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Mardi 5 octobre : BnF en grève ! Infos & rdv

MARDI 5 OCTOBRE, GRÈVE & MANIFESTATION
DÉPART 14H RÉPUBLIQUE
direction Chaussée d’Antin
>>> RDV CORTÈGE BnF 14H DEVANT LE « GO SPORT »

Intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD Culture

Mobilisation interprofessionnelle du 5 octobre : les questions de précarité, de salaires et d’emploi ont rarement été aussi prégnantes alors que la crise sanitaire que nous traversons depuis 18 mois est loin d’être derrière nous. Les projections relatives à la réforme de l’Assurance Chômage annoncent dès maintenant une baisse considérable des indemnités de centaines de milliers de personnes privées d’emploi. Idem concernant notre système de retraites, qui est un bien commun et qui reste plus que jamais menacé : le gouvernement a beau jouer la montre, promesse est déjà faite au patronat d’allonger encore la durée du travail.

                Aucune revalorisation réelle des salaires – à commencer par les minimas –  n’a par ailleurs été annoncée dans le privé tout comme dans le public. Les missions de service public, attaquées de toutes parts, continuent d’essuyer restructurations, baisses de moyens, précarisation de l’emploi sans embauche de fonctionnaires et plans de titularisation. Cet état des lieux ne suffisant pas, le gouvernement choisit l’autoritarisme en guise et lieu d’une réelle politique de santé publique dotée de moyens.

Côté BnF, la loi dite de Transformation de la Fonction Publique se met progressivement en place en instaurant une gestion des personnels proche du secteur privé, alors même que les conditions de travail et d’exercice de nos missions ne cessent de se dégrader.

>Menaces sur l’emploi avec l’annonce de la suppression de 40 postes à Tolbiac

>Casse du statut et projet de recrutement de contractuels toujours plus précaires avec mise en place prochaine des contrats de « chantier » (conclu pour une durée allant jusqu’à six ans, il peut être rompu à tout moment. Ce nouveau contrat n’ouvre droit ni à un CDI, ni à titularisation).

>Attaque de nos acquis sociaux et du protocole de fin de grève de 2016 qui garantissait entre autre des embauches en CDI aux « vacataires » sur besoin permanent ;

>Extension des horaires d’ouverture à Richelieu, ouverture les jours fériés de la salle Ovale, mise en place sans aucun renfort d’une communication des documents au fil de l’eau, désorganisation du travail pour les équipes de magasinage et les départements SVM et de l’ORB ;

>Enième réorganisation du SP sur Tolbiac avec fermeture « test » des magasins le samedi et augmentation du nombre communications en différés (travail supplémentaires pour les magasiniers) ;

>Retour « à la normale » à marche forcée avec la suppression des jauges en salle de lecture malgré l’épuisement du personnel et des équipes toujours incomplètes (absences non remplacées etc) ;

>Risques psycho-sociaux toujours accrus avec l’isolement d’agents coupés de leur collectifs de travail et un malaise toujours présent (télétravail, inégalités de temps de présence sur site entre catégories d’agent-es …).

>Incertitudes quant à leur avenir professionnel pour nos collègues de Bussy et Sablé, dont la fermeture des sites a été annoncée.

Seule une riposte massive et déterminée nous permettra d’inverser la tendance !

Contre l’autoritarisme et la casse libérale : propageons les luttes !

Le gouvernement vient de réenclencher sa réforme libérale de l’assurance chômage, qui va réduire les droits de très nombreux/ses chômeurs/ses . Au printemps dernier, pourtant, les précaires et les intermittent-es, refusant la destruction de notre système de protection sociale, s’étaient fortement mobilisé-es contre celle-ci, en occupant plus d’une centaine de lieux culturels. Le gouvernement persiste donc dans des choix économiques et sociaux clairement au service du capitalisme.

Services publics et sécurité sociale : zones à défendre
La crise sociale et sanitaire a rappelé l’importance des services publics mis à mal par les gouvernements successifs, en particulier dans la santé, où l’hôpital public a subi des fermetures et des restructurations sans fin, ainsi que des suppressions de postes. Mais les baisses de moyens et les suppressions de postes ont visé les services publics dans leur ensemble, en particulier à la Culture. Dans le même temps, Emmanuel Macron s’acharne à détricoter l’assurance chômage, ce bien collectif qui permet aux salarié-es de continuer à survivre en l’absence d’emploi. Alors que le Conseil d’État a suspendu la réforme en juin dernier, le gouvernement publie un nouveau projet de décret qui n’est que le copier-coller de la réforme initiale durcissant considérablement les règles de calcul d’indemnisation. Ce nouveau décret doit entrer en vigueur le 1er octobre.

Crise sanitaire et sociale du coronavirus : incurie et autoritarisme
Pour se dépêtrer d’une crise sanitaire sans fin, Emmanuel Macron a choisi pour unique mesure – la plus autoritaire – la généralisation du passe sanitaire. Pourtant une vraie politique de santé publique dotée de moyens, allant vers les plus précaires, les plus isolé-es socialement et géographiquement aurait permis non seulement de lutter efficacement contre la pandémie, mais aussi de prendre en charge l’ensemble des problématiques de santé tout en renforçant la cohésion sociale. Mais il a préféré choisir une politique de la contrainte et du contrôle pour faire oublier l’incurie de son gouvernement depuis le début de la crise épidémique.

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Préparons la rentrée sociale à la BnF ! Le 5 octobre, en grève !

Intersyndicale Bibliothèque nationale de France

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU PERSONNEL BnF
< MARDI 28 SEPTEMBRE >

12h30-13h30 / HALL OUEST

Une heure mensuelle d’information syndicale est déposée pour vous permettre d’y assister sur votre temps de travail

Pour participer à distance : nous écrire pour obtenir le lien de connexion (sudbnf@hotmail.fr)

Le 5 octobre aura lieu une journée interprofessionnelle de grève et de manifestation, étape indispensable de la  riposte contre une déferlante d’attaques antisociales  (voir tract national à la fin).

Alors que les questions de précarité, de salaires et d’emploi ont rarement été aussi urgentes, le gouvernement profite d’une pandémie inédite pour détruire les droits sociaux avec une politique toujours plus autoritariste.

À la BnF les motifs de mobilisation ne manquent pas non plus, ces derniers mois ayant été marqués par une réouverture à marche forcée des salles de lecture mais aussi par l’opportunisme d’une direction dont les ambitions ne sont décidément pas  freinées par la crise sanitaire.

→ Un dialogue social anéanti : plus le temps passe, plus les instances représentatives de la BnF se réduisent à des vitrines de dialogue social. Preuve en est le fait que les votes Contre des représentants du personnel ne sont jamais pris en compte par la direction – plus que jamais coupée des réalités.

→ Un retour à la « normale » imposé malgré l’épuisement du personnel : alors que la pandémie est loin d’être éradiquée, la direction a jugé nécessaire de supprimer les jauges des salles de lecture, incitant donc le public à revenir en masse malgré l’épuisement, tant physique que moral, d’équipes encore parfois incomplètes. 

→ Attaque en règle de nos acquis sociaux : après plusieurs tentatives qui ont échouées, la direction vient de nouveau d’annoncer vouloir revenir sur une disposition gagnée lors de la grève de 2016, prévoyant l’embauche directe en CDI des « vacataires » sur besoin permanent. Un camouflet au visage du personnel et une remise question d’acquis gagnés collectivement au gré d’une grève dont la direction ne semble décidément pas se remettre.

→ Précarité et casse du statut : la direction va bientôt présenter ses nouvelles lignes de gestion en termes de recrutement avec l’application de la réforme de la Fonction Publique. Les premières annonces relatives à cette politique annoncent le pire pour l’emploi à la BnF, avec l’arrivée de contrats ultra-précaires toujours plus nombreux : annonce de CDD d’1 an non-renouvelable ; mise en œuvre du « contrat de projet » à la durée non garantie…

→ Une énième réorganisation du Service public : dans l’unique but de faire des économies de personnel, la direction, poursuivant sa précédente réorganisation (partiellement entravée grâce à la mobilisation du personnel), veut fermer à titre « expérimental » les magasins le samedi sur Tolbiac, tout en augmentant la charge de travail des magasiniers en semaine (augmentation des possibilités de réservation en différé, qui passe de 5 à 10 documents par lecteur).

→ Menaces sur l’emploi : malgré les suppressions de postes essuyées par la BnF ces 10 dernières années, aucune annonce de recrutement notamment en catégorie C n’est à l’ordre du jour, tandis que les plus précaires sont laissés de côté sans possibilités de titularisation. Les menaces sur l’emploi se font toujours plus fortes avec l’annonce de redéploiement de 40 postes de Tolbiac sur Richelieu pour parachever une réouverture aux ambitions démunies de moyens.

→ Le sort des oubliés de L’IGDC avec les fermetures de Bussy et de Sablé : comme si le contexte général ne suffisait pas, nos collègues de Bussy et de Sablé sont toujours plongés dans l’incertitude sur leur avenir professionnel et leur reclassement suite à l’annonce de la fermeture brutale des deux sites.  :

Seule une riposte massive et déterminée nous permettra d’inverser la tendance !

Toutes et tous en AG le 28 septembre,
et le 5 octobre en grève dans la rue !

MANIFESTATION MARDI 5 OCTOBRE – DÉPART 14H RÉPUBLIQUE
Rejoignez le cortège BnF à 14h devant le « GO SPORT« 

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Solidarité avec les grévistes de Transdev Ile-de-France :

Union Locale Solidaires des 5e-13e arrondissements de Paris et d’Ivry
unionsolidaireparis13@gmail.com

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Ivry, le 16/09/2021

L’Union Locale Solidaires des 5e-13e arrondissements de Paris et d’Ivry apporte tout son soutien et sa solidarité à la grève des salarié-e-s de l’entreprise de transport public Transdev Ile-de-France qui dure depuis le 6 septembre.

Nous soutenons ces salarié-e-s dans leur lutte contre l’accord socle que tente de leur imposer leur direction sous le prétexte de « l’ouverture à la concurrence », accord socle qui entraînerait une forte dégradation de leurs conditions de travail et une baisse de leurs revenus.

Nous dénonçons à leurs côtés les conséquences néfastes de cet accord socle et de l’ouverture à la concurrence, voulue par le patronat et les gouvernements et élu-e-s à son service, qui vont se traduire par une augmentation du temps des conducteurs/trices, ce qui entraîne plus de fatigue et de risques d’accidents ; par une baisse du budget de la maintenance, donc plus de risques de pannes ou de problèmes techniques ; par une diminution de l’investissement dans le matériel, qui va devenir plus obsolète et moins agréable.

Plus largement, nous dénonçons la logique même de l’ouverture à la concurrence pour une mission de transport collectif qui doit être un service public, de qualité, avec les moyens nécessaires, offrant l’accès à l’ensemble de la population à des moyens de transport collectif pour se déplacer facilement. Le retour à un service public du transport collectif en Ile-de-France (et ailleurs) passe par l’amélioration des droits des salarié-e-s de ce secteur, le rapprochement avec les réseaux et les statuts du personnel de la RATP et de la SNCF qui doivent être préservés et renforcés et la mise en place de la gratuité des transports publics. C’est là une nécessité sociale, mais c’est aussi une nécessité écologique afin de permettre l’utilisation par tout le monde de solutions de déplacement moins polluante.

Mais cela ne peut se faire qu’en améliorant les salaires, les conditions de travail et les droits sociaux des salarié-e-s de ce secteur, à commencer par ceux et celles de Transdev Ile-de-France.

Nous appelons donc à participer aux actions et rassemblements des grévistes, à aller les appuyer sur leurs piquets de grève (à Lieusaint , Vaux-le-Penil, Vulaines, Nemours) et à participer à la caisse de grève en faisant un don sur https://www.cotizup.com/mec-grevistes (Grève Transdev Mise En Concurrence).

Non à l’accord socle et à l’ouverture à la concurrence !

Oui à de meilleures conditions de travail, avec plus de personnel et mieux payés pour un service public du transport de qualité !

C’est la rentrée des crasses !

Communiqué SUD Culture BnF

La BnF a rétablit, après 1 an et demi de restrictions imposées par une crise sanitaire sans précédent, la jauge maximale de capacité d’accueil du public dans l’ensemble de la bibliothèque. Depuis des mois cette jauge réduite obtenue par la lutte – la direction ayant déjà en vain tenté de la supprimer – était pourtant un élément important de protection face à la propagation du virus tant au sein des équipes que du public.

Il semble décidemment que le covid n’entre pas à la BnF !

En tout cas c’est le message envoyé depuis des mois par la direction à ses tutelles ministérielles, notre établissement ayant bénéficié de moult exemptions avec par exemple une réouverture anticipée par rapport aux autres établissements. Notre organisation syndicale a bien entendu dénoncé cette suppression des jauges, mais le sujet n’inquiète pas une direction qui, comme elle le fait depuis le début de la crise, maintient le cap du « quoi qu’il en coûte » à sa propre sauce.

Non à la société de contrôle, oui à l’amélioration des conditions de travail !

Cette rentrée s’accompagne aussi de la mise en place généralisée du « passe sanitaire » dans de nombreux établissements, entreprises et autres lieux accueillant du public. La section SUD Culture de la BnF, totalement opposée à ce dispositif stigmatisant et marqueur d’inégalités sociales, issu d’une politique autoritariste, ne peut certainement pas se satisfaire de voir son application réduite aux « seules » expositions de la BnF. Les menaces de sanctions en cas d’absence de passe en règle faites aux salarié·es (à la BnF il s’agira notamment des agent·es de la sous-traitance pour la sûreté, et de certain·es de nos collègues de la DPU) incarnent un très grave précédent pour le monde du travail, dans la digne lignée des législations « d’exception » qui empiètent sur les libertés publiques et les droits individuels.

De même, nous nous opposons fermement au principe du « passe » pour le public tant à la BnF que dans les établissements du ministère de la Culture et les autres bibliothèques : le droit d’un accès pour tous/tes à la Culture pour lequel nous nous battons ne peut pas être réduit et nous soutenons nos collègues qui dans différents établissements font grève ou pratiquent le boycott du contrôle du « passe sanitaire ».

Tout aussi grave, les fausses polémiques, « fake news » et autres analyses nauséabondes (que nous voyons même se multiplier à la BnF), sciemment entretenues par l’extrême droite, font passer au second plan les vraies questions de prévention et de protection contre la pandémie mortelle du virus du covid 19 :

► l’accès libre et gratuit pour tous/tes à la vaccination et aux tests de dépistage du  covid ;

► la levée des brevets et la socialisation de l’industrie de la santé qui doit être au service de la population ;

► la mise à disposition de matériel de protection adapté au personnel ;

► de réels moyens pour les services publics, notamment ceux de la santé qui n’ont cessé d’être attaqués par les politiques capitalistes, d’hier et d’aujourd’hui ;

Quand les provocations s’enchainent.

D’une manière plus générale, l’amélioration de nos conditions de travail, en temps de crise ou non, doit continuer d’être un combat collectif majeur. À la BnF, depuis des mois, les inégalités se creusent entre catégories de personnel. Les catégories C (titulaires et « vacataires »), particulièrement exposées au risque épidémique en termes de nombre d’heures de service public et de temps de présence sur site (et dans les transports en commun), restent encore à ce jour en première ligne pour gérer la réouverture à plein régime avec des conditions de travail bien dégradées.

Fin des communications directes le samedi et augmentation du nombre de réservations à l’avance : et encore une réorganisation du service public !

De son côté la direction, dans le déni de ces inégalités, n’a rien trouvé de mieux à faire que de profiter de la crise sanitaire pour annoncer l’extension des horaires d’accueil du public à de Richelieu lors de sa réouverture complète mais aussi pour achever d’imposer sa réorganisation du service public amorcée en 2019 – freinée à l’époque par la mobilisation du personnel – en supprimant les communications directes au public le samedi, à compter d’octobre et pour une « phase test » de 6 mois. Ou comment appauvrir le service public tout en donnant carte en main des arguments au ministère pour supprimer encore plus de postes de catégorie C, ce qui est le but recherché. Ce coup bas sera par ailleurs accompagné d’une augmentation de  la charge de travail effectuée en semaine par les magasiniers/ères, le pur génie de cette mesure résidant dans l’augmentation individuelle des possibilités de réservation en différé (passage de 5 à 10 imprimés réservables à l’avance par lecteur/trice)!  

Cette rentrée mouvementée à la BnF, s’accompagne au niveau général d’une attaque sociale importante, avec la réforme antisociale de l’assurance chômage et le retour sur le tapis de celle des retraites. Urgence écologique, urgence sociale, conditions de travail, casse des services publics, manque de personnel, précarité, gel des salaires, autoritarisme et imposition du passe sanitaire : nous avons toutes les raisons de nous mobiliser.

►►►La section SUD Culture de la BnF appelle donc à se rassembler pour préparer la mobilisation massive qui commencera le 5 octobre 2021, journée de grève et de manifestation interprofessionnelle appelée par une large intersyndicale nationale et les organisations de jeunesse.

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Le 5 octobre, mobilisé.es pour nos salaires, nos emplois et nos conditions de travail et d’études !

Les organisations syndicales CGT- FO – FSU – Solidaires – FIDL – MNL – UNEF – UNL réunies le 30 août appellent à la mobilisation de l’ensemble des travailleur-ses du secteur privé et public, et la jeunesse, le mardi 5 octobre 2021.

Elles rappellent qu’elles ont mis en garde le gouvernement, au début de l’été, face à ses projets de régression sociale. Elles ont, à cette occasion, formulé des solutions économiques et sociales pour sortir de la crise sanitaire.

Elles s’opposent à ce que la situation sanitaire soit utilisée par le gouvernement et le patronat pour accélérer la remise en cause des droits et des acquis des salarié-es et des jeunes. L’élargissement et l’accélération indispensables de la vaccination demandent de renforcer l’accès à la santé, les moyens de l’hôpital public et de la médecine du travail. Cela nécessite de convaincre et de rassurer, et non de sanctionner les salarié-es.

En cette rentrée, l’emploi est une des préoccupations essentielles des jeunes et du monde du travail. La précarité est en forte hausse, et malgré une opposition unanime, la mise en œuvre de la réforme de l’assurance chômage reste d’actualité. Le retour de la réforme des retraites que nous avons combattue et empêchée revient à l’ordre du jour. Gouvernement et patronat veulent imposer de nouveaux reculs sur les retraites. Le chômage partiel a provoqué la plupart du temps des baisses de rémunération importantes.
Trop de salarié.es, notamment les travailleurs-ses particulièrement exposé-es et dits de « 2ème ligne », maintenu.e.s à de bas salaires ne voient aujourd’hui aucune perspective d’amélioration.
Les agent.e.s de la fonction publique attendent toujours et depuis des années des mesures salariales à la hauteur de la perte de leur pouvoir d’achat. Les jeunes ont vu l’investissement dans les aides directes baisser ces dernières années. Le dernier recul en date étant la suppression du repas à 1 euro pour toutes et tous, dont nos organisations réclament le rétablissement.

C’est pourquoi elles exigent :

• L’augmentation des salaires,
• l’abandon définitif des contre-réformes des retraites et de l’assurance chômage,
• un vrai travail avec un vrai salaire pour toutes et tous et l’égalité professionnelle femmes/hommes ;
• la conditionnalité des aides publiques selon des normes sociales et environnementales permettant de préserver et de créer des emplois ;
• l’arrêt des licenciements et la fin des dérogations au Code du travail et garanties collectives.
• un coup d’arrêt à la précarisation de l’emploi et à la précarité des jeunes en formation et une réforme ambitieuse des bourses ;
• la fin des fermetures de services, des suppressions d’emplois, du démantèlement et des privatisations dans les services publics et la fonction publique et le renforcement de leurs moyens ;
• Le rétablissement de tous les droits et libertés pour la jeunesse comme pour le monde du travail.

Les organisations CGT- FO – FSU – Solidaires – FIDL – MNL – UNEF – UNL affirment l’urgence d’augmenter le SMIC et les grilles de classifications, le point d’indice de la Fonction Publique, les pensions, les minima sociaux et les bourses d’études.
Elles appellent les femmes et les hommes de toutes les professions, les jeunes, les retraité.es à se mobiliser, le 5 octobre, par la grève et les manifestations, pour obtenir de meilleurs salaires, pour leurs emplois et leurs droits et une meilleure protection sociale. D’ores et déjà, elles décident de se revoir à l’issue de cette mobilisation.

Montreuil, le 30 août 2021

Conditions sanitaires et sociales de la réouverture des lieux culturels : annonces et engagements de la directrice du cabinet

SUD Culture Solidaires, rejoint par la CGT et la FSU, avait demandé que le CTM du 26 mars s’empare de la question de la réouverture et du mouvement d’occupation des lieux culturels. A défaut, nous avions proposé qu’en l’absence de la ministre retenue pour cause de contamination au COVID-19, la directrice du cabinet organise une réunion sur ces sujets. C’est cette dernière solution qu a été retenue (13 avril). Voici ce qu’il faut en retenir.

CONDITIONS SANITAIRES DE REOUVERTURE

S’il y a eu des fermetures de certains EP, certains établissements culturels (bibliothèques, archives, parcs et jardins) ont continué de recevoir du public et, dans d’autres, l’activité en présentiel a très vite repris, dans des conditions sanitaires et psychologiques parfois déplorables.

Ainsi, à la Bibliothèque nationale de France, à partir de janvier, le retour massif des agent.es sur site a entraîné une augmentation rapide du nombre de contaminations et l’apparition de clusters dans des services. En outre, il y a une réelle inégalité de traitement entre les personnels puisque les agent.es de catégorie A ont pu massivement être en télétravail et peu présent.es sur site, alors que les agent.es de catégorie C devaient travailler sur place et ont donc été beaucoup plus exposé.es aux risques de contamination. La fin de la proratisation du temps de présence sur site pour les agents travaillant à temps partiel n’a absolument pas été comprise. Cette mesure, qui n’a aucun sens sanitaire est aussi une vraie injustice sociale car elle a contribué à l’augmentation de la présence sur site, pénalisant ces agent.es qui, comme ailleurs, figurent parmi les plus précaires et sont principalement des femmes. Nous pourrions faire le même constat à la BPI et aux Archives Nationales. Ainsi qu’à l’Inrap, où les contrats CDD sont découpés mois par mois, voire quinzaine par quinzaine, ce qui accentue toujours plus la précarité. De plus, pour les agent.es en grand déplacement, la direction ne leur proposant pas d’offres d’hébergement et de restauration, ils/elles en sont réduit.es à manger des sandwichs midi et soir. D’autre part, comme la CGT Culture l’a signalé, un nombre considérable d’agent.es, dont la rémunération est en partie liée au « service fait » et sur des crédits « mécénat », ont perdu des milliers d’euros de revenus. Pour les CDD dont les contrats ont été prolongés de mois en mois depuis le 2e confinement (octobre 2020), cette mesure est bien prolongée jusqu’au 30 juin, mais il sera mis fin à cette mesure dérogatoire a compter du 1er juillet. Concernant les alertes à la BNF et à la BPI, la directrice du cabinet indique ne pas en avoir connaissance et qu’elle allait faire le point avec la DGMIC et la direction de ces deux établissements pour savoir ce qu’il en était. Pour l’Inrap, elle n’y trouve rien à redire, estimant que cet établissement est dans une situation très spécifique !

Sur le taux de contamination, le secrétaire général nous renvoie à ses tableaux Excel qui indiquent que le taux d’incidence du Ministère est globalement dans la moyenne interministérielle. Il convient que les RPS sont une vraie question et rappelle qu’il s’était engagé à faire une enquête ad-oc avec un questionnaire scientifique qu doit être élaboré en lien avec l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail. Rien ne sera lancé avant une discussion en CHSCTM.

Pour l’intersyndicale Culture, il faut aller plus loin et faire un véritable bilan sanitaire et social des collectifs de travail si l’on veut préparer au mieux la reprise d’activités et éviter une nouvelle vague de contamination.

REOUVERTURE DES LIEUX CULTURELS

Tout en assurant qu’elle serait attentive à ce que cette réouverture soit bien préparée dans le dialogue avec les représentant.es du personnel, la directrice du cabinet nous a d’ores et déjà précisé les conditions et étapes de la réouverture qui, en fait, ont été déclinées le lendemain par E. Macron puis fait l’objet d’annonces assez confuses. Un CHSCT Ministériel extraordinaire sera réuni, en présence l’espère-t-elle de la Ministre, pour définir les principes ministériels d’organisation du travail et les modalités de déclinaison des règles sanitaires.

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