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Communiqué intersyndical du 16 mars 2020

Face à la crise sanitaire mondiale obligeant chacune et chacun à respecter les consignes de protection pour contenir la propagation du virus, nos organisations syndicales et de jeunesse ont décidé de suspendre jusqu’à nouvel ordre les actions programmées.

Ainsi, elles décident de reporter la « vraie conférence » prévue pour se tenir le 24 mars prochain et à laquelle d’ores et déjà des experts d’horizons divers avaient donné leur accord.

De la même façon, elles reportent la mobilisation sous forme de grève interprofessionnelle annoncée et en cours de préparation pour le 31 mars.

Elles demandent au gouvernement de prendre la mesure de la crise actuelle et de prendre en considération l’exigence de renforcement de notre système de sécurité sociale dont les retraites sont une partie essentielle. Celui-ci constitue à chaque moment de crise un filet de sécurité essentiel et ne saurait être affaibli. Elles réitèrent leur demande de suspension immédiate du processus législatif concernant la réforme des retraites.

L’intersyndicale n’en demeure pas moins mobilisée et convaincue de la nécessité d’obtenir le retrait du projet du gouvernement et l’ouverture de négociations permettant d’améliorer les droits à la retraite dans le cadre du système actuel.

Répression du mouvement social : quand une épidémie en cache une autre !

Union syndicale Solidaires

Ayant perdu la bataille de la communication, le gouvernement s’enfonce toujours plus loin dans la répression violente pour tenter de faire taire la parole dissidente à son monde et ses politiques antisociales. A Paris et Lille ce samedi 7 mars mais également à Nantes tout au long de ce week end, les manifestations féministes ont été l’objet d’une répression brutale jamais vue de la part de la police et notamment celle sous les ordres du tristement célèbre préfet Lallement. A telle enseigne que le gouvernement lui même s’est senti obligé de réagir, déclarant demander un rapport sur les évènements de Paris. Matraques, agressions physiques et gaz lacrymogènes, usage de chiens lâché sur les manifestant-es le 6 à Lille, telle fut donc la réponse du pouvoir à la dénonciation des violences sexistes, sexuelles et machistes, signifiant ainsi à quel point le système patriarcal dispose de soutiens puissants.

Mais c’est aussi à Nancy, La Roche sur Yon, en Aveyron ou encore à Chalon sur Saône, dans les entreprises et dans les administrations qu’une épidémie de répression antisyndicale et autoritaire s’abat sur les militant.es syndicalistes dont Solidaires engagé.es dans la lutte contre la réforme des retraites. Convocations au commissariat pour « entraves à la libre circulation » ou « à la liberté du travail » puis poursuites devant le tribunal pour des faits qui déboucheront espérons-le sur des relaxes, conseils de discipline dans les entreprises : c’est la possibilité même de s’opposer aux projets antisociaux du gouvernement qui est dans le collimateur. Il s’agit là encore de faire peur et intimider celles et ceux qui font entendre pacifiquement et démocratiquement leur opposition à un ordre social violent et un projet de loi retraites sur lequel le gouvernement s’obstine dans l’erreur et l’impose malgré son impopularité par la violence et par la procédure sans débats du 49-3.

Face au virus autoritaire d’un pouvoir aux abois qui n’a d’autres arguments que pratiquer la répression, Solidaires appelle à soutenir sans réserve les militant-es visé-es par cette répression aveugle. Elle appelle à renforcer massivement le rapport de force qui, fort du soutien majoritaire, nous fera gagner sur la bataille des retraites. Ce n’est certainement pas l’appareil judiciaire, par ailleurs lui-même en révolte en partie contre ce projet de loi injuste, qui tranchera ce conflit social : ce sera à la mobilisation forte des travailleurs-euses d’imposer son retrait.

Tout au long du mois de mars et au besoin ensuite, rassemblons-nous, manifestons, grévillons pour imposer un autre monde que celui imposé par ce pouvoir illégitime !

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CONTRE-RÉFORME DES RETRAITES, C’EST TOUJOURS NON : GREVE ET MANIF LE 8 MARS ! (prochains RDV BnF)

Intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD

Face à la majorité de la population et des syndicats qui refuse toujours une réforme injuste et bancale, le gouvernement décide de passer en force avec le 49.3 pour éviter tout débat à l’Assemblée nationale. Décision qui intervient juste au moment où les discussions sur la valeur du point et l’âge de départ en retraite allaient commencer ! Sujet crucial et hautement polémique…

UNE RÉFORME NÉFASTE POUR TOUTES ET TOUS

La baisse du montant des retraites est liée à une baisse des moyens voulue par le gouvernement : ce dernier souhaite bloquer à 12,9% du PIB les moyens consacrés aux retraites (ils représentent actuellement 13,8% de la richesse annuelle produite en France), soit moins 8 milliards d’euros dès 2025, puis moins 12 milliards en 2030, etc. alors même que le nombre de retraités augmente chaque année.

Pour celles et ceux nés avant 1975, ces restrictions pourraient engendrer une baisse du «taux de remplacement» qui garantissait des retraites équivalentes en moyenne à 70% du salaire (75% pour les fonctionnaires). Dès 2027, il faudra aussi partir à 64 ans pour ne pas subir un malus de 10% de sa pension.

Pour celles et ceux nés après 1975, c’est toute la réforme qui s’applique : âge de départ (sans malus) à 65 ans puis progressivement 67 ans, prise en compte de l’ensemble de la carrière, c’est-à-dire les pires comme les meilleures années de salaire pour calculer le montant de sa pension, valeur du point non garantie

UNE RÉFORME NOCIVE POUR LES FEMMES

Une baisse du montant des retraites plus importante : avec la prise en compte de l’ensemble de la carrière au lieu des meilleures années, les périodes de temps partiel, d’interruption pour charges familiales… ne seront plus neutralisées et feront baisser les pensions de retraite (déjà faibles en raison de salaires plus bas que les hommes).

Le report de l’âge de départ sera particulièrement défavorable aux femmes : déjà sujettes à des pensions inférieures aux hommes, l’obligation de travailler plus longtemps pour compenser ces pertes deviendra la règle. Pour ne pas subir de malus et obtenir des bonus les femmes partiront toujours plus tard.

Le gouvernement souhaite supprimer plusieurs mécanismes favorables aux femmes :
· La majoration qui permet aux mères de valider 2 ans de cotisations par enfant dans le privé et 1 an dans le public. Ce dispositif permet d’améliorer considérablement la situation des femmes
· La majoration de 10 % des pensions pour le père et la mère des familles de 3 enfants ou plus
· la pension de réversion bénéficiant aux veuves dans 90% des cas est affaiblie

LE 8 MARS, JOURNÉE INTERNATIONALE DES DROITS DES FEMMES
Le monde des bibliothèques qui est largement féminisé (en France prés de 70% des personnels de la filière sont des femmes) a tout intérêt à se mobiliser massivement ce 8 mars pour combattre le réforme des retraites et pour obtenir l’égalité professionnelle.

Prochains RDV BnF

JEUDI 5 MARS
Assemblée Générale des personnels
12h30-13h30, hall Ouest


DIMANCHE 8 MARS
GRÈVE ET MANIFESTATION

> Rdv 12h30 pour soutenir nos collègues des bib. municipales (métro Olympiade)
> Rdv 14h Place d’Italie pour la manifestation (à l’angle de l’avenue de Choisy)