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Préavis de grève allant du 5 décembre au 5 janvier concernant le projet de réforme des retraites

Paris, le 6 novembre 2019

Madame Gaëlle Martinez
Union Syndicale Solidaires
Déléguée générale fonction publique
31 rue de la Grange aux belles
75010 PARIS

à

Monsieur Gérald Darmanin
Ministre de l’action et des comptes publics
139 Rue de Bercy
75012 – PARIS

OBJET : préavis de grève pour les journées allant des 5 décembre 2019 au 5 janvier 2020

Monsieur le Ministre,
Solidaires Fonction Publique dépose un préavis de grève pour les journées allant du 5 décembre 2019 au 5 janvier 2020. (ce préavis comprend la nuitée en amont de ces journées pour les personnels travaillant en horaires décalés).

Ce préavis concerne l’ensemble des personnels titulaires, stagiaires, contractuels et auxiliaires des trois versants de la fonction publique et des établissements publics (y compris ceux présentant un caractère industriel et commercial) ainsi que les personnels titulaires et non titulaires de droit public exerçant leurs fonctions dans les sociétés anonymes et les établissements d’enseignement privé.

Ce préavis concerne également tous les personnels travaillant dans les assemblées parlementaires.

Ce préavis vise à permettre à tous-te-s les agent-e-s qui le souhaitent de participer aux journées de grève et manifestations qui auront lieu afin de protester contre le projet de réforme des retraites qui va aggraver les inégalités et précariser les salarié-e-s de notre pays qu’ils-elles soient du secteur public ou privé.

Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma parfaite considération.

Pour l’Union Syndicale Solidaires Fonction Publique
Gaëlle Martinez


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Le 5 décembre et les jours qui suivent, toutes et tous en grève et en manifestation!

A celles et ceux qui veulent un autre avenir, convergeons sur décembre

Communiqué Union syndicale Solidaires

L’Union syndicale Solidaires a décidé début octobre d’appeler à la grève générale sur les retraites le 5 décembre et à reconduire les jours suivants. Il n’y a pas de bouton magique en ce sens : ce sont les assemblées générales de grévistes, sur les lieux de travail, qui décideront. Nous pensons que seul un mouvement reconduit et d’ampleur, capable de bloquer l’économie nous donnera le rapport de force nécessaire pour faire plier ce gouvernement. Ce sont celles et ceux qui travaillent qui produisent les richesses. C’est à nous de déaffiche-01-1-723x1024cider de leur répartition. Les appels à la grève qui portent la reconduction se multiplient dans les secteurs et les territoires. Ce mouvement va s’amplifier dans les semaines qui viennent. L’Union syndicale Solidaires met toutes ses forces dans ce sens.

La question des retraites est centrale. Elle montre à quel point les capitalistes continueront sans cesse d’attaquer nos droits, de nous pressuriser, pour augmenter leurs richesses et profits et nous maintenir au maximum dans leur dépendance, alors que ce pays n’a jamais été aussi riche. Nous allons nous battre, pour nous et pour les générations à venir, pour une autre répartition des richesses qui ne laisse personne sur le carreau, parce que nous voulons vivre, pas survivre !

La question n’est pas uniquement celle des retraites mais bien d’un système qui détruit le climat et nos écosystèmes, maltraite au travail nos corps et nos cerveaux, relègue et abandonne les plus précaires et les plus démuni.es, ferme et détruit les services publics et vend nos biens communs. Pendant ce temps, les violences envers les femmes perdurent et la lutte contre ces violences reste sans moyens. Pendant ce temps l’instrumentalisation raciste continue et banalise les idées d’extrême droite. Pendant ce temps les habitant.es des quartiers populaires, les migrant.es, les personnes qui se mobilisent et protestent doivent faire face à une violence policière toujours plus forte de la part de l’État qui réprime, tabasse, mutile et tue. La démocratie affirmée s’efface devant l’autoritarisme bien réel.

Le mois de novembre va être rythmé de nos colères et de nos espoirs : contre l’islamophobie le 10, pour défendre les services publics de santé et des finances publiques le 14, pour la justice sociale, fiscale et écologiste avec l’anniversaire du début de la mobilisation des Gilets Jaunes les 16 et 17, contre les féminicides et les violences faites aux femmes le 23, pour la défense du climat et contre l’ultra-consommation face au Black Friday le 29, pour les droits des chômeuses, chômeurs et précaires le 30. Pendant ce temps, des mouvements de révoltes contre l’injustice et pour un monde meilleur et démocratique se propagent dans le monde.

L’Union syndicale Solidaires, réunie en bureau national ce 7 novembre appelle à participer à l’ensemble de ces mobilisations. Chacune est légitime et doit gagner. Nous devons renforcer les liens qui existent déjà entre elles. Nous ne gagnerons que si nous additionnons nos énergies, si nous respectons les différentes modalités d’actions des un.es et des autres, sans rien imposer.

Retrouvons-nous sur novembre pour construire un vaste mouvement toutes et tous ensemble et faire boule de neige. Nous avons l’occasion à partir du 5 décembre et les jours suivants de converger, de montrer collectivement notre force, pour bâtir ensemble un autre avenir.

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5 décembre et au-delà : ni faiblesse ni complaisance – Nous serons toutes et tous en grève

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Macron déclare qu’il n’aura « aucune forme de faiblesse ou de complaisance » confronté aux annonces de grèves à partir du 5 décembre. Dans les faits il tente de désamorcer la mobilisation en évoquant les seuls régimes spéciaux et leur mobilisation alors que le système à points est loin de faire l’unanimité, les salarié-es et les retraité-es commençant à comprendre qu’ils et elles seront tous et toutes pénalisé-es par cette réforme. A preuve, les nombreux appels à la mobilisation à partir de cette date dans tous les secteurs professionnels avec des intersyndicales CGT-FO-Solidaires-FSU et des organisations de jeunes.

Le gouvernement a essayé de bien emballer sa réforme en vantant « l’universalité, l’équité, la confiance, la concertation… ». Mais c’est un mensonge.

Dans les faits, le gouvernement organise le dépeçage des régimes actuels, non pas pour plus de justice mais pour baisser les droits de la totalité des salarié-es comme des fonctionnaires :

  • En prenant en compte la totalité de la carrière à la place des meilleures années ou du dernier indice. Pour ne pas être pénalisé, il faudrait avoir du début à la fin de sa carrière le même salaire (élevé de préférence)…
  • Et plus important encore, il veut bloquer la part de la richesse nationale à distribuer aux retraité-es d’aujourd’hui et de demain. En figeant la part consacrée aux retraites qui devra être répartie entre des retraité-es de plus en plus nombreux, il organise tout simplement la baisse du niveau de la pension par rapport au salaire. Il touchera aussi la pension des retraité-es actuel-les qui pourraient ne pas voir leur pension revalorisée. Dans le même temps il oblige celles et ceux qui ont un emploi à travailler plus longtemps, c’est-à-dire qu’il participe à l’augmentation du chômage et à une mauvaise répartition du temps de travail.

Tout le monde va subir ce double effet dévastateur. Et donc tout le monde va vraiment être pénalisé.
La défense qu’il affiche pour les « petites retraites » ou « les retraites des femmes » est dramatique et fausse.

Pour l’Union syndicale Solidaires la justice, ce n’est pas prendre aux un-es pour donner aux autres dans une enveloppe inchangée, c’est corriger les injustices actuelles et augmenter les ressources du système. C’est à dire supprimer les exonérations de cotisations sociales, qui n’ont jamais créé d’emplois mais provoquent des difficultés financières pour la Sécurité sociale, augmenter les cotisations patronales et taxer le capital et les revenus qui ne cotisent pas aux régimes de retraite.
C’est là qu’est la justice sociale : dans un système rénové qui permette à chacun-e de vivre dignement, de rechercher l’égalité entre les hommes et les femmes, aux ancien-nes de partir en bonne santé et aux jeunes d’avoir des emplois plutôt que d’être condamné-es à fournir du travail gratuit ou peu payé.

Alors nous non plus, nous n’aurons ni faiblesse ni complaisance envers ce gouvernement, le 5 décembre et les jours suivants, nous serons tous et toutes en grève, en assemblées, en mouvement, en manifestations.

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Expo Tolkien : grève à la BnF ce jeudi 31 octobre !

Communiqué de presse

INTERSYNDICALE BNF CGT-FSU-SUD

Le 22 oct. 2019 s’est ouverte à la Bibliothèque nationale de France l’exposition « Tolkien : voyage en terre du Milieu ». Depuis l’ouverture, les personnels du service de l’Accueil de la BnF sont confrontés à un afflux exceptionnel de visiteurs, plus de mille par jour, dans un climat très difficile et des conditions de travail dégradées de longue date…

Les personnels du service l’Accueil se sont mis en grève pour dénoncer :
– Des conditions de travail déplorables et un sous-effectif chronique
– Une nouvelle organisation du travail qui détériore l’accueil des lecteurs et en particulier celui des chercheurs
– L’extension des horaires de l’exposition Tolkien pendant 4 mois jusqu’à 21h les jeudis soirs alors que l’exposition est déjà accessible 6 jours sur 7 jusqu’à 19h

Pour en savoir plus sur l’accueil au rabais décidé par la BnF, le passage en force concernant les horaires en soirée et les conditions de travail dégradées par un réaménagement tant coûteux qu’inefficace :
1. Non à la détérioration de l’accueil des usagers et des lecteurs
La direction de la BnF a souhaité refonder l’accueil des lecteurs de la BnF en concentrant sur une seule équipe leurs inscriptions. Résultat, une charge de travail en très nette augmentation (+40%) dans un hall Est particulièrement bruyant et mal aménagé. Ces collègues (accueil, caisses et vestiaires) en sous-effectif chronique n’en peuvent plus de la situation dégradée à laquelle ils sont confrontés. Côté usagers, les lecteurs de la Bibliothèque de recherche, jusque là inscrits, conseillés et orientés par des personnels de bibliothèque, ne sont plus accompagnés par des professionnels. Clairement le service rendu aux lecteurs et les conditions de travail se sont détériorés et cela les agents ne l’acceptent plus.

2. Non aux extensions d’horaires en soirée
Malgré le Règlement intérieur qui cadre les horaires de travail de l’établissement (8h-20h15) et l’avis négatif de la majorité des représentants du personnel siégeant au CHSCT, la direction a décidé pendant 4 mois d’étendre jusqu’à 21h les horaires de l’exposition Tolkien le jeudi soir. En ne respectant pas le cadre réglementaire et en passant outre l’avis du CHSCT, la direction a fait le choix, une fois encore, du passage en force. S’abritant derrière un appel au volontariat et un renfort ponctuel assuré par des agents précaires, l’administration pense que les personnels sont dupes face à ses tentatives répétées de faire travailler toujours plus les agents (projet d’une nocturne sur le site François Mitterrand en 2016 abandonné suite à la mobilisation des personnels, projet d’horaires étendus sur le site de Richelieu, augmentation du nombre de samedis postés, etc.). Alors que la BnF bénéficie d’une amplitude d’ouverture déjà très conséquente (9h-20h quasiment 6 jours sur 7 toute l’année), un élargissement serait synonyme de dégradations des conditions de travail, de santé et de vie des agents.

3. Non à des conditions de travail dégradées par un réaménagement tant coûteux qu’inefficace
Le hall d’entrée de la Bibliothèque François Mitterrand suite à d’importants travaux, et malgré les alertes répétées des organisations syndicales, est devenu un hall de gare extrêmement bruyant et mal agencé où les conditions de travail sont souvent difficiles. Ce chantier piloté par l’actuel directeur général M. Denis Bruckmann s’est déroulé en 2013 dans un contexte budgétaire extrêmement tendu qui voyait les crédits de la bibliothèque amputés de plusieurs millions d’euros. Malgré ce contexte, la direction de l’époque avait maintenu 4,9 millions d’euros de travaux pour réaménager le hall Est et le Haut de Jardin (soit l’entrée principale et la bibliothèque tout public inaugurées en 1996).
Rappelons qu’en 2009 le budget prévisionnel du projet ne s’élevait qu’à 3 M€, mais qu’en 2011 avec l’arrivée d’un MK2 (des salles de cinéma installées dans la BnF côté hall Est) les coûts explosent ! Quasiment 5M€ de dépenses pour un projet contesté et inabouti, soit une augmentation de près de 2 M€ en période de restrictions budgétaires, cette affaire et ce gaspillage d’argent public avaient fait scandale chez les personnels. L’enlèvement du travelator (le tapis roulant qui permettait d’atteindre le hall Est) a coûté à lui seul près d’un demi-million d’euros TTC, soit l’équivalent, au même moment, des coupes dans les budgets dévoués à la conservation des collections patrimoniales.

Grève le 5 décembre et les jours qui suivront !

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Union syndicale Solidaires

Sous un faux prétexte de simplifications, ce gouvernement tente de mettre en place la réforme des retraites avec un système à points. Il a pour objectif de nous faire travailler plus longtemps et de diminuer le montant des pensions. Nous ne sommes pas dupes du nouveau « grand débat » qui vise à monter les professions et les régimes les uns contre les autres pour, au final, tirer la totalité vers le bas. C’est ce message que nous allons porter au plus grand nombre dans les semaines qui viennent dans nos entreprises, nos services et auprès de la population.

Oui, les régimes actuels doivent être améliorés et c’est possible, et ceci doit se faire sans aucun recul de nos droits. C’est la question de la répartition des richesses qui est centrale, à l’heure où les distributions de dividendes et les exonérations de cotisation sociale battent encore des records. Pourquoi plafonner le pourcentage des richesses consacré aux retraites plutôt que plafonner les profits, les salaires des dirigeant-es ou vraiment lutter contre la fraude fiscale et les paradis fiscaux ?

Solidaires revendique l’amélioration des régimes existants et l’abrogation des réformes régressives. Nous voulons pour toutes et tous un départ à taux plein à 60 ans et un départ anticipé pour l’ensemble des métiers pénibles à étendre, avec le maintien des droits professionnels. Nous voulons un taux de remplacement à 75% sur les derniers salaires. Aucune retraite ne doit être inférieure au SMIC. Nous ne voulons pas perdre notre vie à la gagner. Nous ne voulons pas d’une croissance économique qui profite aux grandes entreprises et aux riches tout en détruisant les conditions de travail et de vie des populations, les ressources, la biodiversité et le climat.

Retraites, salaires, protection sociale, conditions de travail, égalité femmes hommes, services publics ou climat, nous savons que nous pouvons faire céder ce gouvernement si nous nous mobilisons massivement et avec détermination. Nous devons nous servir des expériences de nos luttes passées pour construire cette mobilisation. Nous proposerons notamment d’organiser une grande journée de manifestation un week-end marquant ce début de mobilisation et ces convergences.

Nous pensons que c’est la grève reconductible qui nous fera gagner. Nous n’opposons pas cette perspective avec les mobilisations sectorielles et qui contribuent à gagner sur les revendications et faire monter ce rapport de force interprofessionnel.

Nous pensons que c’est l’unité et la convergence sur des bases collectives qui nous permettront de gagner, de créer un tous et toutes ensemble porteur d’espoir et d’un autre avenir, pour le monde du travail, pour la population et pour la planète.

L’Union syndicale Solidaires rejoint l’appel à la grève du 5 décembre initié par nos syndicats Solidaires groupe RATP et SUD Rail, pour la construire et l’étendre à l’ensemble de nos secteurs et territoires et de mettre en débat auprès des travailleuses et travailleurs sa reconduction le 6 et les jours qui suivront.

Nous proposerons le plus largement possible aux forces qui se battent pour la justice, sociale, fiscale ou écologiste de construire une mobilisation large dans laquelle nous porterons les un-es et les autres nos revendications.


Grève le 5 décembre et les jours qui suivront
Préparons-nous à rassembler nos colères


 

Grève nationale interprofessionnelle mardi 24 septembre Pour nos retraites, nos salaires, nos emplois et nos conditions de travail MOBILISATION GÉNÉRALE À LA BNF !

SUD Culture Solidaires / Section de la BnF

Tous et toutes mobilisé·e·s, en grève et dans la rue contre le projet de retraites à points :

images4Mardi 24 septembre aura lieu une grande mobilisation pour défendre une fois de plus nos retraites des assauts du gouvernement, qui présente une contre-réforme à rebours de tout principe de justice sociale. Les grévistes de la RATP vendredi 13 septembre ne s’y sont pas trompé·e·s : ce n’est qu’en cessant le travail, en attaquant le porte-monnaie des patrons par des blocages, en exerçant notre droit de grève et de rassemblement et en manifestant massivement dans les rues, que nous serons entendu·e·s !

Pour gagner sur nos revendications, un seul moyen : l’union et la détermination !

Plus que jamais, l’unité et la réaction interprofessionnelle sont indispensables car ne nous leurrons pas : une journée de grève ne suffira pas. Seule une mobilisation longue et surtout massive permettra de faire reculer le gouvernement et d’imposer notre voix. Pour cela, le rassemblement des différents secteurs en lutte sera déterminant afin que cette rentrée sociale permette de faire aboutir nos revendications pour :

>Un modèle socialement juste fondé sur la redistribution pour nos retraites
>La défense des moyens humains et financiers pour l’ensemble des services publics, dont ceux de
proximité (écoles, postes, hôpitaux/maternités, transports en commun, finances publiques…)
>Le refus de la réforme de la Fonction Publique : destruction des CHSCT, mobilité forcée,
incitation à des « départs volontaires », recours massif aux contractuel·le·s et à la précarité, sous-traitance, individualisation accrue des « performances », rémunération au mérite, etc.
L’arrêt de la sélection sociale à l’entrée des universités
La lutte pour le climat et l’environnement et contre les destructions inhérentes au capitalisme
La régularisation de tous les « sans-papiers » et la requalification de leurs contrats pour ceux et celles qui sont exploité-e-s par le patronat

Agir globalement oui, mais aussi localement à la BnF !

Les logiques gouvernementales à l’oeuvre pour imposer un nouveau recul social avec une énième contre-réforme des retraites sont les mêmes qui touchent les établissements du ministère de la culture et donc la BnF depuis plusieurs années : réorganisations, coupes budgétaires, suppressions de postes, nivellement par le bas des acquis sociaux. Pour cette raison la section SUD Culture de la BnF considère que la lutte locale menée depuis 16 mois doit continuer, sous différentes formes, à commencer par une grève massive le 24 septembre à la BnF, pour nos retraites mais aussi pour continuer de réclamer :

>L’appel intégral de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères, car une dizaine de personnes dont 5 de nos collègues « vacataires » attendent toujours d’être appelé·es. Si l’appel de cette liste a pu évoluer favorablement en 2019 alors que la direction disait que c’était impossible, ce n’est que grâce à la grève et à la mobilisation des personnels, il faut donc continuer pour obtenir l’appel complet avant la fin de validité de cette liste en novembre 2019 !

>Le respect du principe d’embauche en CDI des « vacataires » sur besoins permanents. Cet été, grâce à la pression de la section SUD Culture de la BnF et du personnel mobilisé durant ces derniers mois, 10 contrats en CDI ont été proposé·es aux agent·es « vacataires » qui avaient été abusivement embauché·es sur des CDD courts en février dernier. Cela a permis de stabiliser ces collègues sur de vrais contrats, mais surtout d’obliger la direction à respecter le principe prévu par le protocole de fin de grève de juillet 2016, celui de l’embauche en CDI des « vacataires » sur besoins permanents. C’est une nouvelle preuve que seule la lutte paie. Mais il faut rester vigilant-e-s et ne pas laisser passer, ressurgir et s’installer de nouveaux contrats ultra-précaires comme encore récemment, avec des personnels interchangeables de plus en plus utilisé·es comme bouche-trou dans les services.

>L’arrêt des suppressions de postes pour les années à venir, un budget fourni par le ministère de la Culture à hauteur des besoins pour assurer les missions de la BnF et les créations d’emplois de titulaires nécessaires pour cela.

>L’arrêt d’une réorganisation du travail en Service Public entamée de manière catastrophique et précipitée à Tolbiac en cette rentrée, démontrant bien l’absence d’anticipation des besoins réels des services de la part de la direction. Ce n’est pas en faisant travailler plus les agent-e-s, en déplaçant les charges de travail entre directions ou en profitant des bas salaires pour inciter à faire des heures supplémentaires le samedi que la difficulté se réglera, c’est uniquement la création des emplois titulaires nécessaires qui peut répondre aux problèmes rencontrés.


Au Fait, c’est quoi ce nouveau projet de loi sur les retraites ?

► Plus de départ à 62 ans sans décote de 10% = soit 14,1% de moins que pour un départ à 64 ans (conçu comme « âge pivot »), donc une incitation à partir toujours plus tard en retraite
► Retraite calculée sur toute la carrière et non les 25 meilleures années ou le dernier traitement de salaire (sur 6 mois) = un grave recul pour les plus précaires et les carrières interrompues, les femmes étant particulièrement concernées
►Un système de points incontrôlable et connu au dernier moment pour les retraité-es = la valeur du point, conçu comme variable d’ajustement, étant indexée selon le contexte économique
► Absence de reconnaissance de l’espérance de vie différenciée des travailleur.se.s, que l’on soit cadre, dentiste ou plutôt ouvrière métallurgiste, cheminote, infirmier, livreuse, boulanger, etc.
►Une remise en cause du système actuel (perfectible) de répartition solidaire = paupérisant les plus petites retraites quand les plus aisé·es se tourneront vers des complémentaires privées grâce à des avantages fiscaux

Nous revendiquons au contraire au sein de l’Union syndicale Solidaires :

►Un âge de départ à 60 ans maximum, avec prise en compte de la pénibilité pour des départs anticipés
►Un taux de remplacement de 75% et au moins le Smic,
►Que l’égalité entre les femmes et les hommes soit enfin mise en oeuvre de manière effective
►La possibilité de départ en retraite dès les 37.5 années de cotisation


GRÈVE et manifestation:

Mardi 24 septembre
départ 14h Place de la République !

>>>Rendez-vous bnf : angle du bd voltaire

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NON au Hold up sur nos Retraites ! En GREVE et dans la RUE le 24 septembre

Solidaires Fonction Publique

LA RETRAITE A POINTS : UNE REFORME SYSTÉMIQUE QUI MET A MAL LA RÉPARTITION

La garantie d’une retraite décente avec une visibilité sur le niveau de remplacement du revenu à la retraite par rapport au revenu antérieur disparaît. C’en est fini de la retraite des fonctionnaires égale à 75% du traitement indiciaire brut hors primes des six derniers
mois, pour une carrière complète. De plus, la retraite à points, système contributif qui repose sur l ‘accumulation de points tout au long de la carrière (et non plus sur les 25 meilleures années ou le dernier traitement) comporte un aléa fondamental : la valeur du point à la date de liquidation à la retraite. Les retraités partant à la retraite la découvriront au moment où ils prendront leur retraite !
Le gouvernement veut pouvoir exercer une contrainte à la baisse sur le niveau des retraites au prétexte du nombre croissant de départs en retraite, de la progression de l’espérance de vie et bien sûr aussi de la conjoncture économique, sans envisager d’autres possibilités !
>Solidaires revendique au contraire un taux de remplacement garanti à 75% par rapport au revenu antérieur, et une retraite minimum égale au SMIC.

LES FONCTIONNAIRES GAGNANTS AVEC L’INTÉGRATION DES PRIMES ?
TOUS PERDANTS!

L’inclusion des primes (vraiment toutes ?) dans l’assiette des cotisations retraites ne sera pas une compensation à la hauteur. Elle générera des inégalités importantes à la retraite entre les fonctionnaires à fortes primes et ceux qui en ont peu, les primes variant globalement de 5% à 30% selon les versants, administrations et catégories.
La mise en place de la rémunération au mérite annoncée creusera encore ces inégalités, et générera un aléa sur le niveau de retraite. Au regard de l’intégration des primes dans la base des cotisations, la prise en compte de la totalité de la carrière (43 ans) au lieu des six derniers mois constitue un très fort recul. Et, pour tou-t-e-s, le niveau de retraite sera de toutes façons bien aléatoire selon la valeur de service du point à la liquidation de la retraite.

PUBLIC/PRIVE : SOLIDARITÉS REMISES EN CAUSE, PAUPÉRISATION NEUTRALISER

La retraite à points remet en cause les solidarités. Quelques points seront accordés au titre des aléas de l’existence, financés à part par un fonds spécial vieillesse, simples rustines d’un système à points qui n’intègre pas les solidarités au coeur de sa conception même, contrairement au système par répartition actuel qui mériterait simplement des améliorations pour une meilleure retraite. Les salarié-e-s aux carrières heurtées (précaires, femmes, …) se retrouveront avec de toutes petites retraites.
Les plus aisés seront amenés à souscrire des retraites complémentaires par capitalisation, les moins aisés glisseront dans la pauvreté.
>Solidaires revendique un système de retraite par répartition fondé sur les solidarités et l’égalité femmes/hommes.

UN DÉPART EN RETRAITE DE PLUS EN PLUS TARDIF

Le gouvernement joue sur les mots en affichant un âge légal de départ à la retraite à 62 ans, pour ensuite annoncer « un âge pivot »à 64 ans avec décote et surcote, puis opérer une feinte : Macron vient d’annoncer la mise en place d’une durée d’assurance qui donnerait une lisibilité sur l’âge de départ en retraite, sans indiquer lequel, ni renoncer aux décotes / surcotes…
>Solidaires revendique la garantie d’un âge maximum de départ à la retraite à 60 ans.

LA PÉNIBILITÉ DANS LE PUBLIC NON RECONNUE !

Le gouvernement déclare étendre le compte pénibilité, (très peu utilisé dans le privé vu ses conditions drastiques), aux fonctionnaires dans un souci dit « d’universalité ». Il supprime du coup le bénéfice de la catégorie active, qui permet des départs à la retraite anticipés, aux aides soigant-es et agent-es de services hospitaliers. Mais il annonce dans le même temps que les métiers de maintien de l’ordre et de la sécurité, dits régaliens, la conservent ! Deux poids, deux mesures !
Se creuse donc l’inégalité femmes/hommes entre la filière très féminisée de l’hospitalier, et la filière fortement masculinisée des métiers de maintien de l’ordre et de la sécurité : carrière, rémunération, reconnaissance de la pénibilité. Les aides soigant-es et agent-es hospitaliers cumulent pourtant trois facteurs de pénibilité : postures pénibles, horaires décalés, travail de nuit.
>Solidaires revendique, pour toutes et tous, la prise en compte des spécificités des métiers (pénibilités), générant un départ avant 60 ans, dans le public comme dans le privé.

NE LAISSONS PAS CASSER NOS RETRAITES !
TOUS ET TOUTES ENSEMBLE, FONCTIONNAIRES, SALARIE-ES DU PRIVE
COMBATTONS LA REFORME DE LA RETRAITE PAR POINTS !

MANIFESTATION PARISIENNE MARDI 24 SEPTEMBRE >>> 14H DÉPART PLACE DE LA RÉPUBLIQUE