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Mobilisation à la BnF : la direction nous ignore, on continue ! Grève le 23/06 !

poingSUD Culture Solidaires / Section de la Bibliothèque nationale de France

Le samedi 16 juin a marqué le cinquième jour de grève à la BnF, pour améliorer nos conditions de travail, pour mettre fin au sous-effectif chronique, pour défendre un service public de qualité et pour enfin faire entendre les revendications des agent.e.s de la bibliothèque. Cette grève a de nouveau était fortement suivie, avec une perturbation importante du service public. Elle a été suivie mardi 19 juin d’une mobilisation nationale du ministère de la Culture, lors de laquelle nous avons rejoint les autres établissements en grève et avons défilé jusqu’au siège du ministère. Mais confrontée à cette mobilisation, la direction de la BnF se moque des agent.e.s grévistes, en convoquant des simulacres de réunions de négociations qu’elle ne prépare pas et où elle n’a rien à dire. Nous dénonçons cette attitude méprisante et nous exigeons la tenue immédiate de vraies négociations pour répondre aux demandes des grévistes. Face à ce blocage et face aux nombreux problèmes qui touchent toutes et tous les agent-e-s de la BnF, le personnel mobilisé, soutenu par notre organisation syndicale, a décidé de reconduire la grève pour le samedi 23 juin !

 En 2016, nous avions gagné grâce à la mobilisation des personnels un nombre considérable d’avancées, pour toutes et tous : arrêt des suppressions de postes pour 2017 (ce que nous avons obtenu ensuite aussi pour 2018), CDI et 110h pour les « vacataires » sur besoins permanents, plan d’amélioration des conditions de travail, appel de la liste complémentaire du recrutement 2015 de magasiniers/ères, engagements sur les promotions et bien d’autres choses. Cette année encore, ne nous laissons pas faire !

 Les baisses de budget et les suppressions de postes annoncées pour 2019 par nos tutelles toucheront toutes les catégories de personnel de notre établissement. De même, prenons conscience que les réorganisations en cours dans plusieurs départements ne sont pas qu’un coup isolé, mais bien la préfiguration du service public version « sous- effectif optimisé » qui ne fera que s’étendre à tout notre établissement, et qui aura des conséquences sur tous les personnels, sur nos conditions de travail, et le temps accordé à nos missions premières. En étant tous et toutes solidaires, titulaires, contractuel-le-s temps plein, « vacataires », nous pourrons encore stopper tout cela et imposer nos revendications.

Nous exigeons toujours et immédiatement :

  • L’arrêt des suppressions de poste et des baisses de budget en 2019
  • La stabilisation immédiate en CDI de tout-e-s les « vacataires » en CDD qui travaillent en réalité sur des besoins permanents
  • Création de la Direction des Publics : des garanties sur les conditions de travail, les métiers, les postes des agent-e-s titulaires, contractuel-le-s à temps plein et « vacataires »
  • La rénovation du bâtiment Louvois et l’abandon du projet de fusion des salles de lecture à Richelieu
  • La fin des réorganisations brutales du Service Public à la DCO (PHS / LLA / Audiovisuel…)
  • L’appel de l’ensemble de la liste complémentaire du recrutement direct 2017 de magasiniers/ères
  • Une accélération des travaux pour améliorer les conditions de travail en local aveugle
  • De vraies mesures pour le service médical
  • La création d’un volet interne lors des prochains recrutements de magasiniers-ières.

Samedi 23 juin : grève à la BnF

Piquet de grève dès 10h dans le hall Est retrouvons-nous pour informer les lecteurs et lectrices, alimenter la caisse de grève et montrer à la direction notre détermination !

A 11h30, AG et action collective soyons nombreux/ses à nous réunir pour décider ensemble des suites de la mobilisation. Une action aura lieu à la suite de l’AG !

A midi, auberge espagnole, ramenez de quoi pique-niquer.

Venez nous rejoindre même si vous ne travaillez pas samedi !

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Nouvelle grève SAMEDI 23/06 !

DSC_1167Suite à la journée de grève du samedi 16 juin, qui a été encore fortement suivie et dont les répercussions se sont de nouveau fait sentir sur l’organisation du service public de plusieurs sites de la BnF, et face au refus de la direction de la BnF de toute négociation digne de ce nom, ce qui est un signe de mépris face à la mobilisation en cours, les agent-es ont décidé de la reconduction de la grève pour le samedi 23 juin.

La section SUD Culture de la BnF soutient pleinement cette initiative, et appelle donc tous les personnels à se mobiliser samedi prochain, avec une présence massive sur le piquet de grève dès 10h et un rendez-vous à 11h30 pour une nouvelle assemblée générale afin de décider des suites de la mobilisation.

Après plusieurs semaines de mobilisation dans notre établissement, et au vu du nombre important de grévistes sur les différentes journées de grève (nationale comme locale), il est inacceptable que la direction de la BnF n’ait toujours aucune solution positive à nous présenter pour une sortie de conflit par le haut. Dans ces conditions, nous ne pouvons que constater une volonté de pourrissement de la mobilisation notamment sur des problèmes pourtant très locaux et qui ne nécessitent pas d’intervention de nos tutelles ministérielles, constamment invoquées pour justifier le blocage des simulacres de négociations. C’est le cas pour les réorganisations catastrophiques du service public à PHS et LLA comme pour le véritable plan social déguisé, qui va conduire plus d’une vingtaine de nos collègues « vacataires » à Pôle Emploi durant les mois qui viennent. C’est également le cas concernant les garanties demandées dans le cadre de la nouvelle Direction des Publics, sans parler du service médical de la BnF en perdition ou encore du chantier pour l’amélioration des conditions de travail en local aveugle qui n’a que trop tardé. C’est aussi le cas sur la question de la fusion des salles de lecture à Richelieu et le projet de vente du bâtiment Louvois, comme si ces derniers mois n’avaient connu aucune mobilisation des agent-es, pourtant investi-es à la fois pour protéger leurs conditions de travail, mais aussi pour garantir des conditions d’accueil dignes de ce nom au public de Richelieu/Louvois.

Dans ces conditions, notre organisation syndicale continue de réclamer avec les personnels en lutte :

-L’arrêt des suppressions de poste et des baisses de budget en 2019
-La stabilisation immédiate en CDI de tout-e-s les « vacataires » en CDD qui travaillent en réalité sur des besoins permanents. Cela représente 22 collègues qui risquent de se retrouver au chômage entre juin et octobre si nous n’arrêtons pas ce plan social déguisé.
-Des garanties sur les conditions de travail, les métiers, les postes liés à la nouvelle Direction des Publics
-La rénovation du bâtiment Louvois et l’abandon du projet de fusion des salles de lecture à Richelieu
-La fin des réorganisations brutales du Service Public à la DCO (PHS / LLA / Audiovisuel)
-L’appel immédiat de l’ensemble de la liste complémentaire du recrutement direct 2017 de magasiniers/ères
– La mise en place d’un volet interne pour les prochains recrutements de magasiniers-ières, comme prévu dans le cadre du protocole de fin de grève de juillet 2016
-Une accélération des travaux pour améliorer les conditions de travail en local aveugle
-De vraies mesures pour le service médical

TOUTES ET TOUS EN GRÈVE SAMEDI 23 JUIN ! ON LÂCHE RIEN !

Rendez-vous dès 10h sur le piquet de grève
11h30 : Assemblée générale


JEUDI 21 JUIN, A L’OCCASION DU CONSEIL D’ADMINISTRATION DE LA BnF (en présence de nos tutelles ministérielles),

RENDEZ-VOUS pour les personnels de la BnF à 14h30 HALL EST POUR UNE ASSEMBLÉE.

Une heure d’information syndicale a été déposée pour vous permettre d’assister à cette réunion sur votre temps de travail (prévenez juste vos services de votre absence)

Mobilisation 2018 à la BnF : poursuivons la lutte ! Grève samedi 16 juin à la BnF !

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Malgré trois journées de grève nationale très suivies à la BnF et une grève locale réussie samedi 26 mai pendant le festival « BnF parlante », la direction de la BnF continue de faire la sourde oreille à nos revendications.

En 2016, nous avions gagné grâce à la mobilisation des personnels un nombre considérable d’avancées, pour toutes et tous : arrêt des suppressions de postes pour 2017, CDI et 110h pour les précaires, plan d’amélioration des conditions de travail, appel de la liste complémentaire du recrutement 2015 de magasiniers/ères, engagements sur les promotions et bien d’autres choses. Cette année encore, ne nous laissons pas faire !

Les baisses de budget et les suppressions de postes annoncées pour 2019 par nos tutelles toucheront toutes les catégories de personnel de notre établissement. De même, prenons conscience que les réorganisations en cours dans plusieurs départements ne sont pas qu’un coup isolé, mais bien la préfiguration du service public version « sous- effectif optimisé » qui ne fera que s’étendre à tout notre établissement, et qui aura des conséquences sur tous les personnels, sur nos conditions de travail, et le temps accordé à nos missions premières. En étant tous et toutes solidaires, titulaires, contractuel-le-s temps plein, « vacataires », nous pourrons encore stopper tout cela et imposer nos revendications.

Nous exigeons toujours et immédiatement

  • L’arrêt des suppressions de poste et des baisses de budget en 2019
  • La stabilisation immédiate en CDI de tout-e-s les « vacataires » en CDD qui travaillent en réalité sur des besoins permanents
  • Création de la Direction des Publics : des garanties sur les conditions de travail, les métiers, les postes des agent-e-s titulaires, contractuel-le-s à temps plein et « vacataires »
  • La rénovation du bâtiment Louvois et l’abandon du projet de fusion des salles de lecture à Richelieu
  • La fin des réorganisations brutales du Service Public à la DCO (PHS / LLA / Audiovisuel…)
  • L’appel de l’ensemble de la liste complémentaire du recrutement direct 2017 de magasiniers/ères
  • Une accélération des travaux pour améliorer les conditions de travail en local aveugle
  • De vraies mesures pour le service médical

Pour toutes ces raisons, nous serons en grève le samedi 16 juin, et nous ne nous arrêterons pas là !

Mardi 19 juin, plusieurs établissements du ministère de la Culture seront en grève contre la mise œuvre en marché forcée de leur autonomie de gestion vis-à-vis de l’administration centrale, première étape vers l’application d’Action Publique 2022. Joignons-nous à nos collègues du musée d’Orsay, du château de Versailles et du Centre des Monuments Nationaux pour crier notre colère sous les fenêtres du ministère, et pour porter également nos revendications locales !

 Samedi 16 juin : grève à la BnF

 Piquet de grève dès 10h dans le hall Est retrouvons-nous pour informer les lecteurs et lectrices, alimenter la caisse de grève et montrer à la direction notre détermination !

A midi, auberge espagnole, ramenez de quoi pique-niquer. Venez nous rejoindre même si vous ne travaillez pas samedi !

Mardi 19 juin : en grève sous les fenêtres du ministère

  Piquet de grève dès 10h dans le hall Est de la BnF,

Manifestation 12h du Musée d’Orsay , arrivée à 14h aux Bons Enfants (siège administration centrale du ministère de la Culture)

 

NON à Action Publique 2022 / Des moyens pour le service public !

 

 

Samedi 26 mai : de l’accueil jusqu’aux magasins, toute la BnF en grève !

SUD Culture Solidaires / Section de la Bibliothèque nationale de France

images4Sur l’impulsion de la réunion d’information syndicale du samedi 12 mai, qui a réuni un certain nombre de collègues « vacataires » et titulaires de la BnF sur le site de Tolbiac, un appel à la grève pour le samedi 26 mai a été voté lors de l’Assemblée Générale des personnels BnF du jeudi 17 mai.

Alors que 2 préavis de grève ont été déposés par l’intersyndicale CGT-FSU-SUD Culture de la BnF depuis le mois de mars et que plusieurs journées de grève ont été très suivies dans notre établissement dans un cadre de convergence nationale des luttes (public/privé, cheminot-es, étudiant-es, etc), les négociations n’avancent pas avec la direction de la BnF, qui n’a pour l’instant aucune proposition concrète à faire aux personnels mobilisés.

Samedi 26 mai aura lieu le festival annuel de la BnF. Saisissons-nous de cette occasion pour montrer de nouveau que sans ses personnels, la BnF ne peut pas fonctionner. Faisons-nous entendre !

Tous et toutes en grève samedi 26 mai !

– Pour dire non aux réorganisations dévastatrices actuellement en cours à PHS et LLA, qui engendrent surcharge de travail, épuisement physique, tensions et souffrance au travail, et qui s’étendront à terme à toute la DCO !

– Pour dire non à la manière dont est mise en place la Direction des Publics, sans garantie sur les conditions de travail, les métiers, les postes des agent-e-s concerné-e-s, titulaires, contractuel-le-s à temps plein et « vacataires » !

– Pour soutenir nos collègues précaires embauché-es abusivement en CDD sur des besoins bien souvent permanents, et exiger leur stabilisation en CDI et jusqu’à 110h/mois !

– Pour une accélération des travaux afin d’améliorer, comme promis, les conditions de travail en local aveugle !

– Pour l’appel immédiat de toute la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères, afin de renforcer les effectifs et pour titulariser tous/tes les précaires en attente d’un statut convenable au sein de la Fonction Publique !

– Pour stopper les suppressions de poste et les baisses de budget annoncées pour 2019 par nos tutelles ministérielles, qui vont mettre à mal nos missions, creuser les sous-effectifs et encourager toujours plus les emplois précaires

– Pour la rénovation du bâtiment Louvois et contre la fusion des salles de lecture à Richelieu, pour conserver nos espaces de travail et les espaces de stockage et garantir de bonnes conditions de travail pour les agent.es

– Pour l’organisation d’un nouveau recrutement direct de magasiniers/ères, dans des délais rapides et avec un volet interne réservé aux agent-es de la BnF, afin de titulariser un maximum de précaires

– Pour peser sur le combat mené à l’échelle nationale contre le plan « Action Publique 2022 », qui vise à vider les services publics de leur substance : attaque du statut des fonctionnaires, suppressions d’emplois, baisses drastiques de budget…

Rdv sur le piquet de grève samedi 26 mai :

10h HALL EST pour une grève active toute la journée !

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Personnels BnF : quelques rappels sur le droit de grève

SUD Culture Solidaires / section BnF

Quelques rappels sur le droit de grève

Tout-e agent-e de la BnF, qu’il ou elle soit titulaire, contractuel-le à temps complet ou « vacataire » a le droit de cesser le travail en faisant grève. Il s’agit d’un droit constitutionnel, soumis à certaines conditions dans la Fonction Publique telles que le dépôt d’un préavis de grève par une ou des organisations syndicales. Actuellement, les appels à la grève relayés à la BnF sont couverts par plusieurs préavis notamment : un préavis local déposé par l’intersyndicale CGT-FSU-SUD Culture de la BnF, qui court jusqu’au 30 juin 2018, et un préavis déposé par Solidaires Fonction Publique et qui est illimité.

Il ne peut être reproché à aucun-e agent-e d’être entré-e en grève : remontrances, sanctions, pressions, discriminations, etc., sont illégales. Elles sont a priori peu courantes à la BnF contrairement à d’autres secteurs, mais doivent être impérativement signalées aux organisations syndicales si elles sont constatées. Vous n’avez par exemple pas à répondre si une personne vous demande (oralement, par mail voire téléphone) si vous serez gréviste tel ou tel jour.

Il n’est pas nécessaire de prévenir vos services ou encadrant-es de votre décision de faire grève tel ou tel jour. Une fois votre absence constatée (le jour où vous étiez gréviste), votre service pourra vous demander de confirmer ou non que vous étiez gréviste tel jour.

Une fois comptabilisé comme gréviste, la DRH vous enverra un courrier précisant que vous avez été signalé-e comme gréviste, et qu’en conséquent vous serez prélevé-es d’une journée de salaire sur votre paie.

Le retrait sur salaire pour motif de grève se traduit par le prélèvement de l’équivalent d’un trentième de votre salaire. Pour connaitre le montant qui vous sera prélevé, il faut donc diviser votre salaire par 30 (pour des agent-es équivalent cat. C, le prélèvement est d’environ 25 euros pour un-e « vacataire » à 80H/mois, et d’environ 50 euros pour un-e titulaire temps pleinen début de carrière).

A la BnF, les retraits sur salaires interviennent habituellement 2 mois après la date de la grève. Par exemple, si vous faites grève en mai, le prélèvement sur votre salaire interviendra en juillet. A la demande des organisations syndicales depuis plusieurs années, pas plus de 2 jours de grève ne peuvent être prélevés sur un même mois. Par exemple, si vous faites 3 jours de grève en mai, vous serez préleve-es de 2 jours en juillet, et d’un jour en août.

« Je n’ai pas les moyens de faire de grève » : en effet les bas salaires, qui sont la conséquence des politiques d’austérité menées par les gouvernements successifs (précarité, gel du point d’indice, etc.), rendent difficiles le fait d’assumer financièrement les jours de grève. Toutefois les modalités spécifiques appliquées à la BnF (voir ci-dessus) peuvent permettre à chacun-e de s’organiser et de voir venir ces prélèvements dans le temps.

D’autre part, la mise en place de caisses de grève collectives peut représenter une solution pour atténuer les effets des retraits sur salaire.

A la BnF, plus nous serons nombreux/ses sur les piquets de grève pour faire masse et imposer nos revendications, plus nous aurons d’occasions d’alimenter nos caisses de grève et ainsi poursuivre la mobilisation pour gagner sur nos revendications.

La plupart de nos acquis sociaux, qu’ils soient historiques ou locaux à la BnF, ont été obtenus dans les luttes et dans la grève, qui est l’arme des travailleurs et travailleuses !

 

cropped-tc3a9lc3a9chargement.jpgLe 22 mai, public / privé : Ripostons !

En réponse aux attaques gouvernementales sans précédent contre les personnels de la fonction publique, et donc du service public lui-même, une intersyndicale large et  unitaire fonction publique appelle à la grève et aux manifestations le 22 mai prochain.

SUD Culture Solidaires est partie prenante de ce mouvement. Les attaques de la fonction  publique sont la suite logique de la casse du Code du Travail par ordonnances. Parce que  les attaques sont communes, nos résistances doivent l’être aussi.

Pour ce qui concerne les travailleurs et travailleuses de la culture, le 22 mai est aussi  l’occasion d’affirmer que la vocation d’une politique culturelle ne doit pas être la  création de profits ou la réduction des coûts mais la création d’espaces d’émancipations.

Sous couvert d’un plan Action Publique 2022, c’est le dogme ultra-libéral qu’on nous  promet comme seul horizon, avec son lot de réductions budgétaires (public et privé), de  restructuration, de destruction d’emplois et d’abandon de missions.

Dans l’opacité la plus totale, le gouvernement ficelle donc un plan culture et médias qui  nous sera livré et imposé si nous ne nous mobilisons pas dès à présent.

Affaibli par des baisses continues  de financement, attaqué par une idéologie qui croit en la concurrence plus qu’en  l’émulation et au partage, le champ de la culture doit se faire entendre.

N’oublions pas non plus que la « réforme en profondeur » de l’assurance chômage tant  souhaitée par Macron est, elle aussi, en marche.

A Pôle emploi le nombre de contrôleurs passera de 200 actuellement à 1 000 d’ici 2 ans.  Objectif : faire baisser le nombre des chômeurs et chômeuses indemnisé-es et les  contraindre à accepter des emplois précaires mal payés pour répondre aux besoins du  patronat. La privatisation de Pôle emploi suit son cours avec le développement de la  sous-traitance et des prestataires privés (Activ’ Emploi, TESSI,..).

Quant au projet  « d’assurance chômage universelle » qui concerne les futures règles d’indemnisation, il reste encore en suspens. En cette période de destruction généralisée nous devons rester  vigilant-es et la meilleure façon de l’être est de nous mobiliser !

L’existence de nombre de nos métiers dépend en grande partie du système de solidarité interprofessionnelle basé sur les cotisations des millions de travailleurs/ses, dont nous faisons partie.

Pour l’arrêt du plan Action Publique 2022, pour la sauvegarde des  structures culturelles publiques et privées, pour la défense de la solidarité interprofessionnelle, le 22 mai, SUD Culture Solidaires appelle les travailleurs et  travailleuses de la culture et des médias, qu’ils/elles soient de droit privé ou agentes de la fonction publique à s’unir et à décider des moyens d’actions dont la grève.

Paris, le 18 mai 2018

SUD Culture Solidaires – 61 rue de Richelieu – 75002 PARIS – tel : 01.40.15.82.68 – sud@culture.fr

Rendez-vous personnels BnF pour la grève du 22 mai

Lors de l’assemblée générale BnF du jeudi 17 mai, les personnels présents ont décidé d’organiser un rassemblement à partir de 10h dans le hall EST de la BnF mardi 22 mai, pour faire de cette journée de mobilisation une grève active et visible dans notre établissement.

Soyons nombreuses et nombreux !

Pour les agent-es qui ne pourraient pas venir le matin, pour rappel le rendez-vous du cortège BnF pour la manifestation est à 14h angle Boulevard du Temple, République.

« Vacataires » et titulaires de la BnF, tous et toutes en grève le 22 mai !

 

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