Archives pour la catégorie Précarité

Déclaration liminaire à la Commission Consultative Paritaire des Contractuel-le-s de la BnF du 26 mars 2019

SUD Culture Solidaires / Section BnF

Contre la précarité, pour stabiliser en CDI les « vacataires » qui sont sur des besoins permanents, pour créer les postes nécessaires à la BnF, pour appliquer réellement les décisions prises en CCPC, il faut agir maintenant !

Un mouvement social est engagé depuis maintenant dix mois dans notre établissement, comptabilisant un nombre de jours de grève devenant chaque semaine de plus en plus important. Les revendications principales portées par les personnels, usés par une situation de sous-effectif qui engendre une surcharge de travail devenue incompatible avec les missions qu’ils et elles sont censé-e-s assurer, sont parfaitement connues de la direction : arrêt des suppressions de postes, hausse de budget et obtention des effectifs nécessaires, priorisation en 2019 des recrutements en catégorie C et B, pour notamment permettre l’appel intégral de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères, amélioration concrète des conditions de travail en local aveugle, et réparation des abus concernant les plus précaires d’entre nous, ce qui concerne directement l’instance convoquée aujourd’hui.

Tout d’abord, la direction de la BnF n’est même pas capable de mettre en œuvre les avancées qu’elle a dû concéder face à la mobilisation du personnel. Ainsi, le passage en groupe 3 des agent-e-s contractuel-le-s à temps incomplet des Pieds-de-Tour, dans le cadre du volet social lié à la mise en place de la DPU, qui a pourtant été acté officiellement en CCPC et qui aurait dû intervenir le 1er février, n’a toujours pas eu lieu et il n’y a aucune réponse aux nombreuses relances sur le sujet. Il faut donc que la direction de la BnF commence par tenir son engagement et que ce passage ait bien lieu rétroactivement en février.

Ensuite, à ce jour, il reste douze agent-e-s non titulaires à temps incomplet qui ont acquis une ancienneté importante en CDD, dont un a plus de quatre ans d’ancienneté et qui continuent de subir une situation qui est indigne de notre établissement. Leur passage immédiat en CDI est donc à la fois nécessaire et logique, pour reconnaître leur ancienneté et leurs compétences professionnelles. C’est là aussi une mesure sociale dont la direction de la BnF doit prendre tout de suite la responsabilité.

De plus, la BnF vient de procéder à l’embauche de onze nouveaux et nouvelles collègues contractuel-le-s à temps incomplet sur des contrats courts en CDD de sept mois, sur des besoins soi-disant « occasionnels », alors qu’en fait ces agent-e-s occupent bel et bien des emplois sur des besoins permanents, pour lesquels la réglementation implique l’embauche directe en CDI, comme le rappelle l’instruction ministérielle de juillet 2015, dont l’application systématique a été l’objet d’un engagement juridiquement contraignant de la direction de la BnF par la signature d’un protocole de fin de grève en juillet 2016. Cette situation est donc d’autant plus inacceptable que le conflit social en cours porte justement sur l’arrêt de ces recrutements abusifs sur des contrats courts. Nous demandons donc le passage là aussi immédiat en CDI de ces collègues, ce qui est à la fois l’application de la réglementation à laquelle la BnF ne peut pas se soustraire et le moyen d’assurer un effectif plus stable aux services où travaillent ces agent-e-s, dont la présence est nécessaire de manière permanente pour le bon fonctionnement du service public.

De la même façon, le projet de création de nouveaux contrats de dix mois non-renouvelable et à faible quotité horaire pour des étudiant-e-s sur des missions permanentes de la BnF est lui aussi intolérable, car cela crée de l’ultra-précarité tant elle engendre des situations de souffrance et de pauvreté. Elle créé un groupe d’agent-e-s qui n’auront plus aucun droits sociaux, aucun accès à la formation, aucun accès aux prestations sociales, aucun accès aux concours internes, aucun accès au parc logement de la BnF et du ministère de la Culture, aucun droit de vote aux élections professionnelles, alors qu’ils et elles sont en fait sur des besoins permanents de la BnF et que leur présence est essentielle au bon fonctionnement de notre établissement.
C’est de plus là aussi totalement irrégulier par rapport à la réglementation de la fonction publique et cela remettrait en cause vingt ans de progrès social et de lutte contre la précarité à la BnF et au ministère de la Culture.

Nous demandons donc encore une fois le retrait de ce projet de contrats ultra-précaires et le respect des règles normales, afin de permettre un fonctionnement normal du service public à la BnF, avec un effectif suffisant pour cela.

C’est pourquoi, enfin, nous demandons encore et toujours qu’une solution soit trouvée afin que la BnF appelle intégralement la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères e avant novembre 2019. Outre le besoin évident des services à voir arriver ces nouveaux et nouvelles collègues dans leurs effectifs, cet appel complet permettra de titulariser les sept agent-e-s contractuel-le-s à temps incomplet en CDI de la BnF qui sont à la fin de cette liste complémentaire, alors que ce sont des agent-e-s qui ont longues années de service dans notre établissement avec des revenus extrêmement faibles et pour qui c’est la seule opportunité de devenir fonctionnaire.

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Le public du salon du livre interpellé par les personnels de la BnF!

Samedi 16 mars 2019, un millier de tract a été distribué à l’occasion du Salon du Livre à Paris Porte de Versailles, pour interpeller le public sur la situation de la Bibliothèque nationale de France!

 

SUD Culture Solidaires / Section BnF

28 jours de Grève…

… la Bibliothèque nationale de France aux abois !

La Bibliothèque nationale de France, dépositaire du Dépôt Légal, fer de lance du numérique en Europe avec sa bibliothèque en ligne « Gallica », Une des trois plus grandes bibliothèques du monde avec des millions de documents conservés, des expositions ambitieuses et plus d’un million de visiteurs et visiteuses physiques par an, connait depuis désormais 10 mois une mobilisation sans précédent de ses20181215_121517.jpg personnels.

 Les raisons ? 300 suppressions de postes cumulées en 10 ans, et la baisse des crédits octroyés par le Ministère de la Culture pour sa masse salariale et son fonctionnement. Pour autant, le périmètre des missions de la BnF à savoir conserver, cataloguer et communiquer le patrimoine écrit, visuel et sonore, ne cesse lui d’évoluer et de s’élargir, par exemple avec l’arrivée du Dépôt Légal numérique ou l’ouverture prochaine d’une Bibliothèque Musée sur le site historique de Richelieu (Paris 2ème arr.).

Les conséquences des suppressions de poste se font sentir quotidiennement : délais allongés pour le catalogage des ouvrages, collections abandonnées à la poussière des magasins, inventaires minimum et difficultés accrues pour les personnels de magasinage de catégorie C (-90 emplois), qui ont absorbé la majeure partie des coupes budgétaires et qui supportent des conditions de travail difficiles, notamment sur le site François Mitterrand (Paris 13ème arr.), conçu par l’architecte Dominique Perrault, dont la topographie force les personnels à travailler la majeure partie de la journée dans des locaux privés de lumière du jour.

Depuis de nombreuses années, la direction de la BnF a également recours à des personnels précaires, exploités à temps partiel, principalement le weekend et en soirée, pour l’accueil du public, les vestiaires, ou encore le travail de communication des documents au public, puis leurs renvoi et rangement aux magasins ensuitedes collections. Les avancées sociales obtenues pour ces personnels ces dernières années, notamment dans le cadre d’une grève locale victorieuse en 2016, sont aujourd’hui grandement menacées, avec la recrudescence de contrats en CDD abusifs, là où la réglementation prévoit pourtant des embauches en CDI.

Pendant ce temps, Ministère de la Culture et direction de la BnF parlent le langage de la « performance », au gré d’un contrat renouvelé tous les 5 ans  engageant l’établissement à un « rendement » scientifique et culturel qui se traduit par une course aux statistiques déconnectée des conditions de travail des personnels.

Après des mois de faux « dialogue social » aucune véritable réponse n’a été faite aux actions fortes portées par les personnels à travers divers préavis de grève intersyndicaux (CGT-FSU-SUD Culture), dont un illimité déposé par SUD Culture Solidaires à l’été 2018. La direction de la BnF quant à elle tient à appliquer, en bon élève de ses tutelles, la gestion des pénurie au gré d’une vaste « réorganisation » du travail, consistant pour éviter d’embaucher en bouleverser les cycles de travail et de récupération des agent-es en les faisant travailler toujours plus, tout en précarisant davantage les personnels avec un projet scandaleux visant à exploiter sans complexe des salarié-es « étudiant-es » sur des contrats ultra précaires non reconductibles.

Surcharge de travail, conditions d’activité détériorées, réorganisations forcées et précarité, lles personnels se battent pour des effectifs à la hausse, contre la précarité, et contre un nouveau projet de réorganisation qui attaque leurs droits et conditions de travail. Les personnels se battent également contre le projet destructeur « Action Publique 2022 », porté par le gouvernement contre l’ensemble des services publics et des personnels qui l’assurent, qu’ils et elles soient fonctionnaires ou contractuel-le-s.

 ►Nos acquis sociaux sont attaqués et notre situation va encore se dégrader alors même que les personnels de la BnF sont déjà usés par leurs conditions de travail et le sous-effectif chronique !

►Le Ministère de la Culture doit garantir nos emplois et nos missions et s’attaquer réellement à la précarité subie par les personnels de la BnF !

Ni sous-effectifs, ni précarité ! Pour un service public de qualité à la BnF !

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La direction persiste et signe ! Non au chantage et à la pression sur les personnels ! Grève samedi 16 février !

SUD Culture Solidaires / Section de la BnF

► L’Assemblée Générale des personnels, réunie samedi 09 février, a décidé de reconduire la grève samedi 16 février. Cette décision fait suite aux négociations tenues le 04 février et à leur contenu de nouveau inacceptable !

UNE DIRECTION CAMPÉE SUR UNE LOGIQUE DU « TOUT OU RIEN »

Précarité >>> La direction de la BnF continue son chantage, en ne proposant le passage en CDI de 12 collègues précaires, pourtant embauché-es de manière indéniable sur des CDD abusifs, qu’à la condition de la levée du préavis de grève déposé début juillet 2018 par la section SUD Culture de la BnF, qui inclut un certain nombre de revendications que la direction nous intime donc d’abandonner. Pour les 11 nouveaux/elles précaires embauché-e-s sur des contrats de 7 mois sur des besoins pourtant permanents, la direction ne propose rien, car c’est désormais son modèle de contrat, fondé sur l’ultra-précarité.

Liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères >>> Dans une même logique, la direction propose de faire passer de 6 à 12 le nombre de personnes appelées en 2019, chiffre bien insuffisant par rapport au sous-effectif chronique, au prix d’un renoncement à revendiquer l’appel intégral de la liste d’ici novembre 2019. Comment se contenter de si peu, quand on sait qu’il resterait encore 21 personnes à appeler, dont 7 précaires de la BnF en attente d’une titularisation après parfois des années de service à la BnF ?

Réorganisation du service public >>> La direction exige en contrepartie du passage en CDI de nos collègues et de l’appel partiel de la liste complémentaire, la « cessation de toute action ou revendication » concernant le projet de réorganisation du service public largement rejeté par une majeure partie du personnel (augmentation du nombre de samedis travaillés pour les titulaires – cycles mardi-samedi – recours à des contrats étudiant-es de quelques mois…).

Cette même direction a atteint le stade où elle nie tout simplement l’existence d’une vraie contestation de cette réorganisation (telle qu’elle s’est exprimée au DEP, à PHS, ou encore à LLA), estimant que les personnels « n’ont pas compris » le contenu du projet. Ce mépris doit cesser et la parole des agent-es doit être écoutée !

FAIRE TAIRE LES REVENDICATIONS PAR DES MENACES DE RÉPRESSION

Manifestement désemparée face à la ténacité des personnels, la direction de la BnF a décidé d’entrer dans une logique de répression et d’intimidation, en accusant les personnels grévistes de violences dans le cadre de piquets de grève ou encore lors d’actions d’information du public, ce qui est totalement faux !

Plus grave encore, la direction a directement et nominativement adressé un courrier de mise en garde à l’un de nos militant-es, ce qui remet en cause notre liberté syndicale et notre liberté d’expression collective ! C’est inacceptable !

►La vraie violence, c’est celle de la précarité, des CDD reconduits à la dernière minute, des mauvaises conditions de travail, de la souffrance liée à l’isolement, au sous-effectif, et aux bas salaires !


La direction ne répond en rien aux revendications des personnels !

>>> Opposons-nous collectivement à ses méthodes d’intimidation, réclamons ensemble le passage immédiat en CDI de nos collègues précaires, tout comme un véritable calendrier d’appel de toute la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères ! Exigeons enfin le retrait du projet néfaste de réorganisation du service public !

ON LÂCHE RIEN ! GREVE SAMEDI 16 FÉVRIER !

RDV piquet de grève 12h / Hall EST

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cinétract#2 : donnons la parole aux précaires de la BnF !

 

Beaucoup de gens parlent de la précarité, le plus souvent à la place des personnes concernées et le plus souvent aussi pour dire n’importe quoi. La direction de la BnF, tout comme le ministère de la Culture, prétendent même lutter contre la précarité, alors que ce sont eux qui la créent, l’entretiennent, et qui s’opposent à toutes les revendications qui permettraient soit d’en sortir, soit au moins de la rendre moins importante. Le plus souvent, la précarité reste une chose assez mal définie, extérieure, que l’on voit de loin et dont même certain-es collègues de la BnF, qui côtoient pourtant des précaires régulièrement dans le cadre de leur travail, ne réalisent pas forcément concrètement ce qu’elle implique et impose.

Alors, la section SUD Culture de la BnF, qui organise et lutte avec, par et pour les précaires, a décidé de leur donner la parole, pour permettre enfin aux premier-ière-s concerné-e-s de s’exprimer. Car si parfois on ne les voit pas, surtout on ne les entend pas. Ceux et celles qui pensent que c’est une bonne chose d’avoir des contrats ultra-courts et ultra-précaires font aussi souvent en sorte que leurs voix ne soient pas entendues, qu’ils et elles ne puissent pas dire ce qu’est leur réalité et faire part de leurs problèmes et de leurs revendications. Mais la grève permet aussi de libérer la parole, de la reprendre largement et de faire voler en éclat tous les faux discours sur le fait que tout irait bien ou qu’il ne serait pas possible de faire autrement.

C’est pourquoi notre organisation syndicale a fait cette vidéo, pour que les agent-e-s touché-e-s par la précarité puissent témoigner, à leurs façons, de ce que cela veut dire concrètement d’être sur des CDD de courtes durées, de ne pas savoir à la fin de son contrat, les derniers jours, si on va être reconduit-e ou non, d’enchaîner des contrats et des avenants sans jamais pouvoir être stabilisé, de devoir batailler sans cesse pour simplement faire respecter ses droits et bénéficier des dispositions prévues par différents textes réglementaires, et de toute la souffrance que cela implique.

C’est aussi l’occasion de rappeler que derrière les chiffres budgétaires froids, derrière les formules mathématiques abstraites des Equivalents Temps Plein Travaillés, derrière les références réglementaires de contrats avec lesquelles la BnF jongle sans arrêt, il y a des êtres humains, des collègues, qui vivent avec un salaire de misère, sans perspective d’avenir professionnel, avec la peur de ne pas être reconduit-es et de se retrouver au chômage, et d’être totalement démuni-es face à des banques ou des bailleurs sans scrupules.

Ces témoignages ne sont pas les premiers et ils seront suivis d’autres, car la précarité, à la BnF, au ministère de la Culture, dans la fonction publique, ne cesse de se répandre, sous des formes différentes. Nous appelons d’ailleurs toutes et tous les collègues qui sont dans cette situation, qui subissent cette précarité, à témoigner à leur tour, à expliquer ce qu’ils et elles vivent et surtout à s’organiser et à lutter collectivement pour que cela cesse et pour que nos revendications puissent aboutir :

► le passage en CDI des 12 collègues que la direction a décidé de reconduire sur des contrats précaires alors qu’elle leur avait promis fin 2018 un passage en CDI !

► l’arrêt des recrutements abusifs en CDD courts d’agent-e-s contractuel-le-s à temps incomplet sur des besoins qui sont en fait permanents et le passage en CDI des 11 nouveaux/elles « vacataires » recruté-e-s par la BnF sur des contrats de 7 mois !

► la reprise des négociations avec les tutelles de la BnF pour la mise en place de volets internes aux prochains recrutements directs de magasiniers/ères, afin de titulariser les précaires de la BnF !

► le retrait du projet de « contrats étudiant-es » (contrats ultra précaires, non renouvelables, qui vont priver ces potentiel-le-s collègues d’un certains nombre de droits), prévu par la direction dans le cadre de sa « réorganisation du service public » !

Bibliothèque nationale de France en crise : les personnels en lutte interrompent le direct de France Culture !

france culture.pngJeudi 31 janvier 2019, les personnels de la BnF mobilisés depuis plus de 8 mois se sont invités, à l’appel de la section SUD Culture de la BnF, à l’émission du Grain à moudre de France Culture diffusée en direct depuis la BnF, dans le cadre de la « Nuit des Idées ».

Après une irruption sur le plateau accompagnée de slogans, la parole a été donnée aux personnels qui ont pu lire en direct une déclaration sur la dégradation de leurs conditions de travail, la précarité et le sous-effectif qui gangrènent leur quotidien et nuisent à leurs missions de service public. La déclaration ayant été coupée avant son terme, nous la reproduisons ci-dessous dans son intégralité.

La lutte des agent-es de la BnF trouvant un écho dans de nombreux services publics en crise, une proposition de participer à une nouvelle émission sur France Culture pour parler de notre mobilisation a été proposée. Le rendez-vous est noté et nous ne le manquerons sous aucun prétexte !

En attendant, la lutte continue ! Tous et toutes en grève samedi 02 février à la BnF (rendez-vous sur le piquet dès 12h hall EST) et en grève et dans la rue le 05 février pour une grande mobilisation nationale et interprofessionnelle contre les politiques antisociales du gouvernement, rendez-vous 14h angle avenue Victoria et place de l’Hôtel de Ville !

Ni sous-effectif, ni précarité, des services publics de qualité !

 

Déclaration des personnels de la BnF en lutte durant le direct de France Culture jeudi 31 janvier 2019 :

« Chers auditeurs, chères auditrices,

Nous interrompons votre émission car la Bibliothèque nationale de France, d’où elle est retransmise, est en crise. Nous sommes en grève tous les samedis depuis mai 2018. Nous sommes des titulaires et des précaires de la BnF. Nous travaillons dans un établissement de renom, mais dans des locaux aveugles, voire insalubres. Certain.es enchaînent les CDD depuis des années. Nous sommes même parfois sur la liste d’attente d’un recrutement de fonctionnaires que notre direction refuse d’appeler réellement. Nous nous battons pour être titularisé.e.s toutes et tous. Nous refusons aussi de vous fournir un service au rabais, car la BnF est en manque d’effectif permanent. Depuis 2009, nous avons perdu 290 postes. L’austérité budgétaire et le sous-effectif minent tous les services publics. Nous avons déjà vu nos conditions de travail empirer, et tout ce que propose la direction de la BnF depuis 8 mois est de réduire l’accès à certains services, d’employer des moniteurs étudiants plutôt que des contractuels en CDI, de nous faire travailler plus souvent le week-end. Nous ne nous laissons pas faire !

Pour nous soutenir, consultez notre blog : https://sudculturebnf.wordpress.com/

Pour un service public ouvert et accessible, des conditions de travail dignes, et des moyens et du personnel en adéquation avec nos missions ! »

 

>> Retrouvez notre intervention sur le site de France Culture (à 4’50).

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On maintient la pression, la lutte continue ! Grève reconduite samedi 02 février !

SUD Culture Solidaires / Section BnF

Appel de la liste complémentaire, manque de personnel, mauvaise condition de travail, réorganisation du service public, précarité… on maintient la pression, grève reconduite samedi 02 février !

Une mobilisation toujours plus suivie ! 

La 3ème journée de grève en 2019, samedi 26 janvier, a été encore plus suivie que les précédentes : absence de communication des documents des magasins, vestiaires fermés toute la journée, fermeture à 17h de l’ensemble des salles de lecture du Haut-de-Jardin à Tolbiac et blocage des caisses qui a rendu la bibliothèque gratuite. Une nouvelle fois, les personnels mobilisés, titulaires comme « vacataires », ont montré leur détermination à défendre leurs conditions de travail, leurs emplois, et leurs missions pour un service public de qualité, ouvert à toutes et tous !

Pour gagner sur nos revendications, un seul moyen : maintenir la pression !

La lutte continue donc toujours et la direction de la BnF, qui pour l’instant refuse de prendre en compte les revendications des agent·e·s doit désormais nous répondre concrètement, tout comme le ministère de la Culture, pour apporter enfin de vraies réponses positives, car les personnels de la BnF ne troqueront pas leurs conditions de travail et d’emploi pour quelques miettes… Une nouvelle réunion de négociation aura lieu le 4 février, maintenons la pression samedi 2 février en étant toujours plus nombreux·ses en grève et dans l’action !

Samedi 2 février sera le 25ème jour de grève depuis le début de la mobilisation, alors, afin de marquer le coup, soyons les plus nombreux·ses possibles sur le piquet de grève (à Tolbiac, hall EST, dès 12h), car c’est aussi par la grève active, en étant visibles toutes et tous ensemble, que nous pourrons gagner.

« Réorganisation du Service Public » : refusons tout sacrifice !

► Pour pallier la perte de 90 postes de magasiniers·ères et le non-remplacement des « vacataires » en CDI, la direction de la BnF propose d’embaucher des étudiant.es sur des contrats toujours plus précaires pour les soirées et les samedis ainsi que d’augmenter le nombre de samedis travaillés pour les titulaires, ou encore de chambouler leurs cycles de travail et de détourner les heures supplémentaires sur les samedis !

Un projet intolérable et qui doit être retiré : aucune réunion ou atelier participatif, organisés ici et là pour obtenir l’adhésion des personnels, ne pourront les forcer à accepter l’inacceptable !

Précarité : début 2019, les provocations continuent !

La direction de la BnF a récemment publié 11 postes de « vacataires » à pourvoir en CDD de 7 mois, au titre d’un faux « besoin occasionnel », en fait renfort en service public dans plusieurs services à Tolbiac, là où la réglementation et les besoins réels prévoient l’embauche directe en CDI !

Ce constat insupportable survient alors que notre organisation syndicale réclame, depuis plus d’un an, la fin des CDD abusifs et le passage en CDI d’une douzaine d’agent·e·s qui ont une ancienneté importante et qui sont en CDD depuis des années alors qu’ils/elles travaillent sur des besoins clairement permanents. Ces mêmes agent·e·s ont par ailleurs été fin 2018 l’objet d’un chantage odieux, la direction de la BnF étant revenue sur son engagement de passage en CDI pour exercer une pression sur les organisations syndicales CGT-FSU-SUD Culture.

La direction de la BnF doit rapidement faire marche arrière et faire passer l’ensemble des précaires en CDD abusifs sur des CDI. Notre organisation syndicale sera intransigeante sur ce sujet !

Nocturnes : le grand retour !

Alors que la direction de la BnF avait renoncé à son plan de nocturnes face au rejet massif des personnels, un nouveau projet est à l’étude, sur les sites de Tolbiac (22h) et de Richelieu (20h), à l’horizon de 2021 ! Pour nous, les nocturnes, c’est toujours non ! Préservons nos soirées comme nos weekends !

Effectifs et conditions de travail : des solutions existent !

L’ensemble des personnels connait déjà bien les conséquences quotidiennes du sous-effectif chronique (300 postes perdus en 10 ans) : chantiers internes mis à l’abandon, stations TAD ponctuellement fermées, sur-postage en service public ou encore difficultés quotidiennes pour tenir les plannings de service public… Sans compter l’augmentation des troubles musculo-squelettiques, du stress, de l’isolement, et parfois de la souffrance au travail qui en découle.

Pourtant, à ce jour, 31 personnes sur liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasinier·ère·s attendent d’être intégrées à nos effectifs, ce qui permettrait notamment de titulariser 10 de nos collègues précaires admis·e·s à ce recrutement et de régler des problèmes de sous-effectif !

Le sous-effectif touche aussi d’autres catégories de personnels, soumises aux nécessités de rendement et de statistiques à fournir, rendues de plus en plus difficiles du fait des pertes de postes. Raison pour laquelle un rééquilibrage doit aussi être opéré dans de futurs recrutements au profit des postes de catégorie B.

 

Continuons de nous battre collectivement pour :

► Le passage en CDI des 12 collègues que la direction a décidé de reconduire sur des contrats précaires alors qu’elle leur avait promis fin 2018 un passage en CDI ! Mais aussi des 11 futur·e·s « vacataires » en CDD de 7 mois !
► L’appel intégral de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers·ère·s avant novembre 2019 !
L’abandon du projet régressif de réorganisation du service public et de création de nocturnes !
► Un engagement écrit et concret pour l’amélioration du régime indemnitaire des personnels titulaires, en particulier de catégorie C en 2019 !
► Un calendrier précis et respecté des différents chantiers pour l’amélioration des conditions de travail des personnels travaillant en local aveugle !
► La mise en place de volets internes aux prochains recrutements directs de magasinier·ère·s, afin de titulariser les précaires de la BnF !
► L’abandon du projet de fusion des salles de lecture à Richelieu et de cession du bâtiment Louvois !                                                                                                                              ► le passage en groupe 3 des « vacataires » des Pieds-de-Tour le 1er février 2019 lors de la création de la DPU, comme c’était prévu !


Grève samedi 02 février !
RDV 12h hall EST sur le piquet de grève !

& MARDI 05 février, on continue !
Grève nationale interprofessionnelle  manifestation parisienne > 14h Hôtel de Ville (rdv. BnF : angle avenue Victoria / place de l’Hôtel de Ville) !

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