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Réunion d’information sur la situation des « vacataires » de la BnF Samedi 08 juillet 12h30 – 13h30

À la veille des congés d’été notre organisation syndicale propose aux « vacataires » de la BnF de faire tous/tes ensemble un point sur divers dossiers en cours les concernant, sur les dernières avancées, les points en attente ou encore les revendications à mettre en place collectivement. Cette réunion concerne bien sûr l’ensemble du personnel de la BnF, titulaires comme contractuel-le-s, car il s’agit de sujets importants qui concernent tout le monde.

En particulier, alors qu’il n’y a toujours pas eu de réunion de suivi du protocole de fin de grève de juillet 2016 depuis plus de 6 mois malgré les très nombreuses relances de notre organisation syndicale, il faut revenir sur les points qui ne sont pas ou mal appliqués.

À l’ordre du jour (qui peut être complété) :

  • Suivi du protocole de fin de grève du 15 juillet 2017 :

                 –bilan des passages en CDI et à 110h : des agent-e-s toujours exclu-e-s

                 –calcul intégral du temps de travail, où en est-on ? 

  • Dernières informations sur le recrutement direct de magasiniers/ères
  • Droit aux demi-journées d’indisponibilité et problèmes autour des congés (pose de congés, congés fractionnés)
  • Situation générale des « vacataires » de la BnF : postes non remplacés, résurgence de contrats courts, comment anticiper sa fin de contrat, etc…
  • Prolongation du processus de titularisation Sauvadet, qui est concerné ?

« Vacataires »,  vous avez des droits !

Faisons-les respecter !

Réunion d’information sur la situation des « vacataires » de la BnF

Samedi 08 juillet 12h30 – 13h30

Local syndical Tolbiac T4 A2 *

*Vous disposez d’1h d’autorisation d’absence sur votre temps de travail pour assister à cette réunion (décret 28 mai 1982) : pensez juste à prévenir votre encadrement 

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Recrutement direct BnF de magasiniers/ères 2017 Calendrier, modalités et nombre de postes !

Lundi 12 juin a eu lieu une réunion entre la direction de la BnF et les organisations syndicales au sujet du prochain recrutement direct de magasiniers/ères à la BnF. Il convient de signaler que malheureusement, à l’occasion de cette réunion, 3 camarades « vacataires » de la section SUD Culture de la BnF ont été prié-es de quitter la salle sous des prétextes fallacieux, ce qui est une grave entrave à l’exercice du droit syndical. Néanmoins, notre organisation syndicale a pu assister à cette réunion et peut faire part des informations et de son analyse sur ce sujet très important.

Aucun volet interne au recrutement direct de 2017 : la direction ne respecte pas le protocole de fin de grève du 15 juillet 2016 !

Malgré son engagement par la signature de ce protocole, la direction de la BnF a finalement annoncé, après avoir tourné autour du pot durant de nombreuses semaines, qu’elle a saisi trop tard le Ministère de la Culture pour modifier le décret permettant la création de ce volet interne, pourtant gagné par les agent-e-s de la BnF grâce à leur mobilisation en 2016. La section SUD Culture de la BnF avait pourtant averti, à de nombreuses reprises, de la nécessité d’actions rapides de la direction auprès de sa tutelle, afin justement d’éviter cette situation !

Il s’agit là d’un dysfonctionnement grave de la direction, qui aura sûrement des conséquences pour les agent-e-s précaires de la BnF souhaitant saisir l’opportunité d’une titularisation par le biais de ce recrutement. Nous espérons que cette erreur sera compensée par une prise en compte réellement favorable de l’expérience professionnelle et de l’ancienneté des candidat-e-s BnF, c’est la moindre des choses.

Nous réclamons toujours que ce point du protocole de fin de grève soit vraiment appliqué, comme la direction en a l’obligation et qu’un volet interne soit mis en place pour les prochains recrutements directs.

Modalités de candidature, calendrier et formations

Nombre de postes ouverts : 24 sur liste principale et 48 sur liste complémentaire. Cette année, il n’y aura pas de volet réservé aux personnes handicapées, mais celles-ci peuvent s’inscrire à ce recrutement et signaler leurs situations. La direction a l’obligation de mettre en œuvre les aménagements nécessaires pour que l’épreuve d’admission se passe dans les meilleures conditions possibles.

Les prises de postes seront effectives au 31 décembre 2017 pour la liste principale, la direction s’étant engagée à recruter l’ensemble de la liste complémentaire en 2018, en prévision d’un nouveau recrutement direct en 2019.

Publicité : les « vacataires » de la BnF sont en train recevoir par lotus l’information de l’ouverture de ce recrutement. L’encadrement a aussi été sollicité pour informer les « vacataires » de leurs équipes à ce sujet. Enfin, 3 réunions de présentation de ce recrutement sont organisées par la DRH le mercredi 21 juin, de 13h à 14h, Auditorium 70, à Tolbiac, le vendredi 23 juin de 13h à 14h, salle Richelieu cour d’honneur (côté porche d’entrée),  et le samedi 24 juin de 13h30 à 14h30 à l’Aquarium, dans le hall Est à Tolbiac. Un affichage sur les lieux de travail et un envoi de courrier aux agent-e-s « vacataires » doivent être mis en œuvre.

Calendrier :

Du 14 juin au 04 juillet 2017 minuit : dépôt des candidatures (CV + lettre de motivation) sur la page internet créée spécifiquement pour cela par la BnF :

http://emploi.bnf.fr/drh/emploi.nsf/IXURL01/RE2017000279_Avis-de-recrutement-sans-concours-de-magasiniers-des-bibliotheques?openDocument&n=1&statut=2

Il est aussi possible d’envoyer sa candidature par courrier en écrivant à la DRH (en joignant les mêmes pièces). Des formations pour rédiger le CV et la lettre de motivation seront organisées par le SQF les 27 et 28 juin

septembre 2017 : réunion du jury (présidé par la directrice adjointe du département LLA), qui aura par ailleurs suivi une formation de sensibilisation contre la discrimination à l’embauche.

Entre le 15 et le 21 septembre : publication de la liste des candidat-e-s admissibles

Du 25 septembre au 19 octobre : cycle de formations réservé aux candidat-e-s BnF portant sur le contenu de l’épreuve, notamment la préparation à l’oral. Il faut vraiment que cette fois-ci, celles-ci soient bien adaptées. Attention à bien surveiller les dates précises de ces formations pour vous y inscrire. Elles doivent être comptabilisées comme du temps de travail.

Du 06 au 17 novembre : épreuve orale

17 novembre : publication des résultats

 31 décembre : prise de poste pour les admis-e-s sur liste principale

 

Condition d’admissibilité :

→ lors des précédents recrutements directs, les agent-e-s de la BnF candidat-e-s étaient directement admissibles à l’oral. Nous exigeons que cela soit aussi le cas cette année, surtout en l’absence de volet interne, et nous attendons la réponse de la direction à ce sujet

→ normalement, seul-e-s les candidat-e-s français-e-s ou ressortissant-e-s de l’Union Européenne peuvent se présenter. Les candidat-e-s « étrangers/ères » hors union européenne en cours de naturalisation peuvent néanmoins s’inscrire, mais si ils/elles sont admis-e-s,  leur naturalisation doit avoir lieu avant le 31 décembre 2017 pour qu’ils/elles puissent être titularisé-e-s

→ la BnF annonce retenir pour l’oral environ 250 candidat-e-s sur 2000 candidatures attendues.

→ les candidat-e-s extérieures retenu-e-s pour l’oral seront sélectionné-e-s sur dossier, en tenant compte de leurs motivation et de leurs expériences dans le secteur des bibliothèques et du monde des livres.

Épreuve  :

→ les candidat-e-s admissibles n’auront qu’une unique épreuve orale de 15 minutes à passer (pas de classement de fiches ou de tests de lecture comme lors des recrutements précédents). Elle comportera une présentation du/de la candidat-e et un moment de questions de la part du jury sur la BnF, le travail de magasiniers-ères, les motivations du/de la candidat-e-s, etc…

La section SUD Culture de la BnF regrette le faible nombre de postes ouverts, étant donné la situation de sous-effectif rencontrée par de nombreux services et la perte d’à peu près 70 postes de magasiniers-ères ces dernières années. Nous encourageons tout de même les agent-e-s « vacataires » à postuler à ce recrutement, afin d’essayer de profiter de cette petite possibilité et de démontrer une fois de plus le besoin urgent d’une réelle titularisation des précaires de la BnF et du Ministère de la Culture. Cette titularisation nécessaire ne doit pas passer par un recrutement direct qui sélectionne les agent-e-s précaires et les met en concurrence, mais par un plan massif de titularisation sans condition d’ancienneté, de quotité horaire, de concours ou de nationalité.

Nous demandons également que la direction confirme le plus rapidement possible que l’ensemble des agent-e-s de la BnF pourront bien accéder directement à l’épreuve orale au mois de novembre, sans présélection de dossiers et sans condition d’ancienneté. Cela malgré l’absence d’un volet interne, qui doit absolument être mis en place la prochaine fois.

Nous condamnons également le fait que le droit français exclut injustement les potentiel-le-s candidat-e-s ressortissant-e-s de pays hors Union Européenne, pourtant nombreux/ses à la BnF à souhaiter pouvoir eux et elles aussi bénéficier de possibilités pour devenir fonctionnaires, en tant que collègues présents à nos côtés depuis des années et n’ayant pas à démontrer leur professionnalisme dans notre établissement.

Il faut que la BnF se donne les moyens d’un recrutement direct réussi !

Il faut surtout un vrai plan de titularisation !

Déclaration liminaire au Comité Technique de la BnF des 18 et 19 mai 2017

Après plusieurs interpellations de la section SUD Culture de la BnF, dès l’automne 2016 au sujet de la mise en oeuvre du protocole de fin de grève du 15 juillet 2016, auxquelles se sont ajoutées de nombreuses relances ces derniers mois, la direction de la BnF a finalement répondu en mai 2017 à nos interventions à ce sujet. En effet, plusieurs points importants de ce protocole, notamment ceux relatifs aux agent-e-s non titulaires à temps incomplet, restent à ce jour en souffrance, ce qui est inacceptable.

Malheureusement, et une fois encore, les réponses apportées très tardivement à nos nombreuses questions sont loin d’être à la hauteur de nos interrogations et de l’urgence d’une mise en œuvre complète de ce protocole, comme l’exigent non seulement les organisations syndicales qui en sont signataires, les agent-e-s non titulaires à temps incomplet qui se sont massivement mobilisé-es pour leurs droits il y a maintenant un an mais aussi la réglementation, qui fait de ce protocole un document juridique contraignant que la BnF a obligation d’appliquer.

Nous constatons donc aujourd’hui que la direction n’est toujours pas en capacité de répondre à nos différentes interrogations, alors qu’elle a disposé d’un temps anormalement long pour le faire, laissant de nouveau penser que l’application de ce protocole n’est pas sa priorité tout comme le dialogue social auquel elle se prétend attachée. Que dire également de ce nouveau signal envoyé aux précaires de notre établissement, mobilisé-e-s pour rappel durant 6 samedis de grève consécutifs l’an passé ?

Nous n’avons par exemple toujours pas de réponse précise sur le nombre exact d’agent-e-s passé-e-s en CDI en octobre 2016, et les raisons des écarts constatés entre différents chiffres présentés lors de divers instances ou réunions. Pour rappel, notre demande n’a pour but que de nous assurer qu’aucun-e agent-e n’a été oublié, et non de surcharger inutilement les équipes de la DRh de travail comme cela nous a été honteusement reproché à plusieurs reprises. D’autant plus que nous sommes justement intervenu-e-s pour défendre ces agent-e-s et essayer de régler la crise que connaît la DRH depuis plus d’un an, crise dont nous ne sommes pas responsables.

De même, en ce qui concerne le prochain recrutement direct de magasiniers/ères de 2017, la direction n’est toujours pas en mesure de nous assurer la mise en place d’un volet interne, ce qui ne peut être qu’un mauvais signe et qui revient en fait à sous-entendre qu’il n’y en aura pas. En cas d’absence de volet interne à ce prochain recrutement direct, la section SUD Culture de la BnF considérera que la direction, qui a pourtant été alertée dès juillet 2016 de l’urgence de saisir le Ministère de la Culture et de la Communication et le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche afin d’anticiper d’éventuelles lenteurs administratives, a tout simplement manqué à ses engagements auprès des personnels les plus précaires de la BnF pour qui ce recrutement direct représente une chance d’être enfin titularisé-e-s.

En ce qui concerne le passage à 70% d’un temps plein des agent-e-s non titulaires à temps incomplet dont les contrats sont financés par des crédits extérieurs, nous constatons que la direction ne répond même plus à nos demandes, en ignorant complètement notre proposition de relancer ces interlocuteurs avec lesquelles la BnF échange pourtant, on s’en doute, fréquemment. Pourtant, il s’agit là d’une demande émanant aussi des agent-e-s directement concerné-e-s, qui n’ont eux/elles non plus aucune réponse.

De la même façon, nous apprenons que sur les 7 agent-e-s ayant demandé un passage à 110h aux Vestiaires, seul-e-s 4 agent-e-s auraient obtenu une augmentation de quotité horaire, la direction faisant fi de 3 situations restantes sans donner plus de précision alors que nous avons la certitude que des agent-e-s du Vestiaire ont bien fait des demandes à ce sujet et attendent un passage à 110h leur permettant d’augmenter modestement leur salaire.

Quant à la question du calcul du temps de travail des agent-e-s non titulaires à temps incomplet posté-e-s, visant à mettre en place des mesures non seulement égalitaires entre titulaires et non titulaires mais aussi à mettre fin au travail gratuit dans notre établissement, la situation devient de plus en plus aberrante.

En effet, à notre demande d’égalité de traitement entre tous/tes les agent-e-s posté-e-s de notre établissement (avec un laps de temps de 15 minutes avant et après les plages postées pour pointer, comme c’est le cas pour les agent-e-s titulaires), la direction préfère bricoler un forfait spécial « non titulaires » de 10 minutes, préférant manifestement maintenir une discrimination à l’égard des agent-e-s non titulaires à temps incomplet.

Enfin à notre demande, portée depuis plus d’un an avec les agent-e-s non titulaires à temps incomplet concerné-e-s, de mise en œuvre d’une réparation du préjudice causé par ces règles inégalitaires de calcul du temps de travail dans notre établissement, la direction là aussi ne nous répond tout simplement pas, en refusant manifestement tout échange sur le sujet, et ignorant ce point en réunion et dans ses réponses à nos courriers depuis plusieurs mois.

Mais en attendant, la majoration du temps de travail posté le soir de 19h à 20h et le dimanche à 100% n’est pas non plus mise en œuvre, ce qui risque de créer des problèmes lorsque cela sera effectif, en rappelant que cela doit être rétroactif au premier septembre 2016.

Pour notre organisation syndicale, cette situation insupportable doit prendre fin au plus vite. Nous demandons très rapidement la mise en place de réunions ad hoc nous permettant de traiter de l’ensemble de ces sujets et à l’issue desquelles nous souhaitons sortir dûment informé-e-s et fixé-e-s sur l’application de ce protocole, sans report ou nouvelles tergiversations.

Nous tenons également à vous préciser que les agent-e-s concerné-e-s seront informé-e-s des réponses qui nous seront données, afin de juger par eux et elles-mêmes ce qui est acceptable ou non. Nous pouvons envisager que ces agent-e-s travaillant dans notre établissement depuis de nombreuses années ne seront pas dupes de ces lenteurs entretenues par la direction, et sauront renouveler leurs exigences concernant ce protocole de fin de grève.

A la direction de la BnF de faire désormais le bon choix et de répondre véritablement à nos demandes et questions, dans de brefs délais.

La section SUD Culture Solidaires de la BnF

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Application du protocole de fin de grève du 15 juillet 2016 à la BnF : à quoi joue la direction ?

Il y a plus de 8 mois maintenant, l’intersyndicale CGT-FSU-SUD Culture de la BnF signait avec la direction un protocole de fin de conflit suite à la mobilisation victorieuse des agent-e-s de la BnF contre la dégradation de leurs conditions de travail, le sous-effectif et la précarité. Si à ce jour certains points du  protocole ont été mis en application, d’autres restent de façon injustifiée en souffrance, ou ont pu connaitre des applications défaillantes.

En octobre 2016 déjà, la section SUD Culture de la BnF avait dû saisir publiquement la présidence de la BnF pour demander que le passage en CDI des « vacataires » sur besoins permanents se fasse dans de bonnes conditions et selon le calendrier prévu par le protocole. Depuis, notre organisation syndicale n’a cessé d’interpeller la direction pour que l’intégralité du protocole soit appliquée dans des délais raisonnables et dans des conditions transparentes et respectueuses du personnel. Face au constat d’une situation enlisée et devenue intolérable, notre organisation syndicale a de nouveau dû saisir la présidence de la BnF, dans un courrier adressé le 07 février dernier. Aucun membre de la direction n’ayant daigné à ce jour nous répondre, nous sommes de nouveau amené-e-s à rappeler publiquement la direction de la BnF à ses engagements légaux et à sa responsabilité sociale, pour qu’elle applique consciencieusement les derniers points du protocole de fin de grève laissés aujourd’hui de côté.

En absence de réponse rapide à nos demandes, notre organisation syndicale tirera avec les agent-e-s concerné-e-s toutes les conséquences de ce très mauvais signal qui est essentiellement envoyé, une fois n’est pas coutume, aux « vacataires » de notre établissement !

Réclamons la mise en œuvre intégrale des avancées gagnées dans de brefs délais, avec :

  • La communication de la méthodologie qui a été employée pour définir le périmètre des « vacataires » sur besoins permanents passé-e-s en CDI en octobre 2016 et à 110h en janvier 2017, afin de pouvoir s’assurer qu’aucun-e agent-e n’a été oublié-e.
  • Le rappel strict auprès des services de la procédure de passage à 110h pour les « vacataires » sur besoins permanents qui ont fait des demandes depuis la fin 2016 ou qui en feront à l’avenir, car il y a eu des erreurs, des « oublis » ou des tentatives de bloquer des demandes, ce qui est anormal.
  • La tenue d’une réunion permettant de fixer de façon définitive les modalités de calcul du badgeage des « vacataires » posté-e-s. Cela fait maintenant des mois que les agent-e-s attendent la mise en place d’un système GTA permettant de comptabiliser l’intégralité de leur temps de travail et la compensation à 100% des heures travaillées le soir et le dimanche, et dont l’effet doit être rétroactif au 1er septembre 2016. Nous demandons également qu’une réparation compensatoire rétroactive soit opérée pour rendre à ces agent-e-s une partie du temps de travail donné gratuitement et parfois pendant des années à la BnF. Le travail gratuit, ça suffit !
  • La relance des organismes extérieurs à la BnF pour permettre de financer le passage à 110h des « vacataires » rémunéré-e-s par des crédits hors BnF et qui ont effectué une demande d’augmentation de quotité horaire.
  • L’organisation du passage à 110h de l’intégralité des « vacataires » des Vestiaires qui ont effectué une demande d’augmentation de quotité horaire, en leur confiant comme prévu des tâches sur des fonctions d’Accueil pour leur éviter la pénibilité physique d’une augmentation du temps de travail sur leur postes actuels.

Pour la défense de nos acquis, aucun recul possible !

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Précarité à la BnF : les « vacataires » témoignent de leur expérience #4

#4    La BnF  c’est un endroit de prestige.  Je voulais y travailler. Si on m’avait dit que j’y arriverais un jour,  je n’y aurais pas cru, et me voilà,  j’y suis vacataire depuis plus de dix ans.  Je ne suis plus étudiant, j’ai un certain âge,  et je n’ai pas assez d’argent pour vivre. J’ai cherché un travail ailleurs, mais je ne l’ai pas trouvé. J’ai essayé de passer les concours hélas,  sans succès.  J’ai eu  plusieurs cdd dans différents départements,  je suis passée de 80h à 110 h pour à nouveau retomber à 80h J’ai suivi des formations, mais je n’ai jamais pu garder le même poste au même endroit,  j’ai dû changer tout le temps.

Nous les vacataires, On n’a pas passé un concours, c’est vrai, mais on a quand même de l’expérience, on connaît la « maison », on l’aime. Ou on l’aimait au début…  Psychologiquement c’est dur  on perd l’espoir, l’intérêt, on se sent  des bouche-trous, on baisse les bras,  on perd la confiance en nous-mêmes car souvent on est affectés sur des postes qui nous ne correspondent pas, on est démoralisés car si on n’arrive pas à passer un concours,  on n’a pas forcement la possibilité de changer notre situation avec le mouvement interne… on reste figés, on n’est pas contractuels…  on ne demande jamais notre avis… On travaille les week-ends,  les soirs… on a parfois des responsabilités (être à l’heure pour assurer parfois  l’ouverture et fermeture du site)  qui sont très peu reconnues…on doit toujours se battre, car  par contre, on est mal renseignés sur nos droits, sur nos congés sur nos jours d’indisponibilité, sur notre droit à la formation.  On n’a pas forcement droit à un logement social… Le système GTA  ne reconnaît pas que l’on doit forcément arriver  à l’avance pour être à l’heure sur le poste  ou que parfois on est obligés de partir plus tard car on ne peut pas abandonner un lecteur en difficulté..  et encore… on est exclus de la prime de fin d’année alors qu’on est les moins riches.  J’aimerais un peu plus de reconnaissance de la part de ceux qu’on remplace, de ceux qui nous embauchent. J’ai signé pour ça, je ne suis pas une victime, mais j’aimerais qu’on soit traités avec plus de compréhension : les vacataires ce sont souvent des parents, des personnes d’un certain âge qui continuent à vivre dans la précarité.  J’aimerais aussi qu’on nous parle, qu’on nous tienne au courant de ce à quoi va ressembler notre avenir.

Précarité à la BnF : les « vacataires » témoignent de leur expérience#3

#3 Magasinier vacataire depuis juillet 2014, je gagne environ 660€ pour 80h de travail par mois.  Je n’ai pas eu droit aux congés payés pour mon premier contrat (8 mois) car celui-ci était d’une durée inférieure à 11 mois. J’ai eu des difficultés pour le prolonger du fait du non-renouvellement des postes de vacataire alors que mon service est régulièrement en sous-effectif. A part ça, les conditions de travail dans mon service (tâches, ambiance…) sont relativement agréables.

Précarité à la BnF : les « vacataires » témoignent de leur expérience #2

#2 Bonjour, je me décide à écrire pour témoigner du fait que suite au dernier recrutement sans concours organisé à la BnF au printemps 2015, je me retrouve encore éliminé du recrutement. Ayant à ce jour bientôt 11 années consécutives au sein de cet établissement je me retrouve dorénavant dans une posture délicate. Entendons-nous bien, je ne suis pas là pour discuter de la décision du jury, ni contester à mes pairs candidats la légitimité de leur titularisation, bien entendu. Juste dénoncer l’attitude de certains responsables BnF qui ont laissés se créer ce genre de situation très dégradante pour moi comme pour d’autres « anciens vacataires » qui ont aujourd’hui le sentiment d’être déconsidérés alors qu’ils ont souvent sacrifié depuis des années leurs weekends et leur soirées.

Aujourd’hui une certaine amertume s’empare de moi et même si j’envisage aujourd’hui une reconversion professionnelle, je ne peux savoir si elle aboutira et je me sens donc forcément pris au piège d’une situation dont je ne sais pas aujourd’hui comment je vais m’en extirper. Je trouve dommage d’être exclu du processus Sauvadet pour une quotité horaire insuffisante alors que plusieurs fois j’ai demandé à être augmenté. Jamais rien n’a abouti, il y a toujours un alinéa excluant, toujours une mesure discriminatoire, toujours une absence de perspectives.

Je pense que la direction devrait aujourd’hui se préoccuper de nous autres les « anciens » même si je ne parle au nom de personne, d’autres pourront aussi raconter leur propre histoire. La Direction n’a pas à avoir honte de nous. Elle doit envisager un vrai volet interne, un assouplissement de la loi Sauvadet et ainsi résorber ce qu’elle a créée en grande partie en faisant la sourde oreille et en ignorant nos situations comme cela. Tout ce que nous demandons c’est du respect et de la considération. J’ai toujours respecté cet établissement et je demande qu’il me respecte en retour.