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Signature d’un protocole : nouvelles avancées dans le cadre du préavis de grève déposé en juillet 2018 par SUD Culture !

Manifestant-es-SUD-Culture-Solidaires

SUD Culture Solidaires / Section de la Bibliothèque nationale de France

Après plusieurs mois de négociations, souvent laborieuses et tendues, avec la direction de la BnF dans le cadre d’un préavis de grève déposé en juillet 2018, la section SUD Culture de la BnF a signé vendredi 17 mai un accord conduisant à la levée du préavis en cours pour concrétiser les acquis d’une lutte qui aura duré un an.

Les avancées contenues dans ce protocole :

►passage en CDI de 12 « vacataires » embauché-es de manière abusive en CDD, ce qui porte à 18 les cdisations gagnées dans le cadre de la lutte
►appel de 8 personnels supplémentaires de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères, en plus des 6 déjà prévues, portant à 25 le nombre total de personnes appelées depuis début 2018 (dont plusieurs précaires de la BnF)
►engagement à poursuive les négociations sur l’appel de la liste complémentaire en septembre 2019 et sur le rééquilibrage des recrutements en faveur des catégorie C et B
►passage du groupe 2 au groupe 3 des « vacataires » des pieds de tour
►relance du ministère de la Culture pour la mise en place de volets internes aux futurs recrutements directs

Cela se rajoute aux améliorations déjà obtenues au cours d’un an de lutte par l’intersyndicale CGT-FSU-SUD Culture :

►mise en œuvre définitive du protocole de fin de grève de 2016 concernant la comptabilisation du temps de travail des « vacataires »
►mise en place d’un dispositif améliorant la gestion collective des avancements et promotions des titulaires
►arrivée de magasiniers-ières titulaires à PHS et LLA où le sous-effectif était le plus fort
►accélération des travaux pour améliorer les conditions de travail à Tolbiac
►utilisation de l’enveloppe de 540 000 euros de primes en 2018 pour remonter au socle de l’IFSE tous et toutes les titulaires de la filière bibliothèque, redéfinition plus favorable du calcul de ce socle pour les magasiniers-ères ce qui a permis une hausse de l’IFSE pour plus d’agent-e-s et engagement de la direction à mettre en œuvre un plan d’action pluriannuel d’amélioration des primes des titulaires

Piquets de grève dynamiques, actions, pétitions, appels au public, et surtout mobilisation des personnels dans la grève (30 jours de grève) à l’appel de l’intersyndicale CGT-FSU-SUD Culture ou de notre organisation syndicale seule, ont permis d’arracher ces avancées alors que la direction prétendait comme souvent que c’était impossible ou qu’elle n’avait pas les moyens, preuve une nouvelle fois que seuls le rapport de force et la lutte permettent de faire bouger les lignes.

Bien entendu nous n’oublions pas les tentatives de la direction de réprimer de manière inédite la colère des agent-es et les organisations syndicales de lutte, à coup de présence d’huissier sur les piquets, de tentative d’entrave avec lettre de menace adressée à un de nos militant-es, de demandes de contreparties scandaleuses dictant ce qui doit ou non être revendiqué, de chantage vis-à-vis des plus précaires pour casser la grève, ou encore d’accusations ridicules de violences suite à l’intervention lors d’une émission de radio en direct de France Culture qui s’était très bien passée…

Une direction qui récidive, en annonçant fièrement sur Biblionautes suite à la signature de ce protocole, alors que l’encre n’était pas encore sèche, la « cessation de mouvements sociaux liés aux revendications exprimées » dans le cadre du préavis. Chacun-e sait pourtant qu’il est toujours dangereux voire présomptueux de se réjouir trop vite…

Pour nous les choses sont claires : la mobilisation ne peut que continuer !

Parce que la BNF va perdre en 2019 10 postes, ce qui fait une perte cumulée de plus de 300 postes en 10 ans et parce que les attaques contre notre établissement et toute la Fonction Publique continuent et s’aggravent mois après mois.

Parce que l’ultra-précarité que nous avons combattue durant des mois continue, du fait d’une direction qui a décidé de ne plus respecter ses obligations issues du protocole de fin de grève de juillet 2016 (impliquant l’embauche directe en CDI des « vacataires » sur besoins permanents), en embauchant en février dernier 11 « vacataires » sur de nouveaux CDD abusifs de 7 mois !

Parce que la direction de la BnF doit retirer son projet de réorganisation-régression du service public et faire cesser les abus concernant les écarts statuts-fonctions, le non-respect des fiches de poste, la désorganisation des tâches et la surcharge de travail constatés à la Direction des Publics.

Parce que le ministère de la Culture doit nous donner les moyens de fonctionner, notamment pour permettre d’ici novembre 2019 l’appel intégral de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères, où plusieurs de nos collègues précaires sont toujours en attente d’une titularisation. La BnF doit obtenir le budget et les emplois de titulaires, dans toutes les catégories, nécessaires à l’accomplissement de l’ensemble de ses missions.

Nous appelons donc les agent-es de la BnF à continuer de se mobiliser, à venir massivement en Assemblées Générales pour participer aux prises de décisions, et à rejoindre toutes les actions qui seront proposées pour continuer de défendre nos emplois, nos missions et nos conditions de travail !


Pour expliquer le protocole d’accord signé le 17 mai et faire le point sur les avancées obtenues en un an de lutte ; pour voir les revendications qu’il reste encore à obtenir ; pour discuter collectivement de la situation de la BnF et de la fonction publique, la section SUD Culture de la BnF organise une :

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE des personnels de la BnF
SAMEDI 25 mai, 12h30-13h30, locaux syndicaux (T4, A2)

Vous disposez d’une heure d’information à titre syndicale sur le temps de travail pour y assister, pensez à prévenir votre encadrement !

« Vacataires », contractuel-le-s à temps plein, titulaires, nous sommes toutes et tous concerné-e-s ! Réunissons nous et organisons nous !


Seule la lutte paie !

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Assemblée générale des personnels BnF samedi 25 mai 2019 (12h30-13h30)

SUD Culture Solidaires / Section de la BnF

Assemblée générale samedi 25 mai 2019

12h30-13h30

Local syndical Tolbiac (T4/A2)

Ordre du jour (qui peut être complété) :

>>> Avancées obtenues dans le cadre du préavis de grève déposé par SUD Culture en juillet 2018 (protocole) et suites de la mobilisation

>>> passage en CDI de « vacataires » sur CDD abusifs

>>> état de l’appel de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères avec l’avancée gagnée par la lutte de l’appel de 8 personnes de plus de cette liste

>>> nouveaux recours à des contrats ultra précaires (contrats de 7 mois février – août)

>>> problèmes de pose de congés (dont congés « fractionnés »)

>>> réorganisation du service public, où en est-on ?

>>> permanence provisoire caisse de solidarité (pensez à apporter vos fiches de paie et vos relevés de jours de grève envoyés par la DRH), pour état des besoins avant une prochaine redistribution

« Vacataires », contractuel-le-s à temps plein, titulaires de la BnF, organisons-nous, réunissons-nous !

Vous disposez d’une autorisation d’absence d’une heure pour assister à cette réunion (prévenez vote encadrement)

La direction persiste et signe ! Non au chantage et à la pression sur les personnels ! Grève samedi 16 février !

SUD Culture Solidaires / Section de la BnF

► L’Assemblée Générale des personnels, réunie samedi 09 février, a décidé de reconduire la grève samedi 16 février. Cette décision fait suite aux négociations tenues le 04 février et à leur contenu de nouveau inacceptable !

UNE DIRECTION CAMPÉE SUR UNE LOGIQUE DU « TOUT OU RIEN »

Précarité >>> La direction de la BnF continue son chantage, en ne proposant le passage en CDI de 12 collègues précaires, pourtant embauché-es de manière indéniable sur des CDD abusifs, qu’à la condition de la levée du préavis de grève déposé début juillet 2018 par la section SUD Culture de la BnF, qui inclut un certain nombre de revendications que la direction nous intime donc d’abandonner. Pour les 11 nouveaux/elles précaires embauché-e-s sur des contrats de 7 mois sur des besoins pourtant permanents, la direction ne propose rien, car c’est désormais son modèle de contrat, fondé sur l’ultra-précarité.

Liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères >>> Dans une même logique, la direction propose de faire passer de 6 à 12 le nombre de personnes appelées en 2019, chiffre bien insuffisant par rapport au sous-effectif chronique, au prix d’un renoncement à revendiquer l’appel intégral de la liste d’ici novembre 2019. Comment se contenter de si peu, quand on sait qu’il resterait encore 21 personnes à appeler, dont 7 précaires de la BnF en attente d’une titularisation après parfois des années de service à la BnF ?

Réorganisation du service public >>> La direction exige en contrepartie du passage en CDI de nos collègues et de l’appel partiel de la liste complémentaire, la « cessation de toute action ou revendication » concernant le projet de réorganisation du service public largement rejeté par une majeure partie du personnel (augmentation du nombre de samedis travaillés pour les titulaires – cycles mardi-samedi – recours à des contrats étudiant-es de quelques mois…).

Cette même direction a atteint le stade où elle nie tout simplement l’existence d’une vraie contestation de cette réorganisation (telle qu’elle s’est exprimée au DEP, à PHS, ou encore à LLA), estimant que les personnels « n’ont pas compris » le contenu du projet. Ce mépris doit cesser et la parole des agent-es doit être écoutée !

FAIRE TAIRE LES REVENDICATIONS PAR DES MENACES DE RÉPRESSION

Manifestement désemparée face à la ténacité des personnels, la direction de la BnF a décidé d’entrer dans une logique de répression et d’intimidation, en accusant les personnels grévistes de violences dans le cadre de piquets de grève ou encore lors d’actions d’information du public, ce qui est totalement faux !

Plus grave encore, la direction a directement et nominativement adressé un courrier de mise en garde à l’un de nos militant-es, ce qui remet en cause notre liberté syndicale et notre liberté d’expression collective ! C’est inacceptable !

►La vraie violence, c’est celle de la précarité, des CDD reconduits à la dernière minute, des mauvaises conditions de travail, de la souffrance liée à l’isolement, au sous-effectif, et aux bas salaires !


La direction ne répond en rien aux revendications des personnels !

>>> Opposons-nous collectivement à ses méthodes d’intimidation, réclamons ensemble le passage immédiat en CDI de nos collègues précaires, tout comme un véritable calendrier d’appel de toute la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères ! Exigeons enfin le retrait du projet néfaste de réorganisation du service public !

ON LÂCHE RIEN ! GREVE SAMEDI 16 FÉVRIER !

RDV piquet de grève 12h / Hall EST

AG

La mobilisation collective est nécessaire ! Samedi 26 janvier : La grève continue

Pour s’opposer à la contre-réforme du service public, aux conséquences désastreuses du sous-effectif, au maintien de collègues dans la précarité…

La mobilisation collective est nécessaire ! Samedi 26 janvier : La grève continue

L’acte XXIII des grèves, samedi 19 janvier, a été très suivi sur les différents sites de la BnF : fortes perturbations et fermetures anticipées de plusieurs salles de lecture. La salle de lecture du Département de la Musique n’a pas ouvert de la journée, tout comme les Vestiaires ! Nous condamnons encore une fois le zèle déployé par les directions pour garder des salles ouvertes à tout prix, parfois sans aucun personnel de magasinage ou avec une seule banque ouverte en fin de journée pour les 3 salles du rez-de-jardin à PHS !

La direction de la BnF doit réellement négocier car les personnels énervés ne laisseront pas leurs conditions de travail se dégrader davantage. Les réunions participatives menées dans les départements DCO de Tolbiac ne sont qu’un stratagème pour nous faire cogérer l’inadmissible et les agent-es concerné-es ne sont pas dupes !

Fronde contre la réorganisation du travail en Service Public :
La direction doit abandonner son projet et discuter des effectifs !

Alors que la direction de la BnF a imposé, en ce début d’année et dans plusieurs départements, des ateliers pour « réfléchir » à une organisation du service public avec toujours moins de personnel, les agent·es ont pu manifester clairement leur désaccord avec un projet régressif. Ce projet consiste entre autre à continuer à embaucher du personnel toujours plus précaire, à augmenter le nombre de samedis travaillés pour les titulaires, ou encore à chambouler leurs cycles de travail et à détourner les heures supplémentaires sur les samedis !

À Tolbiac, que ce soit au DEP, à PHS ou encore à LLA, de nombreux-ses agent-es ont démontré leur lucidité et leur opposition croît !

Les lignes rouges que compte franchir la direction de la BnF dès 2019 :

*recours à des salarié·es étudiant·es ultra précaires pour remplacer les « vacataires »

*création de cycles de travail mardi-samedi

*augmentation du nombre de samedis travaillés pour les titulaires (cat. C & A/B !)

*détournement des heures supplémentaires sur le travail en service public le samedi

*magasins fermés ½ journée le samedi avec report de la charge de travail […]

« Vacataires » : non à l’embauche en CDD pour des besoins permanents !

Depuis plusieurs mois, la direction de la BnF se vente de vouloir lutter contre la précarité, alors qu’elle exploite depuis des années pour son service public des personnels précaires sans effort concret pour les faire accéder à une titularisation (cf. le fiasco du recrutement de magasiniers-ères de 2017, avec plusieurs collègues exclu-es d’emblée des oraux et un nombre trop faible de « vacataires » admis-es, et le blocage par les tutelles ministérielles de la création de volets internes pour les recrutements directs, alors qu’elle a été gagnée lors de la grève victorieuse de 2016).

Cette même direction, qui n’est jamais à une contradiction près, refuse toujours actuellement de passer 12 collègues précaires en CDI, qui ont pourtant une ancienneté conséquente et qui travaillent sur des besoins permanents. Elle a de plus publié plusieurs postes pour des CDD courts en 2019 qui sont en fait sur des besoins permanents, ce qui est une nouvelle entorse à la législation. Tout cela pour boucher les trous sur les plannings des magasinier/ières pour quelques mois, en attendant que la contre-réforme du service public soit imposée et oblige les titulaires à travailler plus les samedis ! Puis, pour compléter les effectifs en service public, il y toujours le projet d’embaucher des contrats ultra précaires « étudiant-es » de 10 mois pour remplacer progressivement des « vacataires » sûrement trop enclin-es à formuler des revendications, balayant ainsi 20 ans de progrès sociaux et de droits supplémentaires et reniant les avancées obtenues lors de la grève de 2016 !

Effectifs et conditions de travail : les personnels réclament toujours
des moyens pour travailler dans de bonnes conditions !

Les conséquences du sous-effectif permanent rencontrées dans de nombreux services sont importantes : tâches internes en berne, stations TAD ponctuellement fermées, sur-postage et isolement en service public, locaux de reproduction fermés, difficultés quotidiennes pour tenir les plannings de service public… Sans compter les conséquences sur la santé des agent-es : augmentation de troubles musculo-squelettiques, stress, isolement, et parfois souffrance au travail.

Une situation d’autant plus insupportable quand on sait que 35 personnes sur liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers-ères attendent d’être intégrées à nos effectifs, ce qui permettrait de compenser en partie dans un premier temps les 90 postes de magasiniers-ères perdus en 10 ans (sur les 280 postes issus des coupes budgétaires appliquées par nos tutelles ministérielles depuis 2009). N’oublions pas non plus que cet appel, possible seulement jusqu’en novembre 2019 (date à laquelle la liste tombera), permettrait en particulier de titulariser 10 de nos collègues précaires !

8 mois de lutte = nécessité de réponses concrètes à nos revendications
La direction de la BnF doit désormais faire de vraies annonces et assumer sa responsabilité sociale, tout comme le ministère de la Culture doit donner des moyens supplémentaires pour nos emplois et nos missions !

Participons massivement et activement à la grève pour :

► le passage en CDI des 12 collègues que la direction a décidé de reconduire sur des contrats précaires alors qu’elle leur avait promis fin 2018 un passage en CDI !
► l’appel intégral de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères avant novembre 2019 !
► l’abandon du projet régressif de réorganisation du service public !
► un engagement écrit et concret pour l’amélioration du régime indemnitaire des personnels titulaires (en particulier de catégorie C) en 2019 !
► un calendrier précis des différents chantiers pour l’amélioration des conditions de travail des personnels travaillant en local aveugle !
► la réelle mise en place de volets internes pour les recrutements directs de magasiniers-ères !
► le passage en groupe 3 des « vacataires » des Pieds-de-Tour le 1er février 2019 lors de la création de la DPU, comme c’était prévu !
► l’abandon du projet de fusion des salles de lecture à Richelieu et de cession du bâtiment Louvois !

Grève samedi 26 janvier !

RDV 12h HALL EST sur le piquet de grève

Personnels de la BnF, restons mobilisés !

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Réorg du service public : Déclaration des mag du département Droit Economie Politique

« Nous magasiniers, magasinières du département Droit, Economie, Politique, titulaires comme vacataires, souhaitons profiter de cette réunion et de la présence de la direction de la BnF pour déclarer notre opposition sans condition à la réorganisation du Service Public que nous propose la direction.

Nous refusons de sacrifier nos week-ends en augmentant notre nombre de samedis travaillés car comme tout un chacun nous avons des loisirs, des amis, de la famille et nous voulons en profiter. Nous refusons de pallier la politique de baisse d’effectif constatée depuis 2009, qui est le fond du problème. Années après années nous avons vu le nombre de collègues diminuer et les équipes se réduire comme peau de chagrin dans des conditions de travail de plus en plus isolées et difficiles.

Nous refusons que, pour la catégorie C, la seule possibilité d’avancement hormis le concours soit l’encadrement, alors que nous constatons une stagnation générale des carrières chez de nombreux et nombreuses agents et agentes.

La direction de la BnF justifie sa réorganisation par le fait que les communications de documents sont en baisse. De notre côté nous constatons surtout que les tâches internes ne cessent de croître avec la réduction de la fermeture annuelle, l’augmentation du volume de dépôt légal, les hors d’usage de plus en plus nombreux qu’il faut remettre dans le circuit, le manque de place pour l’accroissement qu’il faut pallier par des chantiers, etc. Comment répondre à ces chantiers si nous sommes constamment en Service Public, de plus avec des heures supplémentaires focalisées et absorbées tout ou partie par le travail le samedi ? Non, nous ne pouvons pas laisser la Direction installer sa déréglementation du travail sur notre dos, au propre comme au figuré.

Nous refusons également le projet de communication en différés le samedi matin, symbole de la casse généralisée des services publics, qui occasionnera un report de la charge de travail vers les collègues posté.es l’après-midi, et dont nous porterons seul.es la responsabilité face au public au quotidien.

Nous tenons enfin à souligner notre soutien aux vacataires, nos collègues au quotidien, partageant nos difficultés au travail et qui une nouvelle fois sont traité.es comme des variables d’ajustement, jetables après usage. Nous refusons que la précarité soit combattue et remplacée par de l’ultra-précarité avec le recours à des contrats éphémères dits « étudiant.es ». Nous souhaitons au contraire des solutions définitives pour leur titularisation avec au préalable une CDIsation sans condition pour plusieurs d’entre eux et elles, comme la Direction s’y était engagée fin 2018 avant de revenir sur sa parole.

C’est pourquoi nous demandons que l’ensemble de la liste complémentaire du dernier recrutement de magasiniers et magasinières soit appelé comme première réponse au sous-effectif permanent, mais aussi pour titulariser plusieurs de nos collègues vacataires englué.es dans la précarité.

Il est donc hors de question que la déconstruction cynique du cadre de travail par la flexibilité et la précarité à outrance que vous souhaitez nous imposer, passe par nous. Aussi nous vous demandons de renoncer à vos projets qui mettent en péril non seulement notre travail et son cadre mais aussi les personnels et leur avenir. »

Les 52 magasiniers et magasinières du DEP, le 14 janvier 2019

Personnels déterminés, toutes et tous en grève samedi 12 janvier 2019 ! Pour une grève toujours plus active et visible : RDV 12h HALL EST sur le piquet de grève !

SUD Culture Solidaires / Section de la Bibliothèque nationale de France

Cela fait maintenant plus de 8 mois que les personnels de la BnF se mobilisent sans relâche, dans la grève et dans des actions fortes, sur divers préavis de grève intersyndicaux (CGT-FSU-SUD) et un préavis de grève illimité déposé par la section SUD Culture de la BnF au mois de juillet dernier. La direction de la BnF, de son côté, se contente de « mesurettes » pour amadouer le personnel, quand elle ne joue pas directement le chantage pour casser la mobilisation. A croire que cette dernière n’a toujours pas compris la détermination des agent-es de la BnF à obtenir de vraies solutions au sous-effectif, à la précarité, ou encore aux mauvaises conditions de travail qui rongent leur quotidien et nuisent aux missions de service public.

La section SUD Culture appelle donc à la grève samedi 12 janvier, pour un début d’année de lutte ! La balle est dans le camp de la direction qui doit cesser son chantage et ne pas renier ses engagements !


Retour sur les revendications des personnels et les négociations :

Pour l’appel de toute la liste complémentaire du recrutement de magasiniers/ères avant fin 2019 !

L’appel des 35 personnes de cette liste complémentaire permettrait de titulariser 10 « vacataires » de la BnF, de les sortir ainsi de la précarité et de renforcer des équipes de magasinage en sous effectifs.

Or, pour l’instant, la direction ne prévoit d’appeler que 6 personnes, sur toute l’année 2019, alors que sur les 280 postes perdus en 10 ans à la BnF, 90 concernent les magasiniers/ères ! La direction s’adonne également au chantage, évoquant l’appel éventuel de 6 personnes en plus, sans garantie, si les organisations syndicales acceptent le projet de réorganisation du service public à Tolbiac (voir plus bas) !

► De qui se moque-t-on ? Exigeons de la direction un calendrier d’appel de toute la liste d’ici novembre 2019 (fin de validité légale de la liste !), et un abondement budgétaire du ministère pour 2019, car ce dernier est aussi responsable de la situation en appliquant les mesures anti Fonction Publique décidées par l’Etat !

Pour le passage en CDI des 13 « vacataires » laissé-es sur le carreau !

Alors que la direction annonçait le 04 décembre dernier le passage en CDI des 19 « vacataires » qui ont été abusivement embauché-es en CDD durant des années sur des besoins en fait bien permanents, cette dernière est revenue sur son annonce, de manière totalement arbitraire, pour ne faire passer en CDI que 6 agent-es, laissant ainsi 13 « vacataires » dans la grande précarité, avec seulement de nouveaux contrats de quelques mois !

Cette attitude mesquine, qui joue sur les situations d’agent-es pour qui chaque fin de contrat engendre stress et souffrance, est totalement inacceptable, la direction ayant clairement annoncé que le passage en CDI de tous/tes ces collègues devraient s’accompagner d’un reniement de l’intersyndicale CGT-FSU-SUD sur plusieurs autres revendications !

► Stop au chantage et à la pression sur les plus précaires ! La direction de la BnF doit faire passer en CDI nos 13 collègues maintenant ! C’est une mesure de justice sociale et cela correspond aux besoins des services !

Pour le retrait du projet de réorganisation du service public à Tolbiac (et bientôt Richelieu !)

Ce projet de la direction, qui sera présenté en réunions de départements dès janvier pour tenter de leurrer les personnels, porte en lui des mesures particulièrement inacceptables qui sont autant de lignes rouges :

> mise en place de cycles de travail mardi-samedi (adieu récupérations et le bénéfice du repos le samedi !) pour les magasiniers/ères titulaires
> augmentation du nombre de samedis travaillés pour les titulaires et concentration des heures supplémentaires sur ces journées (adieu aux vrais weekends et aux heures supplémentaires pour le travail interne des magasiniers/ères)
> recours aux contrats ultra précaires d’ « étudiant-es », qui ne reposent sur aucun fondement réglementaire, pour remplacer une partie des « vacataires » avec du personnel corvéable et « jetable ». Cette nouvelle ultra-précarité est une régression sociale énorme, loin des discours sur la « sortie de la précarité » de la direction.
> fermeture des magasins le samedi matin à Tolbiac (réduction du service au public et équipes présentes pour ½ journée qui auront tout de même tout le travail à faire)

► Le mot magique du « volontariat » brandi par la direction, laissant croire que les personnels iront d’eux et elles mêmes chercher cette dégradation de leurs conditions de travail, souvent pour quelques euros de plus puisque les collègues en difficultés financières sont clairement visé-es, ne convaincra personne. La direction elle-même prévoit de faire passer ces mesures dans le règlement intérieur dès 2020, après une phase d’ « expérimentation » ! Faisons massivement barrage à ce projet pour sauvegarder nos droits et nos conditions de travail !

►Richelieu concerné aussi ! La direction a récemment annoncé qu’une réorganisation du Service Public aura aussi lieu sur les sites du quadrilatère, à l’orée de 2021, sans clairement annoncer la couleur des mesures qui seront appliquées ! Continuons d’exiger des bonnes conditions de travail pour les personnels de Richelieu, la préservation du bâtiment Louvois et l’arrêt du projet de fusion des salles de lecture !

Primes et conditions de travail : des avancées renvoyées à de nouvelles échéances

Grâce à la mobilisation des personnels, la direction a dû consacrer 320 000 euros (sur les 540 000 reçus du ministère de la Culture) en décembre à améliorer le régime indemnitaire des titulaires de la filière bibliothèques (même si trop peu de magasiniers/ères ont été concerné-e-s). Les 220 000 euros restants sont reportés sur 2019 et s’ajouteront à une nouvelle enveloppe de 540 000 euros qui doit servir à mettre en œuvre un plan d’action de relavorisation des régimes indemnitaires, en particulier pour les agent-e-s de catégorie C, pour qui la définition du minimum indemnitaire sera désormais plus favorable. Si il s’agit d’un avancée importante sur le principe, obtenue grâce à la grève, le contenu exact de ce plan d’action doit encore faire l’objet de négociation et notre organisation syndicale appelle donc à la prudence, tant la direction à tendance à revenir sur ses engagements dernièrement et tant que les choses ne sont pas actées en détail par écrit.

Concernant les conditions de travail, la direction a dû annoncer l’accélération des mesures concrètes (travaux/aménagements) qui seront mises en place pour améliorer les conditions de travail en particulier sur le site de Tolbiac, mais le calendrier reste imprécis et nous restons vigilant-e-s sur la mise en œuvre réelle de ces mesures !

Collègues en difficulté en raison des prélèvements sur salaire pour motif de grève, pensez-à la caisse de solidarité !
Depuis plusieurs mois une caisse de solidarité a été mise en place, alimentée par les dons du public solidaire (d’où l’importance aussi d’être nombreux/ses pour aller à sa rencontre), une cagnotte en ligne, le reliquat de la caisse de 2016 ou encore grâce aux dons de structures syndicales de Solidaires.
Plusieurs permanences de redistribution ont déjà été organisées, et d’autres le seront prochainement.
Pour toute question, contactez notre organisation syndicale.


Tous et toutes en grève samedi 12 janvier 2019

Pour une grève toujours plus active et visible : RDV 12h HALL EST
sur le piquet de grève (votre présence compte !)

(pique-nique solidaire le midi, apportez de quoi déjeuner !)

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