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Bibliothèques ville de Paris : « Diminutions d’effectifs, précarité et brigade volante : quand la nef réduit sa voilure »

Communiqué SUD Paris Culture – SUD Collectivités Territoriales Paris

Chers collègues des bibliothèques, bonjour !

Si on vous dit qu’actuellement, la situation est tendue dans les bibliothèques du réseau, on suppose qu’on ne vous apprend rien ? En effet, les bibliothèques parisiennes  souffrent d’un sous-effectif chronique et d’une gestion du personnel qui consiste  davantage à déshabiller Pierre pour habiller Paul, qu’à réellement pourvoir les postes  vacants.

Depuis plusieurs années — alors qu’ont pris forme les projets de créations de grandes et  moyens établissements et d’ouvertures dominicales — le nombre d’agents titulaires est  en régulière diminution dans la filière bibliothèques, surtout en catégories B et A. En  moins 10 ans, nous avons perdu près de 17% d’agents à la DAC ! Seul le nombre d’agents  non-titulaires augmente, sans que cela permette pour autant de compenser la baisse  globale des effectifs.

En résulte des équipes qui fatiguent, obligées d’assurer leurs  missions en surrégime,  avec parfois pour conséquence l’impossibilité de poser des congés. Plusieurs cas de ce  type nous ont été rapportés sur le réseau, et c’est une pratique qui, en plus d’être  scandaleuse, est inquiétante.

Si assurer le service public n’est plus possible à cause du manque de personnel, il nous  semble plus cohérent de limiter les horaires d’ouverture (comme l’ont déjà fait certaines  bibliothèques) plutôt que de bloquer les congés des agents. Ce n’est pas à nous, le  personnel des bibliothèques, de payer les frais de la gestion calamiteuse des effectifs du  réseau !

On est là dans le double langage caractéristique de l’administration parisienne. D’un côté  la mairie se vante des extensions des horaires d’ouverture et notamment le  dimanche, de pratiques innovantes, de Qualiparis etc… et de l’autre, elle ne nous donne  pas les moyens de cette politique. En témoigne la fermeture dominicale, imposée durant  les vacances de Noël à des bibliothèques ouvrant les dimanches, et devenue  systématique depuis quelques années.

S’imaginer qu’on va pouvoir continuer de faire tourner nos établissements respectifs en l’état actuel des choses relève soit d’un manque cruel de sens commun, soit du plus total  mépris pour nos missions. La qualité de notre travail va tôt ou tard s’en ressentir, mais  est-ce encore au rang des préoccupations de nos tutelles ? On est légitimement en droit  d’en douter.

Combien de postes budgétés sont actuellement vacants sur le réseau ?

L’administration se garde bien de nous le dire. En septembre, SUD Paris culture a  demandé à ce que la mairie lui communique, d’une part, l’évolution des effectifs, par  catégorie et par établissement, sur les quinze dernières années, et d’autre part, les  documents relatifs aux projets d’ouvertures / fermetures de bibliothèques sur le réseau,  mais jusqu’ici sans obtenir de réponse (ni même un accusé de réception du reste).

À ces problèmes d’effectifs, la Mairie de Paris propose toujours la même solution : des contractuels, emplois précaires souvent à temps partiel, y compris pour répondre à des «  besoins permanents » !

Mis en place tels de jolis sparadraps afin de parer au plus pressé, ils ne résoudront pas, à terme, les problèmes chroniques de personnels. Si la mairie de Paris veut que les  établissements tournent bien et assurent leurs missions, qu’elle embauche !

Dernière trouvaille en date : la brigade volante, qui devrait voir le jour en 2018.

Voté au comité  technique du 11 octobre dernier (et bien aidé par l’abstention de la majorité des  organisations syndicales siégeantes), ce projet consiste à créer une « équipe de  remplacement », constituée d’une vingtaine de volontaires (huit avis de vacance sont parues à ce jour, accessibles sur Wikibib), postés sur une ou plusieurs bibliothèques à la  fois — les avis de vacance sont très vagues à ce propos (à dessein ?)

Ces personnes seront amenées à remplacer tout agent absent plus d’une semaine, et se  verront spécifier leurs postes au moins trois jours à l’avance. Ce qui ne manque pas de  saveur puisque, selon ces mêmes avis de vacance, elles devront répondre à des «  absences imprévues » !

Leurs postes de travail pourraient donc varier d’une semaine à l’autre en fonction des besoins des différents sites, sur des jours ouvrés du mardi au dimanche. En effet, cette  brigade sera amenée à travailler les dimanches à Hélène Berr et à Edmond Rostand (à  partir de janvier), pour y renforcer les équipes en poste. Les établissements d’ores et déjà  ouverts le dimanche (La Canopée, Duras, Sagan, Truffaut et Yourcenar), ne seront  pas concernés pour le moment.

Ces fiches de postes soulèvent quelques questions :
– Puisqu’on recrute pour cette brigade en ponctionnant les équipes existantes, qui va remplacer les remplaçants ? La brigade ne va-t-elle servir qu’à combler les trous que sa  création va occasionner ? Ce serait presque amusant si il ne s’agissait pas de notre  travail.
– Sur quels établissements les agents de cette brigade seront-ils affectés en l’absence de collègues à remplacer ? Le nombre de postes vacants est-il tel que le BBL sait d’ores et  déjà que ce cas de figure n’arrivera jamais ?
– Et du coup, que se passe-t-il pour leurs établissements d’accueil une fois qu’ils seront partis en remplacement ailleurs ?
– Dans quel mesure ces remplaçants pourront reprendre les projets / fonds des collègues absents ?
– Comment assurer, pour un responsable d’équipe, la gestion d’un effectif éclaté sur  plusieurs établissements ?

Autant de questions qui restent largement dans le flou.

Nous attendons de la Mairie et de la DAC qu’elles daignent enfin communiquer avec leur personnel plutôt que de jouer l’esquive, qu’elles éclaircissent les points que nous venons d’évoquer et qu’elles nous donnent les moyens de travailler dans de bonnes conditions.

Cela passera par plus de transparence dans la gestion du personnel ; par des recrutements sur concours ; par davantage d’attractivité du BBL auprès de la territoriale  ; par des mesures de résorption massive de la précarité.

Si la nef flotte mais ne coule pas, il ne fait aucun doute en revanche que la plupart des équipes ont déjà la tête sous l’eau !

SUD Paris Culture, samedi 9 décembre 2017

Contacts : sud.paris.culture@free.fr / sudvilledeparis@gmail.com

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Réunion d’information syndicale aux « vacataires » de la BnF : Samedi 09 décembre 12h30-13h30

Réunion d’information syndicale aux « vacataires » de la BnF
Samedi 09 décembre 12h30-13h30
Fins de contrats / recrutement direct / accès à vos droits…

L’année 2017 a été marquée par plusieurs événements importants pour les « vacataires » de la BnF :

D’abord, l’organisation d’un recrutement direct de magasiniers/ères, qui a notamment été marqué par le non-respect d’un engagement de la direction et dont l’issue a été défavorable à une sortie de la précarité pour une grande majorité des précaires qui s’y sont inscrit-e-s (60% des candidat-e-s internes non reçu-e-s).

Cette année a aussi été marquée par le non remplacement de nombreux/ses « vacataires » sur besoin permanent (CDI/110h maximum). Cette situation engendre du sous-effectif dans les services et une plus grande précarité pour des agent-e-s embauché-e-s pour quelques mois et dont les fin de contrats approchent à grand pas.

D’autre part, la section SUD Culture de la BnF est intervenue à de nombreuses reprises cette année encore au sujet des droits des « vacataires » (indisponibilités, congés, etc…). Notre section syndicale a dû aussi relancer de nombreuses fois la direction concernant l’application complète du protocole de sortie de grève du 15 juillet 2016, qui est le fruit de la lutte de nombreux/ses « vacataires » au printemps 2016 et qui tarde de façon inadmissible à être pleinement mis en œuvre.

Nous proposons donc de faire ensemble le bilan de cette année afin de continuer notre action commune contre la précarité à la BnF, pour l’application de tous les droits des « vacataires » et aussi pour en gagner de nouveaux. Cette réunion sera l’occasion de présenter des informations importantes concernant les points sur lesquels nous intervenons régulièrement auprès de la direction :

Ordre du jour (qui peut être complété)

► Situation des « vacataires » en fin de contrat : que faire et quels sont vos droits ?

► Recrutement direct de magasiniers/ères :
– Retour sur l’exclusion de 20% des candidat-e-s internes dès l’admissibilité à l’oral et sur les 60% de candidat-e-s internes non reçu-e-s
– Informations pour les candidat-e-s admis-e-s (modalités de recrutement, appel de la liste complémentaire)

► Information sur le suivi du protocole de fin de grève du 15 juillet 2016 :
– Comptabilisation intégrale du temps de travail : point sur les avancées prévues pour 2018
– Passage à 110h pour les « vacataires » sur besoin permanent
– Création d’un volet interne aux recrutements directs organisés par la BnF

► Point sur les questions diverses portées par la section SUD Culture de la BnF :
– Indisponibilités des « vacataires » des Vestiaires
– Problèmes concernant la pause de congés, etc…

Pour en parler rdv Samedi 09 décembre :
12h30-13h30 / Locaux syndicaux Tolbiac T4/A2

Vous disposez d’une autorisation d’absence d’1h sur votre temps de travail (prévenez juste votre encadrement) / n’hésitez pas prévoir à votre sandwich au besoin !

« Vacataires » : informons-nous, organisons-nous !

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Contre le chômage et la précarité, manifestation samedi 02 décembre, rendez-vous 14h place Stalingrad à Paris

CONTRE LE CHÔMAGE ET LA PRÉCARITÉ

Union syndicale Solidaires, le 21 novembre 2017

Le 2 décembre aura lieu la manifestation à l’appel des associations de chômeurs. L’Union syndicale Solidaires a fait de son soutien aux associations et de la solidarité avec les chômeurs et chômeuses un élément de ses orientations depuis longtemps. Cette année la journée aura un caractère particulier. Le gouvernement avec son projet de réforme de l’assurance chômage prépare de nouvelles attaques contre les droits de ceux et celles qui ont perdu un emploi, qui en cherche un ou qui risquent de se trouver dans cette situation un jour.

Parce que les confrontations se gagnent sur la durée, nous serons présent-es le 2 décembre

Nous avons été de toutes les mobilisations contre les ordonnances qui modifient le code du travail. L’une des raisons majeures de notre opposition à ces ordonnances est qu’elles organisent la facilitation des licenciements qu’ils soient individuels (indemnités prud’hommes, modifications qui s’imposent aux contrats de travail) ou collectifs (droit d’organiser des licenciements économiques dès lors que les entreprises font apparaître une difficulté économique en jouant sur leur organisation internationale). De plus, s’agissant de la précarité qui touche des emplois de plus en plus nombreux, il y a la possibilité d’étendre l’usage des CDD, de l’intérim… Tout cela rend la question du chômage et de son indemnisation d’actualité pour les salarié-es et le combat contre les projets de modification de l’assurance chômage est une continuité de notre mobilisation.

Parce que le remplacement par la CSG des cotisations chômage changerait notre régime de protection sociale

Le gouvernement envisage, sous couvert d’universalité du système, de mettre en place un régime d’assurance chômage pour tous et toutes y compris les non-salarié-es et basé sur la CSG. Il y aurait ainsi un régime « universel » mais à quel niveau ? et en plus un régime qui serait financé par les cotisations que paient (encore) les employeurs. Tout ceci porteen germe le risque de voir les cotisations patronales disparaître au profit de la seule CSG.

Parce que le chômage est structurel et ce n’est pas aux chômeurs et chômeuses de payer

Ce gouvernement comme les précédents a une politique qui favorise les plus riches et les entreprises, en considérant que celle-ci finira par créer des emplois… en parallèle, et sans que ces politiques n’aient rien donné jusqu’à présent, il est question du contrôle des chômeur-euses dans toutes les bouches gouvernementales et patronales. Ainsi ils entendent mettre en place une obligation de répondre positivement à des offres d’emploi jugées « équivalentes » sous peine de perdre ses droits à indemnisation.

Nous refusons le contrôle des chômeurs et chômeuses, nous voulons un service public de l’emploi qui soit une aide, pas un flicage.
Pour vaincre le chômage, réduction massive du temps de travail à 32 heures et embauches correspondantes.
Nous revendiquons la continuité des droits sociaux et du salaire entre deux emploi, par un statut correspondant.

TOUTES ET TOUS DANS LA RUE, SAMEDI 2 DÉCEMBRE

POUR PARIS, RENDEZ-VOUS 14H PLACE STALINGRAD

Un meeting aura lieu salle Henaff, bourse du travail rue Charlot, le 28 novembre à 19h

manif précarité 02 décembre 2017

Recrutement direct de magasiniers/ères : Comment la direction bafoue ses engagements !

Communiqué du 21/11/2017 de la section SUD Culture de la BnF

Les résultats du recrutement direct de magasiniers/ères 2017 viennent de tomber avec 24 noms sur liste principale (prise de poste le 31 décembre 2017) pour 48 sur liste complémentaire (prises de poste peut-être courant 2018, voire après, sans engagement précis de la part de la direction). 1400 candidatures (internes et externes) ont été réceptionnées, et 290 ont été retenues pour l’oral. Si cet apport de 72 nouveaux/elles magasiniers/ères est en soit une bonne chose, il est du même niveau que le recrutement de 2015 et ce chiffre reste bien insuffisant par rapport aux 150 postes perdus sur cette fonction au cours des 10 dernières années.

Exclusion injuste de près de 20% des candidat-e-s internes dès l’admissibilité à l’oral. En juin 2017, suite aux sollicitations de notre organisation syndicale, la direction de la BnF annonçait que les modalités des précédents recrutements seraient bien reconduites cette année, à savoir en particulier l’admissibilité systématique des candidat-e-s internes à l’oral. Pour nous, cette modalité avait la valeur d’une reconnaissance des acquis professionnels de nos collègues déjà en poste. Malgré tout, le jury a décidé d’effectuer une pré-sélection parmi les candidat-e-s internes, les agent-e-s lésé-e-s (14 sur 72 internes) étant majoritairement des collègues de l’Accueil et des Vestiaires et des agent-e-s ayant peu d’ancienneté.

Une situation intolérable quand on constate une fois encore qu’il existe des sous-catégories de précaires dans notre établissement, notamment nos collègues des Vestiaires et de l’Accueil qui sont constamment relégué-e-s au second plan dès qu’il s’agit de leurs droits ou de leurs conditions d’emploi. En les empêchant sous des prétextes fallacieux d’accéder à l’oral de ce recrutement, le jury les a aussi privés de la possibilité de sortir de la précarité et de se stabiliser professionnellement, à l’encontre des préconisations de l’instruction de la ministre de la Culture de juillet 2015. Tout doit être fait pour qu’un semblable tri ne se reproduise pas lors des prochains recrutements directs.

 Aucun volet interne réservé aux candidat-e-s BnF n’a été mis en place pour cette session 2017, alors que cette modalité a été gagnée grâce à la mobilisation des agent-e-s et en particulier des « vacataires » lors de la grève très suivie du printemps 2016. En effet, suite à des démarches bien trop tardives de la direction de la BnF envers sa tutelle alors que notre organisation syndicale n’a cessé de lui rappeler l’urgence de se saisir de ce dossier, le ministère de la Culture a botté en touche pour modifier le décret nécessaire à la création de ce volet, renvoyant donc ces démarches à des discussions ultérieures, sans garantie qu’elles aboutissent. La section SUD Culture de la BnF interviendra tant qu’il le faudra et à tous les niveaux nécessaires pour que cette revendication inscrite au protocole de fin de grève de juillet 2016 soit réellement mise en œuvre !

Le résultat ? Encore trop de « vacataires » laissé-e-s sur la touche !

Sur les 24 personnes admises sur la liste principale de ce recrutement, il y en a 14 de la BnF soit 58 % des admis-es. Pour ce qui est de la liste complémentaire, 16 des personnes admises sont de la BnF, soit 33% des personnes figurant sur cette liste complémentaire. En tout, cela fait 30 agent-e-s de la BnF sur les deux listes, soit 41 % des personnes concernées. Si ces résultats sont en progression par rapport à 2015, où le niveau d’agent-e-s BnF admis-es avait été particulièrement bas, il reste malgré tout en-dessous du niveau des recrutements de 2008 et 2009, qui n’était déjà pas fameux (50 % d’admis-es étaient des agent-e-s de la BnF) et donc loin de ce qu’il faudrait pour vraiment permettre une sortie massive de la précarité à la BnF. Notre organisation syndicale continue à réclamer que dans le cadre de la mise en place d’un volet interne lors de ces recrutements directs, 75 % des postes soient réservés aux candidat-e-s internes à la BnF.

Pendant ce temps-là, les contrats ultra-précaires de quelques mois se multiplient soi-disant dans l’attente de magasiniers/ères titulaires, la direction ne souhaitant plus remplacer les « vacataires » sur besoins permanents (CDI-110h/mois) sous prétexte de lutter contre la précarité. Pourtant, sans embauche massive de titulaires, nous savons qu’il est nécessaire de maintenir un certain volant de ces contrats. Car sans un nombre minimum de « vacataires », pas d’ouverture de la BnF le soir et le weekend, sauf à demander aux titulaires d’effectuer plus de samedis, ce à quoi notre organisation syndicale s’opposerait fermement. De toute façon, l’abus des contrats courts montrent bien la nécessité de ces agent-e-s, qui doivent être stabilisé-e-s sur des contrats en CDI.

Pour la section SUD Culture de la BnF, lutter contre la précarité, c’est : accorder à tous/tes les agent-e-s en place un passage à 110h (maximum légal par mois) et embaucher en CDI à chaque fois que c’est nécessaire, ce qui passe par reconnaitre tous les besoins permanents de la BnF ; se battre réellement pour la création de volets internes et aussi faire respecter les droits des « vacataires » dans tous les départements de la BnF, ce qui est toujours loin d’être une réalité à ce jour.

D’un point de vue plus général, la sortie de la précarité ne peut passer que par des embauches massives de titulaires dont nous avons tant besoin, et donc par l’organisation au niveau national d’un vrai plan titularisation de tous/tes les précaires de la fonction publique qui le souhaitent, sans condition d’ancienneté, de quotité horaire, ou de nationalité !

« Vacataire », ce n’est pas un métier !

Stop à la précarité !

précarité à la bnf ras le bol

BnF EN LUTTE : NON A LA LOI TRAVAIL XXL, NON AUX RÉGRESSIONS DANS LA FONCTION PUBLIQUE

Tract de la section SUD Culture de la BnF diffusé aux usagers/ères de la BnF jeudi 16/11/2017

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SUD Culture Solidaires / section de la Bibliothèque nationale de France

BNF En Lutte : Non à la Loi Travail XXL,

Non aux régressions dans la fonction Publique

Le personnel de la BnF se mobilise actuellement pour protester contre les attaques du gouvernement, à la fois contre le code du travail et la fonction publique. Notre établissement est particulièrement touché par toutes ces régressions.

 La BnF fait appel, via sous-traitance, à de nombreux.ses salarié.e.s de droit privé, notamment pour le nettoyage des locaux, la sécurité, la numérisation de ses collections, ou la cantine du personnel. Avec la loi travail XXL, ils et elles seront susceptibles de voir leur temps de travail et leurs acquis sociaux modifiés par simple accord d’entreprise ou leurs contrats transformés en « CDI de projet », précarisant encore leur situation au prix d’une ultra flexibilité qui facilitera aussi les licenciements.

Pour la fonction publique, les baisses de budgets et suppressions de postes se traduisent à la BnF par une légère baisse de notre budget (après de précédentes coupes budgétaires importantes) et surtout par 10 nouvelles suppressions de postes pour 2018. Alors que notre établissement va déjà mal (sous-effectif avec 280 postes perdus en 8 ans, budget insuffisant, précarité, locaux parfois inadaptés…) ces annonces sont une mauvaise nouvelle pour l’accomplissement de nos missions et pour nos conditions de travail.

Pourtant, nous avons plus que jamais besoin de moyens et de personnels pour accueillir le public et ouvrir nos salles dans de bonnes conditions, conserver et communiquer nos collections et préserver des services de qualité à l’accueil, l’orientation du public, ou encore pour les expositions.

Nous sommes toutes et tous concerné.e.s par ces attaques, que ce soit dans notre travail, dans nos démarches administratives ou dans nos loisirs. Elles vont renforcer la dégradation du service public pour les usagers et usagères, et c’est pourquoi il faut construire une mobilisation large et solidaire qui nous permettra de défendre ensemble notre cadre de travail, notre cadre d’étude ou de recherche et notre cadre de vie.

PERSONNELS ET INTERSYNDICALE CGT-FSU-SUD DE LA BNF REVENDIQUENT :

●    L’adéquation des moyens et des missions à la BnF et dans la Fonction publique

●    L’arrêt des suppressions de postes et des embauches à la hauteur de nos besoins

●    L’arrêt des réductions de budgets

●    Un réel plan de résorption de la précarité

●    L’amélioration de nos conditions de travail

●    La réappropriation des locaux publics privatisés comme ceux occupés par le MK2 à Tolbiac, alors que nous manquons de place pour nos collections

●    L’arrêt de la privatisation des collections publiques numérisées, notamment via la filiale privée « BnF partenariat »

ET DE FAÇON GÉNÉRALE :

●    Le retrait de la loi travail XXL

●    Les 32h pour toutes et tous sans perte de salaire

●    Le dégel du point d’indice pour la fonction publique et une hausse des salaires pour tout le monde, dans le public comme dans le privé.

POUR AGIR TOUTES ET TOUS ENSEMBLE

POUR DÉFENDRE LE SERVICE PUBLIC

POUR DÉFENDRE LES DROITS SOCIAUX

MOBILISONS-NOUS

TOUTES ET TOUS ENSEMBLE !

Journée de grève et de manifestation

JEUDI 16/11

Rendez-vous Place de la République à 14h

RDV BnF angle rue du Temple

Recrutement sans concours de magasiniers/ères 2017 : Des candidat-e-s BnF exclu-e-s de l’admissibilité à l’oral malgré les engagements de la direction !

Communiqué de la section SUD Culture de la BnF, le 19 septembre 2017

images4Au printemps 2017, la section SUD Culture de la BnF est intervenue à de nombreuses reprises auprès de la direction pour que l’ensemble des candidat-e-s BnF soit systématiquement admissible à l’oral du recrutement direct de magasiniers/ères 2017, comme cela avait déjà été pratiqué lors des précédents recrutements directs de ce type.

En effet, la direction de la BnF a adopté ces modalités à plusieurs reprises lors de sessions précédentes, au titre d’une reconnaissance de l’expérience et des acquis professionnels d’agent-e-s qui de fait connaissent très bien le fonctionnement de notre établissement, voire pratiquent déjà une partie des fonctions d’un-e magasinier/ère.

Pour la section SUD Culture de la BnF, reconduire ces modalités était donc indispensable, afin d’accompagner ces agent-e-s souvent précaires – car majoritairement « vacataires » – vers l’emploi titulaire, et aussi pour pallier l’absence de volet interne (avec des postes réservés aux agent-e-s de la BnF) à ce recrutement. En effet, ce volet interne fait partie des points gagnés lors de la grève de la BnF au printemps 2016, qui a été très suivie en particulier par les « vacataires ». Malheureusement, bien que cela soit inscrit au protocole de fin de grève du 15 juillet 2016 signé par l’intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD Culture, la direction n’a pas saisi à temps le ministère de la Culture et le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche pour que ce point soit mis en œuvre cette année, renvoyant donc son application à de futurs recrutements et ce, malgré les mises en garde répétées de notre organisation syndicale sur ce calendrier.

Par courrier du 4 juin 2017, après que notre organisation syndicale a saisi la présidence de la BnF pour obtenir des garanties sur ce point, la direction de la BnF a bien confirmé que les modalités adoptées pour les recrutements antérieurs seront bien appliquées cette année, ce qui veut dire que les candidat-e-s BnF seront bien tous/tes systématiquement admissibles à l’oral sans pré-sélection sur dossier.

Malgré cela, le 15 septembre dernier lors de la publication de la liste des 290 personnes admises à l’oral, plusieurs candidat-e-s internes à la BnF ont eu la mauvaise de surprise de ne pas retrouver leur nom parmi les admissibles !

Nous demandons donc à la direction de la BnF des explications précises sur cette situation, qui a pour conséquence de priver plusieurs « vacataires » d’une possibilité de passer l’épreuve orale alors que certain-e-s d’entre eux/elles travaillent depuis des années dans notre établissement.

Nous demandons également que l’ensemble des candidatures internes non retenues soit identifié dans de brefs délais. Toute procédure avérée de pré-sélection sur dossier concernant les candidat-e-s BnF, qui bafouerait donc les engagements pris la direction, serait totalement intolérable vis-à-vis de ces personnels.

La section SUD Culture de la BnF exige que les dossiers de candidature de ces agent-e-s soient révisés pour que tous/tes soient réintégré-e-s à  la liste des admissibles, afin de bien permettre à tous/tes les « vacataires » de la BnF de pouvoir passer ce recrutement direct.

Pour un réel accompagnement vers l’emploi titulaire des précaires de la BnF, la direction doit respecter ses engagements !

Réunion d’information sur la situation des « vacataires » de la BnF Samedi 08 juillet 12h30 – 13h30

À la veille des congés d’été notre organisation syndicale propose aux « vacataires » de la BnF de faire tous/tes ensemble un point sur divers dossiers en cours les concernant, sur les dernières avancées, les points en attente ou encore les revendications à mettre en place collectivement. Cette réunion concerne bien sûr l’ensemble du personnel de la BnF, titulaires comme contractuel-le-s, car il s’agit de sujets importants qui concernent tout le monde.

En particulier, alors qu’il n’y a toujours pas eu de réunion de suivi du protocole de fin de grève de juillet 2016 depuis plus de 6 mois malgré les très nombreuses relances de notre organisation syndicale, il faut revenir sur les points qui ne sont pas ou mal appliqués.

À l’ordre du jour (qui peut être complété) :

  • Suivi du protocole de fin de grève du 15 juillet 2017 :

                 –bilan des passages en CDI et à 110h : des agent-e-s toujours exclu-e-s

                 –calcul intégral du temps de travail, où en est-on ? 

  • Dernières informations sur le recrutement direct de magasiniers/ères
  • Droit aux demi-journées d’indisponibilité et problèmes autour des congés (pose de congés, congés fractionnés)
  • Situation générale des « vacataires » de la BnF : postes non remplacés, résurgence de contrats courts, comment anticiper sa fin de contrat, etc…
  • Prolongation du processus de titularisation Sauvadet, qui est concerné ?

« Vacataires »,  vous avez des droits !

Faisons-les respecter !

Réunion d’information sur la situation des « vacataires » de la BnF

Samedi 08 juillet 12h30 – 13h30

Local syndical Tolbiac T4 A2 *

*Vous disposez d’1h d’autorisation d’absence sur votre temps de travail pour assister à cette réunion (décret 28 mai 1982) : pensez juste à prévenir votre encadrement 

greve11juin16