Archives pour la catégorie manifestation

Après un week-end de mobilisations, le gouvernement s’entête.

Union Syndicale Solidaires

Agnès Buzin, Ministre de la santé vient de prendre la parole pour dire qu’elle serait favorable à un recul de l’âge de départ en retraite.

Rien de très étonnant, puisque depuis quelques semaines déjà le gouvernement est à la manœuvre pour justifier une réforme « universelle » où l’universalité sera le fait de partir plus tard et avec moins de ressources… travailler plus longtemps, et tant pis si l’espérance de vie en bonne santé diminue, et tant pis si les jeunes pendant ce temps là ne trouventnous ne voulons pas les miettes pas de travail.

Nous sommes toujours au même point après 18 actes des Gilets jaunes, des manifestations syndicales, des manifestations des organisations de retraité-es. Le seul geste envisagé par le gouvernement est l’indexation des « petites retraites » sur l’inflation. Il faut pourtant rappeler que ce ne serait que justice pour toutes les retraites, puisque cela avait été la norme jusqu’à présent, en dépit des nombreuses réformes.

Alors, pouvoir d’achat, répartition des richesses, transition énergétique, maintien et développement des services publics, on est pas seulement au point mort, on a même reculé depuis ces derniers mois. A preuve, le projet de loi atomisant la fonction publique, les autorisations votées par la majorité à l’assemblée sur le glyphosate et autres pesticides, la fermeture des maternités qui continue, celle des classes dans de nombreuses écoles, et des petites gares…

Voilà pourquoi nous continuons à dénoncer la misère et la division sociales créées par des dizaines d’années de politiques néolibérales et que ce gouvernement entend incarner sans dévier d’un iota. Nous saluons les manifestations qui ont regroupé ce samedi des dizaines de milliers de manifestant-es, ensemble et solidaires et auquel le gouvernement continue de tourner le dos.

Le 19 mars 2019, Solidaires, avec la CGT, FO, la FSU et des organisations étudiantes et lycéennes, sera en grève et dans la rue.

Le 18 mars 2019

Publicités

SUD Culture Solidaires sous les fenêtres du ministère !

SUD Culture Solidaires / Section de la Bibliothèque nationale de France

Ministère de la Culture

La mobilisation contre les suppressions de postes, les coupes budgétaires et la précarité s’étend, renforçons-là !

Mardi 12 mars 2019, une cinquantaine de personne s’est rassemblée sous les fenêtres du Ministère de la Culture rue Saint-Honoré (aux « Bons Enfants »), à l’appel de SUD Culture Solidaires pour soutenir la mobilisation à la BnF et pour dénoncer la situation sociale au ministère de la Culture.

La lutte des personnels de la Bibliothèque nationale de France, commencée il y a déjà plus de 9 mois, avait en effet notamment décidé de s’inviter au siège de sa principale tutelle, responsable des coupes budgétaires et de la saignée appliquée à ses effectifs avec désormais plus de 300 suppressions de postes en près de 10 ans et qui en plus refuse depuis des mois de recevoir l’intersyndicale de la BnF.

Les personnels mobilisés, venant aussi du musée du Louvre, du château de Versailles, de l’administration centrale du ministère de la Culture ou encore de l’INRAP, ont ainsi démontré leur détermination face au projet dévastateur d’Action Publique 2022 et contre la casse organisée par le gouvernement de leurs missions et de leurs emplois, contribuant ainsi à la destruction des services publics amorcée depuis plusieurs années sous couvert de rentabilité et de flexibilité à tout va. Cela avec le soutien de camarades de l’union syndicale Solidaires, dont est membre SUD Culture Solidaires, qui étaient venus apporter leur appui à cette action.

Pendant près d’une heure, les responsables du ministère, resté-es au chaud dans leurs bureaux, ont été interpellé-es au cri de slogans pour des services publics de qualité, avec des budget à la hauteur des besoins réels, des emplois titulaires, et contre la précarité grandissante au ministère de la Culture. Le rassemblement s’est ensuite dispersé avec la promesse de revenir au plus vite tant que le ministère ne répondra pas aux revendications portées par les personnels dont la colère grandit jour après jour.

Maintenant, dans les établissements, organisons des AG pour nous mobiliser, faisons des actions, informons le public et participons massivement aux journées de grève, pour construire la lutte nécessaire pour obtenir satisfaction.


A la BnF, la lutte continue dès maintenant, pour l’appel intégral de la liste complémentaire du dernier recrutement de magasiniers/ères, la CDIsation des plus précaires d’entre nous et la fin des réorganisations régressives qui ne visent qu’à gérer les pénuries ! Un nouvel appel à la grève est lancé pour le samedi 16 mars, avec un rendez-vous dès 10h à l’entrée du Salon du Livre de Paris (M Porte de Versailles, ligne 12, M Balard ligne 8, T2 et T3a Porte de Versailles).

 

Et le 19 mars, toutes et tous en grève et dans la rue pour une large mobilisation interprofessionnelle !

 

Tous et toutes dans les rues et en grève le 5 février et les jours qui suivront!

Union syndicale Solidaires

Posons des actes forts !

Depuis novembre la colère sociale que nous sentions bouillir depuis plusieurs mois s’est répandue dans le pays. Elle porte principalement des exigences de justice sociale et fiscale dans un contexte où les inégalités et l’accaparement des richesses par quelques un-es deviennent tout simplement insupportable à une large majorité de la population.

Cette colère est juste face à une violence sociale qui plonge beaucoup dans une immense précarité. Elle est juste face à un débat confisqué depuis de trop nombreuses années par les néolibéraux de toutes chapelles. La réponse ne peut pas être la violence des forces de maintien de l’ordre qui a déjà fait de trop nombreux mutilé-es et blessé-es. La réponse ne peut pas être non plus de tenter de noyer le poisson dans un faux débat qui pose en postulat de ne rien changer à l’ordre économique actuel. La réponse n’est pas plus dans le rejet de l’autre, le racisme, le sexisme, l’homophobie, l’exclusion.

La responsabilité du mouvement syndical est importante et il se doit de poser des actes forts. Depuis plusieurs mois, Solidaires propose aux autres organisations de s’unir sur des bases revendicatives fortes et de construire une grève générale reconductible pour peser dans le rapport de force et arracher des augmentations de salaire et des droits sociaux. Même si l’union reste difficile nous ne souhaitons ni tomber dans la posture, ni renoncer à la construire.

Nous essayons dans le même temps dans nos services, dans nos entreprises, avec les forces du mouvement social de construire la grève et amplifier ainsi les mobilisations et le blocage de l’économie. Dans le même temps, depuis plusieurs semaines, dans de nombreux endroits, nous participons aux actes proposés par les gilets jaunes qui se succèdent chaque samedi et nous manifestons pour tracter, discuter, échanger, lutter ensemble.

Nous appelons à manifester les prochains samedi et à poursuivre la construction des convergences qui sont en cours dans un nombre de plus en plus important de villes entre les gilets jaunes et le mouvement social, comme par exemple à Nantes, Dijon, Poitiers ou Toulouse.

Ces convergences se saisissent aussi ces derniers jours de la date du 5 février posée par la CGT. Pour Solidaires il ne peut s’agir d’une date isolée. Elle doit servir de point d’appui pour être toujours plus nombreuses et nombreux dans les manifestations, sans les opposer et pour amplifier encore le mouvement en débattant ensemble d’une grève générale reconductible.

L’Union syndicale Solidaires est disponible pour travailler avec toutes et tous, dans les lieux de travail, les assemblées et dans la rue.

Soyons massivement dans les rues et en grève pour les prochains actes, le 5 février et les jours qui suivront.


 

MANIFESTATION A PARIS :

14h place de l’Hôtel de Ville

RDV cortège BnF : angle avenue Victoria / place de l’Hôtel de Ville

Bibliothèque nationale de France en crise : les personnels en lutte interrompent le direct de France Culture !

france culture.pngJeudi 31 janvier 2019, les personnels de la BnF mobilisés depuis plus de 8 mois se sont invités, à l’appel de la section SUD Culture de la BnF, à l’émission du Grain à moudre de France Culture diffusée en direct depuis la BnF, dans le cadre de la « Nuit des Idées ».

Après une irruption sur le plateau accompagnée de slogans, la parole a été donnée aux personnels qui ont pu lire en direct une déclaration sur la dégradation de leurs conditions de travail, la précarité et le sous-effectif qui gangrènent leur quotidien et nuisent à leurs missions de service public. La déclaration ayant été coupée avant son terme, nous la reproduisons ci-dessous dans son intégralité.

La lutte des agent-es de la BnF trouvant un écho dans de nombreux services publics en crise, une proposition de participer à une nouvelle émission sur France Culture pour parler de notre mobilisation a été proposée. Le rendez-vous est noté et nous ne le manquerons sous aucun prétexte !

En attendant, la lutte continue ! Tous et toutes en grève samedi 02 février à la BnF (rendez-vous sur le piquet dès 12h hall EST) et en grève et dans la rue le 05 février pour une grande mobilisation nationale et interprofessionnelle contre les politiques antisociales du gouvernement, rendez-vous 14h angle avenue Victoria et place de l’Hôtel de Ville !

Ni sous-effectif, ni précarité, des services publics de qualité !

 

Déclaration des personnels de la BnF en lutte durant le direct de France Culture jeudi 31 janvier 2019 :

« Chers auditeurs, chères auditrices,

Nous interrompons votre émission car la Bibliothèque nationale de France, d’où elle est retransmise, est en crise. Nous sommes en grève tous les samedis depuis mai 2018. Nous sommes des titulaires et des précaires de la BnF. Nous travaillons dans un établissement de renom, mais dans des locaux aveugles, voire insalubres. Certain.es enchaînent les CDD depuis des années. Nous sommes même parfois sur la liste d’attente d’un recrutement de fonctionnaires que notre direction refuse d’appeler réellement. Nous nous battons pour être titularisé.e.s toutes et tous. Nous refusons aussi de vous fournir un service au rabais, car la BnF est en manque d’effectif permanent. Depuis 2009, nous avons perdu 290 postes. L’austérité budgétaire et le sous-effectif minent tous les services publics. Nous avons déjà vu nos conditions de travail empirer, et tout ce que propose la direction de la BnF depuis 8 mois est de réduire l’accès à certains services, d’employer des moniteurs étudiants plutôt que des contractuels en CDI, de nous faire travailler plus souvent le week-end. Nous ne nous laissons pas faire !

Pour nous soutenir, consultez notre blog : https://sudculturebnf.wordpress.com/

Pour un service public ouvert et accessible, des conditions de travail dignes, et des moyens et du personnel en adéquation avec nos missions ! »

 

>> Retrouvez notre intervention sur le site de France Culture (à 4’50).

img_0049

On maintient la pression, la lutte continue ! Grève reconduite samedi 02 février !

SUD Culture Solidaires / Section BnF

Appel de la liste complémentaire, manque de personnel, mauvaise condition de travail, réorganisation du service public, précarité… on maintient la pression, grève reconduite samedi 02 février !

Une mobilisation toujours plus suivie ! 

La 3ème journée de grève en 2019, samedi 26 janvier, a été encore plus suivie que les précédentes : absence de communication des documents des magasins, vestiaires fermés toute la journée, fermeture à 17h de l’ensemble des salles de lecture du Haut-de-Jardin à Tolbiac et blocage des caisses qui a rendu la bibliothèque gratuite. Une nouvelle fois, les personnels mobilisés, titulaires comme « vacataires », ont montré leur détermination à défendre leurs conditions de travail, leurs emplois, et leurs missions pour un service public de qualité, ouvert à toutes et tous !

Pour gagner sur nos revendications, un seul moyen : maintenir la pression !

La lutte continue donc toujours et la direction de la BnF, qui pour l’instant refuse de prendre en compte les revendications des agent·e·s doit désormais nous répondre concrètement, tout comme le ministère de la Culture, pour apporter enfin de vraies réponses positives, car les personnels de la BnF ne troqueront pas leurs conditions de travail et d’emploi pour quelques miettes… Une nouvelle réunion de négociation aura lieu le 4 février, maintenons la pression samedi 2 février en étant toujours plus nombreux·ses en grève et dans l’action !

Samedi 2 février sera le 25ème jour de grève depuis le début de la mobilisation, alors, afin de marquer le coup, soyons les plus nombreux·ses possibles sur le piquet de grève (à Tolbiac, hall EST, dès 12h), car c’est aussi par la grève active, en étant visibles toutes et tous ensemble, que nous pourrons gagner.

« Réorganisation du Service Public » : refusons tout sacrifice !

► Pour pallier la perte de 90 postes de magasiniers·ères et le non-remplacement des « vacataires » en CDI, la direction de la BnF propose d’embaucher des étudiant.es sur des contrats toujours plus précaires pour les soirées et les samedis ainsi que d’augmenter le nombre de samedis travaillés pour les titulaires, ou encore de chambouler leurs cycles de travail et de détourner les heures supplémentaires sur les samedis !

Un projet intolérable et qui doit être retiré : aucune réunion ou atelier participatif, organisés ici et là pour obtenir l’adhésion des personnels, ne pourront les forcer à accepter l’inacceptable !

Précarité : début 2019, les provocations continuent !

La direction de la BnF a récemment publié 11 postes de « vacataires » à pourvoir en CDD de 7 mois, au titre d’un faux « besoin occasionnel », en fait renfort en service public dans plusieurs services à Tolbiac, là où la réglementation et les besoins réels prévoient l’embauche directe en CDI !

Ce constat insupportable survient alors que notre organisation syndicale réclame, depuis plus d’un an, la fin des CDD abusifs et le passage en CDI d’une douzaine d’agent·e·s qui ont une ancienneté importante et qui sont en CDD depuis des années alors qu’ils/elles travaillent sur des besoins clairement permanents. Ces mêmes agent·e·s ont par ailleurs été fin 2018 l’objet d’un chantage odieux, la direction de la BnF étant revenue sur son engagement de passage en CDI pour exercer une pression sur les organisations syndicales CGT-FSU-SUD Culture.

La direction de la BnF doit rapidement faire marche arrière et faire passer l’ensemble des précaires en CDD abusifs sur des CDI. Notre organisation syndicale sera intransigeante sur ce sujet !

Nocturnes : le grand retour !

Alors que la direction de la BnF avait renoncé à son plan de nocturnes face au rejet massif des personnels, un nouveau projet est à l’étude, sur les sites de Tolbiac (22h) et de Richelieu (20h), à l’horizon de 2021 ! Pour nous, les nocturnes, c’est toujours non ! Préservons nos soirées comme nos weekends !

Effectifs et conditions de travail : des solutions existent !

L’ensemble des personnels connait déjà bien les conséquences quotidiennes du sous-effectif chronique (300 postes perdus en 10 ans) : chantiers internes mis à l’abandon, stations TAD ponctuellement fermées, sur-postage en service public ou encore difficultés quotidiennes pour tenir les plannings de service public… Sans compter l’augmentation des troubles musculo-squelettiques, du stress, de l’isolement, et parfois de la souffrance au travail qui en découle.

Pourtant, à ce jour, 31 personnes sur liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasinier·ère·s attendent d’être intégrées à nos effectifs, ce qui permettrait notamment de titulariser 10 de nos collègues précaires admis·e·s à ce recrutement et de régler des problèmes de sous-effectif !

Le sous-effectif touche aussi d’autres catégories de personnels, soumises aux nécessités de rendement et de statistiques à fournir, rendues de plus en plus difficiles du fait des pertes de postes. Raison pour laquelle un rééquilibrage doit aussi être opéré dans de futurs recrutements au profit des postes de catégorie B.

 

Continuons de nous battre collectivement pour :

► Le passage en CDI des 12 collègues que la direction a décidé de reconduire sur des contrats précaires alors qu’elle leur avait promis fin 2018 un passage en CDI ! Mais aussi des 11 futur·e·s « vacataires » en CDD de 7 mois !
► L’appel intégral de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers·ère·s avant novembre 2019 !
L’abandon du projet régressif de réorganisation du service public et de création de nocturnes !
► Un engagement écrit et concret pour l’amélioration du régime indemnitaire des personnels titulaires, en particulier de catégorie C en 2019 !
► Un calendrier précis et respecté des différents chantiers pour l’amélioration des conditions de travail des personnels travaillant en local aveugle !
► La mise en place de volets internes aux prochains recrutements directs de magasinier·ère·s, afin de titulariser les précaires de la BnF !
► L’abandon du projet de fusion des salles de lecture à Richelieu et de cession du bâtiment Louvois !                                                                                                                              ► le passage en groupe 3 des « vacataires » des Pieds-de-Tour le 1er février 2019 lors de la création de la DPU, comme c’était prévu !


Grève samedi 02 février !
RDV 12h hall EST sur le piquet de grève !

& MARDI 05 février, on continue !
Grève nationale interprofessionnelle  manifestation parisienne > 14h Hôtel de Ville (rdv. BnF : angle avenue Victoria / place de l’Hôtel de Ville) !

manif_rose_solidaires

Antisémitisme, violences, non au gouvernement par l’émotion !

Union syndicale Solidaires

Le 26/12/2018

Samedi dernier, durant la manifestation parisienne des « gilets jaunes », une vingtaine d’abruti-es ont repris à Montmartre le chant antisémite « la quenelle » de Dieudonné et le geste popularisé par celui-ci. Dans la soirée, 3 ou 4 d’entre eux ont commis dans le métro ce qui ressemble beaucoup à une agression antisémite.

L’Union syndicale Solidaires condamne fermement ces actes abjects et comme nous l’affirmions depuis le début : les propos et les actes racistes ou homophobes sont inacceptables, et l’extrême droite et ses idées n’ont pas leur place dans ce mouvement social qui réclame avant tout une meilleure répartition des richesses. Nous saluons et sommes solidaires de celles et ceux qui ont chassé les fascistes des différentes manifestations.
Cependant nous refusons de tomber dans le piège tendu par le gouvernement et notamment le ministre de l’intérieur, antifasciste de circonstance, comme beaucoup de ses prédécesseurs.

Rappelons par exemple que ce sont bien les « forces de l’ordre » de ce ministre qui ont protégé le 22 novembre dernier (il y a tout juste un mois) le meeting de Dieudonné à Montreuil, qui n’aurait pu se tenir sans la présence de ces dernières qui n’ont pas hésité à cogner les manifestant-es qui protestaient contre la présence de cet antisémite notoire.

La motivation du gouvernement face aux actes heureusement isolés de samedi s’inscrit avant tout dans le cadre d’une stratégie visant à discréditer la légitimité de l’ensemble d’un mouvement qui reste très largement populaire.

La lutte contre l’antisémitisme, comme toute forme de racisme, ne peut être instrumentalisée en fonction des circonstances !

Cette instrumentalisation de l’émotion est la même que celle concernant les « motards pris à partie » sur les Champs-Elysées, et qui s’en sont sortis sans dommage, pour lesquels gouvernements et éditorialistes somment à l’union nationale. Ceux/celles-ci oublient de préciser, alors que plusieurs vidéos l’attestent, que quelques instants avant cette scène, ces mêmes motards, qui ravivent le spectre des voltigeurs responsables de la mort de Malik Oussekine en 1986, lançaient allégrement sur des manifestant-es qui ne présentaient aucune menace avérée des grenades pouvant occasionner des blessures extrêmement graves, comme en témoignent les centaines de blessé-es et mutilé-es depuis un mois.

Journée internationale des migrant-es : manifestation mardi 18 décembre 18h / départ pl. de la République (Paris)

Union syndicale Solidaires

Justice sociale, égalité des droits, liberté de circulation et d’installation

Manifestation parisienne, mardi 18 décembre 18h République !

La journée internationale des migrant-es est marquée cette année par un appel de plus de 250 collectifs, associations et organisations différentes dont plusieurs syndicats (CGT, CNT, FSU et Solidaires) Elle aura lieu dans plus de 40 villes avec des manifestations et des rassemblements.

La situation des migrant-es bloqué-es aux frontières de l’Europe et qui continuent de mourir en Méditerranée est intolérable. La situation des travailleurs et travailleuses sans-papier l’est aussi. Elle pèse sur le marché du travail parce que certains patrons, trop content-es de trouver une main d’oeuvre en difficulté, font ainsi pression sur les salaires, les conditions de travail, les renvoyant dans les situations les plus dramatiques à des conditions d’esclavage. C’est ce patronat et les lois iniques et discriminatoires de nos gouvernement qui créent le dumping social. Tant que ce dumping perdurera, nos combats sociaux seront plus difficiles.

Le gouvernement avec la dernière loi asile et migrations, renforce son arsenal répressifmanif 18 décembre.png contre les travailleurs et travailleuses sans papiers. Solidaires est investie pratiquement et de longue date avec les sans-papiers en particulier pour leur régularisation par le travail, en soutenant des grèves, en aidant à la régularisation individuelle. Nous entendons continuer ce travail. Nous voulons gagner de meilleures conditions de régularisation, d’autorisation de travailler qui ne mettent pas les personnes à la merci de patrons voyous et du travail au noir qui ne leur accorde aucun des droits auxquels chacun et chacune nous pouvons prétendre.

Nous voulons aussi défendre un accueil digne pour ceux et celles qui sont contraint-es à l’exil. Eux et elles n’ont pas droit à la mobilité alors que de nombreuses entreprises, des hommes et des femmes de notre pays s’installent sans difficulté pour vivre et faire des affaires dans leurs pays. Et que les capitaux circulent en toute liberté.

Macron déséquilibré par la crise sociale et politique tente de faire diversion et reparle d’« identité », de « question de l’immigration » comme si à chaque fois qu’un gouvernement refuse de répondre aux revendications sociales, il fallait détourner l’attention.

Non la question est bien la justice sociale, ce sont les capitalistes qui nous coûtent cher pas les travailleurs et travailleuses migrant-es qui travaillent dans les cuisines des restaurants, qui s’occupent des enfants, qui construisent les bâtiments et les routes…

Pour toutes ces raisons nous vous attendons à la manifestation parisienne qui partira à 18h de la Place de la République.

Le 13 décembre 2018