Archives pour la catégorie Ministère de la Culture

Des préavis de grève comme s’il en pleuvait !

Retrouvez ci-dessous tous les préavis de grève BnF, Ministère de la culture et Fonction Publique pour septembre 2022.
Pour une rentrée de luttes !

Préavis BnF déposé par l’intersyndicale FSU-SUD Culture pour la période du 18 au 30 septembre 2022

Préavis BnF déposé par l’intersyndicale CGT-FSU-SUD Culture pour les 20 et 29 septembre 2022

Préavis Ministère de la Culture déposé par l’intersyndicale CGT-FSU-SUD-UNSA pour le 29 septembre 2022

Préavis Fonction Publique déposé par Solidaires Fonction Publique pour septembre 2022

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Déclaration intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD Culture au Comité technique du 13/07/2022

Lors de ce Comité technique doit être examinée une nouvelle fois la réorganisation du service public en rez-de-jardin. Sans surprise, cette nouvelle version réduit toujours l’accès aux collections et dégrade les conditions de travail des agents. La communication des documents conservés en magasins, possible avant la crise sanitaire pour les lecteurs de 9 à 17h, serait encore réduite à partir de septembre de 12h à 17h, ce qui ne change rien sur le fond.

Cette « solution » ne satisfait personne que ce soit les agents et les usagers, les représentants des lecteurs (qui ont voté contre au Conseil d’administration du 30 juin) ou l’Association des usagers de la bibliothèque, ALUBnF.

Dans le même temps, alors que la mobilisation a permis, après des années de réduction d’effectif, d’arracher 20 postes supplémentaires en catégorie C, la direction fait manifestement le choix de transformer une partie de ces emplois en des contrats précaires, ce qui n’est pas acceptable.

Ces annonces, après deux mois de mobilisation historique et près de 20 jours de grève, sont très loin des attentes et des demandes des personnels et sont symptomatiques du manque d’écoute et de concertation de la part de la direction. Nous contestons par ailleurs la manoeuvre de la direction qui hors de tout cadre réglementaire convoque deux comités techniques afin de faire passer en force la réorganisation de la réorganisation du service public, car ni le délai réglementaire de convocation ni celui de communication du document sur ce point n’ont été respectés. De même, le volet concernant l’organisation du travail aurait dû être présenté en CHSCT avant sa présentation en CT ce qui n’a pas été fait. Si elle s’obstine, la réunion prévue le mercredi 13 juillet sur la réforme du service public hors de tout cadre réglementaire sera sans valeur.

Les agents et l’intersyndicale CGT, FSU et SUD continuent de demander :

· Le retrait immédiat de la réorganisation du travail en service public, même modifiée et le retour aux communications directes des documents toute la journée
· Le renforcement des effectifs à la hauteur des besoins par des emplois titulaires, notamment de magasiniers avec entre autres, l’organisation d’un recrutement sans concours de magasiniers permettant d’augmenter de façon pérenne les effectifs
· Le respect du protocole de fin de grève de 2016 et en conséquence l’abandon du recrutement des contractuels à temps incomplet sur besoins permanents sur des CDD d’un an à mi-temps renouvelable une fois, contrats ultra-précaires sans droit et le retour à leur recrutement en CDI à 110h.
· Une révision du fonctionnement prévu pour le site de Richelieu, etc.

L’urgence dans laquelle se trouve notre établissement nécessite des réponses fortes et non une nouvelle réorganisation de la réorganisation du service public et le retour de la grande précarité. Cela passe par de vrais moyens supplémentaires et le recrutement rapide de personnels titulaires pour l’ensemble des sites dont celui de Richelieu avec une réouverture en septembre qui risque d’être grandement perturbée par la mobilisation des personnels sans propositions allant dans le bon sens de la part de la direction.

2 mois de lutte à la BnF !

Déclaration pour le Conseil d’Administration du 30/06/2022

Intersyndicale CGT-FSU-SUD Culture de la BnF

La Bibliothèque nationale de France, troisième plus grande bibliothèque au monde est traversée depuis plusieurs mois par un mouvement social de grande ampleur et en phase de devenir historique. Rarement les agents se sont autant mobilisés, dans une grève unitaire touchant plusieurs sites, toutes les catégories de personnel et toutes les directions de la BnF, pour dénoncer de manière forte la situation désastreuse de l’établissement, les choix opérés par la direction et l‘austérité budgétaire et de personnel que lui imposent ses tutelles. Cette mobilisation s’est faite dans un premier temps à travers une pétition signée par plus 700 agents qui n’a eu aucune réponse de la part de la direction, puis depuis le début du mois mai par un mouvement de grève fort et ininterrompu qui dure depuis 8 semaines.

Dans le même temps, le public de la BnF, notamment celui des chercheurs et chercheuses, a décidé de s’investir de manière intense dans l’action en soutenant la mobilisation des agents, tant dans un élan de solidarité que dans une perspective de lutte pour sauver leur outil de travail qu’ils et elles considèrent légitimement en danger. Une telle mobilisation des usagers est inédite et montre bien l’ampleur de la crise sociale en cours dans cette établissement, mais aussi la remise en cause de ses missions fondamentales. Cela a donné lieu à deux pétitions en ligne recueillant en tout 19 000 signatures, aux prises de positions de l’Association des bibliothécaire de France et de nombreuses associations de chercheurs et de sociétés savantes contre la réorganisation du service public, à la conférence de presse organisée le 15 juin en soutien à la grève en présence de plusieurs personnalités du monde de la recherche et de la Culture et à la tribune publiée le 20 juin contre cette réorganisation et signée par plus de 420 chercheurs, universitaires, intellectuels, écrivains et artistes.

Face à un tel mouvement de contestation, face à un conflit social de cette ampleur, la réponse de la direction de la BnF n’a malheureusement pas été d’ouvrir immédiatement de vraies négociations, mais de laisser traîner les choses, de prétendre que la mobilisation des lecteurs et lectrices était factice, de remettre en cause la légitimité des personnes en lutte ou de réduire la colère du personnel et ses revendications à de simples interrogations et inquiétudes.
Cette attitude a conduit une grande partie du personnel à se sentir doublement méprisée : alors que la direction retire d’un côté aux agents l’expertise de leurs propres métiers en refusant d’écouter leur parole, elle les infantilise de l’autre en pensant régler à coups de communications et de séminaires des problèmes de fonds.

La réorganisation du service au public conduisant à réduire fortement la communication directe des collections conservées en magasins et qui est au cœur de ce mouvement a cristallisé tous les maux – pourtant dénoncés depuis des années par nos organisations syndicales – qui touchent notre établissement :

  • l’empilement des missions sans moyens supplémentaires (ex. de la réouverture de Richelieu à la rentrée 2022 et bien entendu le titanesque chantier d’Amiens) ;
  • les suppressions de plus de 300 postes en équivalents temps plein sur les 10 dernières années qui ont conduit à des choix intolérables que nous dénonçons aujourd’hui, amenant à délaisser certaines missions fondamentales de la bibliothèque nationale et à dégrader fortement nos conditions de travail ;
  • une politique délibérée de sacrifice des effectifs de catégorie C, notamment au sein des équipes de magasinage dont 25% des postes ont disparu, qui plonge les missions de service public de la BnF dans l’impasse ;
  • le reniement du protocole de fin de grève de juillet 2016 qui instaure un grave précédent à la BnF où nous dit-on le dialogue social serait soutenu, et qui a conduit au recours honteux à de l’ultra précarité avec de nouveaux contrats à durée déterminée sur des missions pourtant pérennes ;

Depuis début mai les personnels de la BnF et l’intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD se mobilisent sans relâche pour faire entendre nos revendications. Malgré trois préavis de grève déposés, 17 jours de grève et un taux élevé de grévistes ces deux derniers mois, cette même direction refuse toujours de retirer une réforme unanimement rejetée et laisse s’installer le pourrissement d’un mouvement social d’ampleur, pensant certainement que les congés d’été calmeront les esprits. Erreur. Les promesses de rééquilibrage très limité en faveur des catégories C, tout comme les annonces – insuffisantes et subordonnées aux moyens octroyés par les tutelles, d’embauches ou encore le plan de « déprécarisation » concocté par la direction pour se donner bonne conscience là où un recrutement direct de magasiniers devrait être organisé, sont loin de répondre aux revendications des personnels.

Cette situation désastreuse est aussi la responsabilité des tutelles, qui acceptent une réorganisation qui symbolise dramatiquement la casse du service public de la lecture et de la recherche, et qui accepte la mise en place de l’ultra-précarité.

L’arrêt des suppressions de poste de ces 3 dernières années, obtenues grâce à la détermination du personnel de la BnF, ne suffira pas à réparer les pertes subies ces 12 dernières années, surtout que les suppressions de postes en catégorie C ont continué depuis 3 ans. L’urgence dans laquelle se trouve notre établissement nécessite une réponse forte et à la hauteur des enjeux incombant à une bibliothèque nationale, consistant à octroyer immédiatement les moyens supplémentaires permettant l’embauche rapide de personnel titulaires supplémentaire, tant pour les missions assurées sur le site de Tolbiac que pour celles touchant le site de Richelieu dont la réouverture risque grandement de très mal se passer sans propositions concrètes mises sur la table par les tutelles, tutelles qui doivent aujourd’hui assumer leur responsabilité dans la crise que traverse la BnF et ses missions.

Pour le service public, nos missions, nos métiers  et nos emplois, contre la précarité : continuons la lutte !

Intersyndicale BNF : CGT FSU SUD

La lutte à la BnF contre le sous-effectif, la dégradation de nos conditions de travail, la remise en cause de nos missions de service public avec la fin de la communication directe des documents des magasins toute la journée et la précarité continue maintenant depuis plus de 6 semaines, en lien permanent avec les lecteurs, les usagers, et le monde de la recherche et de la culture. La pression s’accentue sur la direction et le ministère de la Culture, avec de nombreuses journées de grève suivies, les interventions des chercheurs, une conférence de presse de soutien à la grève mercredi dernier avec Laurent Binet, Eric Vuillard, Arlette Farge et Daniel Kunth. Il faut continuer notre mobilisation car c’est maintenant qu’il faut agir, en perspective du CA de la BnF le 30 juin. Pour décider collectivement de nos actions :

MARDI 21 juin 2022
Assemblée générale
à 12h30 Hall OUEST

Pour obtenir :

  • Retrait immédiat de la réorganisation du travail en service public et retour aux communications directes des documents toute la journée
  • Mise en place immédiate de toutes les mesures nécessaires pour pouvoir les postes dont la BnF a besoin, en particulier de magasiniers titulaires, avec la publication dès maintenant des postes vacants puis l’organisation d’un recrutement direct conséquent, avec un volet interne important
  • Abandon immédiat du recrutement des contractuels à temps incomplet sur besoins permanents sur des CDD d’un an, contrat ultra-précaires sans droit et retour à leur recrutement en CDI
  • Engagement clair et précis sur les primes
  • Augmentation des moyens en personnel et financiers de la BnF pour pouvoir remplir dans de bonnes conditions l’ensemble de ces missions
  • Retrait du projet d’ouverture jusqu’à 19h des salles de lecture et du travail les jours fériés, les dimanches à Richelieu et le recrutement du personnel nécessaire.

JEUDI 23 ET VENDREDI 24 JUIN
TOUS ET TOUTES EN GRÈVE !
RDV 23/06 : 9H30 dans le Hall EST

Emplois, précarité, conditions de travail, missions de service public : continuons à agir collectivement !

JEUDI 9 JUIN, NOUVELLE JOURNÉE DE GRÈVE ET D’ACTION A LA BnF
RDV 9h HALL EST sur le PIQUET DE GRÈVE !

Dernières infos
L’Assemblée Générale du personnel du 7 juin reconduit la grève les mercredi 15 et jeudi 16 juin !

>>> Prochaine AG : mardi 14 juin pour compte rendu des dernières négociations


Intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD

Apres un mois de mobilisation massive des personnels et du soutien sans faille des lecteurs, des usagers, des professionnels des bibliothèques et du monde de la recherche, la direction est de plus en plus isolée.

Continuons le mouvement pour préserver un service public digne de nos missions, arrêter l’hémorragie des effectifs et la dégradation de nos conditions de travail et faire barrage à la précarisation.

Nous avons déjà gagné :

  • l’abandon du projet de mise en caisse ou en rayon d’ouvrages entrés par le dépôt légal sans être catalogué

Continuons à nous mobiliser pour :
· le retrait immédiat de la réorganisation du travail en service public et le retour aux communications directes des documents toute la journée ;
· la mise en place immédiate de toutes les mesures nécessaires pour pouvoir les postes dont la BnF a besoin, en particulier de magasiniers titulaires, avec la publication dès maintenant des postes vacants puis l’organisation d’un recrutement direct avec volet interne ;
· l’abandon immédiat du recrutement des contractuels à temps incomplet sur besoins permanents sur des CDD d’un an, contrats ultra-précaires sans droit et retour à leur recrutement en CDI ;
· un engagement clair et précis sur les primes ;
· le retrait du projet d’ouverture jusqu’à 19h, du travail des jours fériés et du dimanche à Richelieu ;
· une augmentation des moyens en personnel et financiers de la BnF pour pouvoir remplir dans de bonnes conditions l’ensemble de ses missions ;

L’Assemblée générale des personnels BnF reconduit la grève les mercredi 1er et jeudi 2juin !

Les prochains rendez-vous :

Mercredi 1er juin > piquet de grève Tolbiac 13h30 hall EST

Jeudi 2 juin > Assemblée Générale à 12h cours d’honneur site Richelieu puis départ collectif au Ministère de la Culture

Motion Assemblée Générale du personnel de la BnF
adoptée lundi 30/05/2022

Le personnel de la BnF est en grève et en action depuis le 2 mai contre la réorganisation du travail en service public, qui réduit fortement la communication directe des documents des magasins aux chercheurs et qui dégrade les conditions de travail des agents, mais aussi contre le sous-effectif, qui est particulièrement fort en catégorie C où beaucoup de postes ont été supprimés ces dernières années, contre le retour des contrats ultra-précaires pour les « vacataires », contre de mauvaises conditions de travail, contre le nouveau fonctionnement prévu du site de Richelieu et contre la remise en cause des missions de service public de la BnF (catalogage, service public…).

La semaine entière de grève qui a eu lieu du 23 au 29 mai et qui a fortement perturbé le fonctionnement de la BnF montre la détermination du personnel et son opposition aux réorganisations imposées de façon autoritaire par la direction de la BnF. Nous ne sommes pas « inquiets » ou « interrogatifs », nous sommes en grève pour faire aboutir nos revendications et obtenir les moyens en personnel et financier nécessaires pour garantir la pleine mise en œuvre des missions de la BnF tout en garantissant de bonnes conditions de travail et l’arrêt de l’ultra-précarité.

A la mobilisation du personnel s’ajoute celle des lecteurs et lectrices, qui sont opposés depuis le début à la réorganisation du service public et qui réclament non seulement le retour de la communication directe des documents de magasins toute la journée, mais qui soutiennent aussi les revendications du personnel, à travers les pétitions en ligne qui ont désormais près de 19 000 signataires et la journée « BnF morte » du 27 mai.

Face à cela, la direction de la BnF refuse toute vraie négociation en ne proposant pas aux organisations syndicales une réunion dans le cadre du préavis de grève du mois de juin et se contente d’une communication provocatrice, ce qui n’est pas acceptable face à un mouvement social de cette ampleur. Nous n’accepterons pas que la direction de la BnF joue la montre ou tente de faire croire qu’elle ne peut discuter que dans des instances qui ne correspondent pas à ce qu’est une grève. De son côté, le ministère de la Culture reste silencieux et fait semblant de ne rien voir, alors qu’il est directement concerné et qu’il doit intervenir pour permettre la satisfaction des revendications du personnel.

L’assemblée générale du personnel de la BnF, réunie le lundi 30 mai, exige que la direction de la BnF reprenne très rapidement de vraies négociations et que le ministère de la Culture donne les moyens nécessaires à la BnF pour son fonctionnement, afin d’obtenir :

  • Le retrait immédiat de la réorganisation du travail en service public et le retour aux communications directes des documents toute la journée.
  • La mise en place immédiate de toutes les mesures nécessaires pour pouvoir les postes dont la BnF a besoin, en particulier de magasiniers titulaires, avec la publication dès maintenant des postes vacants, puis l’organisation d’un recrutement direct conséquent, avec un volet interne important.
  • L’arrêt des chantiers internes supplémentaires, qui dégradent les conditions de travail, afin de permettre aux agents de pouvoir faire dans de bonnes conditions le travail en service public et leurs tâches internes habituelles.
  • L’abandon immédiat du recrutement des contractuels à temps incomplet sur besoins permanents sur des CDD d’un an, contrats ultra-précaires sans droit et retour à leur recrutement en CDI.
  • L’augmentation des moyens en personnel et financiers de la BnF pour pouvoir remplir dans de bonnes conditions l’ensemble de ces missions (catalogage, SP…).
  • Des engagements clairs et précis sur les primes.
  • Une révision du fonctionnement prévu pour le site de Richelieu et le recrutement du personnel titulaire nécessaire.

Pour cela, le personnel de la BnF et l’intersyndicale CGT-FSU-SUD Culture continuent la lutte et appellent à la grève le Mercredi 1er juin et le jeudi 2 juin.

Rendez-vous le mercredi 1er juin à 13h30, site de Tolbiac, hall Est, pour un piquet de grève important et le jeudi 2 juin à 12h, site de Richelieu, cours d’honneur, pour une Assemblée Générale de l’ensemble du personnel de la BnF, puis un rassemblement à 13h devant le ministère de la Culture, bâtiment des Bons Enfants, rue Saint-Honorée.

Le sous-effectif, la précarité, les mauvaises conditions de travail, la remise en cause de nos missions, cela suffit ! Tolbiac, Richelieu, Bussy, Sablé, Opéra, Arsenal, Avignon, nous sommes toutes et tous concernés ! Toute la BnF en grève et dans l’action les 1er et 2 juin !

Motion de l’Assemblée Générale du 12/05/2022

Nous, personnel de la BnF réunit en Assemblée Générale le jeudi 12 mai 2022 :

Constatons une nouvelle fois que la remise en cause du fonctionnement du service public et toutes les dégradations que cela entraîne est toujours autant refusée par les usagers, comme le montre les plus de 17 000 signatures recueillies par les deux pétitions en ligne et la tribune publiée le 10 mai par les représentants des lecteurs au conseil d’administration et ALU BnF. La mobilisation des lecteurs et celle du personnel sont convergentes et s’appuie l’une et l’autre. Nous agissons ensemble, personnel et usagers, pour obtenir le retrait de ces mesures inacceptables et l’obtention des moyens nécessaires à tous les niveaux pour assurer les missions de service public de la BnF, tout en garantissant les droits et les conditions de travail du personnel. Nous remercions une nouvelle fois les lecteurs de leur solidarité et nous allons continuer à mener des actions communes.

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MARDI 10 MAI > une grève spécifique pour la BnF et ses personnels

Intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD Culture

Après plusieurs mois de mobilisation (envahissement du Conseil d’administration par près de 150 agents en novembre, grèves les 27 janvier et 17 mars, pétition de plus de 700 collègues en avril, etc.) la direction reste totalement sourde aux demandes des agents et à leurs difficultés.

Une situation qui s’est aggravée pour les personnels

Baisse de effectifs à Tolbiac (-40 postes), retour de la grande précarité avec la fin des CDI pour les « vacataires », non revalorisations des primes à l’ancienneté des titulaires (perte de 500 à 1500 euros par an), augmentation de la charge de travail à Richelieu avec la réouverture du site, absence de primes de fin d’année pour une partie des contractuels, etc. : la liste est longue et démontre que la politique de la direction se résume à demander aux agents de faire plus sans moyens et dans des conditions dégradées.

Les lecteurs désormais dans le viseur des restrictions

Malgré une pétition en ligne signée par des milliers de lecteurs, la direction de la BnF met en œuvre un système de communication dégradé des collections (les documents conservés en magasins ne seraient plus accessibles aux lecteurs le matin) dans le but de concentrer l’activité l’après-midi et ainsi réduire sensiblement le nombre d’agents postés. Cette réorganisation ne fera que concentrer la charge de travail et les cadences sur des périodes toujours plus courtes, au détriment des conditions de travail, tout en réduisant de façon drastique les services offerts au public.

> Pour des créations de postes et des moyens financiers ;

> Pour le maintien de la communication directe des documents aux lecteurs et la défense de nos missions ;

> Contre le retour des contrats ultra-précaires à la BnF ;

MARDI 10 MAI, TOUTE LA BnF EN GRÈVE !