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Tout notre solidarité avec Kai Terada, militant de SUD Éducation 92 victime de la répression anti-syndicale !

SUD Culture Solidaires / Section BnF

Dimanche 4 septembre, Kai Terada, enseignant en mathématiques au lycée Joliot-Curie à Nanterre a appris qu’il était « suspendu de fonctions » pour 4 mois… sans aucun motif ! Cette décision arbitraire, tombée juste après la rentrée scolaire et alors qu’il y a un manque énorme d’enseignant-e-s partout dans l’hexagone s’est faite sans même prévenir son établissement et sans donner la raison éventuelle de cette suspension.

Kai est co-secrétaire du syndicat militant SUD Education 92. C’est un militant qui a été au premier rang des mobilisations pour défendre le service public de l’éducation, que ce soit en défense des conditions de travail de ses collègues comme dans le cadre de « Touche pas ma ZEP » mais aussi pour la défense du droit à l’éducation pour toutes et tous, avec son engagement au sein du Réseau Education Sans Frontières en défense des jeunes sans papiers.

Une grève reconductible est en cours depuis le lundi 5 septembre dans son lycée, pour réclamer sa réintégration.

La section SUD Culture de la Bibliothèque nationale de France dénonce fermement la suspension de notre camarade, qui est une attaque scandaleuse à l’encontre du syndicalisme. Nous lui apportons toute notre solidarité et nous le soutenons, tout comme nous soutenons les mobilisations entreprises pour faire cesser l’arbitraire dont il est victime.

Nous exigeons que Kai soit rétabli dans ses droits, qu’il soit immédiatement réintégré par la levée de cette suspension et que toutes les éventuelles poursuites disciplinaires à son encontre soient abandonnées !

Nous appelons à signer la pétition de soutien disponible ICI

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Communiqué commun de l’intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD et de l’Association des lecteurs et usagers de la BnF

PERSONNELS ET PUBLIC DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE FRANCE MOBILISÉS CONTRE LES POLITIQUES D’AUSTÉRITÉ ET UN PROJET DE DÉGRADATION SANS PRÉCÉDENT DES SERVICES RENDUS AU PUBLIC

Depuis de nombreuses années, le Ministère de la Culture poursuit une politique d’austérité ayant pour effet un manque de moyens humains et budgétaires consacrés au fonctionnement de la Bibliothèque nationale de France. Les personnels, lecteurs et usagers de la BnF continuent d’être soumis à des mesures régressives qui dégradent chaque jour davantage les services proposés au public et les conditions de travail des agents. Ainsi plus de 300 emplois ont-ils été détruits en dix ans.

Dans le but de supprimer à nouveau des postes, la direction de la BnF, après avoir automatisé les vestiaires, veut imposer à partir du mois de mai la fin des communications directes des documents de magasins jusqu’à 13h, tous les jours, la communication directe n’étant désormais possible que l’après-midi.

Pour justifier ce recul sans précédent du service rendu par notre établissement public, la direction utilise des éléments de langage laissant croire que cette nouvelle organisation soulagerait les agents de la BnF. Il n’en est rien : en réalité cette réorganisation ne fera que concentrer la charge de travail et les cadences sur des périodes toujours plus courtes, au détriment des collectifs et des conditions de travail. Elle va entraîner une vraie dégradation de la situation pour le personnel et permettre de continuer à supprimer des postes.

De plus, la direction de la BnF veut mettre en place des contrats ultra-précaires, sous la forme de CDD d’un an non-renouvelables, à mi-temps avec un salaire de misère pour faire fonctionner les services aux lecteurs. Pourtant, en 2016 la présidente de la BnF Laurence Engel s’engageait en signant un protocole de fin de grève à cesser ce type d’embauche et à recruter directement en CDI le personnel « vacataire » travaillant sur des missions permanentes. La présidente de la BnF, soi-disant attachée au dialogue social, doit tenir son engagement !

Le public de la BnF quant à lui n’est pas dupe et démontre, à travers une mobilisation éclaire et massive (15 000 pétitionnaires en quelques jours*), que le service public de la BnF mérite non pas une énième réorganisation aux conséquences antisociales mais bien des moyens à la hauteur des missions de la plus grande bibliothèque de France.

L’INTERSYNDICALE BnF CGT-FSU-SUD, AVEC LES AGENTS LARGEMENT MOBILISÉS PAR LE BIAIS D’UNE PÉTITION INTERNE QUI A DEJA RÉUNI PLUSIEURS CENTAINES DE SIGNATURES ET L’ASSOCIATION DES LECTEURS ET USAGERS DE LA BnF RÉCLAMENT :

> le maintiens de la communication directe des documents ;
> des créations de postes et des moyens financiers pour la BnF ;
> le non-recours à des contrats ultra-précaires ;


Contacts : cgt@bnf.fr ; fsu@bnf.fr ; sud@bnf.fr ; alubnf@gmail.com

* https://www.mesopinions.com/petition/art-culture/bibliotheque-nationale-france-retour-aux-communications/175704 & https://www.leslignesbougent.org/petitions/tous-ensemble-defendons-le-services-public-de-la-bnf-7384/

Tous ensemble défendons le service public de la BnF !

Pétition en ligne à destination du public de la BnF

Depuis de nombreuses années, le Ministère de la Culture poursuit une politique d’austérité ayant pour effet une diminution constante des moyens humains et budgétaires consacrés au fonctionnement de la Bibliothèque nationale de France. Les personnels, lecteurs et usagers de la BnF continuent d’être soumis à des mesures régressives qui dégradent chaque jour davantage les services proposés au public et les conditions de travail des agents. Ainsi plus de 300 emplois ont-ils été détruits en dix ans.

Dans le but de supprimer à nouveau des postes, la direction de la BnF après avoir automatisé les vestiaires veut imposer, à partir du mois de mai, la fin des communications directes des documents jusqu’à 13h, tous les jours, la communication directe n’étant possible que l’après-midi. Cela serait un recul sans précédent pour les lecteurs et dégraderait les conditions de travail des agents de la BnF.

A cela se rajoute le projet de mettre en place des contrats ultra-précaires, des CDD d’un an non-renouvelable, à mi-temps avec un salaire de misère pour faire fonctionner les services aux lecteurs.

Avec les personnels de la BnF nous réclamons :

  • le retour à la communication directe des documents
  • des créations de postes et des moyens financiers pour la BnF
  • le non-recours à des contrats ultra-précaires

Auteur : Intersyndicale BnF : CGT, FSU, SUD

>>> Pour signer c’est ICI

PÉTITION DES PERSONNELS DE LA BnF

Tous ensemble pour des créations de postes, les moyens budgétaires nécessaires et pour la défense de nos missions

< POUR SIGNER, CONTACTEZ EN INTERNE L’INTERSYNDICALE BnF CGT-FSU-SUD >

Alors qu’en 2022 le budget du ministère de la Culture a été augmenté de 7,5% pour atteindre 4,083 milliards d’euros, la BnF continue à être soumise à une politique d’austérité qui touche les personnels et les missions de la bibliothèque. Dans le même temps, et malgré la perte de plus de 300 emplois, les choix stratégiques de la direction demeurent inchangés : faire plus avec moins.

Cette politique se traduit par :

  • de nouvelles suppressions d’emplois sur le site François Mitterrand (- 40 postes),
  • une amplitude d’ouverture élargie du site Richelieu et l’ouverture de certains espaces les jours fériés,
  • une absence de revalorisation des primes en fonction de l’ancienneté (-500 à 1500 € par an) pour les titulaires et la non attribution de la prime de fin d’année pour une partie des contractuels,
  • une réduction des services aux lecteurs du Rez-de-jardin avec le projet de fin de la communication directe des documents le matin. Projet qui vise à diminuer encore le nombre de magasiniers,
  • une réduction constante des moyens humains et budgétaires consacrés au traitement et à la conservation des collections,
  • le retour de la grande précarité pour les contractuels à temps incomplet (les « vacataires ») sur besoins permanents avec la fin des CDI remplacés par des CDD de 10 mois non-renouvelables.

Nous, personnels de la BnF, refusons cette politique porteuse de reculs sociaux, de dégradations de nos conditions de travail, d’abaissement de nos missions et de perte de sens de nos métiers. Nous réclamons des créations de postes et des moyens financiers à la hauteur des besoins et des missions de la BnF.

Non à la fermeture des sites de Bussy et de Sablé de la Bibliothèque nationale de France

Signer ici la pétition

La Bibliothèque nationale de France a décidé de fermer ses sites de Bussy-saint-Georges (77) et de Sablé-sur-Sarthe (72), car elle veut construire un nouveau site de stockage de ses collections en 2027 ailleurs, à des centaines de kilomètres, afin d’avoir des financements publics de collectivités territoriales.

En faisant cela elle remet en cause l’avenir professionnel et personnel des 87 agent-e-s qui travaillent sur ces deux sites.

Pourtant le site de Bussy a été créé en 1995 justement pour répondre aux besoins de stockages des collections de la BnF, en privilégiant un terrain étendu pour pouvoir y construire de nouveaux bâtiments. De ce fait, construire le nouveau site de stockage à Bussy ne coûterait pas plus cher, c’est techniquement faisable et les surfaces sont d’ores et déjà disponibles. Cela éviterait aussi de devoir abandonner un site fonctionnel et adapté, dont la fermeture serait un gâchis d’argent public, tout en préservant la situation de l’équipe de travail, qui est formée et compétente.

Mais la BnF préfère aller là où les collectivités locales promettent le plus d’argent. L’aspect financier passe avant la vie des agent-e-s.

Le site de Sablé et les agent-e-s qui y travaillent ne doivent pas non plus être sacrifié-e-s, alors qu’ils et elles mènent des activités très spécifiques de restauration et de numérisation, qui peuvent tout à fait continuer sur ce site. De plus, il leur sera extrêmement difficile de pouvoir retrouver des postes équivalents sur place si ce site ferme.

Notre colère est d’autant plus grande que la direction de la BnF donne l’impression d’avoir laissé les deux sites à l’abandon ces dernières années afin d’en conclure qu’ils ne sont plus fonctionnels pour pouvoir plus légitimement s’en débarrasser.
La direction prétend aussi que le nouveau site de stockage sera écologique, il paraîtrait même qu’il sera construit dans un endroit boisé !

Mais qu’en est-il de la pollution engendrée par les navettes pour relier ce futur site aux sites parisiens de la BnF, alors que Bussy est plus près ? De la pollution engendrée par la construction d’un nouveau site sur des terres agricoles ou des espaces verts au lieu d’agrandir le site existant de Bussy, où la place a été prévue exprès pour cela depuis 25 ans ?
 
Les agent-e-s de Bussy et de Sablé sont nombreux/ses à avoir fait leurs vies sur place, en Seine-et-Marne et dans la Sarthe, avec leurs proches. Ils/elles ne veulent pas être obligé-e-s de déménager à des centaines de kilomètres ou se retrouver obligé-e-s de venir travailler sur Paris. Ils/elles ne veulent pas voir leurs conditions de travail se dégrader au cours des années à venir : la construction d’un nouveau site signifie la fin des investissements en matériel et en personnel sur les anciens sites.

Nous exigeons donc le maintien des sites de Bussy et de Sablé de la BnF et un avenir professionnel réel sur place pour les agent-e-s qui y travaillent, en s’appuyant sur les spécificités de ses sites et sur les activités qui peuvent s’y faire !
Nous exigeons que le futur site de stockage d’une partie des collections de la BnF soit construit à Bussy !

Soutenez nous en signant cette pétition !

Appel contre la réouverture à plus de 50% du Rez-de-jardin de la BnF en période de pandémie

Pétition lancée par les personnels de la BnF

Depuis le 6 juillet, date de la réouverture au public de la bibliothèque de recherche, nous connaissons une réelle dégradation de nos conditions de travail :

Pénibilité accrue des tâches de service public : port du masque, gestes barrières, anomalies informatiques, consignes contradictoires, etc… – Planification complexe et impossible à tenir pour les encadrants : avec la réouverture à plus de 50% du RdJ un sous-effectif de fait malgré l’arrivée des saisonniers, à quoi s’ajoutent les congés et arrêts maladie (en partie dû à des tests Covid ou du surmenage). – Changements de règles permanents (affectant personnels et usagers). – La demande de documents reste forte malgré la jauge à 50% et très difficile à gérer avec la prise en compte de la quarantaine. – Situation critique au sein du Service médical de la BnF souvent indisponible ou saturé.
Par ailleurs, en plus de veiller à notre propre sécurité, nous devons aussi nous assurer du respect de celle-ci par les lecteurs, avec une recrudescence des incidents d’autant plus difficile à vivre dans la situation actuelle.

A partir du 22 juillet, toutes les places du Rez-de-jardin seront de nouveau accessibles à la réservation, en plus de la réouverture des services de reproduction alors même que le taux de reproduction du virus en Ile-de-France, dit R0, vient de passer au-dessus du seuil critique de « 1 », attestant d’une progression indéniable de l’épidémie de Covid 19 dans notre région.
Les établissements publics comme privés continuent d’appliquer strictement la jauge à 50% dans les espaces clos (cinéma, magasins, etc..) seul véritable moyen de garantir une bonne application des gestes barrières et de distanciation ; la BnF ne peut y faire exception.
Contrairement à ce qui a été évoqué par la direction, il semblerait que la priorité ne soit pas la santé des agents, encore moins celle des usagers, mais une fuite en avant vers la réouverture total, au mépris de tout principe de réalité et de précaution.
Il est inconcevable que les « premières lignes » soient totalement exposées dans leur travail par un manque de rigueur quant aux mesures sanitaires qui étaient, pourtant, hier considérées comme primordiales.
Ainsi, il est véritablement dangereux, d’ouvrir à plus de 50% le Rez-de-jardin sans même être capable d’assurer le mètre de distance réglementaire entre deux usagers, aussi bien assis que mobile.
En voulant précipiter les choses, la direction use les agents déjà peu nombreux en poste, physiquement et mentalement, tout en faisant peser sur eux l’atmosphère anxiogène de la pandémie.

Ainsi, nous demandons la suspension immédiate de la mise en œuvre de la réouverture complète de l’établissement et qu’elle soit repoussée jusqu’à septembre avec l’assurance d’une réelle stabilisation de l’épidémie, en nous donnant les moyens et le temps d’organiser sereinement cette réouverture.

Pétition : #PlusJamaisCa, signons #PourLeJourDapres

Signer la pétition en ligne !

Face à l’urgence sanitaire, des mesures de rupture sont nécessaires. A la suite de la tribune « Plus jamais ça, préparons le jour d’après », les signataires de cette pétition demandent au gouvernement de prendre immédiatement 4 mesures :
1. L’arrêt immédiat des activités non indispensables pour faire face à l’épidémie.
2. Les réquisitions des établissements médicaux privés et des entreprises afin de produire dans l’urgence masques, respirateurs et tout le matériel nécessaire pour sauver des vies.
3. La suspension immédiate du versement par les entreprises de dividendes, rachats d’actions et bonus aux PDG.
4. La décision de ne pas utiliser les 750 milliards d’euros de la BCE pour alimenter les marchés financiers mais uniquement pour financer les besoins sociaux et écologiques des populations.

Il ne s’agit pas ensuite de relancer une économie profondément insoutenable écologiquement et socialement ! Nous demandons que s’engagent sans plus attendre des politiques publiques de long terme pour ne plus jamais revivre ça :
1. Un plan de développement de tous les services publics
2. Une fiscalité bien plus juste et redistributive, un impôt sur les grandes fortunes, une taxe sur les transactions financières et une véritable lutte contre l’évasion fiscale.
3. Un plan de réorientation et de relocalisation solidaire de l’agriculture, de l’industrie et des services, pour les rendre plus justes socialement, en mesure de satisfaire les besoins essentiels de populations, de répondre à la crise écologique.

Mobilisons-nous dès maintenant et donnons-nous rendez-vous le « jour d’après » pour réinvestir les lieux publics pour reconstruire ensemble un futur, écologique, social et démocratique, en rupture avec les politiques menées.