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Négociations du 8 mars à la corbeille, prévention zéro des situations de violences faites aux femmes à la BnF… SUD Culture claque la porte du groupe de travail sur les RPS.

 SUD Culture Solidaires / Section BnF

Négociations du 8 mars à la corbeille, prévention zéro des situations de violences faites aux femmes à la BnF… SUD Culture claque la porte du groupe de travail sur les RPS.

Le 15 avril 2019

           A l’occasion de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes du 8 mars 2019, la section SUD Culture de la BnF a décidé de lancer une campagne d’affichage dans les locaux de la BnF et sur les réseaux sociaux visant à dénoncer les violences images4sexuelles et sexistes vécues tous les jours par des collègues dans l’établissement. Avec plus de 60 témoignages reçus en très peu de temps, cette campagne a été un triste succès et a démontré l’urgence à agir pour mettre fin à des comportements inacceptables mais bien trop souvent passés sous silence.

            L’attitude de la direction de la BnF suite à notre action constitue quant à elle un véritable scandale. Après avoir refusé de répondre à la presse par « manque de disponibilité » (voir l’article d’Actualitté paru le 8 mars « À la BnF, une grève pour dénoncer les inégalités entre les femmes et les hommes »), elle a clairement manifesté son peu d’intérêt pour ce sujet lors de négociations liées au préavis de grève déposé par notre organisation syndicale pour le 8 mars 2019. En effet, l’ensemble des réponses qui nous ont été données tenaient en une seule phrase : « Nous avons peut-être un problème de timing, mais nous sommes d’accord ! ».

 Non, nous ne sommes pas d’accord.

             Le « problème de timing » est justement central à la discussion, et il trahit le manque d’importance accordée au sexisme et au harcèlement sexuel à la BnF. Plutôt que de faire du sujet une priorité, pour répondre au passage aux obligations légales de prévention et de résultats en la matière (qui concernent avant tout la protection de la santé physique et mentale des agent·e·s), la direction nous renvoie à un  groupe de travail RPS (risques psycho-sociaux) issu du CSHCT, qui a été mis en place en septembre 2017. Un an et demi après sa mise en place, et plus d’un an après un premier préavis de grève déposé par SUD Culture pour le 8 mars 2018 (concernant spécifiquement les violences sexistes et sexuelles au travail), nous attendons toujours une procédure de signalement digne de ce nom, un plan de prévention avec des formations adéquates, des campagnes d’information, tout comme des engagements sérieux pour une prise en charge réelle des victimes de violences…

            De même, la direction de la BnF a montré son peu d’intérêt à décliner rapidement à la BnF le protocole égalité femmes/hommes récemment entré en vigueur au Ministère de la Culture et signé par l’ensemble des organisations syndicales dont SUD Culture Solidaires, alors qu’il s’agit là d’une préconisation ministérielle. En outre, plus d’un mois après les négociations du 8 mars, notre organisation syndicale n’a toujours pas reçu de relevé de décision concernant son préavis de grève, qui portait aussi sur des revendications importantes, sur les inégalités salariales entre femmes et hommes contre lesquelles nous réclamons un plan d’action spécifique… Où est donc passé le « dialogue attentif et loyal avec les représentants et représentantes du personnel » promis par la direction de la BnF ?

            Problème de « timing » très certainement, que la direction ne rencontre curieusement pas quand il s’agit de réorganiser en quelques mois le travail en Service Public de tout l’établissement à coups de mesures régressives.

            D’autre part, lors de la dernière réunion du groupe de travail RPS, un point de rupture a été atteint concernant les procédures de signalement pour les victimes de harcèlement. En refusant de répondre aux demandes de notre organisation syndicale, la direction a une fois de plus montré son vrai visage : là où l’attention devrait se porter sur les victimes, elle est toute entière consacrée à la protection juridique de l’établissement, quand elle n’est pas consacrée à la dissuasion des victimes à signaler des abus en faisant peser sur elles l’épée de Damoclès des « propos diffamatoires », susceptibles de sanctions…

La section SUD Culture de la BnF a donc décidé de se retirer de ces réunions fantoches, où la direction s’accorde quoi qu’il en soit le dernier mot. Ce travail de fond sur les violences sexistes et sexuelles devrait être fait depuis longtemps, par la BnF elle-même et non par les organisations syndicales : les actions liées aux revendications que nous continuerons de porter vont dans le sens de la défense des droits des agent·e·s et pour en conquérir de nouveaux, pas pour entériner des décisions qui vont à leur encontre !

 8 mars toute l’année !

Des droits pour toutes et maintenant !

grrreve des femmes

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Préavis de grève Fonction Publique pour le 9 mai 2019

Paris, le 8 avril 2019
Madame Gaëlle Martinez
Union Syndicale Solidaires
Déléguée générale fonction publique
31 rue de la Grange aux belles
75010 PARIS

à
Monsieur Gérald Darmanin
Ministre de l’action et des comptes publics
139 Rue de Bercy
75012 – PARIS

OBJET : préavis de grève pour la journée du 9 mai 2019

Monsieur le Ministre,

L’Union syndicale Solidaires Fonction Publique dépose un préavis de grève pour la journée du 9 mai 2019 (de 00h00 à 24h).
Ce préavis concerne l’ensemble des personnels titulaires, stagiaires, contractuels et auxiliaires des trois versants de la fonction publique et des établissements publics (y compris ceux présentant un caractère industriel et commercial) ainsi que les personnels titulaires et non titulaires de droit public exerçant leurs fonctions dans les sociétés anonymes et les établissements d’enseignement privé.

Solidaires dénonce depuis de nombreux mois les orientations générales du gouvernement en matière de droits des agent-e-s et salarié-e-s. Ces orientations, malgré les revendications portées par les mouvements sociaux, ne subissent aucun changement.

Solidaires dénonce également toutes les orientations concernant la fonction publique et les services publics : abandons de missions de services publics et fermetures de sites laissant sur le côté une partie de la population et augmentant encore les inégalités, 120 000 suppressions d’emplois sur le quinquennat.

Le projet de loi de transformation de la fonction publique, dont Solidaires demande le retrait, traduit législativement toutes ces orientations :

  • Les instances de représentation des personnels sont fortement ébranlées.
    * Les CAP sont vidées de la quasi-totalité des compétences, ne permettant plus, de fait, une défense des agent-e-s et une étude approfondie de leurs situations personnelles, alors même que le gouvernement affiche comme priorités l’égalité entre les femmes et les hommes ainsi que l’« emploi des travailleurs en situation de handicap ».
    * La fusion des CT et des CHSCT ne permettra désormais plus de traiter l’ensemble des problématiques relatives aux conditions de travail pourtant déjà fortement dégradées (risques liés aux réorganisations, risques physiques) ni aux problématiques type harcèlement.
  • Le recours accru au contrat est une attaque inadmissible contre le statut de la fonction publique qui par là-même remet en cause l’égalité d’accès de toutes et tous au service public, sans discrimination
  • La mobilité forcée va dégrader la vie des agent-e-s et accompagnera de fait des réformes et restructurations néfastes pour les services publics
  • La rémunération au mérite qui s’accentue n’est pas compatible avec le but même du service public

Ce préavis est destiné à permettre à tous-tes les agents-es de la fonction publique qui le souhaitent, de participer à la journée de grève et manifestation pour faire entendre leurs revendications.

Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma parfaite considération.

Pour l’Union Syndicale Solidaires Fonction Publique

Gaëlle Martinez

Retrouvez le préavis ici.

fonction publique

 

Après un week-end de mobilisations, le gouvernement s’entête.

Union Syndicale Solidaires

Agnès Buzin, Ministre de la santé vient de prendre la parole pour dire qu’elle serait favorable à un recul de l’âge de départ en retraite.

Rien de très étonnant, puisque depuis quelques semaines déjà le gouvernement est à la manœuvre pour justifier une réforme « universelle » où l’universalité sera le fait de partir plus tard et avec moins de ressources… travailler plus longtemps, et tant pis si l’espérance de vie en bonne santé diminue, et tant pis si les jeunes pendant ce temps là ne trouventnous ne voulons pas les miettes pas de travail.

Nous sommes toujours au même point après 18 actes des Gilets jaunes, des manifestations syndicales, des manifestations des organisations de retraité-es. Le seul geste envisagé par le gouvernement est l’indexation des « petites retraites » sur l’inflation. Il faut pourtant rappeler que ce ne serait que justice pour toutes les retraites, puisque cela avait été la norme jusqu’à présent, en dépit des nombreuses réformes.

Alors, pouvoir d’achat, répartition des richesses, transition énergétique, maintien et développement des services publics, on est pas seulement au point mort, on a même reculé depuis ces derniers mois. A preuve, le projet de loi atomisant la fonction publique, les autorisations votées par la majorité à l’assemblée sur le glyphosate et autres pesticides, la fermeture des maternités qui continue, celle des classes dans de nombreuses écoles, et des petites gares…

Voilà pourquoi nous continuons à dénoncer la misère et la division sociales créées par des dizaines d’années de politiques néolibérales et que ce gouvernement entend incarner sans dévier d’un iota. Nous saluons les manifestations qui ont regroupé ce samedi des dizaines de milliers de manifestant-es, ensemble et solidaires et auquel le gouvernement continue de tourner le dos.

Le 19 mars 2019, Solidaires, avec la CGT, FO, la FSU et des organisations étudiantes et lycéennes, sera en grève et dans la rue.

Le 18 mars 2019

Grève du 19 mars 2019 : des réponses concrètes face à l’urgence sociale !

Intersyndicale CGT-Culture – SNAC-FSU – SUD Culture

61, rue de Richelieu 75 002 Paris

 

 Grève du 19 mars 2019 : des réponses concrètes face à l’urgence sociale !

Nos fédérations, unions syndicales et confédérations appellent à une journée de mobilisation et de grève le 19 mars pour construire une société plus juste et s’opposer au développement des inégalités que les politiques menées par le gouvernement produisent.

Le projet de réforme des retraites, celui de l’assurance chômage et celui de transformation de la Fonction publique ont pour objectif affiché de réduire la dépense publique au mépris de la justice sociale et de la démocratie. Le projet politique qui consiste à faire payer l’addition aux travailleurs et travailleuses du secteur privé comme du secteur public, aux retraité-e-s, aux jeunes et aux privé-e-s d’emploi en réduisant leur pouvoir d’achat et leurs garanties collectives n’est pas le nôtre.

Il accroît les inégalités et enrichit toujours les plus riches. C’est pourquoi, nous inscrivons notre préavis de grève «culture» dans cette journée du 19 mars.

Pour la justice sociale et contre les inégalités au Ministère

Au Ministère de la Culture, ce sont les mêmes politiques qui sont menées. Trop d’injustice, trop de précarité, trop d’inégalités sont le quotidien des personnels. Notre ministère est un ministère pauvre et les conséquences de ces politiques sur les carrières et les parcours professionnels des personnels sont très lourdes et pèsent grandement sur la mobilité et l’attractivité. Les taux de promotion, comme les régimes indemnitaires, sont largement insatisfaisants. Ces derniers sont par ailleurs très inégaux et nous sommes à des années lumière du principe « à travail égal, salaire égal ». Le gel du point d’indice et la mise en oeuvre du jour decarence bloquent les personnels dans un niveau de revenu très bas et l’engagement des personnels n’est pas du tout reconnu à sa juste valeur. Comme si cela ne suffisait pas, les femmes connaissent des situations d’inégalité qui ne sont toujours pas corrigées malgré les engagements.

Précarité : plan de résorption et sécurisation des parcours professionnels

La précarité connaît une nouvelle accélération avec les tentatives de ne pas respecter le protocole d’accord sur le recrutement et la gestion des agent-e-s contractuel-le-s et la sécurisation des parcours professionnels, avec un abus des recrutements sur des contrats courts irréguliers, notamment à la Bibliothèque nationale de France (ce qui explique entre autre le conflit social qui y dure depuis des mois), ainsi que par le développement du recours aux stagiaires et à l’auto entrepreneuriat.

Pour un service public au service des besoins sociaux, contre le business

Le désengagement de l’Etat -ministère de la Culture -dans les politiques d’intervention et auprès des services et établissements réduit sa capacité d’agir et laisse place aux lois du marché et au business. C’est le fondement du programme politique Action Publique 2022 du gouvernement. Les projets d’archives essentielles, de fusion des SCN-musées avec des établissements publics, d’externalisation de la filière accueil et surveillance, de suppression d’emplois, de déconcentration des missions et de crédits aux préfets, d’administration centrale-stratège, de nouvelle organisation territoriale de l’Etat, voire d’abandon de missions, sont les outils de la politique d’austérité et de la stratégie de marchandisation de la culture.

Défendre l’intérêt général, promouvoir le service public

L’avant projet de loi de transformation de la Fonction publique, qui propose le recours généralisé au contrat en lieu et place du statut, la disparition des CHSCT et la réduction XXL des prérogatives des CAP, procède de la même politique. Sous couvert de modernisation, il amplifie l’arbitraire, l’opacité, met à mal la démocratie sociale et l’intérêt général au profit de l’intérêt particulier. Et la crainte est grande que les conclusions du « grand débat » ne soient instrumentalisées pour mieux servir cette politique de casse des services publics.

Dans notre société qui connaît de multiples fractures, sociales notamment, nous portons l’ambition d’un service public de la culture qui réponde aux besoins sociaux et s’oppose à toutes les formes d’inégalités et de discriminations.

C’est pourquoi nos organisations ont déposé un préavis de grève pour la journée du 19 mars, pour les nuitées en amont et en aval, à destination des personnels de droit privé comme de droit public des services, établissements et associations du ministère de la Culture.

Ensemble, nous exigeons :

  • l’amélioration des rémunérations par le dégel du point d’indice, l’abrogation du jour de carence et la correction de toute forme d’inégalité notamment les inégalités femmes/hommes ;
  • l’amélioration des carrières par la revalorisation des grilles salariales, du régime indemnitaire, des taux de promotion, la mise en oeuvre du principe « à travail égal, salaire égal » pour les agent-e-s, quelque soit leur statut ; un plan de résorption de la précarité ; le respect des conditions de recrutement et de gestion des personnels contractuel-le-s et l’arrêt des contrats courts irréguliers;
  • l’arrêt des suppressions d’emploi, des créations d’emplois partout où cela est nécessaire et l’organisation de concours réguliers ; qu’enfin soit mise en place une réelle gestion prévisionnelle des emplois, des effectifs et des compétences ;
  • un ministère de la Culture avec une administration centrale forte qui garantisse la cohérence des politiques nationales et le développement de son action territoriale dans les territoires avec les DRAC et les UDAP ;
  • des établissements publics qui bénéficient de moyens humains et financiers à hauteur de leurs besoins afin de remplir leurs missions dans de bonnes conditions ;
  • un service public de la culture au service de l’intérêt général et non de la marchandisation et du business et l’abandon de l’avant-projet de loi de la transformation de la Fonction publique ; le retrait d’Action Publique 2022.

Ensemble nous sommes plus forts pour exiger une société plus juste et un service public au service des besoins sociaux !

Manifestations dans toute la France

A Paris de Luxembourg à Invalides

départ à 13 heures Place Edmond Rostand (RER Luxembourg) vers le Medef


RAPPEL : RDV cortège BnF 13h angle rue Soufflot!


Un  préavis à été déposé par les organisations syndicales CGT-Culture, SNAC-FSU et SUD Culture pour les agent-es du Ministère de la Culture pour la journée de grève et de mobilisations du 19 mars 2019.

Dépôt d’un préavis de grève à la BnF pour la journée du 19 mars 2019 !

CGT-BnF
FSU-BnF
SUD Culture BnF
Le 13 mars 2019, à Paris
Objet : dépôt d’un préavis de grève pour les personnels de la BnF
« Madame la Présidente,
Malgré le profond mécontentement qui s’exprime depuis plusieurs mois dans tout le pays, le gouvernement continue à appliquer son programme de régression et d’injustice sociale.
La journée de mobilisation nationale et de grève interprofessionnelle du 19 mars à l’appel de la CGT, de FO, de la FSU et de Solidaires vise à s’opposer à ces politiques, notamment celles concernant la Fonction publique avec Action publique 2022.
A la BnF, le budget 2019 entérine de nouvelles suppressions de postes et 3,7 millions d’euros de baisse des crédits de fonctionnement alors que notre établissement a déjà perdu près de 304 postes depuis 2009 et 10 millions de subventions de l’Etat.
Dans la continuité du mouvement social de cet automne, nos organisations syndicales CGT-BnF, FSU,  SUD Culture revendiquent :

– L’arrêt des suppressions de postes et un renforcement des effectifs partout où cela est nécessaire
– Des budgets à hauteur des besoins et de la réalisation des missions
– L’accélération des négociations concernant les primes et la révision du dispositif du CIA qui a recueilli un avis négatif de toutes les organisations syndicales en comité technique et qui reste totalement insatisfaisant
– L’appel complet de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers permettant un recrutement pérenne de personnels titulaires indispensable pour faire face aux problèmes de sous-effectif en service public et traduisant un réel rééquilibrage des recrutements en faveur des catégories C
– La mise en oeuvre d’une politique de lutte contre la précarité et en particulier la CDisation des agents qui sont sur des CDD abusifs
– L’arrêt du projet de réorganisation du service public à Tolbiac dont les mesures constituent un recul en termes de qualité de vie et conditions de travail.

Afin de permettre aux personnels d’exprimer leurs revendications, nos organisations syndicales CGT-BnF, FSU et SUD Culture déposent un préavis de grève pour la journée du 19 mars avec les nuitées en amont et en aval pour l’ensemble des agents de l’établissement.
Nos revendications sur les questions budgétaires et d’emplois relevant d’un niveau ministériel, nous demandons une négociation élargie avec le Ministère de la culture.
Nous vous adressons, Madame la Présidente, l’expression de nos sincères salutations.
L’intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD Culture« 
Copies à :
Madame la directrice du cabinet du Ministre
Monsieur le chef de cabinet
Monsieur le secrétaire général du MC
Monsieur le SG adjoint du MC
Monsieur le directeur général des médias et industries culturelles
Monsieur le directeur chargé du livre et de la lecture
Monsieur le DG par intérim de la BnF
Madame la secrétaire générale de la CGT Culture
Madame la secrétaire nationale de SUD Culture Solidaires
Monsieur le secrétaire général du SNAC-FSU

Grève interprofessionnelle du 19 mars + préavis de grève Fonction Publique

Union syndicale Solidaires

le 12 mars 2019

Grand débat, grande débâcle du gouvernement à la rue de parler maintenant

Le 15 mars marquera la fin du grand débat : après les longues séances d’enfumage d’Emmanuel Macron (qui dit qu’il va continuer à causer…), des annonces devraient être faites. Pourtant aujourd’hui, rien ne laisse présager que les attentes qui se sont exprimées dans les 17 Actes des Gilets jaunes soient entendues.

Justice sociale et fiscale, où est-elle ?
– Sur les questions fiscales ? rien sur l’ISF, le CICE
– Pour les retraité-es, une annonce d’indexation sur l’inflation pour les petites retraites (et pour les autres, c’est combien en vrai une « petite retraite » ?)
– Rien sur le SMIC et les salaires…
– Et des fermetures de services publics qui ont continué pendant toute la période du grand débat…

Il continue comme si de rien n’était…
Au contraire des attentes exprimées, le gouvernement a utilisé cette période pour avancer ses projets de démantèlement des droits sociaux et tenter de diviser les classes populaires :
– Il accroît le contrôle des chômeur-euses, les stigmatise en faisant croire que le chômage c’est « de leur faute ».
– Il s’attaque aux fonctionnaires avec le projet de loi sur la fonction publique, en espérant diviser le monde du travail.
– Il réforme les retraites avec l’équilibre budgétaire comme seul point de référence, ce qui va entraîner la baisse du niveau des retraites et un départ toujours plus tardif.
– Il lance un énième débat sur l’immigration, là aussi pour diviser.
– Et sur les enjeux climatiques, on attend des mesures fortes écologiquement et socialement qui ne viennent pas.

Le 16 mars, Acte 18 des Gilets jaunes, l’Union syndicale Solidaires, partie prenante des mobilisations depuis de nombreuses semaines, sera présente dans la rue.

Elle sera mobilisée aussi le 19 mars avec les organisations syndicales : CGT, FO, FSU et les organisations lycéennes et étudiantes, par la grève et en manifestation pour mobiliser sur ces mêmes questions, au coeur des lieux de travail, sur ces revendications communes :

– Pour la justice sociale : augmentez le SMIC, le point d’indice, les salaires,
– Pour la justice fiscale : taxez les hauts revenus, rétablissez l’ISF, supprimez les baisses de cotisations liées au transfert du CICE,
– Pour l’égalité des droits : égalité entre hommes et femmes et régularisation de tous les travailleur-euses sans papier,
– Pour des services publics présents partout y compris en région et dans les quartiers populaires et les emplois nécessaires pour les assurer,
– Pour le retrait des réformes gouvernementales en cours : casse de la fonction publique, des retraites, de l’assurance chômage et pour le rétablissement d’une protection sociale répondant aux besoins de tous et toutes.

Toutes et tous dans la rue le 16 mars,
en grève le 19 mars

Vos droits, vos luttes, votre syndicat…
http://www.solidaires.org contact@solidaires.org,
fb @USolidaires twitter @UnionSolidaires
31 rue de la Grange aux belles 75010 Paris, 01 58 39 30 20


 

Retrouvez le préavis de grève déposé par Solidaires Fonction Publique pour le 19 mars 2019.

Déclaration de l’intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD Culture au Conseil d’Administration du 14 mars 2019

Déclaration des organisations syndicales CGT-FSU-SUD au Conseil d’administration du 14 mars 2019

« Madame la Présidente, Mesdames, Messieurs,

La Bibliothèque nationale de France connaît depuis plus de 9 mois un conflit social d’ampleur marqué par plusieurs préavis de grève déposés par la CGT BnF, la FSU et SUD Culture, des journées de grève répétées et suivies entraînant de multiples perturbations, le boycott des instances CHSCT et comité technique, un envahissement du Conseil d’administration le 29 novembre 2018 par près de 200 agents, des courriers au Ministère de la culture avec demande de rendez-vous restée sans réponse à ce jour, des interpellations du Ministre Franck Riester en CTM.

Ce sont des centaines d’agents de la bibliothèque qui ont cessé le travail depuis le printemps dernier pour dénoncer les difficultés qu’ils rencontrent au quotidien à la BnF.

Ces difficultés sont multiples : la question des missions fondamentales mises à mal faute de moyens, la multiplication des réorganisations et l’empilement des projets réalisés sur le dos des personnels, les problèmes de gouvernance et une DdRH toujours pas en ordre de marche, la précarité des agents non titulaires à temps incomplet toujours présente et sans réelle solution de résorption, les difficultés liées au chantier de Richelieu ou au travail en local aveugle qui touchent des centaines d’agent, un sentiment d’iniquité concernant les carrières et les régimes indemnitaires, le projet de réorganisation du service public à Tolbiac source de forts mécontentements, une qualité de vie au travail fortement dégradée dans de nombreux secteurs… La liste est longue et les réponses apportées par la direction de la BnF à son niveau et plus largement par le Ministère de la culture ne sont pas à la hauteur des besoins.

Car les causes de ces difficultés sont les restrictions budgétaires et les suppressions de postes imposées par le Ministère de la culture et les politiques gouvernementales de rigueur. La baisse continue des budgets, encore 3,7 millions d’euros en moins de crédits de fonctionnement en 2019, ne permet plus d’assurer et de maintenir l’ensemble de nos missions. La question des ressources humaines et des conditions de travail est subordonnée à un contrat d’objectifs et de performance qui minimise la question des moyens. Cette année, la bibliothèque atteindra les 304 suppressions d’emplois, ce qui en fait l’un des établissements du ministère les plus touchés, alors que le périmètre de ces missions n’a eu de cesse de s’élargir  (projet Richelieu, dépôt légal numérique, etc.). Le service aux lecteurs est dégradé sur le site de Tolbiac faute d’effectifs suffisants, conséquence directe des suppressions de postes ayant touchées depuis 2009 les magasiniers et les personnels non titulaires à temps incomplet. Ce sous effectif chronique n’est plus tenable. 

Sur ces questions budgétaires essentielles, nos organisations syndicales et les personnels que nous représentons attendent des engagements forts du Ministère de la culture qui répondent aux revendications des préavis de grève, notamment le renforcement des moyens et des effectifs. La BnF, 3eplus grande bibliothèque au monde doit retrouver l’ambition d’une bibliothèque patrimoniale, permettant l’accès de toutes et tous à la culture et à la connaissance, ce qui implique aussi de retrouver les moyens humains et financiers nécessaires à de bonnes conditions de travail ainsi qu’à l’accomplissement de nos missions, ce qui passe par l’appel de la liste complémentaire du recrutement de magasiniers, la stabilisation en CDI des agents « vacataires » en CDD, des recrutements de titulaires par les différents moyens existants dans toutes les directions, toutes les filières et tous les métiers.

 En l’absence de prise en compte par la direction de la BnF et par les tutelles de ces revendications, il est clair que les nombreux préavis de grève déposés jusqu’ici par les organisations syndicales BnF CGT-FSU-SUD Culture ne pourront que se renouveler, il vous appartient donc de faire les démarches nécessaires pour permettre une réponse positive aux demandes légitimes des personnels. »