Archives pour la catégorie petition

Pétition : Devant le KO sanitaire, fermeture de tous les centres d’appels non essentiels.

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Signez la pétition ICI

SUD-Solidaires dénonce le manque de protection qui subsiste dans les centres d’appels, et ce, après avoir proposé et utilisé des dizaines et des dizaines de droit d’alerte et même des droits de retrait. Nos patrons vont même maintenant jusqu’à demander l’intervention des forces de l’ordre ou de la préfecture pour nous obliger à travailler…

La nécessité absolue pour le pays de faire continuer et déplacer des milliers de salarié-es pour ce type d’activités reste une énigme pour notre syndicat. On notera que tout cela est en contradiction complète avec le maximum de cinq interactions humaines préconisées par le gouvernement… Quelques entreprises proposent le télétravail, mais cela reste très peu développé malgré l’urgence. Des grands donneurs d’ordres, pourtant à capitaux publics comme EDF, refusent sa mise en place pour des raisons de sécurité… La sécurité commerciale passe évidemment avant la sûreté publique !

Depuis plusieurs jours, des milliers de travailleur-ses en France, mais aussi dans les autres pays où les appels de la relation client française sont délocalisés (Tunisie, Maroc, Portugal…), continuent de prendre des appels voire d’en émettre pour vendre des abonnements téléphoniques ou des assurances… D’autres traitent des appels pour La Redoute, Ikea, Air B n’B… Notre question est simple :  en quoi, au vu de l’urgence sanitaire que nous vivons, nos métiers sont-ils essentiels ? Oui en quoi ?

Toutes et tous ensemble exigeons l’arrêt de la production ! 

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Soutien aux travailleurs sans papiers de Chronopost Alfortville en lutte : pétition à signer et faire circuler !!!

POUR SIGNER LA PETITION, C’EST ICI


Nous, soussigné-e-s, soutenons les travailleurs sans papiers et leur Collectif des Travailleurs Sans Papiers de Vitry, en lutte depuis le 11 juin 2019

Ces travailleurs sont victimes d’uns sous-traitance en cascade dont LA POSTE est le donneur d’ordre. Ils luttent pour obtenir leur régularisation et leur intégration au sein de La Poste. Dès à présent la direction de La Poste doit fournir les documents pour permettre leur régularisation.

Régularisation des Postiers sans papiers en lutte !

Ce qui se cache derrière Chronopost…
Chronopost est une marque de La Poste, spécialisée dans l’envoi du courrier express : les produits Chronopost sont vendus dans tous les bureaux de Poste. Les envois de courrier en Chronopost, aux tarifs élevés, rapportent beaucoup d’argent à La Poste.

Mais derrière ces produits vantés par La Poste pour leurs délais de livraison express, derrière la marque Chronopost, se cache une réalité sordide et inhumaine !

La Poste, c’est l’État (100% de capitaux publics)… Et pourtant !!!
Pour décharger les camions transportant les envois Chronopost et pour trier ces envois afin de permettre leur distribution, La Poste utilise en toute connaissance de cause des travailleurs sans papiers privés des droits élémentaires dont bénéficient les autres salariés en France.

La Poste profite des menaces d’expulsion du territoire qui pèsent sur eux pour imposer des conditions de travail qui ne respectent ni le droit du travail ni la dignité humaine. Ces travailleurs embauchent à 3 ou 4 heures du matin. Employés à temps partiel, leur salaire mensuel s’élève à 600 euros. Les heures supplémentaires ne sont pas payées ! S’ils réclament, c’est la porte, sans possibilité de se défendre à cause de leur situation de sans-papiers ! De même en cas de maladie ou de revendications.

Depuis le 11 juin, plusieurs dizaines de travailleurs sans-papiers employés par Chronopost sont présents jour et nuit devant l’agence d’Alfortville pour demander leur régularisation.

– Venez les rencontrer devant l’agence Chronopost – 2 chemin de Villeneuve St Georges à Alfortville (94 Val de Marne)
– Versez à la caisse de solidarité qui permet d’organiser le piquet devant l’agence Chronopost d’Alfortville !
– Signez la pétition pour la régularisation des travailleurs sans-papiers de Chronopost !

Collectif des Travailleurs Sans Papiers de Vitry
SUD solidaires PTT
Union syndicale Solidaires 94
Confédération Nationale du Travail – Solidarité Ouvrière
Union locale CGT de Maisons-Alfort / Alfortville

Lien à faire circuler pour signer et faire signer la pétition :

https://www.change.org/p/a-monsieur-le-pr%C3%A9sident-du-groupe-la-poste-soutien-aux-travailleurs-sans-papiers-de-chronopost-alfortville-en-lutte?recruiter=973047359&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink&utm_campaign=share_petition

égaux égales

Personnels de la BnF, signons la pétition à destination du ministre de la Culture!

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 Pour signer, c’est ici


 

Monsieur le Ministre de la culture, donnez les moyens à la BnF d’assurer ses missions

Monsieur le Ministre de la culture,

La BnF, troisième plus grande bibliothèque au monde de par ses collections patrimoniales (40 millions de documents dont 15 millions d’imprimés), subit depuis 10 ans des restrictions budgétaires drastiques mettant à mal ses missions fondamentales.

Alors que son périmètre d’action n’a cessé de s’élargir (la numérisation de ses collections par exemple) et que des projets d’envergure se multiplient, le budget 2019 entérine de nouvelles destructions d’emplois portant à 304 le nombre de postes supprimés en 10 ans. Dans le même temps le budget conservation/restauration des documents, que la bibliothèque collecte depuis plusieurs siècles, continue sa baisse vertigineuse (5,6 millions d’euros en 2009 contre 2 millions en 2019).  

Au quotidien, cette politique se traduit par :
•  des conditions d’activités de plus en plus tendues et dégradées pour les personnels
•  des budgets insuffisants dans tous les secteurs, que ce soit les missions fondamentales (collecter et conserver pour les générations futures, rendre accessible au plus grand nombre) ou les dépenses de fonctionnement courant.

Aujourd’hui, par manque de personnel, il faudrait par exemple augmenter le nombre de samedis travaillés par les agents, recourir à des contrats encore plus précaires, etc. Au-delà, il s’agit aussi d’anticiper la réouverture du site historique de Richelieu dont les horaires seraient élargis et les missions étendues (bibliothèque musée). Les conséquences, sont toujours les mêmes : demander aux agents de faire plus pour pallier le manque d’effectif.

Nous, signataires, refusons cette politique porteuse de reculs et de dégradations des conditions de travail, d’abaissement des missions et de perte de sens des métiers. Nous réclamons des moyens humains et financiers à la hauteur des besoins et des missions de la BnF ainsi que la stabilisation et la titularisation des personnels précaires.

Il en va désormais du devenir de la Bibliothèque nationale de France.

Texte de la pétition à l’initiative de l’intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD Culture

SUD Culture s’invite aux voeux de la présidente de la BnF !

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Tract diffusé à l’occasion des voeux de la présidente de la BnF au personnel le 07 janvier 2019 !

SUD Culture Solidaires / Section de la Bibliothèque nationale de France

Comme tous les ans, la présidente de la BnF présente ses vœux aux personnels, moment intense d’auto congratulation et de remerciements hypocrites aux agent-es qui assurent les missions de notre établissement, souvent dans des conditions dégradées qui sont pourtant de la responsabilité de la direction. Cherchez l’erreur.

 Pour nous, les bonnes intentions ne valent rien, surtout quand les personnels en lutte depuis maintenant plus de 8 mois attendent des réponses concrètes aux revendications qu’ils et elles portent avec détermination. La section SUD Culture de la BnF et les agent-es en lutte souhaitent donc en retour formuler de vrais vœux d’avancées sociales, pour leurs droits et l’amélioration réelle de leurs conditions de travail et d’emploi.

► Pour le passage immédiat en CDI des 13 « vacataires » !

Décembre 2018 a été un vrai calvaire pour 19 agent-e-s « vacataires » en fin de contrat et en attente d’un passage en CDI qui avait été promis par la direction de la BnF lors de négociations. Au dernier moment ces agent-es ont été reconduit-es pour 2019, mais 13 l’ont été seulement sur de nouveaux CDD ! Et cela en raison d’un chantage de la direction auprès des organisations syndicales CGT-FSU-SUD pour les forcer à accepter la réorganisation régressive du Service Public en 2019, sans quoi les promesses de CDI seraient retirées ! Jouer avec l’emploi et les situations des plus précaires d’entre nous pour passer en force sur d’autres sujets est inadmissible La direction doit s’engager maintenant à rectifier le tir et à faire passer ces 13 agent-es en CDI, surtout qu’ils et elles sont à la BnF depuis plusieurs années et sur des besoins permanents !

► Pour l’appel des 35 magasiniers/ères sur liste complémentaire !

La direction de la BnF a décidé de n’appeler en 2019 que 6 magasiniers/ères sur 35 en attente sur liste complémentaire (et peut-être jusqu’à 6 de plus mais sans garantie si l’intersyndicale CGT-FSU-SUD accepte la réorganisation du Service Public, le chantage continue) !  Pourtant, avec les 290 suppressions de postes absorbées par la BnF ces 10 dernières années (dont 90 de magasiniers/ères, sans compter les départs de « vacataires »), les besoins sont plus que présents dans de nombreux services qui traversent une crise sans précédent depuis plusieurs mois (ex. PHS). Cette situation doit cesser au plus vite, et la direction doit annoncer en concertation avec le ministère de la Culture un vrai calendrier d’appel intégral de la liste d’ici novembre 2019 (date de fin de cette liste), ce qui permettra aussi de titulariser les10 collègues précaires qui sont dessus !

► Pour le retrait du projet néfaste de réorganisation du Service Public en 2019.

Ce projet de réorganisation n’a pas d’autre but que d’aménager les pénuries et les sous-effectifs à l’aide de mesures régressives : augmentation du nombre de samedis travaillés pour les titulaires, concentration des heures supplémentaires sur les samedis pour forcer les agent-e-s les plus en difficultés financièrement à accepter de travailler plus, nouveaux cycles de travail mardi-samedi qui vont casser les collectifs, recours à l’ultra précarité avec des « contrats étudiants »… Pour la sauvegarde de nos droits aux récupérations, de nos week-ends, de nos emplois, opposons-nous massivement à tout passage en force de la direction et ne tombons pas dans le piège du « volontariat » qui n’est qu’un leurre !

► En 2019, obtenons aussi l’arrêt du projet de fusion des salles à Richelieu, la préservation du bâtiment Louvois, et l’amélioration concrète des conditions de travail sur tous les sites !

 ► Participons aussi en 2019 à toutes les luttes contre les projets socialement destructeurs portés par le gouvernement, notamment avec sa contre-réforme de la Fonction Publique (CAP 2022) !

SAMEDI 12 janvier : la mobilisation fête la nouvelle année !

Tous et toutes en GRÈVE à la BnF !

Pas d’avancées, pas de trêve ! La lutte continue !

Non à la précarité permanente !

Communiqué des « vacataires » en fin de contrat fin décembre à la BnF :

Non à la précarité permanente ! Des CDI pour tout le monde :

« Nous sommes 19 agent-e-s « vacataires » de la BnF. Nous y travaillons toutes et tous depuis au moins 1 ans et demi, mais en fait depuis bien plus longtemps pour la plupart, nous sommes là depuis 2 ans, 3 ans, parfois 4 ans. Nous travaillons presque tous les samedis, parfois les dimanches, nous faisons les soirées, mais nous sommes aussi là en semaine. Nous travaillons en service public : sans nous la BnF ne pourrait pas fonctionner, elle ne pourrait pas accueillir son public, l’informer, l’orienter, l’accréditer ou prendre ses affaires au Vestiaire. Nous prélevons les documents dans des locaux aveugles, nous nous occupons des photocopies, nous sommes en banques et en arrières-banques de salles. Nous sommes indispensables pour les missions de la BnF, mais aussi pour aider nos collègues dans leur travail, pour qu’ils et elles ne croulent pas sous une charge de travail trop lourde.

Pourtant, depuis tout ce temps, nous sommes toujours précaires. Nous sommes sur des CDD courts, le plus souvent de quelques mois, prolongés à chaque fois de quelques mois supplémentaires. Nous vivons dans la précarité permanente, dans la crainte de ne pas être renouvelé-e-s, dans la peur du chômage, de ne pas avoir d’avenir. Et tout cela parce que la BnF a abusé des règles d’emplois des contractuel-le-s, parce qu’elle a préféré créer des emplois très précaires plutôt que des emplois plus stables, parce qu’elle a voulu supprimer des postes en les faisant glisser sur des contrats courts en espérant les faire disparaître à terme, parce qu’elle a utilisé plein de prétextes pour nous laisser dans la précarité, alors que nous sommes bien toutes et tous sur des besoins permanents de l’établissement. Nous sommes sur des besoins permanents et, dans ce cas, en principe, la règle est claire, nous devons être sur des CDI. Nous sommes là, depuis longtemps, nos services ont besoin de notre travail, alors nous devons être en CDI. Mais cela, la direction de la BnF ne le veut pas, parce qu’elle veut réduire les effectifs, parce qu’elle veut du personnel précaire qui ne connaît pas ses droits, qui ne proteste pas. Si elle avait pu faire ce qu’elle voulait nous ne serions déjà plus là, mais à Pôle emplois.

Sauf que nous ne nous sommes pas laissé-e-s faire. Nous nous sommes réuni-e-s, nous avons participé à des AG, nous avons fait grève, nous avons fait des actions, nous avons tenu des piquets dans le hall Est du site de Tolbiac, nous avons pris part à des manifestations. Collectivement, en lien avec nos collègues, avec l’appui syndical, en portant aussi les autres revendications du mouvement de lutte qui dure à la BnF depuis maintenant 8 mois, nous avons obtenu d’abord que nos contrats soient tous prolongés jusqu’au 31 décembre 2018 (très rarement un peu plus), alors qu’ils devaient s’arrêter il y a des mois. Au début des négociations, cette simple prolongation n’était pas possible, puis finalement elle l’est devenue lorsque nous avons continué à nous mobiliser. Cet été, lors d’une négociation dans le cadre de la grève, la direction de la BnF a annoncé qu’elle proposerait à la fin de l’année une solution pour passer sur des emplois pérennes tous ceux et toutes celles qui auront plus de 15 mois d’ancienneté. Nous avons toutes et tous plus de 15 mois d’ancienneté. Mais en novembre, la direction avait changé d’avis et ne proposait plus un passage en CDI que pour quelqu’un-e-s et juste des prolongations de quelques mois en CDD pour d’autres. Nous avons refusé, car nous voulons une solution collective, nous sommes tous et toutes dans la même situation, nous voulons des CDI pour tout le monde. Alors, face à la pression de tous ces jours de grève, le 4 décembre, la direction de la BnF a annoncé qu’elle acceptait le passage en CDI de tout le monde au 1er janvier 2019. Elle s’y est engagée !

Mais à peine avions nous put souffler un peu, nous dire que les choses allaient s’améliorer, que la direction de la BnF fait de nouveau volte-face et qu’elle revient sur son engagement, tentant de faire du chantage en menaçant de retirer notre passage en CDI pour obliger le personnel mobilisé à renoncer à ses autres revendications et à accepter une réorganisation désastreuse du service public. Un tel reniement, un tel comportement est indigne de la part de la direction de la BnF. Elle fait de nous, les plus précaires, des victimes de ses manœuvres et de sa volonté de passer en force. Elle nous fait subir une nouvelle violence, en nous laissant sans aucune nouvelle de notre avenir professionnel à 10 jours de la fin de nos contrats, en pleine période des fêtes. Elle montre à quel point les notions de « dialogue social », de « concertation », dont elle parle à longueur de journée, n’ont aucun sens, puisqu’elle peut, de réunions en réunions revenir sur ses engagements, dire tout et son contraire, fuyant ainsi ses responsabilités face à la précarité qu’elle a créé et que nous subissons.

Alors, nous refusons ce recul, nous refusons que ne soit pas mis en œuvre ce qui est simplement la régularisation de la réalité de notre travail sur des besoins permanents de la BnF, nous refusons de repartir de nouveaux pour des mois ou des années de craintes, d’attentes, de périodes de travail sans contrat comme nous l’avons fait trop souvent. Nous voulons que la BnF, pour une fois, tienne son engagement, nous voulons qu’elle prenne en compte sa responsabilité sociale et morale, qu’elle fasse vraiment reculer la précarité et qu’aussi elle garantisse des effectifs dans les services en nous stabilisant.

Nous demandons ce qui est notre droit, ce que nous aurions dû avoir depuis le début, nous demandons à passer en CDI. Toutes et tous, sans sélection entre nous sur le fait de savoir qui est très ancien-ne et qui l’est un peu moins, sans nous diviser. Et nous sommes plus déterminé-e-s que jamais à nous mobiliser pour obtenir cela. Si la direction en nous menaçant espère sortir de la crise sociale actuelle, elle se trompe, c’est le contraire qu’elle est en train de faire. Alors, qu’elle règle le problème de la précarité, qu’elle nous stabilise et les choses pourront alors avancer.

Les agent-e-s « vacataires » en CDD.

Une pétition de soutien est en cours de diffusion, si vous voulez la signer, contactez-nous ! « 

greve11juin16