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Signature d’un protocole : nouvelles avancées dans le cadre du préavis de grève déposé en juillet 2018 par SUD Culture !

Manifestant-es-SUD-Culture-Solidaires

SUD Culture Solidaires / Section de la Bibliothèque nationale de France

Après plusieurs mois de négociations, souvent laborieuses et tendues, avec la direction de la BnF dans le cadre d’un préavis de grève déposé en juillet 2018, la section SUD Culture de la BnF a signé vendredi 17 mai un accord conduisant à la levée du préavis en cours pour concrétiser les acquis d’une lutte qui aura duré un an.

Les avancées contenues dans ce protocole :

►passage en CDI de 12 « vacataires » embauché-es de manière abusive en CDD, ce qui porte à 18 les cdisations gagnées dans le cadre de la lutte
►appel de 8 personnels supplémentaires de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères, en plus des 6 déjà prévues, portant à 25 le nombre total de personnes appelées depuis début 2018 (dont plusieurs précaires de la BnF)
►engagement à poursuive les négociations sur l’appel de la liste complémentaire en septembre 2019 et sur le rééquilibrage des recrutements en faveur des catégorie C et B
►passage du groupe 2 au groupe 3 des « vacataires » des pieds de tour
►relance du ministère de la Culture pour la mise en place de volets internes aux futurs recrutements directs

Cela se rajoute aux améliorations déjà obtenues au cours d’un an de lutte par l’intersyndicale CGT-FSU-SUD Culture :

►mise en œuvre définitive du protocole de fin de grève de 2016 concernant la comptabilisation du temps de travail des « vacataires »
►mise en place d’un dispositif améliorant la gestion collective des avancements et promotions des titulaires
►arrivée de magasiniers-ières titulaires à PHS et LLA où le sous-effectif était le plus fort
►accélération des travaux pour améliorer les conditions de travail à Tolbiac
►utilisation de l’enveloppe de 540 000 euros de primes en 2018 pour remonter au socle de l’IFSE tous et toutes les titulaires de la filière bibliothèque, redéfinition plus favorable du calcul de ce socle pour les magasiniers-ères ce qui a permis une hausse de l’IFSE pour plus d’agent-e-s et engagement de la direction à mettre en œuvre un plan d’action pluriannuel d’amélioration des primes des titulaires

Piquets de grève dynamiques, actions, pétitions, appels au public, et surtout mobilisation des personnels dans la grève (30 jours de grève) à l’appel de l’intersyndicale CGT-FSU-SUD Culture ou de notre organisation syndicale seule, ont permis d’arracher ces avancées alors que la direction prétendait comme souvent que c’était impossible ou qu’elle n’avait pas les moyens, preuve une nouvelle fois que seuls le rapport de force et la lutte permettent de faire bouger les lignes.

Bien entendu nous n’oublions pas les tentatives de la direction de réprimer de manière inédite la colère des agent-es et les organisations syndicales de lutte, à coup de présence d’huissier sur les piquets, de tentative d’entrave avec lettre de menace adressée à un de nos militant-es, de demandes de contreparties scandaleuses dictant ce qui doit ou non être revendiqué, de chantage vis-à-vis des plus précaires pour casser la grève, ou encore d’accusations ridicules de violences suite à l’intervention lors d’une émission de radio en direct de France Culture qui s’était très bien passée…

Une direction qui récidive, en annonçant fièrement sur Biblionautes suite à la signature de ce protocole, alors que l’encre n’était pas encore sèche, la « cessation de mouvements sociaux liés aux revendications exprimées » dans le cadre du préavis. Chacun-e sait pourtant qu’il est toujours dangereux voire présomptueux de se réjouir trop vite…

Pour nous les choses sont claires : la mobilisation ne peut que continuer !

Parce que la BNF va perdre en 2019 10 postes, ce qui fait une perte cumulée de plus de 300 postes en 10 ans et parce que les attaques contre notre établissement et toute la Fonction Publique continuent et s’aggravent mois après mois.

Parce que l’ultra-précarité que nous avons combattue durant des mois continue, du fait d’une direction qui a décidé de ne plus respecter ses obligations issues du protocole de fin de grève de juillet 2016 (impliquant l’embauche directe en CDI des « vacataires » sur besoins permanents), en embauchant en février dernier 11 « vacataires » sur de nouveaux CDD abusifs de 7 mois !

Parce que la direction de la BnF doit retirer son projet de réorganisation-régression du service public et faire cesser les abus concernant les écarts statuts-fonctions, le non-respect des fiches de poste, la désorganisation des tâches et la surcharge de travail constatés à la Direction des Publics.

Parce que le ministère de la Culture doit nous donner les moyens de fonctionner, notamment pour permettre d’ici novembre 2019 l’appel intégral de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères, où plusieurs de nos collègues précaires sont toujours en attente d’une titularisation. La BnF doit obtenir le budget et les emplois de titulaires, dans toutes les catégories, nécessaires à l’accomplissement de l’ensemble de ses missions.

Nous appelons donc les agent-es de la BnF à continuer de se mobiliser, à venir massivement en Assemblées Générales pour participer aux prises de décisions, et à rejoindre toutes les actions qui seront proposées pour continuer de défendre nos emplois, nos missions et nos conditions de travail !


Pour expliquer le protocole d’accord signé le 17 mai et faire le point sur les avancées obtenues en un an de lutte ; pour voir les revendications qu’il reste encore à obtenir ; pour discuter collectivement de la situation de la BnF et de la fonction publique, la section SUD Culture de la BnF organise une :

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE des personnels de la BnF
SAMEDI 25 mai, 12h30-13h30, locaux syndicaux (T4, A2)

Vous disposez d’une heure d’information à titre syndicale sur le temps de travail pour y assister, pensez à prévenir votre encadrement !

« Vacataires », contractuel-le-s à temps plein, titulaires, nous sommes toutes et tous concerné-e-s ! Réunissons nous et organisons nous !


Seule la lutte paie !

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Assemblée générale des personnels BnF samedi 25 mai 2019 (12h30-13h30)

SUD Culture Solidaires / Section de la BnF

Assemblée générale samedi 25 mai 2019

12h30-13h30

Local syndical Tolbiac (T4/A2)

Ordre du jour (qui peut être complété) :

>>> Avancées obtenues dans le cadre du préavis de grève déposé par SUD Culture en juillet 2018 (protocole) et suites de la mobilisation

>>> passage en CDI de « vacataires » sur CDD abusifs

>>> état de l’appel de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères avec l’avancée gagnée par la lutte de l’appel de 8 personnes de plus de cette liste

>>> nouveaux recours à des contrats ultra précaires (contrats de 7 mois février – août)

>>> problèmes de pose de congés (dont congés « fractionnés »)

>>> réorganisation du service public, où en est-on ?

>>> permanence provisoire caisse de solidarité (pensez à apporter vos fiches de paie et vos relevés de jours de grève envoyés par la DRH), pour état des besoins avant une prochaine redistribution

« Vacataires », contractuel-le-s à temps plein, titulaires de la BnF, organisons-nous, réunissons-nous !

Vous disposez d’une autorisation d’absence d’une heure pour assister à cette réunion (prévenez vote encadrement)

La direction persiste et signe ! Non au chantage et à la pression sur les personnels ! Grève samedi 16 février !

SUD Culture Solidaires / Section de la BnF

► L’Assemblée Générale des personnels, réunie samedi 09 février, a décidé de reconduire la grève samedi 16 février. Cette décision fait suite aux négociations tenues le 04 février et à leur contenu de nouveau inacceptable !

UNE DIRECTION CAMPÉE SUR UNE LOGIQUE DU « TOUT OU RIEN »

Précarité >>> La direction de la BnF continue son chantage, en ne proposant le passage en CDI de 12 collègues précaires, pourtant embauché-es de manière indéniable sur des CDD abusifs, qu’à la condition de la levée du préavis de grève déposé début juillet 2018 par la section SUD Culture de la BnF, qui inclut un certain nombre de revendications que la direction nous intime donc d’abandonner. Pour les 11 nouveaux/elles précaires embauché-e-s sur des contrats de 7 mois sur des besoins pourtant permanents, la direction ne propose rien, car c’est désormais son modèle de contrat, fondé sur l’ultra-précarité.

Liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères >>> Dans une même logique, la direction propose de faire passer de 6 à 12 le nombre de personnes appelées en 2019, chiffre bien insuffisant par rapport au sous-effectif chronique, au prix d’un renoncement à revendiquer l’appel intégral de la liste d’ici novembre 2019. Comment se contenter de si peu, quand on sait qu’il resterait encore 21 personnes à appeler, dont 7 précaires de la BnF en attente d’une titularisation après parfois des années de service à la BnF ?

Réorganisation du service public >>> La direction exige en contrepartie du passage en CDI de nos collègues et de l’appel partiel de la liste complémentaire, la « cessation de toute action ou revendication » concernant le projet de réorganisation du service public largement rejeté par une majeure partie du personnel (augmentation du nombre de samedis travaillés pour les titulaires – cycles mardi-samedi – recours à des contrats étudiant-es de quelques mois…).

Cette même direction a atteint le stade où elle nie tout simplement l’existence d’une vraie contestation de cette réorganisation (telle qu’elle s’est exprimée au DEP, à PHS, ou encore à LLA), estimant que les personnels « n’ont pas compris » le contenu du projet. Ce mépris doit cesser et la parole des agent-es doit être écoutée !

FAIRE TAIRE LES REVENDICATIONS PAR DES MENACES DE RÉPRESSION

Manifestement désemparée face à la ténacité des personnels, la direction de la BnF a décidé d’entrer dans une logique de répression et d’intimidation, en accusant les personnels grévistes de violences dans le cadre de piquets de grève ou encore lors d’actions d’information du public, ce qui est totalement faux !

Plus grave encore, la direction a directement et nominativement adressé un courrier de mise en garde à l’un de nos militant-es, ce qui remet en cause notre liberté syndicale et notre liberté d’expression collective ! C’est inacceptable !

►La vraie violence, c’est celle de la précarité, des CDD reconduits à la dernière minute, des mauvaises conditions de travail, de la souffrance liée à l’isolement, au sous-effectif, et aux bas salaires !


La direction ne répond en rien aux revendications des personnels !

>>> Opposons-nous collectivement à ses méthodes d’intimidation, réclamons ensemble le passage immédiat en CDI de nos collègues précaires, tout comme un véritable calendrier d’appel de toute la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères ! Exigeons enfin le retrait du projet néfaste de réorganisation du service public !

ON LÂCHE RIEN ! GREVE SAMEDI 16 FÉVRIER !

RDV piquet de grève 12h / Hall EST

AG

La mobilisation collective est nécessaire ! Samedi 26 janvier : La grève continue

Pour s’opposer à la contre-réforme du service public, aux conséquences désastreuses du sous-effectif, au maintien de collègues dans la précarité…

La mobilisation collective est nécessaire ! Samedi 26 janvier : La grève continue

L’acte XXIII des grèves, samedi 19 janvier, a été très suivi sur les différents sites de la BnF : fortes perturbations et fermetures anticipées de plusieurs salles de lecture. La salle de lecture du Département de la Musique n’a pas ouvert de la journée, tout comme les Vestiaires ! Nous condamnons encore une fois le zèle déployé par les directions pour garder des salles ouvertes à tout prix, parfois sans aucun personnel de magasinage ou avec une seule banque ouverte en fin de journée pour les 3 salles du rez-de-jardin à PHS !

La direction de la BnF doit réellement négocier car les personnels énervés ne laisseront pas leurs conditions de travail se dégrader davantage. Les réunions participatives menées dans les départements DCO de Tolbiac ne sont qu’un stratagème pour nous faire cogérer l’inadmissible et les agent-es concerné-es ne sont pas dupes !

Fronde contre la réorganisation du travail en Service Public :
La direction doit abandonner son projet et discuter des effectifs !

Alors que la direction de la BnF a imposé, en ce début d’année et dans plusieurs départements, des ateliers pour « réfléchir » à une organisation du service public avec toujours moins de personnel, les agent·es ont pu manifester clairement leur désaccord avec un projet régressif. Ce projet consiste entre autre à continuer à embaucher du personnel toujours plus précaire, à augmenter le nombre de samedis travaillés pour les titulaires, ou encore à chambouler leurs cycles de travail et à détourner les heures supplémentaires sur les samedis !

À Tolbiac, que ce soit au DEP, à PHS ou encore à LLA, de nombreux-ses agent-es ont démontré leur lucidité et leur opposition croît !

Les lignes rouges que compte franchir la direction de la BnF dès 2019 :

*recours à des salarié·es étudiant·es ultra précaires pour remplacer les « vacataires »

*création de cycles de travail mardi-samedi

*augmentation du nombre de samedis travaillés pour les titulaires (cat. C & A/B !)

*détournement des heures supplémentaires sur le travail en service public le samedi

*magasins fermés ½ journée le samedi avec report de la charge de travail […]

« Vacataires » : non à l’embauche en CDD pour des besoins permanents !

Depuis plusieurs mois, la direction de la BnF se vente de vouloir lutter contre la précarité, alors qu’elle exploite depuis des années pour son service public des personnels précaires sans effort concret pour les faire accéder à une titularisation (cf. le fiasco du recrutement de magasiniers-ères de 2017, avec plusieurs collègues exclu-es d’emblée des oraux et un nombre trop faible de « vacataires » admis-es, et le blocage par les tutelles ministérielles de la création de volets internes pour les recrutements directs, alors qu’elle a été gagnée lors de la grève victorieuse de 2016).

Cette même direction, qui n’est jamais à une contradiction près, refuse toujours actuellement de passer 12 collègues précaires en CDI, qui ont pourtant une ancienneté conséquente et qui travaillent sur des besoins permanents. Elle a de plus publié plusieurs postes pour des CDD courts en 2019 qui sont en fait sur des besoins permanents, ce qui est une nouvelle entorse à la législation. Tout cela pour boucher les trous sur les plannings des magasinier/ières pour quelques mois, en attendant que la contre-réforme du service public soit imposée et oblige les titulaires à travailler plus les samedis ! Puis, pour compléter les effectifs en service public, il y toujours le projet d’embaucher des contrats ultra précaires « étudiant-es » de 10 mois pour remplacer progressivement des « vacataires » sûrement trop enclin-es à formuler des revendications, balayant ainsi 20 ans de progrès sociaux et de droits supplémentaires et reniant les avancées obtenues lors de la grève de 2016 !

Effectifs et conditions de travail : les personnels réclament toujours
des moyens pour travailler dans de bonnes conditions !

Les conséquences du sous-effectif permanent rencontrées dans de nombreux services sont importantes : tâches internes en berne, stations TAD ponctuellement fermées, sur-postage et isolement en service public, locaux de reproduction fermés, difficultés quotidiennes pour tenir les plannings de service public… Sans compter les conséquences sur la santé des agent-es : augmentation de troubles musculo-squelettiques, stress, isolement, et parfois souffrance au travail.

Une situation d’autant plus insupportable quand on sait que 35 personnes sur liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers-ères attendent d’être intégrées à nos effectifs, ce qui permettrait de compenser en partie dans un premier temps les 90 postes de magasiniers-ères perdus en 10 ans (sur les 280 postes issus des coupes budgétaires appliquées par nos tutelles ministérielles depuis 2009). N’oublions pas non plus que cet appel, possible seulement jusqu’en novembre 2019 (date à laquelle la liste tombera), permettrait en particulier de titulariser 10 de nos collègues précaires !

8 mois de lutte = nécessité de réponses concrètes à nos revendications
La direction de la BnF doit désormais faire de vraies annonces et assumer sa responsabilité sociale, tout comme le ministère de la Culture doit donner des moyens supplémentaires pour nos emplois et nos missions !

Participons massivement et activement à la grève pour :

► le passage en CDI des 12 collègues que la direction a décidé de reconduire sur des contrats précaires alors qu’elle leur avait promis fin 2018 un passage en CDI !
► l’appel intégral de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères avant novembre 2019 !
► l’abandon du projet régressif de réorganisation du service public !
► un engagement écrit et concret pour l’amélioration du régime indemnitaire des personnels titulaires (en particulier de catégorie C) en 2019 !
► un calendrier précis des différents chantiers pour l’amélioration des conditions de travail des personnels travaillant en local aveugle !
► la réelle mise en place de volets internes pour les recrutements directs de magasiniers-ères !
► le passage en groupe 3 des « vacataires » des Pieds-de-Tour le 1er février 2019 lors de la création de la DPU, comme c’était prévu !
► l’abandon du projet de fusion des salles de lecture à Richelieu et de cession du bâtiment Louvois !

Grève samedi 26 janvier !

RDV 12h HALL EST sur le piquet de grève

Personnels de la BnF, restons mobilisés !

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Réorg du service public : Déclaration des mag du département Droit Economie Politique

« Nous magasiniers, magasinières du département Droit, Economie, Politique, titulaires comme vacataires, souhaitons profiter de cette réunion et de la présence de la direction de la BnF pour déclarer notre opposition sans condition à la réorganisation du Service Public que nous propose la direction.

Nous refusons de sacrifier nos week-ends en augmentant notre nombre de samedis travaillés car comme tout un chacun nous avons des loisirs, des amis, de la famille et nous voulons en profiter. Nous refusons de pallier la politique de baisse d’effectif constatée depuis 2009, qui est le fond du problème. Années après années nous avons vu le nombre de collègues diminuer et les équipes se réduire comme peau de chagrin dans des conditions de travail de plus en plus isolées et difficiles.

Nous refusons que, pour la catégorie C, la seule possibilité d’avancement hormis le concours soit l’encadrement, alors que nous constatons une stagnation générale des carrières chez de nombreux et nombreuses agents et agentes.

La direction de la BnF justifie sa réorganisation par le fait que les communications de documents sont en baisse. De notre côté nous constatons surtout que les tâches internes ne cessent de croître avec la réduction de la fermeture annuelle, l’augmentation du volume de dépôt légal, les hors d’usage de plus en plus nombreux qu’il faut remettre dans le circuit, le manque de place pour l’accroissement qu’il faut pallier par des chantiers, etc. Comment répondre à ces chantiers si nous sommes constamment en Service Public, de plus avec des heures supplémentaires focalisées et absorbées tout ou partie par le travail le samedi ? Non, nous ne pouvons pas laisser la Direction installer sa déréglementation du travail sur notre dos, au propre comme au figuré.

Nous refusons également le projet de communication en différés le samedi matin, symbole de la casse généralisée des services publics, qui occasionnera un report de la charge de travail vers les collègues posté.es l’après-midi, et dont nous porterons seul.es la responsabilité face au public au quotidien.

Nous tenons enfin à souligner notre soutien aux vacataires, nos collègues au quotidien, partageant nos difficultés au travail et qui une nouvelle fois sont traité.es comme des variables d’ajustement, jetables après usage. Nous refusons que la précarité soit combattue et remplacée par de l’ultra-précarité avec le recours à des contrats éphémères dits « étudiant.es ». Nous souhaitons au contraire des solutions définitives pour leur titularisation avec au préalable une CDIsation sans condition pour plusieurs d’entre eux et elles, comme la Direction s’y était engagée fin 2018 avant de revenir sur sa parole.

C’est pourquoi nous demandons que l’ensemble de la liste complémentaire du dernier recrutement de magasiniers et magasinières soit appelé comme première réponse au sous-effectif permanent, mais aussi pour titulariser plusieurs de nos collègues vacataires englué.es dans la précarité.

Il est donc hors de question que la déconstruction cynique du cadre de travail par la flexibilité et la précarité à outrance que vous souhaitez nous imposer, passe par nous. Aussi nous vous demandons de renoncer à vos projets qui mettent en péril non seulement notre travail et son cadre mais aussi les personnels et leur avenir. »

Les 52 magasiniers et magasinières du DEP, le 14 janvier 2019