Archives pour la catégorie Précarité

Vacataires : confinement et fins de contrats à la BnF

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SUD Culture Solidaires – section BnF

Le 20 mars 2020

La section SUD Culture de la BnF est récemment intervenue pour demander à la direction de la BnF qu’elle prolonge, au titre de sa responsabilité sociale, l’ensemble des contrats à durée déterminée des agent-es potentiellement en fin de contrat dans les jours ou semaines à venir.
En attente des décisions de la direction, nous invitons les agent-es qui seraient concerné-es par une prochaine fin de contrat à nous contacter (notamment les « vacataires » mais aussi tout-e agent-e contractuel-le), ceci afin de pouvoir suivre leur situation et intervenir auprès de la direction pour s’assurer de la reconduction de leur contrat.

Pour nous contacter, écrivez à cette adresse : sudbnf@hotmail.fr

Stop à l’épidémie de précarité : exigeons la reconduction de tous les CDD durant le confinement, mais aussi après !

 

Courrier de l’intersyndicale Fonction Publique à Edouard Philippe (jour de carence, prolongation des contrats, restructurations, moyens pour les services publics…)

Monsieur Edouard Philippe
Hôtel Matignon, 57 rue de Varenne
75700 Paris

Paris, le 17 mars 2020

Monsieur le Premier Ministre,

Le Président de la République a annoncé hier, lundi 16 mars, que le Conseil des Ministres de ce mercredi déposera un projet de loi pour faire face à la crise sanitaire grave et inédite causée par le COVID-19.

Les organisations rappellent à cette occasion que l’engagement avait été pris devant toute les organisations syndicales lors du Conseil Supérieur de la Fonction publique de l’Etat de ne pas appliquer le jour de carence pour les agent-es victimes de l’épidémie par le Secrétaire d’Etat en charge de la Fonction publique. Ce dernier pourtant est revenu ensuite sur cet engagement à un moment où toute tergiversation n’est plus acceptable. Dans une crise sanitaire qui coûtera des milliards à l’économie française, récupérer de l’argent sur le dos de fonctionnaires malades serait très loin des propos du Président de la République sur la solidarité et la responsabilité.

Le projet de loi doit impérativement, entre autres mesures structurantes pour juguler la crise sanitaire et endiguer l’épidémie, prévoir que le jour de carence soit abrogé et ne soit donc plus appliqué à compter de la publication de la loi, quel que soit le motif médical de l’arrêt.

Il n’est plus acceptable de subir des mesures vexatoires au prétexte fallacieux de lutter contre l’absentéisme. Le seul discours de reconnaissance des agent-es publics qui font face à la situation avec un sens de l’intérêt général et un engagement professionnel exemplaires ne suffit pas. Il est temps que les actes suivent. L’abrogation du jour de carence serait un premier pas indispensable.

Par ailleurs, dans le contexte, toutes les mesures de préservation des situations sociales et économiques des personnels doivent être prises. Les annonces de « bienveillance » dans la prolongation des contrats qui devaient être renouvelés dans la période doivent se traduire par des mesures claires et qui donnent de la visibilité à ces agent-es, sans quoi certain-es pourraient subir des interruptions de tout revenu. Une telle situation pour ces personnels vivant déjà dans la précarité serait inacceptable.

Globalement, la période illustre la nécessité impérieuse de services publics ayant les moyens de faire face à toutes les situations, y compris de crise. Les politiques d’austérité qui ont dégradé les services publics portent une lourde responsabilité dans les difficultés matérielles que rencontrent les agent-es pour remplir correctement leurs missions notamment les services de santé. Nous demandons d’ores et déjà un moratoire sur les réorganisations de services et sur les suppressions de postes envisagées et un arrêt de toutes les réformes et restructurations. Des moyens humains et budgétaires supplémentaires, répondant aux besoins, doivent être alloués aux services publics.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Premier Ministre, en l’expression de nos salutations respectueuses.

L’intersyndicale Fonction publique : CGT FA FO FSU SOLIDAIRES

Les rendez-vous de ce mois de mars sont autant d’étapes vers un 31 mars qui doit être une journée massive

Union syndicale Solidaires

Après quasiment 3 mois de luttes, de grèves et de mobilisations dans la rue, ce n’est pas l’adoption de la loi (avec ses nombreux « trous » et incertitudes qui nécessiteront moult ordonnances) ni l’éventuel 49.3 qui vont faire faillir notre détermination : au contraire. Parce que cette lutte est inédite, par sa force, sa durée, son originalité, parce que défendre coûte que coûte un système de retraite par répartition qui soit juste pour toutes et tous est un choix fondamental de société, parce que nous voulons vivre et non survivre, nous ne capitulerons pas !

Comment gagner ? Il faut inscrire notre lutte dans la durée, par la grève et les manifestations massives, en démultipliant les actions locales qui donnent une large visibilité à ce combat. L’enjeu est de faire masse et que toutes celles et ceux qui veulent le retrait de ce projet passent à l’action. Car notre objectif, c’est le retrait ! Il faut donc faire le lien avec les autres mobilisations sociales pour rassembler nos forces et déborder le gouvernement.

Partout sur le territoire, tout le mois de mars doit servir à encore faire connaître plus largement à nos collègues, nos proches et à l’ensemble de la population les méfaits de ce système de retraites par points et les alternatives que nous portons.

LES RENDEZ-VOUS DE CE MOIS DE MARS SONT AUTANT D’ÉTAPES VERS UN 31 MARS QUI DOIT ÊTRE UNE JOURNÉE MASSIVE :

Le 8 mars journée internationale du droit des femmes, Solidaires appelle à la grève féministe, grève de la consommation, du soin, du travail et du travail domestique. Cette année la rue doit être envahie et permettre aux femmes de devenir les grandes gagnantes ! Parce que les femmes n’ont toujours pas l’égalité, parce qu’elles vont encore plus perdre leur autonomie économique avec cette contre-réforme des retraites, et qu’elles seraient ainsi encore les grandes perdantes si cette réforme passait.

Les 13 et 14 mars, verront à nouveau la jeunesse et la population se mobiliser massivement pour qu’enfin le changement climatique soit combattu  : ce système capitaliste basé sur la course au productivisme et à l’exploitation du travail, à la consommation et au profit nous conduit clairement vers les catastrophes climatiques sans précédents. Ce sont les mêmes logiques libérales qui appauvrissent nos services publics et jettent en pâture notre système de retraites aux assurances et fonds de pensions.

Le 14 mars les Gilets jaunes seront à nouveau dans la rue pour dénoncer les injustices sociales qui s’aggravent, entre diminutions des droits au chômage, baisse des APL et augmentation du coût de la vie… autant de sujets qui renvoient au partage des richesses, tandis que ce gouvernement assume sciemment encore une fois d’appauvrir les plus précaires par sa réforme des retraites. Le 14 mars sera aussi l’occasion de dénoncer les violences policières dans les quartiers populaires et plus largement contre le mouvement social.

Le 21 mars c’est la marche des Solidarités contre les violences policières, le racisme et les discriminations, qui appelle à la mobilisation générale contre l’impunité, pour une société construite sur la justice, la vérité et la dignité de tous et toutes.

Vers le 24 mars, une « autre conférence » initiée par l’intersyndicale nationale permettra un vrai débat sur le choix de société que représente le système de retraite. Elle pourra se décliner partout sur le territoire.

En plus de leur réussite pour elles-mêmes, l’ensemble de ces dates sont des points d’appui pour convaincre chacune et chacun de l’importance de participer en masse au 31 mars. Cette date a été choisie par l’intersyndicale nationale comme une journée massive de grève interprofessionnelle.

Cette date sera un nouveau départ pour élargir le rapport de force, et le temps disponible doit permettre de l’expliquer, de le construire, d’en imaginer collectivement les formes.

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A la BPI comme ailleurs, non à la précarité, non à la casse de nos retraites

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L’intersyndicale CGT-FSU-SUD-UNSA du ministère de la Culture et le personnel de la Bibliothèque Publique d’Information sont aujourd’hui rassemblés pour dénoncer la grave précarité qui touche depuis des années la BPI.

En effet, la direction de celle-ci a érigé la précarité systématique en norme de fonctionnement habituel et recrute régulièrement des agent-e-s précaires sur des CDD de 6 mois, non-renouvelables, pour travailler 15 heures par semaine en moyenne, soit à peu près 40 % d’un temps plein, ce qui fait un salaire mensuel de 450 euros. Et cela avec comme unique perspective à la fin du contrat le chômage, tandis que la BPI recrute de nouveaux/elles précaires à la place de ceux et celles non-renouvelé-e-s. De plus, ces précaires sont victimes de non-respect de leurs droits par rapport à l’accès aux formations, aux congés payés, aux arrêts-maladies, au remboursement des titres de transport, etc…

C’est ainsi plusieurs dizaines d’agent-e-s précaires qui travaillent à la BPI pour un salaire de misère, qui ne permet pas de vivre décemment, surtout en région parisienne. Pourtant ces agent-e-s sont sur des missions permanentes de la BPI. Ils et elles rangent les livres, assurent l’accueil du public à l’entrée de l’établissement, tâches qui ont lieu toute l’année et qui sont essentielles pour le bon fonctionnement de la BPI. Ces agent-e-s font donc un travail incontournable, mais malgré cela ils et elles sont coincé-e-s dans la précarité.

Cette situation inacceptable doit maintenant cesser et ces agent-e-s précaires doivent immédiatement bénéficier d’une amélioration de leur situation. Ils et elles sont sur des besoins permanents de la BPI et cela doit se traduire par le fait de devenir des agent-e-s permanent-e-s de la BPI.


Nous exigeons donc :

-La stabilisation immédiate de ces précaires, puis leur passage en CDI et l’augmentation de leurs quotités horaires, comme le prévoit la réglementation.

Nous exigeons aussi :

-Des solutions de réemplois pour les précaires dont les contrats se sont terminés récemment.

-Des augmentations de salaires pour les précaires comme pour les titulaires.

-Une ouverture régulière de concours, avec de vrais volets internes comportant un nombre de postes suffisants pour permettre une sortie de la précarité, en particulier au début de la catégorie C.

-Un vrai plan de titularisation des précaires.

L’égalité des droits et l’accès de toutes et tous les agent-e-s précaires aux congés payés, à la formation, aux congés maladies, aux remboursements des transports etc…


Ces précaires vont aussi faire parti-e-s des principales victimes de la casse de notre système de retraite. En effet, avec le système de la retraite à point, toutes les années de précarité, avec des salaires extrêmement bas, mais aussi avec des périodes de carence entre deux contrats et de chômage souvent non-indemnisé, vont être prise en compte dans le calcul de leurs retraites, ce qui va faire baisser de manière importante les montants de celles-ci. C’est pourquoi nous continuons encore et toujours à exiger le retrait de la contre-réforme des retraites et l’amélioration du système actuel de retrait par répartition. Nous appelons toutes les travailleuses et les travailleurs à se réunir en Assemblée Générale, à manifester, à participer aux actions, à faire grève pour faire reculer le gouvernement.

Journée de grève et de manifestation pour nos retraites JEUDI 6/02