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Rassemblement pour la régularisation des travailleurs sans-papiers de DPD, Chronopost & RSI

>>> Depuis plus de 8 mois des travailleurs de l’agence d’intérim RSI de Gennevilliers (92), de la plateforme colis DPD du Coudray-Montceaux (91) et de l’agence Chronopost d’Alfortville (94), ces deux dernières entreprises étant des filiales de La Poste, sont en grève pour leur régularisation. Nous appelons à se rassembler jeudi 28 juillet à 13h devant l’église Saint Philippe du Roule (près de Beauvau), et demandons à ce qu’une délégation soit reçue au ministère de l’intérieur.

2 novembre, 15 novembre et 2 décembre. Ce sont, respectivement, les dates de début de grève des travailleurs de l’agence d’intérim RSI de Gennevilliers (92), de la plateforme colis DPD du Coudray-Montceaux (91) et de l’agence Chronopost d’Alfortville (94), ces deux dernières entreprises étant des filiales de La Poste. Ces trois grèves ne forment en réalité qu’une lutte, les trois piquets participent ensemble à toutes les initiatives (rassemblements, manifestations…). Leur unité, leur détermination et leur courage face à l’adversité forcent le respect. Ils bravent des conditions climatiques allant du gel aux températures caniculaires, en passant par la pluie. Mais leurs adversaires principaux ne sont pas le soleil, le vent ou la pluie, mais l’État et le patronat.

L’État, rouage du système d’exploitation des travailleurs/euses sans-papiers…

En durcissant toujours plus les conditions de régularisation, en multipliant les contrôles policiers, en maintenant des centaines de milliers de personnes en situation de précarité et de fragilité, l’État les livre, en toute conscience, à l’exploitation la plus brutale. Or ces travailleuses et ces travailleurs fuient, au péril de leur vie, la misère et les guerres qui sont le fruit d’un système néo-colonial dont l’État français est un des piliers. La politique ultra-répressive en matière de séjour des étranger·e·s en France a des conséquences sur les conditions de travail et de salaires.

Concernant DPD et Chronopost, l’État se fait le complice actif de la surexploitation des travailleurs mise en place au sein du groupe La Poste, deuxième employeur de France. Il s’agit bien d’un véritable système, basé sur la sous-traitance en cascade, du donneur d’ordre aux agences d’intérim, en passant par des sous-traitants. La principale entreprise sous-traitante utilisée par La Poste est Derichebourg, une entreprise présente dans une multitude d’activités industrielles et de services et qui dégage plus de 3 millions d’euros de chiffre d’affaires. C’est cette entreprise qui emploie des travailleurs sans-papiers pour le compte de La Poste, au Coudray-Montceaux comme à Alfortville. Ou plutôt employait car, sous pression de la mobilisation, La Poste a résilié les contrats avec Derichebourg… mais uniquement dans les deux sites concernés par la grève, alors que nous savons fort bien que des cas similaires existent un peu partout ailleurs.

La préfecture de l’Essonne, depuis le début de la mobilisation a préféré discuter avec ces patrons voyous, leur déléguant même une partie de ses prérogatives (l’établissement de dossiers), plutôt que d’échanger avec les grévistes victimes de leurs combines. Dans le Val-de-Marne, la porte est close à double tour depuis des mois. Il n’est pas étonnant que cette complicité étatique bénéficie également au donneur d’ordre qu’est le groupe La Poste.

Le vrai visage du groupe La Poste

La Poste bénéficie (encore) d’une image d’entreprise de service public proche de la population, avec l’image d’Épinal du facteur ou de la factrice rendant de multiples services, notamment en milieu rural. Certes, l’image s’est écornée ces dernières années avec les suppressions d’emplois et de bureaux de poste qui s’enchaînent, dégradant à la fois le service public et les conditions de travail des agent·e·s. Les suicides et tentatives de suicide de postier·e·s depuis dix ans témoignent, de la manière la plus brutale qui soit, de cette dégradation.

Mais, plus on descend dans la chaîne de sous-traitance, plus le tableau se noircit. Philippe Wahl, le PDG de La Poste, ne s’en cache pas. Il déclarait ainsi, en février 2021 devant la Commission des finances de l’Assemblée nationale : « La cohabitation dans une structure de salariés du groupe et de sous-traitants est une façon de tenir la concurrence. Tel est le cas de Chronopost ou DPD. Si les conditions sociales des facteurs étaient transposées sur tous les salariés de Chronopost, cette société disparaîtrait. ». On pourrait aussi discuter du « modèle social » de La Poste maison-mère, mais, sous couvert d’une lutte contre la concurrence (encouragée par les patrons successifs de La Poste), c’est l’existence de conditions sociales au rabais qui est assumée. Or, au bout de cette chaîne, il y a l’exploitation sans vergogne de travailleurs/euses sans-papiers obligé·e·s de bosser avec des horaires de dingues, incompatibles avec l’usage des transports en commun, dont les heures supplémentaires (voire même une partie des heures tout court) ne sont pas payées et dont les missions sont interrompues dès qu’ils réclament leurs droits. Et ça, en revanche, la direction La Poste, ne l’assume pas publiquement. Elle n’a de cesse de nier tout lien entre ces travailleurs et le groupe. L’honnêteté patronale a des limites, le cynisme non.

Une lutte qui concerne tou·te·s les travailleurs/euses

Dernièrement, sur un chantier des Jeux Olympiques, un scandale sur l’exploitation des Sans-papiers a éclaté et a conduit à leur régularisation. Les grands groupes, Bouygues, Eiffage, Vinci ne sont jamais mis en cause. C’est toujours au bout d’une cascade de sous-traitance qu’on trouve les Sans-papiers… et, si ce n’est pas en travail au noir, c’est en intérim. Les grévistes de RSI à Gennevilliers sont ainsi tous intérimaires avec des contrats à la semaine et travaillaient sur des chantiers dans des conditions indignes.

L’enjeu de la lutte des travailleurs des trois piquets est très important !

→ ll est important pour leur dignité, l’égalité des droits et pour que justice leur soit rendue.

→ Il est important pour l’ensemble des travailleuses et travailleurs sans-papiers dans le pays, dans un contexte où le poids grandissant de l’extrême-droite et son influence sur une large partie du spectre politique fragilisent encore plus leur situation.

→ Il est important pour l’ensemble du monde du travail, car quand les droits des plus précarisé·e·s progressent, ce sont les conditions de toutes et tous qui s’améliorent. Dans le cas inverse, tout le monde paie l’addition. Pour s’en convaincre, il suffit, en prenant l’exemple de La Poste, de noter par exemple que l’intérim explose littéralement (+ 132 % en deux ans !).

À La Poste et ailleurs, la solidarité doit s’exprimer le plus massivement possible, par tous les moyens nécessaires (militants, financiers, politiques…).

Extraits de nos interventions au CA du 30 juin

Le jeudi 30 juin l’intersyndicale SUD-CGT-FSU ainsi que les représentant.es de l’ALU BnF se sont réuni.es dans le Hall Ouest de Tolbiac afin d’intervenir collectivement au début du Conseil d’Administration présidée par Laurence Engel et où les tutelles de l’établissement (Ministère de la Culture et Ministère de l’Économie) siégeaient. Retour en vidéos sur nos interventions et nos actions du jour !

Photo du rassemblement des agent.es et des lecteur.trices mobilisé.es
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2 mois de lutte à la BnF !

Déclaration pour le Conseil d’Administration du 30/06/2022

Intersyndicale CGT-FSU-SUD Culture de la BnF

La Bibliothèque nationale de France, troisième plus grande bibliothèque au monde est traversée depuis plusieurs mois par un mouvement social de grande ampleur et en phase de devenir historique. Rarement les agents se sont autant mobilisés, dans une grève unitaire touchant plusieurs sites, toutes les catégories de personnel et toutes les directions de la BnF, pour dénoncer de manière forte la situation désastreuse de l’établissement, les choix opérés par la direction et l‘austérité budgétaire et de personnel que lui imposent ses tutelles. Cette mobilisation s’est faite dans un premier temps à travers une pétition signée par plus 700 agents qui n’a eu aucune réponse de la part de la direction, puis depuis le début du mois mai par un mouvement de grève fort et ininterrompu qui dure depuis 8 semaines.

Dans le même temps, le public de la BnF, notamment celui des chercheurs et chercheuses, a décidé de s’investir de manière intense dans l’action en soutenant la mobilisation des agents, tant dans un élan de solidarité que dans une perspective de lutte pour sauver leur outil de travail qu’ils et elles considèrent légitimement en danger. Une telle mobilisation des usagers est inédite et montre bien l’ampleur de la crise sociale en cours dans cette établissement, mais aussi la remise en cause de ses missions fondamentales. Cela a donné lieu à deux pétitions en ligne recueillant en tout 19 000 signatures, aux prises de positions de l’Association des bibliothécaire de France et de nombreuses associations de chercheurs et de sociétés savantes contre la réorganisation du service public, à la conférence de presse organisée le 15 juin en soutien à la grève en présence de plusieurs personnalités du monde de la recherche et de la Culture et à la tribune publiée le 20 juin contre cette réorganisation et signée par plus de 420 chercheurs, universitaires, intellectuels, écrivains et artistes.

Face à un tel mouvement de contestation, face à un conflit social de cette ampleur, la réponse de la direction de la BnF n’a malheureusement pas été d’ouvrir immédiatement de vraies négociations, mais de laisser traîner les choses, de prétendre que la mobilisation des lecteurs et lectrices était factice, de remettre en cause la légitimité des personnes en lutte ou de réduire la colère du personnel et ses revendications à de simples interrogations et inquiétudes.
Cette attitude a conduit une grande partie du personnel à se sentir doublement méprisée : alors que la direction retire d’un côté aux agents l’expertise de leurs propres métiers en refusant d’écouter leur parole, elle les infantilise de l’autre en pensant régler à coups de communications et de séminaires des problèmes de fonds.

La réorganisation du service au public conduisant à réduire fortement la communication directe des collections conservées en magasins et qui est au cœur de ce mouvement a cristallisé tous les maux – pourtant dénoncés depuis des années par nos organisations syndicales – qui touchent notre établissement :

  • l’empilement des missions sans moyens supplémentaires (ex. de la réouverture de Richelieu à la rentrée 2022 et bien entendu le titanesque chantier d’Amiens) ;
  • les suppressions de plus de 300 postes en équivalents temps plein sur les 10 dernières années qui ont conduit à des choix intolérables que nous dénonçons aujourd’hui, amenant à délaisser certaines missions fondamentales de la bibliothèque nationale et à dégrader fortement nos conditions de travail ;
  • une politique délibérée de sacrifice des effectifs de catégorie C, notamment au sein des équipes de magasinage dont 25% des postes ont disparu, qui plonge les missions de service public de la BnF dans l’impasse ;
  • le reniement du protocole de fin de grève de juillet 2016 qui instaure un grave précédent à la BnF où nous dit-on le dialogue social serait soutenu, et qui a conduit au recours honteux à de l’ultra précarité avec de nouveaux contrats à durée déterminée sur des missions pourtant pérennes ;

Depuis début mai les personnels de la BnF et l’intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD se mobilisent sans relâche pour faire entendre nos revendications. Malgré trois préavis de grève déposés, 17 jours de grève et un taux élevé de grévistes ces deux derniers mois, cette même direction refuse toujours de retirer une réforme unanimement rejetée et laisse s’installer le pourrissement d’un mouvement social d’ampleur, pensant certainement que les congés d’été calmeront les esprits. Erreur. Les promesses de rééquilibrage très limité en faveur des catégories C, tout comme les annonces – insuffisantes et subordonnées aux moyens octroyés par les tutelles, d’embauches ou encore le plan de « déprécarisation » concocté par la direction pour se donner bonne conscience là où un recrutement direct de magasiniers devrait être organisé, sont loin de répondre aux revendications des personnels.

Cette situation désastreuse est aussi la responsabilité des tutelles, qui acceptent une réorganisation qui symbolise dramatiquement la casse du service public de la lecture et de la recherche, et qui accepte la mise en place de l’ultra-précarité.

L’arrêt des suppressions de poste de ces 3 dernières années, obtenues grâce à la détermination du personnel de la BnF, ne suffira pas à réparer les pertes subies ces 12 dernières années, surtout que les suppressions de postes en catégorie C ont continué depuis 3 ans. L’urgence dans laquelle se trouve notre établissement nécessite une réponse forte et à la hauteur des enjeux incombant à une bibliothèque nationale, consistant à octroyer immédiatement les moyens supplémentaires permettant l’embauche rapide de personnel titulaires supplémentaire, tant pour les missions assurées sur le site de Tolbiac que pour celles touchant le site de Richelieu dont la réouverture risque grandement de très mal se passer sans propositions concrètes mises sur la table par les tutelles, tutelles qui doivent aujourd’hui assumer leur responsabilité dans la crise que traverse la BnF et ses missions.

Conférence de presse #BnFgate, retour en vidéos

Mercredi 15 juin, l’intersyndicale BnF CGT FSU SUD Culture a organisé avec ALUBnF une conférence de presse. Laurent Binet, Arlette Farge, Eric Vuillard et Daniel Kunth sont venu.es soutenir la grève des personnels et la mobilisation des lecteurs et lectrices !

Tribune de la conférence de presse, de gauche à droite : Francisco Roa Bastos pour l’ALUBnF, Eric Vuillard, Artelle Farge, Laurent Binet et Daniel Kunth.

Retrouvez ci-dessous des extraits vidéos des différentes interventions.

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Pour le service public, nos missions, nos métiers  et nos emplois, contre la précarité : Nous allons gagner !

Intersyndicale BnF

Apres un mois de mobilisation massive et de grève des personnels, avec le soutien sans faille des lecteurs, des usagers, des professionnels des bibliothèques et du monde de la recherche, la direction est de plus en plus isolée. Continuons le mouvement pour préserver un service public digne de nos missions, arrêter l’hémorragie des effectifs et obtenir les postes nécessaires, empêcher la dégradation de nos conditions de travail, faire barrage à la précarisation.

MARDI 07 juin 2022
Assemblée générale
à 12h30 Hall OUEST

  • Retrait immédiat de la réorganisation du travail en service public et retour aux communications directes des documents toute la journée
  • Mise en place immédiate de toutes les mesures nécessaires pour pouvoir les postes dont la BnF a besoin, en particulier de magasiniers titulaires, avec la publication dès maintenant des postes vacants puis l’organisation d’un recrutement direct conséquent, avec un volet interne important.
  • Abandon immédiat du recrutement des contractuels à temps incomplet sur besoins permanents sur des CDD d’un an, contrat ultra-précaires sans droit et retour à leur recrutement ne CDI.
  • Engagement claire et précis sur les primes.
  • Augmentation des moyens en personnel et financiers de la BnF pour pouvoir remplir dans de bonnes conditions l’ensemble de ces missions.
  • Abandon du projet de mise en caisse ou en rayon d’ouvrages sans les cataloguer 
  • Retrait du projet d’ouverture jusqu’à 19h des salles de lecture et du travail les jours fériés à Richelieu et le recrutement du personnel nécessaire.

JEUDI 09 JUIN
TOUS ET TOUTES EN GREVE !
RDV : 9H dans le Hall EST

Communiqué intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD

Le manque de moyens humains et budgétaires consacrés au fonctionnement de la Bibliothèque nationale de France devient de jour en jour plus criant. Les personnels, lecteurs et usagers de la BnF continuent d’être soumis à des mesures régressives qui dégradent à chaque fois davantage les services proposés au public et les conditions de travail des agents. Ainsi plus de 300 emplois ont-ils été détruits en dix ans.

Dans le but de supprimer à nouveau des postes, la direction de la BnF, après avoir automatisé les vestiaires, veut imposer à partir du mois de mai la fin des communications directes des documents conservés dans les magasins jusqu’à 13h, leur communication n’étant désormais possible que l’après-midi. Cette réorganisation ne fera que concentrer la charge de travail et les cadences sur des périodes toujours plus courtes, au détriment des conditions de travail, tout en réduisant les services offerts au public.

Les usagers de la BnF nous soutiennent, à travers une action éclaire et massive (plus de 13 000 signatures sur les deux pétitions en quelques jours), et exigent le retour aux missions historiques de la BnF et des moyens humains et financiers à la hauteur de cet enjeu pour la plus grande bibliothèque de France

Un (rapide) état des lieux des attaques de la direction :

  • de nouvelles suppressions d’emplois sur le site François Mitterrand (- 40 postes),
  • une réduction des services aux lecteurs du Rez-de-jardin avec le projet de fin de la communication directe des documents conservés en magasin le matin
  • une absence de revalorisation des primes en fonction de l’ancienneté (-500 à 1500 € par an) pour les titulaires et la non attribution de la prime de fin d’année pour une partie des contractuels,
  • le retour de la grande précarité pour les contractuels à temps incomplet (les «vacataires») sur besoins permanents avec la fin des CDI remplacés par des CDD de 1 an renouvelables une seule fois
  • une amplitude d’ouverture élargie du site Richelieu sans le personnel nécessaire et l’ouverture de certains espaces les jours fériés.

TOUS ENSEMBLE, INVERSONS LA TENDANCE, MOBILISONS-NOUS !
RDV JEUDI 21 AVRIL 13h hall Ouest*

*Vous disposez d’une autorisation d’absence d’une heure sur votre temps de travail pour assister à ce RDV (décret du 28 mai 1982).

Mobilisation nationale des établissement culturels et de loisir le 1er décembre contre le pass sanitaire

Les bibliothèques et plus généralement les services publics culturels et de loisirs sont obligés depuis juillet 2021 de contrôler l’accès des publics à leur établissements. Ce contrôle est majoritairement effectué par les agent.e.s même, ce qui va à l’encontre des missions et de l’accès inconditionnel qui est le cœur de notre ADN.
L’assemblée nationale a voté le maintien du passe sanitaire jusqu’à l’été prochain, c’est intolérable.
Les annonces de Marcron ne changent rien à la situation.
Des collectivités, dont la ville de Grenoble, ont décidé de sanctionner les agent.e.s qui ont refusé d’effectuer le contrôle du passe. Nous apportons tout notre soutien à tous les agent.es victimes de sanctions, les 16, 23 et 26 novembre nous vous invitons à débrayer.
Après les mobilisations d’octobre et novembre, la lutte peut et doit continuer !

C’est pourquoi, les personnels des bibliothèques mobilisé.e.s et réuni.e.s en Assemblée Générale, SUD CT, SUD Culture Solidaires, la CNT FTTT et la CNT SO appellent à une nouvelle journée de mobilisation nationale mercredi 1er décembre.
Pour cela, nous déposons des préavis de grève reconductibles..

Pétition à signer pour une bibliothèque accessible à tous et toutes :
https://www.change.org/p/monsieur-l…

Site internet du collectif « bib sans pass » à consulter :https://bibsanspass.wixsite.com/website

Facebook des « bibliothécaires mobilisés » : https://www.facebook.com/profile.ph…

Compte Instagram : @Bibpourtous : https://www.instagram.com/bibpourtous/

Retrouver les tracts d’appel ICI

Personnel BnF et intersyndicale CGT-FSU-SUD s’invitent au Conseil d’Administration de la BnF !

Intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD
Déclaration au Conseil d’administration 25 novembre 2021

 » Madame la Présidente, mesdames et messieurs les administratrices et administrateurs,

Si nous sommes là aujourd’hui c’est que nous souhaitons vous interpeller concernant la réouverture du site Richelieu et ses conséquences sur l’ensemble de la BnF.

En premier lieu, nous souhaitons réaffirmer la nécessité absolue de maintenir les effectifs de la bibliothèque François Mitterrand.

Alors que plus de300 emplois ont été supprimés à la BnF depuis 2009, environ 40 postes sur le site François Mitterrand vont être détruits afin de pourvoir ceux nécessaires au projet culturel du site Richelieu (nouveau musée, nouveaux services, amplitude d’ouverture élargie). La perte de ces emplois n’est ni soutenable, ni acceptable dans un contexte déjà particulièrement tendu.

En second lieu, nous souhaitons réaffirmer notre attachement aux missions et aux conditions de travail des agents de la bibliothèque de Richelieu après 10 ans de travaux difficiles et éprouvants.

Les 40 emplois annoncés pour ce site ne sont pas liés aux missions patrimoniales de Richelieu mais à un projet culturel démesuré. Dans le même temps, la direction souhaite augmenter l’amplitude d’ouverture des salles de lecture, recentrer l’activité sur le service au public au détriment des autres activités fondamentales, modifier l’organisation du travail… Faire toujours plus, c’est bien la logique mise en œuvre, qu’importent les missions et les conditions de travail des agents.

Enfin nous dénonçons avec la plus grande fermeté le retour de la grande précarité à la BnF.

La direction de la bibliothèque a en effet décidé de rompre unilatéralement le protocole d’accord de fin de grève signé en 2016 avec l’intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD en réintroduisant pour les contractuels à temps incomplet sur besoin permanant des contrats de courte durée non renouvelables plutôt que des CDI. Nous refusons ce type d’embauches jetables et exigeons le respect du protocole fin de grève de 2016 et l’application de l’instruction du ministère de la culture de 2015 concernant la résorption de la précarité.

En conclusion, nous demandons aux autorités de tutelles, alors que le budget 2022 du Ministère de la culture consacré au secteur du livre et à la lecture est en augmentation, une attention particulière pour la BnF, 3e plus grande bibliothèque au monde de par ses collections, et d’intervenir favorablement pour le renforcement des effectifs par du personnel titulaire, pour le respect des conditions de travail des agents de Richelieu et pour le respect du dialogue social. «