Archives pour la catégorie Grève

Castaner, ministre de l’intérieur, devient-il ministre du travail ? Philippe Wahl (PDG de La Poste) entre-t-il à son cabinet ?

Communiqué soutien à la lutte des travailleurs sans papiers d’Alfortville

C’est en tout cas la question que nous pouvons légitimement nous poser, après la séance de grand guignol que nous a servi jeudi 18 juillet au matin la Direction de la DIRECCTE 94.

Qu’on en juge ! Hier matin, 150 travailleurs sans papiers et leurs soutiens (CTSPV, SUD PTT, Solidaires 94, UL CGT Alfortville…) se sont rassemblés devant l’antenne départementale du ministère du travail (DIRECCTE) à Créteil.

L’objectif était de rappeler la DIRECCTE à ses responsabilités dans ses missions de contrôle des entreprises, comme Chronopost, qui bafouent allègrement le droit du travail en matière de sous-traitance et de marchandage de main d’oeuvre.

Nous souhaitions aussi, à travers la DIRECCTE, interpeller directement la ministre du travail, Muriel Pénicaud, qui n’a toujours pas répondu aux questions du député Luc Carvounas sur la situation des travailleurs sans papiers de Chronopost. Une audience avec le Directeur de l’antenne Val de Marne avait été demandée et accordée, entre autres par l’intermédiaire de Mme la sénatrice Sophie Taillé-Polian, qui devait y participer.

La DIRECCTE avait au passage mis son véto à toute participation à l’entrevue de la section CGT locale du ministère du travail, syndicat qui a toujours exprimé son soutien aux luttes des travailleurs sans papiers. L’ensemble des soutiens et des travailleurs présents ont chaleureusement salué l’engagement des camarades de la CGT Ministère du travail.

Alors que la délégation était constituée (sans présence de la section CGT donc) et s’apprêtait à accompagner madame la sénatrice à l’entrevue, à travers une haie de policiers barrant l’entrée, une représentante des forces de l’ordre indiquait que l’audience était …annulée !!!!

Cet incroyable revirement du ministère du travail semble dû à un oukase de la Préfecture du Val de Marne, qui aurait exercé des pressions assez fortes pour que la DIRECCTE se couche et annule l’entrevue !

En outre, les agents de l’inspection du travail qui prenaient leur pause se sont retrouvés enfermés dehors, ne pouvant plus retourner travailler. Les usagers qui avaient rendez-vous se sont fait renvoyer chez eux, le tout sur décision de la Préfecture. Nous dénonçons cette rupture de la continuité du service public, et une influence extérieur indue de la préfecture au sens des Conventions Internationales n°81 et 129 de L’OIT qui garantissent l’indépendance de l’inspection du travail. La foire aux abus de droit est ouverte !

Cette attitude signifie-t-elle un durcissement très net de l’Etat à l’encontre des travailleurs en lutte à Alfortville ?

Alors que des démarches en direction de la Préfecture, entreprises en particulier par de nombreux élus du département (députés, sénateurs, conseillers départementaux, maires…) sont engagées, la séance de ce jour le laisse fortement penser !

Nous dénonçons avec force l’aplatissement des représentants du ministère du travail devant ceux du ministère de l’intérieur ! Nous condamnons avec autant de force les complicités de caste et de classe entre les dirigeants de ces ministères et la Direction de La Poste !

Les organisations engagées dans ce conflit, les travailleurs concernés et leurs soutiens n’entendent pas baisser les bras, et continuent d’exiger avec force et détermination la régularisation des travailleurs en lutte. Le combat contre « l’esclavagisme moderne » à la Poste est toujours plus d’actualité.

Dans les prochains jours, les prochaines semaines, ce combat se poursuivra avec toutes les initiatives et mobilisations nécessaires.

Alfortville, le 19 juillet 19


CTSPV _ SUD PTT _Solidaires 94 _ CNT SO
Soutenus par FSU-94 UL CGT Alfortville / Maison-Alfort CGT-TEFP 94

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Régularisation des Postiers sans papiers en lutte ! Ce qui se cache derrière Chronopost …

CTSPV – SUD PTT – Solidaires 94 – CNT-SO
(soutenu par UL CGT Maisons Alfort/Alfortville)

Régularisation des Postiers sans papiers en lutte ! Ce qui se cache derrière Chronopost …

Chronopost est une marque de La Poste, spécialisée dans l’envoi du courrier express : les produits Chronopost sont vendus dans tous les bureaux de Poste. Les envois de courrier en Chronopost, aux tarifs élevés, rapportent beaucoup d’argent à La Poste.

Mais derrière ces produits vantés par La Poste pour leurs délais de livraison express, derrière la marque Chronopost, se cache une réalité sordide et inhumaine ! La Poste, c’est l’Etat (100% de capitaux publics) … Et pourtant !!! Pour décharger les camions transportant les envois Chronopost et pour trier ces envois afin de permettre leur distribution, La Poste utilise en toute connaissance de cause des travailleurs sanspapiers privés des droits élémentaires dont bénéficient les autres salariés en France.

La Poste profite des menaces d’expulsion du territoire qui pèsent sur eux pour imposer des conditions de travail qui ne respectent ni le droit du travail ni la dignité humaine. Ces travailleurs embauchent à 3 ou 4 heures du matin. Employés à temps partiel, leur salaire mensuel s’élève à 600 euros. Les heures supplémentaires ne sont pas payées ! S’ils réclament, c’est la porte, sans possibilité de se défendre à cause de leur situation de sans-papiers ! De même en cas de maladie ou de revendications.

Depuis le 11 juin, plusieurs dizaines de travailleurs sans-papiers employés par Chronopost sont présents jour et nuit devant l’agence d’Alfortville pour demander leur régularisation.

> Venez les rencontrer devant l’agence Chronopost – 2 chemin de Villeneuve St Georges à Alfortville (94 Val de Marne)

> Versez à la caisse de solidarité qui permet d’organiser le piquet devant l’agence Chronopost d’Alfortville !

> Signez la pétition pour la régularisation des travailleurs sans-papiers de Chronopost !

Depuis 7 jours, des travailleurs sans-papiers occupent la cour de l’Agence Chronopost d’Alfortville et exigent leur régularisation et leur embauche en CDI par La Poste !

CTSP Vitry, SUD-PTT, Solidaires 94, CNT-SO

Communiqué de presse

Depuis 7 jours, des travailleurs sans-papiers occupent la cour de l’Agence Chronopost d’Alfortville et exigent leur régularisation et leur embauche en CDI par La Poste !

Depuis le mardi 11 juin, une vingtaine de travailleurs sans papiers occupent la cour de l’agence Chronopost d’Alfortville avec le soutien du Collectif des Travailleurs Sans Papiers de Vitry, de la Fédération SUD PTT, de l’Union Syndicale Solidaires 94, de la CNT-SO, de la CNT et de l’UL CGT d’Alfortville :Maisons-Alfort.

Ils exigent de Chronopost et du groupe La Poste, deuxième employeur du pays après l’État, les documents qui permettront leur régularisation par les différentes préfectures d’Ile de France ainsi que leur embauche en CDI à temps par La Poste.

Le Groupe La Poste et sa filiale Chronopost ont jusque là ignoré les interventions en ce sens de la fédération Sud PTT. Les sociétés Derichebourg et Mission Interim, sous-traitantes en cascade nient employer des travailleurs sans-papiers…

Un certain nombre d’élu-e-s ont d’ores et déjà apporté leur soutien à cette lutte et sont intervenus auprès du Groupe la Poste pour exiger la satisfaction des revendications légitimes de ces travailleurs en lutte.

Les organisations à l’initiative de cette lutte apportent tout leur soutien à Taha Bouhafs, journaliste de « Là-Bas si J’y suis » interpellé mardi, placé en garde à vue et poursuivi pour avoir filmé l’intervention conjointe de la police et des vigiles pour fermer le portail du parking et couper en deux le piquet de grève.

De même, les organisations signataires, apportent leur soutien à Gaël Quirante, postier Sud PTT, interpellé ce dimanche à son domicile pour le seul motif d’animer la grève des postiers du 92 depuis plus de 450 jours. Nous exigeons sa libération immédiate !

Les seules réponses du gouvernement aux exigences de justice sociale et de prise en compte des revendications légitimes des travailleurs et travailleuses est encore une fois le mépris, la violence et la répression.

Malgré la tension entretenue par la société de sécurité de Chronopost sur le piquet de grève, la solidarité s’organise à travers l’installation d’un campement par le collectif de sans papiers de Vitry le passage de soutiens, la fourniture des produits de base indispensables à une lutte qui doit s’inscrire dans la durée.

Différentes initiatives militantes et de solidarité sont en cours d’organisation dans les jours qui viennent pour soutenir cette lutte emblématique.

Un chose est certaine, seule une détermination et un rapport de force à la hauteur des exigences légitimes des camarades sans-papiers en lutte permettra de contraindre La Poste et le Gouvernement à les satisfaire

Alfortville, le 17 juin 2019

SALARIÉS SAMSIC / AGENTS RATP : MÊME COLLECTIF DE TRAVAIL, MÊME COMBAT

SOLIDAIRES groupe RATP
31 rue de la Grange aux Belles
75010 Paris
Tel : 06 18 86 48 79
contact@solidaires-grouperatp.org

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

SALARIÉS SAMSIC / AGENTS RATP : MÊME COLLECTIF DE TRAVAIL, MÊME COMBAT

Les salariés de SAMSIC nettoyage, qui s’occupent de la propreté des lignes de métro 5, 6 et 8, sont en grève depuis le 28 mai.

Ils revendiquent, entre autres :

– Un second jour de repos hebdomadaire pour l’ensemble des salariés,
– Une hausse de 3% du salaire de base,
– Une revalorisation de la prime de nuit de 1.20 € à 2.00 €,
– L’embauche de tous les travailleurs en CDD sur les postes vacants…

La RATP ne ménage pas ses efforts pour décourager ce mouvement, et pour le rendre invisible, exactement comme les travailleurs du nettoyage et de la propreté sont invisibles au quotidien.

Ainsi, la RATP fait intervenir sur ses espaces la société Avantage Services et Propreté afin de remplacer les grévistes. De plus, ces interventions se font sous la surveillance d’agents de sécurité privée (maîtres-chiens), et d’agents du GPSR. Ce déploiement massif de personnels de sécurité vise à faire passer les grévistes pour des délinquants, ce qui est inacceptable, car leur attitude est pacifiste et respectueuse depuis la première heure de la grève.

Depuis le 28 mai, la RATP n’intervient pas auprès de SAMSIC. Cynique, la direction de la RATP laisse la situation se dégrader, car elle sait bien qu’en fin de compte, le moins-disant social lui bénéficiera (financièrement) à court terme.

Pire, la RATP oppose les grévistes aux agents RATP en demandant, par exemple, à ces derniers de balayer les couloirs et escaliers des stations de métro. Cette injonction est inacceptable. SOLIDAIRES Groupe RATP tient à réaffirmer qu’agents RATP et salariés de SAMSIC font partie du même collectif de travail, et que les conditions de travail et de vie au travail des uns et des autres sont liées.

SOLIDAIRES RATP appelle la direction de la RATP à mettre ses actes en cohérence avec l’image d’entreprise citoyenne qu’elle veut donner. Ainsi, il est temps que la direction de la RATP fasse pression sur SAMSIC en faveur des salariés grévistes, plutôt que de miser sur le pourrissement du conflit, et sur le moins-disant social qui pourrait en découler.

Paris, le 5 juin 2019

Mardi 28 mai : GRÈVE DES AGENTS DU SERVICE DE L’ACCUEIL DE LA BnF

Intersyndicale CGT BnF- SUD culture

GRÈVE DES AGENTS DU SERVICE DE L’ACCUEIL DE LA BnF

Après avoir massivement participé à la grève du 9 mai dernier, qui a été un succès avec plus de 300 grévistes à la BnF, les agents du Service de l’Accueil de la Bibliothèque nationale de France soutenus par la CGT et SUD ont cessé à nouveau le travail ce mardi 28 mai, afin de dénoncer :

– le sous-effectif chronique
– les mauvaises conditions de travail dans le hall Est et en Pieds-de-Tours
– le projet d’inscription des primo-arrivants de la bibliothèque de recherche qui vont dégrader les conditions d’accueil des chercheurs et reporter la charge de travail vers les agents du pôle information/inscription
– les problèmes d’encadrement

Aujourd’hui l’accueil des lecteurs et les vestiaires sont donc restés totalement fermés et l’accès à la bibliothèque tous publics et aux expositions est gratuit.

Après 2 séances de négociations avec la direction de la BnF, dont la dernière s’est déroulée ce matin, les personnels et nos organisation syndicales attendent désormais de vraies avancées et des réponses positives de la direction pour répondre aux problèmes dénoncés, qu’il s’agisse des effectifs comme de l’organisation du travail dans ces services de la Direction des Publics.

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Signature d’un protocole : nouvelles avancées dans le cadre du préavis de grève déposé en juillet 2018 par SUD Culture !

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SUD Culture Solidaires / Section de la Bibliothèque nationale de France

Après plusieurs mois de négociations, souvent laborieuses et tendues, avec la direction de la BnF dans le cadre d’un préavis de grève déposé en juillet 2018, la section SUD Culture de la BnF a signé vendredi 17 mai un accord conduisant à la levée du préavis en cours pour concrétiser les acquis d’une lutte qui aura duré un an.

Les avancées contenues dans ce protocole :

►passage en CDI de 12 « vacataires » embauché-es de manière abusive en CDD, ce qui porte à 18 les cdisations gagnées dans le cadre de la lutte
►appel de 8 personnels supplémentaires de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères, en plus des 6 déjà prévues, portant à 25 le nombre total de personnes appelées depuis début 2018 (dont plusieurs précaires de la BnF)
►engagement à poursuive les négociations sur l’appel de la liste complémentaire en septembre 2019 et sur le rééquilibrage des recrutements en faveur des catégorie C et B
►passage du groupe 2 au groupe 3 des « vacataires » des pieds de tour
►relance du ministère de la Culture pour la mise en place de volets internes aux futurs recrutements directs

Cela se rajoute aux améliorations déjà obtenues au cours d’un an de lutte par l’intersyndicale CGT-FSU-SUD Culture :

►mise en œuvre définitive du protocole de fin de grève de 2016 concernant la comptabilisation du temps de travail des « vacataires »
►mise en place d’un dispositif améliorant la gestion collective des avancements et promotions des titulaires
►arrivée de magasiniers-ières titulaires à PHS et LLA où le sous-effectif était le plus fort
►accélération des travaux pour améliorer les conditions de travail à Tolbiac
►utilisation de l’enveloppe de 540 000 euros de primes en 2018 pour remonter au socle de l’IFSE tous et toutes les titulaires de la filière bibliothèque, redéfinition plus favorable du calcul de ce socle pour les magasiniers-ères ce qui a permis une hausse de l’IFSE pour plus d’agent-e-s et engagement de la direction à mettre en œuvre un plan d’action pluriannuel d’amélioration des primes des titulaires

Piquets de grève dynamiques, actions, pétitions, appels au public, et surtout mobilisation des personnels dans la grève (30 jours de grève) à l’appel de l’intersyndicale CGT-FSU-SUD Culture ou de notre organisation syndicale seule, ont permis d’arracher ces avancées alors que la direction prétendait comme souvent que c’était impossible ou qu’elle n’avait pas les moyens, preuve une nouvelle fois que seuls le rapport de force et la lutte permettent de faire bouger les lignes.

Bien entendu nous n’oublions pas les tentatives de la direction de réprimer de manière inédite la colère des agent-es et les organisations syndicales de lutte, à coup de présence d’huissier sur les piquets, de tentative d’entrave avec lettre de menace adressée à un de nos militant-es, de demandes de contreparties scandaleuses dictant ce qui doit ou non être revendiqué, de chantage vis-à-vis des plus précaires pour casser la grève, ou encore d’accusations ridicules de violences suite à l’intervention lors d’une émission de radio en direct de France Culture qui s’était très bien passée…

Une direction qui récidive, en annonçant fièrement sur Biblionautes suite à la signature de ce protocole, alors que l’encre n’était pas encore sèche, la « cessation de mouvements sociaux liés aux revendications exprimées » dans le cadre du préavis. Chacun-e sait pourtant qu’il est toujours dangereux voire présomptueux de se réjouir trop vite…

Pour nous les choses sont claires : la mobilisation ne peut que continuer !

Parce que la BNF va perdre en 2019 10 postes, ce qui fait une perte cumulée de plus de 300 postes en 10 ans et parce que les attaques contre notre établissement et toute la Fonction Publique continuent et s’aggravent mois après mois.

Parce que l’ultra-précarité que nous avons combattue durant des mois continue, du fait d’une direction qui a décidé de ne plus respecter ses obligations issues du protocole de fin de grève de juillet 2016 (impliquant l’embauche directe en CDI des « vacataires » sur besoins permanents), en embauchant en février dernier 11 « vacataires » sur de nouveaux CDD abusifs de 7 mois !

Parce que la direction de la BnF doit retirer son projet de réorganisation-régression du service public et faire cesser les abus concernant les écarts statuts-fonctions, le non-respect des fiches de poste, la désorganisation des tâches et la surcharge de travail constatés à la Direction des Publics.

Parce que le ministère de la Culture doit nous donner les moyens de fonctionner, notamment pour permettre d’ici novembre 2019 l’appel intégral de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères, où plusieurs de nos collègues précaires sont toujours en attente d’une titularisation. La BnF doit obtenir le budget et les emplois de titulaires, dans toutes les catégories, nécessaires à l’accomplissement de l’ensemble de ses missions.

Nous appelons donc les agent-es de la BnF à continuer de se mobiliser, à venir massivement en Assemblées Générales pour participer aux prises de décisions, et à rejoindre toutes les actions qui seront proposées pour continuer de défendre nos emplois, nos missions et nos conditions de travail !


Pour expliquer le protocole d’accord signé le 17 mai et faire le point sur les avancées obtenues en un an de lutte ; pour voir les revendications qu’il reste encore à obtenir ; pour discuter collectivement de la situation de la BnF et de la fonction publique, la section SUD Culture de la BnF organise une :

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE des personnels de la BnF
SAMEDI 25 mai, 12h30-13h30, locaux syndicaux (T4, A2)

Vous disposez d’une heure d’information à titre syndicale sur le temps de travail pour y assister, pensez à prévenir votre encadrement !

« Vacataires », contractuel-le-s à temps plein, titulaires, nous sommes toutes et tous concerné-e-s ! Réunissons nous et organisons nous !


Seule la lutte paie !

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