Archives pour la catégorie manifestation

Extraits de nos interventions au CA du 30 juin

Le jeudi 30 juin l’intersyndicale SUD-CGT-FSU ainsi que les représentant.es de l’ALU BnF se sont réuni.es dans le Hall Ouest de Tolbiac afin d’intervenir collectivement au début du Conseil d’Administration présidée par Laurence Engel et où les tutelles de l’établissement (Ministère de la Culture et Ministère de l’Économie) siégeaient. Retour en vidéos sur nos interventions et nos actions du jour !

Photo du rassemblement des agent.es et des lecteur.trices mobilisé.es
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2 mois de lutte à la BnF !

Déclaration pour le Conseil d’Administration du 30/06/2022

Intersyndicale CGT-FSU-SUD Culture de la BnF

La Bibliothèque nationale de France, troisième plus grande bibliothèque au monde est traversée depuis plusieurs mois par un mouvement social de grande ampleur et en phase de devenir historique. Rarement les agents se sont autant mobilisés, dans une grève unitaire touchant plusieurs sites, toutes les catégories de personnel et toutes les directions de la BnF, pour dénoncer de manière forte la situation désastreuse de l’établissement, les choix opérés par la direction et l‘austérité budgétaire et de personnel que lui imposent ses tutelles. Cette mobilisation s’est faite dans un premier temps à travers une pétition signée par plus 700 agents qui n’a eu aucune réponse de la part de la direction, puis depuis le début du mois mai par un mouvement de grève fort et ininterrompu qui dure depuis 8 semaines.

Dans le même temps, le public de la BnF, notamment celui des chercheurs et chercheuses, a décidé de s’investir de manière intense dans l’action en soutenant la mobilisation des agents, tant dans un élan de solidarité que dans une perspective de lutte pour sauver leur outil de travail qu’ils et elles considèrent légitimement en danger. Une telle mobilisation des usagers est inédite et montre bien l’ampleur de la crise sociale en cours dans cette établissement, mais aussi la remise en cause de ses missions fondamentales. Cela a donné lieu à deux pétitions en ligne recueillant en tout 19 000 signatures, aux prises de positions de l’Association des bibliothécaire de France et de nombreuses associations de chercheurs et de sociétés savantes contre la réorganisation du service public, à la conférence de presse organisée le 15 juin en soutien à la grève en présence de plusieurs personnalités du monde de la recherche et de la Culture et à la tribune publiée le 20 juin contre cette réorganisation et signée par plus de 420 chercheurs, universitaires, intellectuels, écrivains et artistes.

Face à un tel mouvement de contestation, face à un conflit social de cette ampleur, la réponse de la direction de la BnF n’a malheureusement pas été d’ouvrir immédiatement de vraies négociations, mais de laisser traîner les choses, de prétendre que la mobilisation des lecteurs et lectrices était factice, de remettre en cause la légitimité des personnes en lutte ou de réduire la colère du personnel et ses revendications à de simples interrogations et inquiétudes.
Cette attitude a conduit une grande partie du personnel à se sentir doublement méprisée : alors que la direction retire d’un côté aux agents l’expertise de leurs propres métiers en refusant d’écouter leur parole, elle les infantilise de l’autre en pensant régler à coups de communications et de séminaires des problèmes de fonds.

La réorganisation du service au public conduisant à réduire fortement la communication directe des collections conservées en magasins et qui est au cœur de ce mouvement a cristallisé tous les maux – pourtant dénoncés depuis des années par nos organisations syndicales – qui touchent notre établissement :

  • l’empilement des missions sans moyens supplémentaires (ex. de la réouverture de Richelieu à la rentrée 2022 et bien entendu le titanesque chantier d’Amiens) ;
  • les suppressions de plus de 300 postes en équivalents temps plein sur les 10 dernières années qui ont conduit à des choix intolérables que nous dénonçons aujourd’hui, amenant à délaisser certaines missions fondamentales de la bibliothèque nationale et à dégrader fortement nos conditions de travail ;
  • une politique délibérée de sacrifice des effectifs de catégorie C, notamment au sein des équipes de magasinage dont 25% des postes ont disparu, qui plonge les missions de service public de la BnF dans l’impasse ;
  • le reniement du protocole de fin de grève de juillet 2016 qui instaure un grave précédent à la BnF où nous dit-on le dialogue social serait soutenu, et qui a conduit au recours honteux à de l’ultra précarité avec de nouveaux contrats à durée déterminée sur des missions pourtant pérennes ;

Depuis début mai les personnels de la BnF et l’intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD se mobilisent sans relâche pour faire entendre nos revendications. Malgré trois préavis de grève déposés, 17 jours de grève et un taux élevé de grévistes ces deux derniers mois, cette même direction refuse toujours de retirer une réforme unanimement rejetée et laisse s’installer le pourrissement d’un mouvement social d’ampleur, pensant certainement que les congés d’été calmeront les esprits. Erreur. Les promesses de rééquilibrage très limité en faveur des catégories C, tout comme les annonces – insuffisantes et subordonnées aux moyens octroyés par les tutelles, d’embauches ou encore le plan de « déprécarisation » concocté par la direction pour se donner bonne conscience là où un recrutement direct de magasiniers devrait être organisé, sont loin de répondre aux revendications des personnels.

Cette situation désastreuse est aussi la responsabilité des tutelles, qui acceptent une réorganisation qui symbolise dramatiquement la casse du service public de la lecture et de la recherche, et qui accepte la mise en place de l’ultra-précarité.

L’arrêt des suppressions de poste de ces 3 dernières années, obtenues grâce à la détermination du personnel de la BnF, ne suffira pas à réparer les pertes subies ces 12 dernières années, surtout que les suppressions de postes en catégorie C ont continué depuis 3 ans. L’urgence dans laquelle se trouve notre établissement nécessite une réponse forte et à la hauteur des enjeux incombant à une bibliothèque nationale, consistant à octroyer immédiatement les moyens supplémentaires permettant l’embauche rapide de personnel titulaires supplémentaire, tant pour les missions assurées sur le site de Tolbiac que pour celles touchant le site de Richelieu dont la réouverture risque grandement de très mal se passer sans propositions concrètes mises sur la table par les tutelles, tutelles qui doivent aujourd’hui assumer leur responsabilité dans la crise que traverse la BnF et ses missions.

Conférence de presse #BnFgate, retour en vidéos

Mercredi 15 juin, l’intersyndicale BnF CGT FSU SUD Culture a organisé avec ALUBnF une conférence de presse. Laurent Binet, Arlette Farge, Eric Vuillard et Daniel Kunth sont venu.es soutenir la grève des personnels et la mobilisation des lecteurs et lectrices !

Tribune de la conférence de presse, de gauche à droite : Francisco Roa Bastos pour l’ALUBnF, Eric Vuillard, Artelle Farge, Laurent Binet et Daniel Kunth.

Retrouvez ci-dessous des extraits vidéos des différentes interventions.

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ON N’ATTEND PAS !


Contre le racisme et contre l’extrême droite, pour l’égalité des droits de toutes et tous, pour la justice sociale et climatique, on n’attend pas !

Encore Macron à l’Élysée, rien de bon à espérer, tout à redouter : on n’attend pas !13 millions de voix pour l’extrême-droite, le fascisme en embuscade, on n’a plus l’temps ! Cotes d’alertes dépassées pour la planète et le vivant, on n’a plus l’temps !
Réfugié·e·s sacrifié·e·s, Sans-papiers pourchassé·e·s et surexploité·e·s, on n’a plus l’temps !
Les prix explosent, des milliards pour les grands patrons, mourir au travail ou crever au chômage, on n’a plus l’temps !
Crimes racistes, féminicides, crimes policiers, on n’a plus l’temps ! 

Alors, on n’attend pas !

L’égalité des droits pour tou·te·s, c’est maintenant ! 
Liberté de circuler, de manifester, régularisation des Sans-papiers, c’est maintenant !
Justice sociale et climatique, c’est maintenant !
Pas de fascistes dans nos quartiers, c’est maintenant !
Le pouvoir de vivre, c’est maintenant !

Pour être ensemble, pour être visibles, pour s’organiser, on n’attend pas !
Samedi 11 juin, manifestons ensemble !
Nos quartiers, nos lieux de travail, nos facs et nos lycées, notre pays et notre monde s’appellent Solidarité.

A Paris nous partirons de la Place Blanche où, dans la nuit du 13 mai au 14 mai, un crime raciste a été commis par un militant fasciste, quelques semaines après l’assassinat du rugbyman Frederico Martin Aramburu par un membre des cercles proches de Marine le Pen.

Villes où des manifestations sont d’ores-et-déjà annoncées :

=> pour consulter la liste des manifestations déjà annoncées : https://antiracisme-solidarite.org/
=> pour communiquer sur cette date et la faire connaître du plus grande nombre, tous les visuels sont disponibles ici : https://antiracisme-solidarite.org/nos-visuels/

=> pour annoncer une manifestation dans votre ville : https://appel.antiracisme-solidarite.org/declaration-evenement.php

Liste des 1ers signataires : 20ème solidaire avec tou·te·s les migrant·e·s // Actions refugees Paris // Alic (Affamons l’incinérateur de Créteil) // Alternatiba Caen // Assemblée Populaire d’Auxerre // Association France Palestine Solidarité Paris-Sud // Atelier capacités // Attac 92 // Attac France // Attac Paris Centre // Babellium (Quimperlé) // Campagne Antiracisme et Solidarité // Collectif Boycott Apartheid Israël – Paris Banlieue // Collectif Pour l’Avenir des Foyers COPAF // Collectif Sans-Papiers 95 // Collectif Sans-Papiers Montreuil // Collectif Sans-Papiers Paris20ème // Coordination Sans-Papiers 75 // CRID // Droits Devant!! // FASTI (Fédération des Associations de Solidarité avec Tou-te-s les Immigré-e-s) // Fridays For Future France // Front Populaire Ecologique // Gilets citoyens // Greenpeace Groupe Local Annecy // La révolution est en marche // La Voix Lycéenne // Le Printemps du CARE // Les Volonterres // Maison des solidarités Grenoble // Makesense // Marche des Solidarités // Médecins du Monde, délégation Ile-De-France // Metz Marche pour le climat // Notre Affaire à tous // OzActes // Pédaler pour la Biodiversität // Relais Jeunes // The Green Global Project // Union Communiste Libertaire Saint-Denis // Union Juive Française pour la Paix UJFP // Union Syndicale Solidaires // Unis Pour le climat // United For Earth // UNJ pour la paix // Zéro Déchet Troyes

La BnF EN GRÈVE LE JEUDI 17 MARS, une nouvelle mobilisation pour être entendu !

Intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD Culture

Alors qu’en 2022 le budget du ministère de la Culture a été augmenté de 7,5% pour atteindre 4,083 milliards d’euros, la direction de la BnF continue de mener une politique d’austérité qui dessert les personnels et les missions de la bibliothèque.

Pour le maintien des effectifs de Tolbiac
Alors que plus de 300 emplois ont été supprimés en 10 ans, 40 postes à Tolbiac sont à nouveau détruits. La perte de ces emplois n’est ni soutenable, ni acceptable tant du point de vue des conditions de travail que de l’accomplissement de nos missions. Il faut au contraire des recrutements.

Pour le respect des conditions de travail et des missions des agents de Richelieu
La direction souhaite augmenter l’amplitude d’ouverture du site (y compris les jours fériés), recentrer l’activité sur le service au public au détriment des autres missions, modifier l’organisation du travail… Faire toujours plus sans embauche, c’est bien la logique mise en œuvre au détriment des personnels et de leurs activités.

Pour le maintien de la communication directe des documents le matin et toute la semaine aux lecteurs
La direction veut fermer les magasins et les ABS toute la matinée, afin de réduire fortement les nombre d’agents postés en service public et de concentrer toute l’activité l’après-midi, au détriment des conditions de travail du personnel et de la qualité du service aux lecteurs ! Ce dispositif inacceptable, qui devrait être appliqué dès ce printemps, est un recul sans précédent pour le public et participe d’une stratégie de poursuite des suppressions de postes des personnels de magasinage.

Pour des primes augmentées et l’égalité de traitement
Au ministère de la Culture, les primes des titulaires de catégorie B et C ayant 10 ans d’ancienneté ont été revalorisées en 2021 (500 à 1500 euros en plus par an), cette année ce sera le tour des catégories A. Il faut que ces revalorisations s’appliquent aussi à la BnF ! Concernant les agents contractuels exclus pour une partie d’entre eux de la prime de fin d’année, l’égalité de traitement doit être obtenue.

Contre le retour de la grande précarité
La direction doit abandonner son projet de recruter des CDD de 10 mois non renouvelables sur des missions pérennes. Ce projet remet en cause l’instruction du ministère de la Culture de juillet 2015 et le Protocole de fin de grève de 2016 pourtant signé par la Présidente de la BnF et garantissant le recrutement en CDI des «vacataires» sur besoin permanent. Refusons la création de contrats ultra-précaires à la BnF avec des agents n’ayant presque aucun droit et faisons respecter les acquis de nos luttes collectives !

UNE GRÈVE NATIONALE POUR LES SALAIRES !
Le 17 mars est aussi une journée de mobilisation pour les salaires à l’appel d’une large intersyndicale. Alors que les prix augmentent plus vite que les rémunérations il devient urgent de revaloriser le point d’indice (gelé depuis quasiment dix ans). Ce gel signifie qu’il n’y a pas eu de réelle augmentation de salaire à part la progression liée à l’ancienneté. Pire, en 20 ans, la valeur du point d’indice a décroché de plus de 20% par rapport à l’augmentation des prix.

La grève du 27 janvier a été un succès à la BnF. Pour maintenir une pression plus que jamais nécessaire, mobilisons-nous !

BnF : Affichage syndical pour l’appel à la grève féministe le 8 mars souillé : la démonstration de la nécessité de se mobiliser !

SUD Culture Solidaires / Section BnF

Une fois n’est pas coutume, les panneaux syndicaux de SUD Culture ont été la cible de quelque(s) lâche(s) nervi(s) bien isolé(s), qui après avoir arraché un certain nombre de nos affiches ces derniers mois et années avec la même couardise, s’attardent désormais à les commenter à l’aide de graffitis manifestement compulsifs et bien entendu anonymes.

Leur cible ?

Le 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes, c’est-à-dire le féminisme et les militant.es qui dénoncent notamment le patriarcat sous toutes ses formes, des plus vulgaires aux plus « banales », au travail et partout ailleurs. Ils s’en prennent donc en fait à toutes les femmes – et les hommes ! – qui à la BnF ou ailleurs souhaitent que la peur et la honte changent de camp, et que cessent toutes formes de domination.  

Ces commentaires nauséabonds, qui manient maladroitement le point « Godwin » préféré des réactionnaires et de l’extrême droite, raccrochent de manière ridicule des revendications féministes réelles à des questions de morale bourgeoise ou encore religieuse. Alors que nous parlons de violences concrètes et inadmissibles sur le lieu de travail, malheureusement courantes voire banalisées,  leur réaction puérile démontre par A + B la justesse de notre combat féministe…

Le patriarcat, sous ses facettes les plus « ordinaires » est bien ancré, partout, dans toute sa mauvaise foi et sa violence même passive, jusqu’à prendre la forme « humoristique » défendue par  quelques individus en mal de reconnaissance, manifestement heurtés dans leur ego et bousculés dans leurs habitudes machistes. 

La section SUD Culture de la BnF appelle à la grève féministe le mardi 8 mars, retrouvons-nous dans la rue en manifestation à partir de 13h30 depuis Gare du Nord !