalisation des heures supps. Mais cette manière de « donner » du pouvoir d’achat sans augmenter les salaires, les revenus et les pensions a des  conséquences :
– supprimer la taxe d’habitation ce sera moins de moyens pour les services publics au niveau local, alors qu’ils bénéficient à tous et toutes,
– les heures supplémentaires bénéficient à ceux qui peuvent en faire (pas dans tous les  secteurs et pas les femmes avec leur double journée !).
Et gare à ceux et celles au chômage ! La réforme de l’assurance chômage s’annonce  comme une volonté de fliquer et de culpabiliser les personnes sans emplois, légitimant  une baisse des droits. La mise en place d’un revenu « universel » d’activité, sera conditionné par l’acceptation de n’importe quel travail pour les personnes en difficulté !

Et pourtant les richesses existent

D’autres politiques sont possibles et peuvent être financées ! Les profits des grandes9 octobre partage des richesses.png  entreprises bénéficient toujours plus aux actionnaires (56 milliards distribués, +12 % en 2016) la fraude fiscale des plus riches et des grands groupes augmente (actuellement 80 à 100 milliards d’euros par an). Mais le gouvernement préfère baisser les APL, faire  stagner ou reculer les minimas sociaux, les salaires des fonctionnaires et les retraites… bref, taper encore et toujours sur les mêmes.

Pour Solidaires réduire la pauvreté, c’est :

-Augmenter les salaires et partager le travail pour que toutes et tous y aient accès
– Un SMIC à 1700 euros net et la hausse immédiate de tous les salaires de 400 euros mensuel
-L’augmentation des minimas sociaux et des pensions !
-Développer les services publics, l’hôpital public, l’éducation, la culture…

le 9 octobre
en grève et en manifestation
discutons ensemble pour
tracer collectivement des
perspectives de luttes !

Union syndicale Solidaires
31 rue de la grange aux Belles 75 010 Paris
http://www.solidaires.org
contact@solidaires.org
https://www.facebook.com/USolidaires/

 

Préavis de grève Fonction Publique pour le 09 octobre 2018

Emplois, conditions de travail, réorganisations : AGISSONS POUR NE PAS SUBIR ! BnF en grève mardi 09 et samedi 13 octobre !

Intersyndicale BnF CGT – FSU – SUD Culture

Suite à une première Assemblée Générale réussie le 20 septembre, nos organisations syndicales appellent les personnels de la BnF à une mobilisation toujours plus massive, en participant dans un 1er temps à une nouvelle AG jeudi 4 octobre et en faisant grève les mardi 9 et samedi 13 octobre.

La réorganisation du travail des magasinier/es de PHS n’est qu’une préfiguration des effets des politiques d’austérité dans notre établissement : travail interne mis en berne, recrudescence d’une ultra-précarité, plannings de service public intenables… cela fait 3 semaines déjà que les usager/es se plaignent de ne pouvoir accéder aux collections en salle J (faute de personnel) ou de la file d’attente en Reprographie salle T (celle de M/N étant fermée !). De plus, le sous-effectif ne concerne pas que la DCO, mais touche aussi directement les personnels des autres directions et risque d’être encore aggravé par Action publique 2022, nouveau plan de gouvernement contre la Fonction publique et ses agents.

Face à la forte menace d’un budget 2019 insuffisant concernant les effectifs, et au contenu inacceptable du projet de réorganisation du service public porté par la direction de la BnF, ce n’est qu’avec la mobilisation de toutes et tous que nous parviendrons à enrayer le processus destructeur qui est mis en marche !

Pour s’informer, s’organiser, et décider ensemble de nos moyens d’action

Toutes et tous en Assemblée Générale !
Jeudi 4 octobre / 12h30 / HALL OUEST


Réorganisation du service public
Un projet non négociable discuté dans le dos des personnels !

►augmentation du nombre de samedis travaillés par an pour les personnels (14 samedis minimum évoqués !)

► heures supplémentaires concentrées le samedi pour assurer le Service Public

►création d’un nouveau cycle de travail du mardi-samedi

►recours au monitorat étudiant pour remplacer les « vacataires » (contrats ultra précaires de 10 mois)

►faire venir les personnels pour une demi-journée le samedi (magasin fermé le matin)

Ce projet de la direction, qui sera présenté au CHSCT d’octobre puis aux Comité technique et Conseil d’Administration fin novembre, porte en lui de graves atteintes aux acquis des agents de la BnF : remise en cause des récupérations de service public, création de cycles de travail intenables, destruction des collectifs de travail, stress, inégalités entre agents, retour à l’ultra-précarité, sans compter les risques de fatigue, de surcharge d’activité et plus largement de dégradation du service offert au public.

A l’inverse pour améliorer la situation il faut : l’appel intégral de la liste complémentaire du dernier recrutement de magasinier/es (35 dont 10 précaires de la BnF), des solutions contre la précarité et l’arrêt définitif des suppressions de postes dans notre établissement !


Mardi 9 octobre : grève nationale et interprofessionnelle

Pour des moyens à destination des services publics, des droits protecteurs pour les salarié/es et la fin des cadeaux aux classes les plus privilégiées, des garanties socialement justes (chômage, retraites, logement…) : toutes et toutes en grève et dans la rue ! Manifestation 14h Montparnasse, RDV cortège BnF en bas de la rue du Départ.

Samedi 13 octobre : grève du service public à la BnF

Pour renforcer l’emploi, nos missions, pour la stabilisation en CDI des précaires et contre les réorganisations régressives. Rendez-vous sur le piquet de grève, 10h, Tolbiac, hall Est, pour une mobilisation visible et active !

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