Archives pour la catégorie Précarité

A la BPI comme ailleurs, non à la précarité, non à la casse de nos retraites

intersyndicale culture

L’intersyndicale CGT-FSU-SUD-UNSA du ministère de la Culture et le personnel de la Bibliothèque Publique d’Information sont aujourd’hui rassemblés pour dénoncer la grave précarité qui touche depuis des années la BPI.

En effet, la direction de celle-ci a érigé la précarité systématique en norme de fonctionnement habituel et recrute régulièrement des agent-e-s précaires sur des CDD de 6 mois, non-renouvelables, pour travailler 15 heures par semaine en moyenne, soit à peu près 40 % d’un temps plein, ce qui fait un salaire mensuel de 450 euros. Et cela avec comme unique perspective à la fin du contrat le chômage, tandis que la BPI recrute de nouveaux/elles précaires à la place de ceux et celles non-renouvelé-e-s. De plus, ces précaires sont victimes de non-respect de leurs droits par rapport à l’accès aux formations, aux congés payés, aux arrêts-maladies, au remboursement des titres de transport, etc…

C’est ainsi plusieurs dizaines d’agent-e-s précaires qui travaillent à la BPI pour un salaire de misère, qui ne permet pas de vivre décemment, surtout en région parisienne. Pourtant ces agent-e-s sont sur des missions permanentes de la BPI. Ils et elles rangent les livres, assurent l’accueil du public à l’entrée de l’établissement, tâches qui ont lieu toute l’année et qui sont essentielles pour le bon fonctionnement de la BPI. Ces agent-e-s font donc un travail incontournable, mais malgré cela ils et elles sont coincé-e-s dans la précarité.

Cette situation inacceptable doit maintenant cesser et ces agent-e-s précaires doivent immédiatement bénéficier d’une amélioration de leur situation. Ils et elles sont sur des besoins permanents de la BPI et cela doit se traduire par le fait de devenir des agent-e-s permanent-e-s de la BPI.


Nous exigeons donc :

-La stabilisation immédiate de ces précaires, puis leur passage en CDI et l’augmentation de leurs quotités horaires, comme le prévoit la réglementation.

Nous exigeons aussi :

-Des solutions de réemplois pour les précaires dont les contrats se sont terminés récemment.

-Des augmentations de salaires pour les précaires comme pour les titulaires.

-Une ouverture régulière de concours, avec de vrais volets internes comportant un nombre de postes suffisants pour permettre une sortie de la précarité, en particulier au début de la catégorie C.

-Un vrai plan de titularisation des précaires.

L’égalité des droits et l’accès de toutes et tous les agent-e-s précaires aux congés payés, à la formation, aux congés maladies, aux remboursements des transports etc…


Ces précaires vont aussi faire parti-e-s des principales victimes de la casse de notre système de retraite. En effet, avec le système de la retraite à point, toutes les années de précarité, avec des salaires extrêmement bas, mais aussi avec des périodes de carence entre deux contrats et de chômage souvent non-indemnisé, vont être prise en compte dans le calcul de leurs retraites, ce qui va faire baisser de manière importante les montants de celles-ci. C’est pourquoi nous continuons encore et toujours à exiger le retrait de la contre-réforme des retraites et l’amélioration du système actuel de retrait par répartition. Nous appelons toutes les travailleuses et les travailleurs à se réunir en Assemblée Générale, à manifester, à participer aux actions, à faire grève pour faire reculer le gouvernement.

Journée de grève et de manifestation pour nos retraites JEUDI 6/02

LUNDI 3/02, JOURNÉE DE MOBILISATION A LA CULTURE CONTRE LA PRÉCARITÉ ET POUR NOS RETRAITES !

intersyndicale culture

LUNDI 3/02, JOURNÉE DE MOBILISATION A LA CULTURE CONTRE LA PRÉCARITÉ ET POUR NOS RETRAITES :

Le ministère de la Culture est un ministère qui se signale, depuis des années, par le nombre très important de contractuel-le-s qu’il compte dans son personnel. Ainsi, à peu près la moitié des agent-e-s de ce ministère, soit plus de 7 000 agent-e-s, sont des non-titulaires, avec des situations et des statuts très variés, mais avec beaucoup de précarité, que ce soit par rapport à la durée des contrats, par rapport aux quotités de temps de travail et donc aux salaires, par rapport aux droits sociaux ou par rapport à la possibilité d’évoluer professionnellement.

Après de nombreuses années de lutte, les organisations syndicales ont pu dans de nombreux cas régler les situations de précarité les plus graves, limiter les cas de recours abusifs à des précaires et gagner des améliorations notables pour les agent-e-s contractuel-le-s, tout en obtenant des engagements sur les règles d’embauche et de gestion des contractuel-le-s.

Cela s’est traduit en particulier par l’instruction ministérielle de juillet 2015 qui prévoyait à la fois une stabilisation et des garanties pour les agent-e-s contractuel-le-s ayant de l’ancienneté et un retour aux règles normales de recours aux contractuel-le-s pour éviter en principe les abus à l’avenir. De plus, la mise en œuvre du processus de titularisation dit Sauvadet a permis au ministère de la Culture à des centaines de contractuel-le-s de devenir titulaires.

Mais ces dispositifs ont vite montré leurs limites et leurs insuffisances. Le processus Sauvadet a exclu de la titularisation la quasi-totalité des plus précaires, à savoir les contractuel-le-s à temps incomplet. Quand à l’instruction ministérielle, elle ne comportait parfois que des encouragements et pas d’obligations, ce qui fait que les établissements ont continué à faire des abus et à recréer de la précarité. Si les mobilisations du personnel et des organisations syndicales ont permis dans certains établissements d’obtenir des passages sur des contrats de vacataires et dans d’autres le passage en CDI avec des augmentations de quotité horaires de contractuel-le-s à temps incomplet sur besoins permanents, cela n’a pas été le cas partout.

Ainsi, des établissements du ministère de la Culture continuent d’embaucher des précaires sur des CDD de très courtes durées, de 4 à 6 mois, sur des temps de travail très faible et donc avec des salaires de misère, de 450-500 euros par mois, alors que ces agent-e-s sont sur des besoins permanents et devraient donc être en CDI. Dans le même temps, un peu partout, le ministère et les établissements ont recours de manière abusives à des contrats occasionnels ou à des contrats en attendant l’arrivé hypothétique de fonctionnaires pour créer de la précarité sur des postes qui devraient en fait être pourvus par des fonctionnaires. A cela se rajoute les abus de recours à des auto-entrepreneurs sous-payé-e-s pour des tâches qui devraient en fait être faites par des agent-e-s du ministère et les abus d’utilisation des stagiaires ou des services civiques.

Par ailleurs, la loi de transformation de la fonction publique permet désormais d’élargir encore plus les cas de recours à des contractuel-le-s, créant ainsi des situations de précarité supplémentaires et fragilisant encore plus l’emploi de titulaires. En particulier la possibilité de recourir à des contrats de projet crée une situation très dangereuse et il faut donc dire clairement que les conditions pour leur emploi au ministère de la Culture ne sont pas réunies et qu’il faut s’opposer fermement à leur utilisation.

Toutes et tous ces agent-e-s précaires n’ont presque aucune possibilité d’évoluer professionnellement, car il n’y a plus de processus de titularisation et les concours deviennent rares avec très peu de postes proposés. De ce fait, ces agent-e-s vont faire parti-e-s des principales victimes de la casse de notre système de retraite. En effet, avec le système de la retraite à point, toutes les années de précarité, avec des salaires extrêmement bas, mais aussi avec des périodes de carence entre deux contrats et de chômage souvent non-indemnisé, vont être prise en compte dans le calcul de leurs retraites, ce qui va faire baisser de manière importante les montants de celles-ci.

Mais face à cette situation de reculs sociaux sur la précarité et sur les retraites, les agent-e-s concerné-e-s se mobilisent et luttent. Au musée du Louvre, à la BPI, à la BnF, dans différents établissements, les agent-e-s précaires sont en grève et mobilisé-e-s aux côtés des autres agent-e-s pour défendre le système de retraites par répartition.

A la BPI les agent-e-s précaires ont aussi créé un collectif pour réclamer une vraie amélioration de leur situation, à commencer par leur stabilisation et la fin du système abusif des contrats de 6 mois sans réembauche qui leur est imposé.

Cette mobilisation contre la précarité et pour les retraites se retrouve aussi dans les musées de la Ville de Paris, car malheureusement les abus autour de la précarité se retrouvent dans tous les musées.

Ces précaires se sont organisé-e-s et se sont réuni-e-s en Assemblée Générale des précaires de la Culture le 27 janvier dernier. L’intersyndicale CGT-FSU-SUD-UNSA du ministère de la Culture soutien cette mobilisation et l’appel qui en est issu. Nous partageons et soutenons leurs revendications. A leurs côtés, nous réclamons :

-La stabilisation immédiate des contractuel-le-s à temps incomplet qui sont sur des besoins permanents, puis leur passage en CDI et l’augmentation de leurs quotités horaires.
-L’arrêt des recours abusifs à des CDD courts, à de faux occasionnels, à auto-entrepreneuriat.
-L’engagement qu’il n’y aura aucun recours au sein du ministère de la Culture aux nouvelles formes de précarité, à commencer par les contrats de projets.
-Des augmentations de salaires pour les précaires comme pour les titulaires.
-Une ouverture régulière de concours et de recrutements directs, avec de vrais volets internes comportant un nombre de postes suffisants pour permettre une sortie de la précarité, en particulier au début de la catégorie C.
-Un vrai plan de titularisation des précaires.
-L’égalité des droits et l’accès de toutes et tous les agent-e-s précaires aux congés payés, à la formation, aux congés maladies, aux remboursements des transports etc…
-Le retrait du projet de casse des retraites et l’amélioration du système de retraite par répartition.

Afin de porter ces revendications, l’intersyndicale CGT-FSU-SUD-UNSA du ministère de la Culture appelle l’ensemble du personnel du ministère, titulaires, contractuel-le-s en CDI, précaires à faire du LUNDI 3 FÉVRIER une journée de grève et d’actions contre la précarité et pour la défense de nos retraites.

A Paris, l’intersyndicale CGT-FSU-SUD-UNSA appelle à participer le plus massivement possibles à 3 rendez-vous :

>> De 9h à 11h30 au rassemblement des précaires des musées de la Ville de Paris, aux côtés des syndicats de la Ville de Paris, devant l’Hôtel de Ville central, métro Hôtel de Ville lignes 1 et 11.

>> A 12h au rassemblement contre la précarité à la Bibliothèque Publique d’Information, devant la BPI, place Igor Stravinsky, à côté de la fontaine de Niki de Saint-Phalle, métro Châtelet-les-Halles.

>> De 17h à 18h30 à une marche lumineuse, festive et visuelle de toute la Culture, public comme privé, au Palais-Royal, colonnes de Buren, pour défendre nos retraites. Ramenez vos lampes, vos banderoles, vos pancartes.

 

Système à points : LES FEMMES GRANDES PERDANTES

Union syndicale Solidaires

Le 7 janvier 2019

Edouard Philippe : « les femmes seront les grandes gagnantes de la réforme », 11 décembre 2019 >>> FAUX !

Calculer le niveau de retraite sur l’ensemble de la carrière pénalise automatiquement les femmes >>>VRAI

Car ce sont elles qui s’arrêtent encore très majoritairement pour l’éducation des enfants (maternités, congés parentaux, temps partiel), s’occuper des personnes dépendantes, qui ont des carrières heurtées, incomplètes, subissent le plafond de verre.

Ce sont aussi les femmes qui sont majoritaires dans des secteurs où les niveaux de salaires sont moindres (éducation, santé, social, soins aux personnes…) et dans des boulots précaires, avec beaucoup de temps partiel subi (services, nettoyage, commerce…).

Les majorations prévues par le gouvernement vont pouvoir compenser les carrières heurtées >>> FAUX !

La validation de 2 ans de cotisations par enfant qui existe aujourd’hui dans le privé et des 8 mois dans le public seront supprimées, ainsi que la majoration de pension de 10% pour celles et ceux qui ont 3 enfants ou plus. A la place, une majoration de pension de 5% par enfant sera attribuée, qui ne compensera qu’en partie les mécanismes qui existaient avant. Cette attribution des 5 % sera en plus attribuée au choix de l’un des deux conjoint. La majoration risque bien d’arriver aux hommes… en raison de leur salaire en moyenne de 24 % supérieur à celui des femmes, et alors que les divorces touchent 45 % des couples… et que rien n’est prévu dans ce cas pour les femmes.

Rajouter l’âge pivot à 64 ans à ce système pénalise doublement les femmes >>> VRAI !

Aujourd’hui, 60% des femmes (et 70% des hommes) ne sont plus dans l’emploi avant 62 ans, et 40% des femmes n’ont pas de carrière complète ! Ce qui signifie que les femmes subiront des décotes… avec un niveau de pension faible, les ramenant au minimum de pension…(voir ci-dessous)
Aujourd’hui en tenant compte de la pénibilité, une aide soignante par exemple, peut partir à 57 ans, demain elle ne pourra pas partir avant 64 ans… Physiquement, ce n’est pas possible, donc là aussi elles partiront avant (et l’assurance maladie paiera), cassées physiquement et avec une carrière incomplète, donc de la décote !

Le minimum de pension à 1000 euros va sortir les femmes de la misère à la retraite >>> FAUX !

Cet affichage du minimum de pension du gouvernement va soi-disant sauver les femmes qui auront eu des carrières avec de faibles salaires, sauf que, ce minimum sera versé seulement si vous avez une carrière complète (toutes les années cotisées avec 600 heures annuelles payées au smic) ! c’est le serpent qui se mord la queue, avec 40 % de femmes qui n’ont pas de carrièr

es complètes, qui sont dans boulots précaires… Et cette mesure de relèvement du minimum de pension devait se faire depuis 2003, promesse faite pour obtenir l’accord de certaines organisations syndicales… et qui aurait dû se faire indépendamment du changement de système des retraites. Et on ne parle même pas de ce niveau des 1000 euros qui permettrait à peine de survivre ! Cela représente 85% du smic, duquel il faut enlever les dépenses incompressibles…

Et les veuves seront mieux soutenues >>> FAUX !

En cas de décès du conjoint, les femmes seront obligées d’attendre 64 ans et d’être parties en retraite pour toucher la pension de réversion, alors qu’aujourd’hui ce droit est ouvert dès 55 ans (or actuellement 100 000 femmes touchent une

pension de réversion entre 55 et 64 ans). Si les femmes divorcent, elles n’auront plus de pension de réversion ! Elles en seront réduites à demander une majoration de la prestation compensatoire auprès du juge des affaires matrimoniales, avec tous les aléas que cela comporte. Or les ruptures sont de plus en plus nombreuses et de plus en plus tardives. Enfin, le changement du mode de calcul pénaliser

a beaucoup de femmes.

SOLIDAIRES REVENDIQUE :

– le retrait de la réforme du système de retraite par points

– une politiqu

e concrète d’égalité salariale, un partage du congé parental temps entre les parents,

• Tant qu’un système patriarcal perdure,

le maintien des systèmes de compensations pour les femmes, et leur amélioration.

• Le rattrapage des discriminations que les femmes ont subi pendant leur carrière p

ar une compensation à cette hauteur au moment de leur départ.

– Tous les moyens d’assurer l’indépendance économique
des femmes au travail comme à la retraite.

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Précarité étudiante : l’État doit prendre ses responsabilités !

Communiqué intersyndical

Vendredi 8 novembre, un étudiant, membre de Solidaires Etudiant-e-s, acculé par les difficultés financières, a tenté de s’immoler par le feu devant le CROUS de Lyon. Des rassemblements et actions diverses contre la précarité, auxquels ont participé nos organisations, chacune à sa manière, ont suivi.

Un gouvernement aux abonnés absents

Après une semaine de silence coupable et la sortie d’un communiqué relevant d’une certaine indécence envers les étudiant-e-s précaires, le gouvernement nous a proposé une rencontre avec M. Attal, secrétaire d’État à la jeunesse, puis avec Mme Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation à son retour d’Antarctique. Cette dernière a annoncé des mesures largement insuffisantes ce mardi (avant même d’avoir rencontré la totalité de nos organisations). Il nous semble ainsi que le gouvernement ne semble pas prendre conscience de la gravité structurelle de la situation qui a amené au drame du 8 novembre.

Nous, organisations syndicales étudiantes, nous sommes réunies le lundi 18 novembre en intersyndicale étudiante afin de se mettre d’accord sur un ensemble de revendications communes à faire valoir largement lors de la suite de la mobilisation. Cette volonté de travail commun est issue de la constatation de l’urgence du problème de la précarité étudiante et d’un constat commun : celui du démantèlement de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche ainsi que des services sociaux aux étudiant-e-s. Le gouvernement a ainsi diminué nos APL avant de les geler alors que les loyers continuent d’augmenter. Dans le même temps celui-ci a gelé nos bourses pendant deux ans avant de les revaloriser très faiblement, a supprimé l’Aide à la Recherche au Premier Emploi, créé la CVEC, nouvelle taxe étudiante qui augmente chaque année car elle est indexée sur l’inflation et en 2019 a augmenté le prix du restaurant universitaire. Face à cela, les annonces faites par Frédérique Vidal mardi 19 au matin sont largement insuffisantes pour répondre à la précarité que nous subissons.

Des revendications d’urgences et structurelles contre la précarité étudiante

Nos organisations estiment qu’il faut des réformes structurelles à une précarité étudiante devenue structurelle, précédées d’une action urgente et immédiate pour que de telles tragédies ne se reproduisent pas.

Au minimum, nous revendiquons :

  • Une augmentation importante d’au moins 20% des bourses étudiantes dans le cadre d’une revalorisation immédiate et d’une réforme en profondeur du système.
  • L’augmentation du nombre de logements en cité universitaire afin d’atteindre rapidement un objectif d’au moins 10% des étudiante-s en logement CROUS
  • Dès aujourd’hui, le gel puis la baisse des loyers en cité universitaire, l’application de baux tels que ceux des HLM (contre l’absence de droits actuelle) ainsi que la mise en place de l’encadrement des loyers dans toutes les villes en tensions
  • Des moyens financiers et humains pour les services de santé universitaires et les CROUS : les moyens doivent être mis pour recruter des personnels médicaux (notamment en matière de santé psychique) et des assistantes sociales
  • Le gel du ticket RU et la prise en charge par l’état à plus de 50% du coût du ticket RU
  • Les mêmes droits pour tou-te-s les étudiant-e-s, sans discrimination de nationalité et d’âge, ce qui implique l’abrogation des frais différenciés pour les étudiant-e-s étranger-e-s ne provenant pas d’un pays de l’UE.
  • Que l’inscription à l’université donne automatiquement droit à une carte de séjour de manière effective.

Nous demandons à moyen terme :

  • La construction massive de cités universitaires
    et la restauration de l’ensemble des logements insalubres afin de garantir un réel droit au logement aux étudiant-e-s
  • L’ouverture de nouveaux centres dans les lieux d’études qui en sont dépourvus
  • La suppression du Service National Universel et un investissement de même hauteur dans l’enseignement supérieur et la recherche.
  • Que l’État assure des conditions matérielles de vie dignes à tou-te-s les étudiant-e-s

Pour faire entendre nos revendications, continuons la mobilisation !

Nos organisations appellent, d’ici au 5 décembre, à accentuer la pression sur le gouvernement afin qu’il mette en œuvre d’une part un plan d’urgence, d’autre part une politique structurelle de résorption de la précarité étudiante, afin que l’État assure des conditions matérielles de vie dignes à tou-te-s les étudiant-e-s. Elles appellent à multiplier les actions sur le terrain, notamment lors d’une journée nationale d’actions et de mobilisation le 26 novembre.

L’intersyndicale étudiante du 18 novembre 2019
Alternative ESR – FAGE – FSE – Solidaires Étudiant-e-s – UNEF

Le communiqué sur le site de Solidaires Etudiant-es : https://www.solidaires-etudiant.org/blog/2019/11/20/precarite-etudiante-letat-doit-prendre-ses-responsabilites/

La précarité détruit nos vies : rassemblement mardi 12/11 devant le Crous de Port Royal à Paris (18h)

Solidaires Etudiant-es / Union syndicale Solidaires

Ce vendredi 8 novembre en début d’après-midi, un camarade de Solidaires étudiant-e-s Lyon a tenté de s’immoler par le feu devant le bâtiment du CROUS à Lyon.

Par cet acte désespéré et politique, il a voulu alerter sur ses conditions précaires d’étudiant redoublant, privé de bourse, dans un système universitaire toujours plus libéralisé. Ce constat, Solidaires Étudiant-e-s le partage. Les études coûtent chaque année plus cher aux étudiant-e-s et nous sommes nombreuses-eux à partager ces conditions intenables. Les moyens déployés pour les étudiant-e-s sont dérisoires par rapports aux besoins et au coût de la vie : que ce soit le nombre et le montant des bourses, le prix des logements, leur trop faible nombre et leur insalubrité dans les CROUS, la restauration universitaire trop chère et sous-dimensionnée, l’inexistence d’un service de santé…

Poursuivre des études dans un système concurrentiel, imposant une sélection permanente, crée des situations de stress et de surmenage dont souffrent 60% des étudiant-e-s d’après le dernier rapport de l’Observatoire de la Vie Etudiante. A cela, ajoutons que la moitié des étudiant-e-s doit cumuler les études et un travail salarié pour survivre.

Ce sont les enfants des classes populaires et d’une partie des classes moyennes qui subissent ce système et cette précarité, ce qui a évidemment un impact sur leurs études. Cette précarité existe également pour la jeunesse non scolarisée et pour une partie croissante de la population. Elle est inacceptable, encore plus dans un pays aussi riche que le nôtre.

Solidaires Etudiant-e-s et l’Union syndicale Solidaires appellent nationalement à des rassemblements sur les lieux d’études, devant les CROUS le mardi 12 novembre. À défaut d’antenne du CROUS, nous appellons à des rassemblements devant les préfectures et sous-préfectures.

Nous vous invitons à vous rapprocher des syndicats Solidaires Etudiant-e-s pour les informations des rassemblements dans votre ville ou à vous référer à la liste mise à jour sur nos différents réseaux sociaux.

A Lyon, nous vous invitons à 10h, au 59 rue de la Madeleine, siège social du Crous Lyon Saint-Etienne, lieu où notre camarade a commis cet acte politique, pour nous retrouver ensemble, rester soudé-e-s, créer des solidarités et pour lutter contre ces conditions de vie déplorables.

Toutes les organisations qui luttent contre la précarisation de la vie étudiante ou dans le monde du travail, qui se battent pour une autre répartition des richesses sont les bienvenues.

Nous vous attendons nombreuses et nombreux, et pour reprendre les mots de notre camarade : « Vive l’autogestion, vive le socialisme, vive la sécu »

Plus que jamais, continuons la lutte !


PARIS : Mardi 12 novembre rassemblement à 18h devant le Crous de Port-Royal, 39 Avenue Georges Bernanos, RER B Port-Royal.


Union syndicale Solidaires

Le 9 novembre 2019

Nous relayons le communiqué de la fédération Solidaires étudiant quand à la situation d’un de ses membres, camarade de notre union, qui s’est immolé hier à Lyon par désespoir devant la situation sociale qu’il subissait.

L’Union syndicale Solidaires apporte tout son soutien à sa famille, ses proches et ses camarades de luttes. Nous espérons vivement sa rémission et de le retrouver vite à nos côtés.

Nous dénonçons la précarité croissante qui touche notamment les étudiant.es. Elle broie et détruit les vies.

Nous poursuivrons la lutte pour imposer un autre partage des richesses et permettre enfin à toutes et tous de vivre dignement.

Lire ici le communiqué de Solidaires Etudiant-e-s : https://solidaires.org/La-precarite-detruit-nos-vies


Assurance chômage et Revenu universel d’activité : Se mobiliser pour empêcher une régression de tous les droits !

Malgré le mouvement des Gilets jaunes, le gouvernement Macron n’hésite pas à enfoncer
encore plus la population de notre pays dans la misère. La loi Pénicaud, cyniquement dénommée « Pour la liberté de choisir son avenir professionnel » lui a donné, au  prétexte de l’endettement de l’Unédic, les moyens nécessaires pour en finir avec le  paritarisme et reprendre en main la gouvernance de l’assurance chômage, en réalité pour la privatiser et la détruire.

Le gouvernement et le patronat ont organisé la mise en faillite de l’Unédic en réduisant les cotisations puis en supprimant les cotisations salariales (remplacées par la CSG) et en
instaurant parallèlement des exonérations permanentes de cotisations patronales, en totalité jusqu’à 1,6 Smic. Ils ont organisé le recours aux marchés financiers afin de « titriser » la dette (par l’émission d’obligations) et ainsi faire financer les caisses du  régime par des investisseurs privés.

En fin décembre 2018, le gouvernement a fait passer un décret qui augmente les «  devoirs », aggrave fortement les contrôles et automatise les sanctions sur les  demandeur.es d’emploi, avec la possibilité de supprimer le revenu de remplacement (ARE, RSA, ASS) jusqu’à 4 mois, voire de 6 à 12 mois en cas de supposée « fraude » de la part d’un demandeur d’emploi. Ce décret a aussi supprimé les références à l’ancien  salaire et à la distance du domicile au lieu de travail pour définir une « Offre raisonnable d’emploi », à laquelle un demandeur d’emploi ne pourra pas refuser plus d’une fois de se soumettre…

De nouvelles mesures sur l’indemnisation des chômeur.es

Le gouvernement annonce à présent un ensemble de mesures qui :

– durcissent les conditions d’accès à l’indemnisation (avoir travaillé au moins 6 mois durant les 2 dernières années) et au rechargement des droits (avoir retravaillé au moins 6 mois)

– vont diminuer drastiquement le montant des allocations, surtout pour les demandeur.es d’emploi en activité réduite (dont une majorité de femmes) grâce à un nouveau mode de calcul de l’allocation ARE basé sur le salaire moyen mensuel pendant toute la période travaillée.

– restaurent une dégressivité (pour le moment pour les salaires au-dessus de 4500 €).

Alors qu’actuellement 42 % des demandeur·es d’emploi inscrit·es sont indemnisé·es par l’ARE, ces mesures sont une véritable provocation de la part du gouvernement qui  stigmatise les chômeur·es et refuse d’entendre leur souffrance et celle de leurs familles.

Le « bonus-malus », censé réduire le recours aux contrats précaires, servira surtout pour abaisser à 3 % les taux de cotisation patronale des entreprises dites « vertueuses ». Les règles qui ont été fixées donnent un nouveau levier de pression sur les précaires : le  patron marchande le fait que l’employé n’ira pas s’inscrire à Pôle emploi à la fin de son contrat (condition pour éviter le malus) contre la menace de ne plus le réembaucher. C’est en même temps parfait pour diminuer le nombre officiel des chômeurs et inciter au non-recours aux droits. En outre, le gouvernement ne compte pas revenir sur les  nombreuses exonérations de cotisations patronales déjà accordées.

La mise en place d’un Revenu universel d’activité

En septembre 2018, Macron annonçait la mise en place d’un « Plan de lutte contre la pauvreté » au travers d’une fusion des prestations d’aide sociale et de la création d’une allocation unique dite « Revenu universel d’activité » censée remplacer le RSA, l’ASS et même l’AAH. Ce RUA serait probablement attribué sur le critère des revenus du foyer, en tout cas attribué sous condition de recherches d’emploi – alors qu’est maintenant  instaurée une soumission aux contrôles de Pôle emploi (et des autres organismes ou  patrons liés par une convention avec Pôle emploi) avec automatisation des sanctions de suppression du revenu.

Le gouvernement compte ainsi parallèlement masquer et favoriser la montée sans précédent de l’emploi précaire, défini au jour le jour, à horaires émiettés, avec des employeurs multiples… Les assistantes maternelles (réunies dans le collectif des Gilets roses) et les intermittents du spectacle, qui ont obtenu un statu quo pour leurs régimes spécifiques, ont montré que la mobilisation (ou la menace de celle-ci) pouvait permettre de faire reculer ce gouvernement. Mais rien n’est encore acquis pour l’instant, car un décret doit intervenir pendant l’été.

Face à ces régressions sans précédent, il est nécessaire que les chômeur·es et précaires et les organisations syndicales qui les soutiennent opposent leurs revendications :

Un système unique et universel de sécurité sociale couvrant le risque du chômage  accessible à toutes et tous, quelles que soient nos origines, nos religions, nos couleurs de peau, nos genres, nos activités professionnelles ou autres.

L’indemnisation de toutes les formes de chômage au moins au niveau du Smic mensuel, y compris pour les moins de 25 ans et les primo-demandeurs

L’attribution de toutes les allocations sur le critère des ressources de la personne et non de celles du foyer

L’arrêt des contrôles et des sanctions contre les demandeur.es d’emploi

La RTT à 32 heures sans annualisation ni perte de salaire.

Face à ceux qui tentent de monter ceux et celles qui ont un emploi contre ceux et celles qui n’en ont pas, nous affirmons que nous sommes pour défendre les droits de tous et toutes, comme nous réaffirmons sans relâche la nécessité de s’élever contre toutes idéologies et pratiques d’oppression et de discrimination, qu’elles soient notamment racistes, sexistes, homophobes, transphobes, patriarcales, colonialistes, révisionnistes, autoritaires.

Plus uni·es, nous sommes plus fort·es.

Signataires : AC !, APEIS, CGT Pôle emploi IDF, CIP-IdF, CIP-MP, CNTPEP-CGT, DAL, Femmes contre les précarités le chômage et les discriminations, Gilets Jaunes Intermittent·es Chomeur·es Précaires, MNCP, Recours Radiation, SNU FSU Pôle emploi IDF, Solidaires Précaires Chômeurs Calvados, Solidaires SUD Emploi, Stop précarité, SUD Solidaires Précaires 76, SUD Culture Solidaires, Union syndicale Solidaires