Archives pour la catégorie manifestation

Antisémitisme, violences, non au gouvernement par l’émotion !

Union syndicale Solidaires

Le 26/12/2018

Samedi dernier, durant la manifestation parisienne des « gilets jaunes », une vingtaine d’abruti-es ont repris à Montmartre le chant antisémite « la quenelle » de Dieudonné et le geste popularisé par celui-ci. Dans la soirée, 3 ou 4 d’entre eux ont commis dans le métro ce qui ressemble beaucoup à une agression antisémite.

L’Union syndicale Solidaires condamne fermement ces actes abjects et comme nous l’affirmions depuis le début : les propos et les actes racistes ou homophobes sont inacceptables, et l’extrême droite et ses idées n’ont pas leur place dans ce mouvement social qui réclame avant tout une meilleure répartition des richesses. Nous saluons et sommes solidaires de celles et ceux qui ont chassé les fascistes des différentes manifestations.
Cependant nous refusons de tomber dans le piège tendu par le gouvernement et notamment le ministre de l’intérieur, antifasciste de circonstance, comme beaucoup de ses prédécesseurs.

Rappelons par exemple que ce sont bien les « forces de l’ordre » de ce ministre qui ont protégé le 22 novembre dernier (il y a tout juste un mois) le meeting de Dieudonné à Montreuil, qui n’aurait pu se tenir sans la présence de ces dernières qui n’ont pas hésité à cogner les manifestant-es qui protestaient contre la présence de cet antisémite notoire.

La motivation du gouvernement face aux actes heureusement isolés de samedi s’inscrit avant tout dans le cadre d’une stratégie visant à discréditer la légitimité de l’ensemble d’un mouvement qui reste très largement populaire.

La lutte contre l’antisémitisme, comme toute forme de racisme, ne peut être instrumentalisée en fonction des circonstances !

Cette instrumentalisation de l’émotion est la même que celle concernant les « motards pris à partie » sur les Champs-Elysées, et qui s’en sont sortis sans dommage, pour lesquels gouvernements et éditorialistes somment à l’union nationale. Ceux/celles-ci oublient de préciser, alors que plusieurs vidéos l’attestent, que quelques instants avant cette scène, ces mêmes motards, qui ravivent le spectre des voltigeurs responsables de la mort de Malik Oussekine en 1986, lançaient allégrement sur des manifestant-es qui ne présentaient aucune menace avérée des grenades pouvant occasionner des blessures extrêmement graves, comme en témoignent les centaines de blessé-es et mutilé-es depuis un mois.

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Journée internationale des migrant-es : manifestation mardi 18 décembre 18h / départ pl. de la République (Paris)

Union syndicale Solidaires

Justice sociale, égalité des droits, liberté de circulation et d’installation

Manifestation parisienne, mardi 18 décembre 18h République !

La journée internationale des migrant-es est marquée cette année par un appel de plus de 250 collectifs, associations et organisations différentes dont plusieurs syndicats (CGT, CNT, FSU et Solidaires) Elle aura lieu dans plus de 40 villes avec des manifestations et des rassemblements.

La situation des migrant-es bloqué-es aux frontières de l’Europe et qui continuent de mourir en Méditerranée est intolérable. La situation des travailleurs et travailleuses sans-papier l’est aussi. Elle pèse sur le marché du travail parce que certains patrons, trop content-es de trouver une main d’oeuvre en difficulté, font ainsi pression sur les salaires, les conditions de travail, les renvoyant dans les situations les plus dramatiques à des conditions d’esclavage. C’est ce patronat et les lois iniques et discriminatoires de nos gouvernement qui créent le dumping social. Tant que ce dumping perdurera, nos combats sociaux seront plus difficiles.

Le gouvernement avec la dernière loi asile et migrations, renforce son arsenal répressifmanif 18 décembre.png contre les travailleurs et travailleuses sans papiers. Solidaires est investie pratiquement et de longue date avec les sans-papiers en particulier pour leur régularisation par le travail, en soutenant des grèves, en aidant à la régularisation individuelle. Nous entendons continuer ce travail. Nous voulons gagner de meilleures conditions de régularisation, d’autorisation de travailler qui ne mettent pas les personnes à la merci de patrons voyous et du travail au noir qui ne leur accorde aucun des droits auxquels chacun et chacune nous pouvons prétendre.

Nous voulons aussi défendre un accueil digne pour ceux et celles qui sont contraint-es à l’exil. Eux et elles n’ont pas droit à la mobilité alors que de nombreuses entreprises, des hommes et des femmes de notre pays s’installent sans difficulté pour vivre et faire des affaires dans leurs pays. Et que les capitaux circulent en toute liberté.

Macron déséquilibré par la crise sociale et politique tente de faire diversion et reparle d’« identité », de « question de l’immigration » comme si à chaque fois qu’un gouvernement refuse de répondre aux revendications sociales, il fallait détourner l’attention.

Non la question est bien la justice sociale, ce sont les capitalistes qui nous coûtent cher pas les travailleurs et travailleuses migrant-es qui travaillent dans les cuisines des restaurants, qui s’occupent des enfants, qui construisent les bâtiments et les routes…

Pour toutes ces raisons nous vous attendons à la manifestation parisienne qui partira à 18h de la Place de la République.

Le 13 décembre 2018

Après les moquettes, le plâtre !

Union syndicale Solidaires

Pas de changement de cap

Emmanuel Macron a fait ses annonces pour tenter de mettre fin à la colère sociale exprimée depuis plusieurs semaines. Mais pas de surprises : quelques mesures sociales, une « augmentation » de 100 euros brut par mois du SMIC qui intègre la hausse légale et déjà annoncée de 1,8 % prévue en janvier et qui sera financé par l’État (donc par le budget la suppression des cotisations patronales !), une prime exceptionnelle au bon vouloir des employeurs, une exonération fiscale et sociale des heures supplémentaires, et l’annulation de la hausse de la CSG pour 2019 pour les retraité-es qui gagnent moins de 2000 euros.

Ces annonces sont loin de constituer un tournant dans la politique de ce gouvernement. Emmanuel Macron fait semblant d’oublier qu’il a accentué les politiques néolibérales qui avantagent les entreprises et les plus riches, au détriment de l’intérêt général, au détriment des plus précaires, des femmes, chômeur-euses, retraité-es, de la jeunesse.

Aucun tournant majeur n’a été pris, et c’est encore le budget de l’État qui est mis à contribution, tandis qu’aucune contrainte n’est mise sur les entreprises, les grandes fortunes, puisque ni le CICE (40 milliards par an pour les grandes entreprises), ni la suppression de l’ISF, ni de la flat tax et de la baisse de l’impôt sur les sociétés ne sont mis en cause ! La question d’une juste répartition des richesses est totalement évincée.

Rien de global pour les salaires, les pensions ou les minimas sociaux, rien pour les revendications lycéennes, rien pour la transition écologique, rien pour le re-développement des services de proximité ou des transports en commun, rien pour la fonction publique… tandis que la réponse répressive et autoritaire est maintenue avec vigueur. Pire, elle va être accentuée !

L’Union syndicale Solidaires appelle à amplifier et faire converger les mobilisations actuelles pour la justice sociale et fiscale, contre les réformes Blanquer, contre la hausse des frais d’inscriptions universitaires.Le gouvernement et le patronat ne lâcheront rien si nous n’agissons pas ensemble et nous ne mettons pas une pression suffisante.

L’Union syndicale Solidaires soutient les mobilisations de la jeunesse en particulier du 11 et du 13 décembre. Les syndicalistes de Solidaires aideront les lycéens et lycéennes dans leur mobilisation, en particulier pour les protéger au maximum des violences policières.

Nous appelons à faire du vendredi 14 décembre une journée de grève interprofessionnelle, dans le public comme dans le privé. Notre objectif est de proposer au plus possible de salarié-es d’entrer en mobilisation et de faire, partout où c’est possible, des assemblées générales pour décider de leurs modalités d’actions et d’envisager ce qui peut-être fait dans les jours suivant, en particulier avec les Gilets Jaunes.

Solidaires rejoindra samedi 15 décembre les mobilisations des Gilets Jaunes.
Il ne s’agit pas de « s’imposer » ou de « récupérer » mais bien de converger et d’agir ensemble, d’amplifier ce qui existe déjà à de multiples endroits.

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Les violences contre la jeunesse sont inacceptables !!

Union syndicale Solidaires

La mobilisation lycéenne, contre ParcoursSup et les réformes Blanquer, est croissante de jour en jour.

Face à cette mobilisation, l’Etat a décidé de répondre par la violence : matraquage, gazage, utilisation de flashball et autres « LBD » (lanceur de balle de défense).

Les arrestations hallucinantes et militaires des lycéen.nes par les forces de l’ordre à Mantes-La-Jolie sont gravissimes et inacceptables. Et qu’en est-il des endroits où nous n’avons pas d’images ? Cette situation est révélatrice d’une culture de la violence contre la jeunesse, à l’œuvre quotidiennement dans les quartiers populaires.

Le gouvernement doit stopper net ces violences. Il porte la lourde responsabilité de toutes les blessures et mutilations !
Il doit entendre les revendications légitimes des lycéennes et lycéens mais aussi celles croissantes dans les universités.

32 ans après l’assassinat de Malik Oussekine, nous n’oublions pas ce que peuvent être les méthodes du pouvoir pour réprimer le mouvement de la jeunesse.

Solidaires est aux côté des lycéennes et lycéens qui se mobilisent et soutient également la mobilisation croissante dans les universités, en particulier contre la hausse des frais d’inscription pour les étrangères et étrangers.

Samedi 24 novembre 2018, manifestation contre les violences faites aux femmes partout dans le monde !

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#NousToutes… et nous aussi !

L’Union syndicale Solidaires est partie prenante de l’organisation des mobilisations  contre les violences sexistes et sexuelles qui se dérouleront sur tout le territoire le 24 novembre prochain.

Des millions de femmes et d’enfants ont subi et subissent encore des violences sexistes et sexuelles, en France et dans le monde.

Dans l’espace public, au travail, à la maison, nous exigeons de vivre en liberté, sans  injures, ni menaces, sans sifflements ni harcèlement, sans persécution ni agressions, sans viols, sans blessures, sans exploitation de nos corps, sans mutilations, sans  meurtres.

Aucune femme ne doit souffrir de violences et d’attaque à l’intégrité corporelle parce  qu’elle est femme.

Aucune femme ne doit cumuler les violences car elle cumule les discriminations.

Nous marcherons car :

– Nous voulons montrer notre force, notre nombre et notre détermination.

– Nous voulons affirmer haut et fort notre solidarité avec les victimes.

– Nous voulons en finir avec l’impunité des agresseurs.

– Nous exigeons des mesures ambitieuses et des moyens financiers suffisants pour que l’action publique mette la lutte contre les violences au top des priorités : éducation dès le plus jeune âge, formation obligatoire des professionnel.le.s, application de l’ordonnance de protection, augmentation des moyens pour accueillir les femmes victimes et pour les associations…

Nous invitons toutes celles et ceux qui veulent comme nous mettre fin aux violences  sexistes et sexuelles à marcher avec nous.

Nous marcherons pour en finir avec les violences sexistes et sexuelles.


Manifestation samedi 24 novembre 2018

Paris : rendez-vous place de la Madeleine à 14h

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Le 9 octobre lançons l’offensive !

Union syndicale Solidaires

Solidaires lors de son comité national les 3 et 4 octobre, appelle l’ensemble des salarié-es du privé comme du public, à faire de la journée du 9 octobre un tremplin pour une mobilisation unitaire.

Des salarié-es, retraité-es, étudiant-es sont en grève ou mobilisé-es, contre les conséquences des politiques patronales et de ce gouvernement.

Depuis le printemps, de très nombreux hôpitaux psychiatriques sont en lutte pour obtenir les moyens de soigner leurs patients, alors que le plan hôpital oublie l’hôpital public et les infirmières et infirmiers, les personnels de santé.

Des salarié-es de New Look sont en lutte depuis plusieurs semaines ; l’annonce de la fermeture de 2/3 des magasins existants leur a été faite quasiment du jour au lendemain.

Les retraité-es continuent à se mobiliser depuis la rentrée et encore le 3 octobre suite à l’annonce du gel des pensions, de l’augmentation de la CSG alors qu’une réforme va en finir avec un système collectif de solidarité.

Des salarié-es de Mac Donald sont en lutte depuis cet été pour leurs salaires, conditions de travail et pour refuser d’être licencié-es. Ils et elles se battent pour que leur lieu de travail ne soit pas vendu.

Des postier-es se battent contre les réorganisations qui mettent à mal les salarié-es. Et dans le 92, des camarades se battent depuis 6 mois pour la réintégration de Gaël Quirante licencié malgré l’avis de l’inspection du travail et empêché de militer dans les bureaux de poste.

Les lycées professionnels étaient en grève le 27 septembre dernier et la mobilisation dans l’éducation va continuer et s’amplifier tandis que dans les universités la lutte contre la sélection reprend.

D’autres luttes existent, comme celle « des Fords » pour la sauvegarde de l’emploi et des outils de productions, ou celle des salarié-e-s d’Air France pour des augmentations de salaires.

Solidaires soutient ces luttes et appelle à les multiplier partout où c’est possible dans tous les secteurs privés ou publics. Solidaires est disponible pour les faire connaître, les soutenir, et aider à les coordonner quand les personnes mobilisé-es en expriment la volonté.

Solidaires réaffirme son soutien actif à l’ensemble des salarié-es, militant-es qui subissent la répression en particulier les postier-ères, les cheminot-es après leur mouvement du printemps dernier, les salarié-es du MacDo.

Pour Solidaires, au-delà de la fin des réformes régressives en cours, il faut :

  • une augmentation des salaires de 400 euros, et une revalorisation du SMIC à 1700 euros
  • retraite à 60 ans avec avec une pension à hauteur de 75% du dernier salaire et au minimum égale au Smic
  • un réel partage du temps de travail
  • une amélioration des conditions de travail
  • des services publics à la hauteur des besoins
  • assurer les moyens aux agent-es du contrôle fiscal pour lutter contre la fraude fiscale estimé de 80 à 100 milliards d’euros par an

Solidaires réaffirme que les mobilisations,

  • contre la répression anti-syndicale le 31 octobre à Versailles,
  • de la marche pour la forêt qui finira dans l’Allier le 25 octobre,
  • du 24 novembre contre les violences faites aux femmes à Paris et ailleurs,
  • les initiatives anti-racistes en Ile-de-France du 30 novembre et 1er décembre
  • les manifestations de chômeurs-euses du 1er décembre
  • et que toutes les mobilisations qui se développent pour les migrant-es
    sont elles aussi essentielles pour qu’un mouvement massif et populaire se construise.

Plus que jamais la construction de la contre-attaque est nécessaire et urgente.

D’Ores et déjà Solidaires appelle à un mouvement d’ampleur dans la suite du 9 octobre afin de contre-carrer les mauvais coups du patronat et du gouvernement.

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Le 9 octobre pour un autre avenir !

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Depuis l’année dernière, le gouvernement au service des plus riches, détricote peu à peu l’ensemble des droits sociaux collectifs, il :

– favorise les patrons d’entreprises et les actionnaires,
– casse la sécurité sociale,
– organise la refonte et la minoration des aides sociales,
– tente de supprimer la fonction publique et les services publics.

Tout cela en faisant croire que ce qui est bon pour les patrons serait bon pour les salarié- es et la population, et que pour travailler il suffit de traverser la rue !
En réalité, cette politique brise les solidarités, laisse une partie croissante de la  population dans la précarité, tout en continuant d’accompagner la fuite en avant qui détruit notre environnement et renforce les catastrophes climatiques.

De la poudre aux yeux

Tandis qu’une nouvelle loi (PACTE) qui contient privatisations et droits supplémentaires  pour les entreprises (et évidemment pas pour les salarié.es) se profile, le gouvernement veut nous faire croire qu’il lutte contre la misère par un plan pauvreté.
Le « plan misère », comme on devrait en réalité l’appeler, c’est : 2 milliards € par an pendant 4 ans pour 8 millions de personnes considérées comme pauvres en France, quand la disparition de l’impôt sur la fortune fait économiser 3 milliards par an aux 300 000 plus riches…
Et pour le plan santé : quasiment rien pour l’hôpital public ou pour les infirmier-es, la  majorité va à la médecine libérale, dans la logique de la marchandisation de l’accès aux  soins.

Augmentation du pouvoir d’achat ?

On nous parle d’augmentation du pouvoir d’achat par la suppression de la taxe  d’habitation, ou la défiscalisation des heures supps. Mais cette manière de « donner » du pouvoir d’achat sans augmenter les salaires, les revenus et les pensions a des  conséquences :
– supprimer la taxe d’habitation ce sera moins de moyens pour les services publics au niveau local, alors qu’ils bénéficient à tous et toutes,
– les heures supplémentaires bénéficient à ceux qui peuvent en faire (pas dans tous les  secteurs et pas les femmes avec leur double journée !).
Et gare à ceux et celles au chômage ! La réforme de l’assurance chômage s’annonce  comme une volonté de fliquer et de culpabiliser les personnes sans emplois, légitimant  une baisse des droits. La mise en place d’un revenu « universel » d’activité, sera conditionné par l’acceptation de n’importe quel travail pour les personnes en difficulté !

Et pourtant les richesses existent

D’autres politiques sont possibles et peuvent être financées ! Les profits des grandes9 octobre partage des richesses.png  entreprises bénéficient toujours plus aux actionnaires (56 milliards distribués, +12 % en 2016) la fraude fiscale des plus riches et des grands groupes augmente (actuellement 80 à 100 milliards d’euros par an). Mais le gouvernement préfère baisser les APL, faire  stagner ou reculer les minimas sociaux, les salaires des fonctionnaires et les retraites… bref, taper encore et toujours sur les mêmes.

Pour Solidaires réduire la pauvreté, c’est :

-Augmenter les salaires et partager le travail pour que toutes et tous y aient accès
– Un SMIC à 1700 euros net et la hausse immédiate de tous les salaires de 400 euros mensuel
-L’augmentation des minimas sociaux et des pensions !
-Développer les services publics, l’hôpital public, l’éducation, la culture…

le 9 octobre
en grève et en manifestation
discutons ensemble pour
tracer collectivement des
perspectives de luttes !

Union syndicale Solidaires
31 rue de la grange aux Belles 75 010 Paris
http://www.solidaires.org
contact@solidaires.org
https://www.facebook.com/USolidaires/

 

Préavis de grève Fonction Publique pour le 09 octobre 2018