Archives pour la catégorie Ministère de la Culture

Non à la fermeture des sites de Bussy et de Sablé de la Bibliothèque nationale de France

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La Bibliothèque nationale de France a décidé de fermer ses sites de Bussy-saint-Georges (77) et de Sablé-sur-Sarthe (72), car elle veut construire un nouveau site de stockage de ses collections en 2027 ailleurs, à des centaines de kilomètres, afin d’avoir des financements publics de collectivités territoriales.

En faisant cela elle remet en cause l’avenir professionnel et personnel des 87 agent-e-s qui travaillent sur ces deux sites.

Pourtant le site de Bussy a été créé en 1995 justement pour répondre aux besoins de stockages des collections de la BnF, en privilégiant un terrain étendu pour pouvoir y construire de nouveaux bâtiments. De ce fait, construire le nouveau site de stockage à Bussy ne coûterait pas plus cher, c’est techniquement faisable et les surfaces sont d’ores et déjà disponibles. Cela éviterait aussi de devoir abandonner un site fonctionnel et adapté, dont la fermeture serait un gâchis d’argent public, tout en préservant la situation de l’équipe de travail, qui est formée et compétente.

Mais la BnF préfère aller là où les collectivités locales promettent le plus d’argent. L’aspect financier passe avant la vie des agent-e-s.

Le site de Sablé et les agent-e-s qui y travaillent ne doivent pas non plus être sacrifié-e-s, alors qu’ils et elles mènent des activités très spécifiques de restauration et de numérisation, qui peuvent tout à fait continuer sur ce site. De plus, il leur sera extrêmement difficile de pouvoir retrouver des postes équivalents sur place si ce site ferme.

Notre colère est d’autant plus grande que la direction de la BnF donne l’impression d’avoir laissé les deux sites à l’abandon ces dernières années afin d’en conclure qu’ils ne sont plus fonctionnels pour pouvoir plus légitimement s’en débarrasser.
La direction prétend aussi que le nouveau site de stockage sera écologique, il paraîtrait même qu’il sera construit dans un endroit boisé !

Mais qu’en est-il de la pollution engendrée par les navettes pour relier ce futur site aux sites parisiens de la BnF, alors que Bussy est plus près ? De la pollution engendrée par la construction d’un nouveau site sur des terres agricoles ou des espaces verts au lieu d’agrandir le site existant de Bussy, où la place a été prévue exprès pour cela depuis 25 ans ?
 
Les agent-e-s de Bussy et de Sablé sont nombreux/ses à avoir fait leurs vies sur place, en Seine-et-Marne et dans la Sarthe, avec leurs proches. Ils/elles ne veulent pas être obligé-e-s de déménager à des centaines de kilomètres ou se retrouver obligé-e-s de venir travailler sur Paris. Ils/elles ne veulent pas voir leurs conditions de travail se dégrader au cours des années à venir : la construction d’un nouveau site signifie la fin des investissements en matériel et en personnel sur les anciens sites.

Nous exigeons donc le maintien des sites de Bussy et de Sablé de la BnF et un avenir professionnel réel sur place pour les agent-e-s qui y travaillent, en s’appuyant sur les spécificités de ses sites et sur les activités qui peuvent s’y faire !
Nous exigeons que le futur site de stockage d’une partie des collections de la BnF soit construit à Bussy !

Soutenez nous en signant cette pétition !

Réouverture des lieux culturels

SUD Culture Solidaires

Retour sur le CHSCT Ministériel du 7 mai 2021 spécial « réouverture » des lieux culturels

A quelques jours d’une première phase de réouverture décidée, si ce n’est imposée coûte que coûte par le gouvernement pour le 19 mai, un CHSCTM consacré aux conditions de réouverture des lieux culturels a donc été programmé ce 7 mai. Il faut croire que le sujet était suffisamment d’importance pour que la ministre vienne en personne nous faire des annonces. Celles-ci avaient déjà été grandement distillées à la fois par Emmanuel Macron dans la presse quotidienne régionale du 29 avril puis par la ministre elle-même, le 3 mai, à l’occasion d’une séance de questions des parlementaires. Ce qui explique probablement que l’administration se soit abstenue de nous transmettre la moindre documentation ni le moindre commencement d’un plan d’action. C’est également par voie de presse que les responsables des établissements publics ont pris connaissance des nouveaux protocoles.

La suite sur le site de SUD Culture Solidaires

Conditions sanitaires et sociales de la réouverture des lieux culturels : annonces et engagements de la directrice du cabinet

SUD Culture Solidaires, rejoint par la CGT et la FSU, avait demandé que le CTM du 26 mars s’empare de la question de la réouverture et du mouvement d’occupation des lieux culturels. A défaut, nous avions proposé qu’en l’absence de la ministre retenue pour cause de contamination au COVID-19, la directrice du cabinet organise une réunion sur ces sujets. C’est cette dernière solution qu a été retenue (13 avril). Voici ce qu’il faut en retenir.

CONDITIONS SANITAIRES DE REOUVERTURE

S’il y a eu des fermetures de certains EP, certains établissements culturels (bibliothèques, archives, parcs et jardins) ont continué de recevoir du public et, dans d’autres, l’activité en présentiel a très vite repris, dans des conditions sanitaires et psychologiques parfois déplorables.

Ainsi, à la Bibliothèque nationale de France, à partir de janvier, le retour massif des agent.es sur site a entraîné une augmentation rapide du nombre de contaminations et l’apparition de clusters dans des services. En outre, il y a une réelle inégalité de traitement entre les personnels puisque les agent.es de catégorie A ont pu massivement être en télétravail et peu présent.es sur site, alors que les agent.es de catégorie C devaient travailler sur place et ont donc été beaucoup plus exposé.es aux risques de contamination. La fin de la proratisation du temps de présence sur site pour les agents travaillant à temps partiel n’a absolument pas été comprise. Cette mesure, qui n’a aucun sens sanitaire est aussi une vraie injustice sociale car elle a contribué à l’augmentation de la présence sur site, pénalisant ces agent.es qui, comme ailleurs, figurent parmi les plus précaires et sont principalement des femmes. Nous pourrions faire le même constat à la BPI et aux Archives Nationales. Ainsi qu’à l’Inrap, où les contrats CDD sont découpés mois par mois, voire quinzaine par quinzaine, ce qui accentue toujours plus la précarité. De plus, pour les agent.es en grand déplacement, la direction ne leur proposant pas d’offres d’hébergement et de restauration, ils/elles en sont réduit.es à manger des sandwichs midi et soir. D’autre part, comme la CGT Culture l’a signalé, un nombre considérable d’agent.es, dont la rémunération est en partie liée au « service fait » et sur des crédits « mécénat », ont perdu des milliers d’euros de revenus. Pour les CDD dont les contrats ont été prolongés de mois en mois depuis le 2e confinement (octobre 2020), cette mesure est bien prolongée jusqu’au 30 juin, mais il sera mis fin à cette mesure dérogatoire a compter du 1er juillet. Concernant les alertes à la BNF et à la BPI, la directrice du cabinet indique ne pas en avoir connaissance et qu’elle allait faire le point avec la DGMIC et la direction de ces deux établissements pour savoir ce qu’il en était. Pour l’Inrap, elle n’y trouve rien à redire, estimant que cet établissement est dans une situation très spécifique !

Sur le taux de contamination, le secrétaire général nous renvoie à ses tableaux Excel qui indiquent que le taux d’incidence du Ministère est globalement dans la moyenne interministérielle. Il convient que les RPS sont une vraie question et rappelle qu’il s’était engagé à faire une enquête ad-oc avec un questionnaire scientifique qu doit être élaboré en lien avec l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail. Rien ne sera lancé avant une discussion en CHSCTM.

Pour l’intersyndicale Culture, il faut aller plus loin et faire un véritable bilan sanitaire et social des collectifs de travail si l’on veut préparer au mieux la reprise d’activités et éviter une nouvelle vague de contamination.

REOUVERTURE DES LIEUX CULTURELS

Tout en assurant qu’elle serait attentive à ce que cette réouverture soit bien préparée dans le dialogue avec les représentant.es du personnel, la directrice du cabinet nous a d’ores et déjà précisé les conditions et étapes de la réouverture qui, en fait, ont été déclinées le lendemain par E. Macron puis fait l’objet d’annonces assez confuses. Un CHSCT Ministériel extraordinaire sera réuni, en présence l’espère-t-elle de la Ministre, pour définir les principes ministériels d’organisation du travail et les modalités de déclinaison des règles sanitaires.

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En grève et dans la rue le 23 Avril pour défendre notre assurance chômage !

Départ de la manifestation
>>> 14h de la place d’Italie

Communiqué SUD Culture Solidaires

Depuis 30 ans, les gouvernements successifs au service des capitalistes se succèdent pour détruire l’ensemble de nos droits sociaux. Assurance maladie, retraites ou assurance chômage, voilà leurs cauchemars ! Pour augmenter encore davantage les profits, ils veulent détruire le système de protection sociale qui permet aux travailleurs/ses de continuer à tout simplement vivre quand ils et elles sont privé.e.s d’emplois, ils veulent nous obliger à accepter n’importe quel emploi, ils veulent se servir de la terreur du chômage pour baisser nos salaires et détériorer nos conditions de travail.

Dès le 1er Juillet 2021, la nouvelle réforme de l’assurance chômage va ainsi réduire les montants des allocations des travailleurs/ses ayant perdu leurs emplois de 20% en moyenne et jusqu’à 45% dans certains cas à cause d’un nouveau système de calcul. Cela va concerner plus de 1 million de chômeur/ses. Des dizaines de milliers d’entre nous n’auront tout simplement plus droit à aucune indemnité chômage. Et à partir du 1er octobre, un nouveau durcissement concernera la durée de travail nécessaire pour ouvrir des droits : il faudra désormais avoir travaillé 6 mois sur les 24 derniers mois au lieu de 4 mois sur les 28 derniers mois.

Cette contre-réforme a pourtant été refusée en partie par le conseil d’état en raison des injustices flagrantes qu’elle crée. La totalité des organisations syndicales y sont opposées. C’est un gouvernement complètement inflexible qui tente maintenant de l’imposer à travers un décret publié en catimini qui ne la modifie qu’à la marge.

Les conséquences de la crise économique actuelle vont entraîner la perte d’emploi pour des millions de travailleurs/ses.

L’assurance chômage nous concerne tou.te.s !

Seule une mobilisation populaire massive pourra arrêter la casse de nos droits sociaux et mettre à mal la classe dominante.

SUD Culture Solidaires appelle le plus grand nombre (chômeurs.es, précaires, intérimaires, intermittent.es, étudiant.es, retraité.es, salarié.es, …) à se mobiliser à travers les occupations de lieux culturels déjà en place depuis un mois et à les multiplier au-delà du seul secteur culturel.

Pour obtenir l’abrogation pure et simple de cette réforme, la coordination des lieux culturels occupés, SUD Culture, l’Union Syndicale Solidaires et la CGT appellent à une mobilisation massive de tou.te.s les travailleurs/ses par la grève et la manifestation, le vendredi 23 Avril, mais aussi le 1er mai et après…

Occupons, occupons, occupons. Partout occupons !!!

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Comme une traînée de poudre

Communiqué du 11 mars 2021

Ce soir, douze lieux culturels sont occupés, à Paris, Pau, Strasbourg, St Etienne, Nantes, Châteauroux, Besançon, Toulouse. Il y a deux jours, à la même heure, on en comptait quatre. De nombreuses assemblées générales ont lieu chaque jour. Le gouvernement a fait des annonces aujourd’hui (notamment une rallonge budgétaire du plan de relance et l’accès aux congés maladie et maternité pour les intermittent·es) et rien n’est dit clairement ni sur la prolongation de l’année blanche ni sur un horizon et sur les conditions de réouverture des lieux. Quant à abandonner la réforme de l’assurance chômage (qui doit entrer en vigueur au 1er juillet prochain), il n’en est toujours pas question.

Il s’agit donc bien de venir d’une main poser quelques rustines tandis que de l’autre on détruit le navire. Pour rappelle, l’une des mesures les plus dévastatrices de la réforme chômage est l’augmentation de la durée de travail nécessaire pour ouvrir des droits. Il faudra avoir travaillé 6 mois au lieu de 4 actuellement.

Nous continuons à exiger :

  • Une autre politique publique de la culture qui réponde véritablement aux préoccupations des premier.es concerné.es, travailleurs.es artistes, technicien·nes et leurs équipes.
  • Un vrai plan de relance pour financer toutes les formes de travail (créations, répétitions, ..) toutes disciplines confondues (spectacle vivant, audio-visuel, arts plastiques…) en concertation avec les salarié.es de la culture.
  • Des dispositifs d’aide à la diffusion sur tout le territoire national avec des moyens financiers et logistiques conséquents.
  • Un devoir de solidarité des entreprises du secteur, excédentaires en raison de la non activité : reversement des excédents sous la forme d’un fond national de solidarité.
  • L’indemnisation de tou·tes les chômeurs·es et de tous les intermittent·es de l’emploi jusqu’à la reprise totale des activités augmentée d’une année sur la base d’un SMIC minimum ou du dernier salaire avec maintien des droits sociaux (maladie, retraite, maternité, prévoyance, formation.
  • L’arrêt des exonérations et des suppressions de cotisations sociales. Ce sont des dizaines de milliards qui partent en fumée et qui affaiblissent toujours plus notre système d’assurance chômage ainsi que toutes les branches de la Sécu.
  • L’abandon des reformes chômage et retraites.

Nous soutenons les occupations des lieux culturels en cours, et appelons, avec celles et ceux qui les occupent, à amplifier la mobilisation, qu’elle se répande comme une traînée de poudre.

Sauver la culture, c’est d’abord sauver celles et ceux qui la font vivre.

Manifestant-es SUD Culture Solidaires.
Communiqué SUD Culture Solidaires – Secteur Spectacle Vivant

Depuis un an que la crise de la Covid 19 a mis en panne notre monde, nous subissons toutes et tous des privations de liberté immenses, notre corps social, nos vies, nos possibilités d’existence sont directement touché·es (avec plus ou moins de violence selon la classe sociale à laquelle nous appartenons). Alors que la crise sanitaire a permis à certains groupes capitalistes d’augmenter de plus de 25% leurs richesses en un an, les plus fragiles d’entre nous sont, comme d’habitude, frappé·es de plein fouet.

Dans ce contexte, tous les espaces publics où la vie sociale, culturelle et artistique était possible ont été fermés ou fortement réduits : MJC, maisons de quartiers, cinémas, théâtres, salles des fêtes, musées, festivals… L’ éducation et les actions artistiques auprès des enfants et adultes sont de fait empêchées ou freinées au moment où, plus que jamais, chacun·e s’interroge sur la situation qu’il/elle traverse, cherche à imaginer, à inventer d’autres perspectives.

Nous ne devons pas accepter une réouverture des lieux dans de telles conditions.

C’est une véritable catastrophe sociale qui s’annonce. D’une part, un important écrémage des annexes 8 et 10 se prépare (celles et ceux n’ayant pas de droits ouverts n’ont pas pu bénéficier d’une reconduction de droits dans le cadre de l’année « blanche »). D’autre part, rien n’indique pour l’instant que ce dispositif soit reconduit en l’état. Et, parce qu’il faut le rappeler sans cesse pour que cela ne devienne pas une triste habitude, un·e intermittent.e du spectacle sur deux était déjà au Régime Général ou au RSA avant la COVID 19. Et quid de toutes celles et ceux qui n’ont aucuns droits sociaux, les plasticien·nes, les auteurs, autrices, photographes,… ?

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Violences sexistes et sexuelles, inégalités sociales et salariales… : un confinement sans fin des femmes !

Ce 8 mars revêt un caractère particulier. Le contexte pandémique avec son cortège de confinements a été particulièrement révélateur et amplificateur des inégalités sociales et économiques que subissent quotidiennement les femmes, que ce soit dans la sphère publique comme privée.
La cause de ces violences et inégalités est connue : le système patriarcal. Il faut s’y attaquer partout, toute l’année : dès l’école maternelle, dans la rue, dans les médias, dans les entreprises, au travail comme dans toutes les organisations collectives, et bien sûr dans la Culture. C’est ce système qui « autorise et tolère » socialement les conduites de dominations et de violences envers les femmes.

Les femmes en première ligne dans les professions mal payées et peu reconnues

La pandémie du Covid 1 9, et notamment le premier confinement, ont mis en lumière le rôle primordial des travailleurs.es essentiel.les au bon fonctionnement de notre société ; celles et ceux qui soignent, nourrissent, nettoient, ramassent les poubelles, livrent les marchandises vitales, etc. Ces professions, dévalorisées au regard des diplômes, de la pénibilité, et de l’utilité sociale du travail effectué, sont pour beaucoup exercées par des salarié.es issu.es de l’ immigration. Parmi ces travailleurs.ses, les femmes sont nombreuses et cantonnées dans les métiers dits du « care » (du soin, de l’aide à la personnes), du nettoyage… dans des activités considérées comme « naturelles » pour les femmes. Ces métiers sont peu couverts par les conventions collectives, ont des classifications et des grilles salariales plus basses, sont moins bien rémunérés et ont de mauvaises conditions de travail.
Les femmes subissent particulièrement la précarité de ces emplois : CDD, temps partiel, absence de reconnaissance. L’écart de rémunération entre les femmes et les hommes est toujours de 25 % sans se réduire réellement, c’est comme si un quart de la journée de travail d’une femme ne lui était pas payé. Le passage à la retraite creuse les inégalités de revenus, les femmes touchant une pension de 40% plus faible. Alors que l’on a applaudi les soignantes, les caissières, et toutes celles qui faisaient partie de la « première ligne », pour reprendre le vocabulaire va-t’en guerre du président, alors que le gouvernement et la majorité ont fait de belles promesses, les entreprises ont continué de distribuer d’énormes dividendes aux
actionnaires sans la moindre considération pour les salarié.es. Ainsi, les travailleuses de la santé, du social, de l’éducation, du commerce n’ont droit qu’à des miettes : dans le meilleur des cas, une prime humiliante (de 500 à 1 500 euros), ou encore une augmentation de salaire ridicule accordées à certaines soignantes.

Le bonheur de la triple journée de travail pour les femmes

Le télétravail a été une solution d’urgence pour maintenir « l’activité économique » depuis le début de la pandémie. Il s’est mis en place de manière chaotique, au ministère de la Culture comme ailleurs, les salarié.es ayant dû travailler avec leur matériel informatique personnel, dans des espaces peu ou pas adaptés.

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« En attendant Godot » ou quand la prolongation des contrats au ministère de la Culture pendant la crise sanitaire et sociale se fait attendre !

Communiqué SUD Culture Solidaires

Depuis maintenant un an, nous connaissons une situation sanitaire particulièrement grave, à cause de la pandémie toujours en cours, qui s’est rapidement doublée d’une crise sociale importante.

Pour protéger un minimum les agent-e-s les plus fragiles, et en particulier les agent-e-s contractuel-le-s, à temps plein ou à temps incomplet, qui n’ont que des contrats courts, le ministère de la Culture a prolongé à plusieurs reprises la plupart de ces contrats. C’est ce qui a ainsi été fait le 15 décembre 2020 et le 31 janvier dernier.

Il s’agit certes là d’une mesure sociale de sauvegarde immédiate essentielle, mais à chaque fois la prolongation de ces contrats est faite pour une durée courte et annoncé au tout dernier moment. Ce qui crée beaucoup de stress et d’inquiétude chez les agent-e-s concerné-e-s, mais aussi  des difficultés de gestion pour les services et établissements de ces agent-e-s qui n’ont aucune visibilité pour les gérer. De plus, le fait de n’accorder des prolongations que de courtes durées ne fait que déplacer le problème sans le régler.

Ainsi, la dernière prolongation en date n’a été accordée que jusqu’au 28 février, ce qui était dès le départ trop court, puisqu’il était évident que la crise sanitaire et sociale allait encore continuer pendant plusieurs semaines. Alors qu’il y avait un mois pour étudier la situation et préparer une nouvelle prolongation, le ministère de la Culture n’a rien anticipé et n’a donné aucune consigne aux établissements et aux services.

Nous sommes aujourd’hui le 1er/03 et de nombreux/ses agent-e-s contractuel-le-s, qui se retrouvent en fin de contrats, risquent fortement de se retrouver au chômage dans une situation très compliquée, sans bien sûr aucune perspective professionnelle. Cela n’est pas acceptable et il est totalement anormal que le ministère, malgré les relances de SUD Culture Solidaires, n’ait toujours pas donné de consigne pour prolonger ses contrats, alors que la crise sanitaire s’aggrave.

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