Archives pour la catégorie Rassemblement

SUD Culture Solidaires sous les fenêtres du ministère !

SUD Culture Solidaires / Section de la Bibliothèque nationale de France

Ministère de la Culture

La mobilisation contre les suppressions de postes, les coupes budgétaires et la précarité s’étend, renforçons-là !

Mardi 12 mars 2019, une cinquantaine de personne s’est rassemblée sous les fenêtres du Ministère de la Culture rue Saint-Honoré (aux « Bons Enfants »), à l’appel de SUD Culture Solidaires pour soutenir la mobilisation à la BnF et pour dénoncer la situation sociale au ministère de la Culture.

La lutte des personnels de la Bibliothèque nationale de France, commencée il y a déjà plus de 9 mois, avait en effet notamment décidé de s’inviter au siège de sa principale tutelle, responsable des coupes budgétaires et de la saignée appliquée à ses effectifs avec désormais plus de 300 suppressions de postes en près de 10 ans et qui en plus refuse depuis des mois de recevoir l’intersyndicale de la BnF.

Les personnels mobilisés, venant aussi du musée du Louvre, du château de Versailles, de l’administration centrale du ministère de la Culture ou encore de l’INRAP, ont ainsi démontré leur détermination face au projet dévastateur d’Action Publique 2022 et contre la casse organisée par le gouvernement de leurs missions et de leurs emplois, contribuant ainsi à la destruction des services publics amorcée depuis plusieurs années sous couvert de rentabilité et de flexibilité à tout va. Cela avec le soutien de camarades de l’union syndicale Solidaires, dont est membre SUD Culture Solidaires, qui étaient venus apporter leur appui à cette action.

Pendant près d’une heure, les responsables du ministère, resté-es au chaud dans leurs bureaux, ont été interpellé-es au cri de slogans pour des services publics de qualité, avec des budget à la hauteur des besoins réels, des emplois titulaires, et contre la précarité grandissante au ministère de la Culture. Le rassemblement s’est ensuite dispersé avec la promesse de revenir au plus vite tant que le ministère ne répondra pas aux revendications portées par les personnels dont la colère grandit jour après jour.

Maintenant, dans les établissements, organisons des AG pour nous mobiliser, faisons des actions, informons le public et participons massivement aux journées de grève, pour construire la lutte nécessaire pour obtenir satisfaction.


A la BnF, la lutte continue dès maintenant, pour l’appel intégral de la liste complémentaire du dernier recrutement de magasiniers/ères, la CDIsation des plus précaires d’entre nous et la fin des réorganisations régressives qui ne visent qu’à gérer les pénuries ! Un nouvel appel à la grève est lancé pour le samedi 16 mars, avec un rendez-vous dès 10h à l’entrée du Salon du Livre de Paris (M Porte de Versailles, ligne 12, M Balard ligne 8, T2 et T3a Porte de Versailles).

 

Et le 19 mars, toutes et tous en grève et dans la rue pour une large mobilisation interprofessionnelle !

 

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SAMEDI 16 MARS 2019, la grève continue à la BnF Rejoignez le piquet de grève délocalisé au Salon du Livre porte de Versailles dès 10h!

SUD Culture Solidaires / Section BnF

La BnF connaît depuis plus de 9 mois un conflit social dur et important, qui est le résultat de la colère des agent-e-s face aux suppressions de postes, à l’alourdissement de la charge de travail, aux plannings de service public intenables, à la précarité et aux remises en cause des avancées obtenues ces dernières années.

Face à une colère qu’elle refuse d’entendre, la direction de la BnF reste sur une position inchangée depuis plusieurs semaines, sauf quelques aménagements à la marge. Au gré d’une série d’annonces bien maigre en regard des revendications portées par les personnels, cette direction a en effet pour prétention de mettre un terme à une mobilisation constante et marquée par des actions fortes depuis plusieurs mois.

Comment se satisfaire d’engagements aussi limités ? En effet, la direction ne propose pour l’appel de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères, que l’arrivée de 12 (sur 33) nouveaux et nouvelles magasiniers/ère d’ici novembre 2019, ce qui ne permettra certainement pas d’une part de répondre aux besoins réels des services qui ont absorbés la suppression de 90 postes de magasiniers/ères ces dernières années et de l’autre de titulariser 7 des 10 collègues précaires en attente sur cette liste et qui seraient donc laissé-es de côté. Cette situation dont la responsabilité revient notamment au ministère de la Culture et à ses suppressions de postes, ne peut pas durer plus longtemps.

D’autre part, la direction de la BnF promet le passage en CDI de l’ensemble des collègues sur des CDD abusifs depuis plusieurs mois voire années, en l’échange d’un arrêt immédiat d’une mobilisation concernant pourtant des aspects plus généraux. Sans se soucier une seconde de la cohérence de ses annonces, la direction recrute en même temps et à tout va de nouveaux et nouvelles ultra précaires, sur de nouveaux contrats clairement abusifs de quelques mois, niant ainsi toutes les avancées sociales de ces dernières années (besoin permanent = 1 CDI à 110h par mois !).

Concernant son projet de réorganisation-régression du Service Public, les dernièrescadences infernales annonces suite aux pseudo concertations participatives menées dans les départements de Tolbiac démontrent que la direction persiste et signe dans sa volonté de passer en force, faisant miroiter les bénéfices du volontariat et la carotte des rémunérations supplémentaires pour forcer ceux et celles qui sont le plus dans le besoin d’accepter de travailler toujours plus, au détriment de leur vie sociale et de leur santé. De même, dans la parfaite lignée des politiques du gouvernement en place, la direction annonce fièrement l’arrivée d’un personnel étudiant jetable, qui travaillerait 60h par mois sur des contrats de 10 mois non-renouvelables, pour boucher les trous dans les plannings de service public !

Toujours à la pointe, la direction de la BnF réhabilite donc le fameux « job étudiant » (plutôt que des vrais salaires d’études), mirage entretenu par le patronat capitaliste depuis des années pour justifier l’ultra-précarité en distribuant de l’argent de poche » aux travailleurs/euses.

Nous ne sommes pas responsables des coupes budgétaires et des suppressions postes appliquées par nos tutelles ministérielles ! La direction de la BnF n’a aucune légitimité pour nous faire payer les pots cassés de leurs politiques d’austérité dont le bénéfice ne va jamais aux plus bas salaires, comme elle n’a aucune légitimité pour imposer des situations toujours plus précaires, le tout dans le mépris du quotidien vécu par l’ensemble des équipes dont les conditions de travail ne font que se dégrader.

Continuons massivement les actions de revendication, dans la grève samedi 16 mars et mardi 19 mars, dans les déclarations communes en réunions de département, dans les Assemblées Générales, dans la rue et dans les manifestations interprofessionnelles.


Samedi 16 mars, retrouvons-nous devant le salon du Livre Porte de Versailles (M Porte de Versailles, ligne 12, M Balard ligne 8, T2 et T3a Porte de Versailles), pour informer l’ensemble des Métiers du Livre de la situation catastrophique dans laquelle est plongée une des plus grandes bibliothèques du monde !

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La mobilisation collective est nécessaire ! Samedi 26 janvier : La grève continue

Pour s’opposer à la contre-réforme du service public, aux conséquences désastreuses du sous-effectif, au maintien de collègues dans la précarité…

La mobilisation collective est nécessaire ! Samedi 26 janvier : La grève continue

L’acte XXIII des grèves, samedi 19 janvier, a été très suivi sur les différents sites de la BnF : fortes perturbations et fermetures anticipées de plusieurs salles de lecture. La salle de lecture du Département de la Musique n’a pas ouvert de la journée, tout comme les Vestiaires ! Nous condamnons encore une fois le zèle déployé par les directions pour garder des salles ouvertes à tout prix, parfois sans aucun personnel de magasinage ou avec une seule banque ouverte en fin de journée pour les 3 salles du rez-de-jardin à PHS !

La direction de la BnF doit réellement négocier car les personnels énervés ne laisseront pas leurs conditions de travail se dégrader davantage. Les réunions participatives menées dans les départements DCO de Tolbiac ne sont qu’un stratagème pour nous faire cogérer l’inadmissible et les agent-es concerné-es ne sont pas dupes !

Fronde contre la réorganisation du travail en Service Public :
La direction doit abandonner son projet et discuter des effectifs !

Alors que la direction de la BnF a imposé, en ce début d’année et dans plusieurs départements, des ateliers pour « réfléchir » à une organisation du service public avec toujours moins de personnel, les agent·es ont pu manifester clairement leur désaccord avec un projet régressif. Ce projet consiste entre autre à continuer à embaucher du personnel toujours plus précaire, à augmenter le nombre de samedis travaillés pour les titulaires, ou encore à chambouler leurs cycles de travail et à détourner les heures supplémentaires sur les samedis !

À Tolbiac, que ce soit au DEP, à PHS ou encore à LLA, de nombreux-ses agent-es ont démontré leur lucidité et leur opposition croît !

Les lignes rouges que compte franchir la direction de la BnF dès 2019 :

*recours à des salarié·es étudiant·es ultra précaires pour remplacer les « vacataires »

*création de cycles de travail mardi-samedi

*augmentation du nombre de samedis travaillés pour les titulaires (cat. C & A/B !)

*détournement des heures supplémentaires sur le travail en service public le samedi

*magasins fermés ½ journée le samedi avec report de la charge de travail […]

« Vacataires » : non à l’embauche en CDD pour des besoins permanents !

Depuis plusieurs mois, la direction de la BnF se vente de vouloir lutter contre la précarité, alors qu’elle exploite depuis des années pour son service public des personnels précaires sans effort concret pour les faire accéder à une titularisation (cf. le fiasco du recrutement de magasiniers-ères de 2017, avec plusieurs collègues exclu-es d’emblée des oraux et un nombre trop faible de « vacataires » admis-es, et le blocage par les tutelles ministérielles de la création de volets internes pour les recrutements directs, alors qu’elle a été gagnée lors de la grève victorieuse de 2016).

Cette même direction, qui n’est jamais à une contradiction près, refuse toujours actuellement de passer 12 collègues précaires en CDI, qui ont pourtant une ancienneté conséquente et qui travaillent sur des besoins permanents. Elle a de plus publié plusieurs postes pour des CDD courts en 2019 qui sont en fait sur des besoins permanents, ce qui est une nouvelle entorse à la législation. Tout cela pour boucher les trous sur les plannings des magasinier/ières pour quelques mois, en attendant que la contre-réforme du service public soit imposée et oblige les titulaires à travailler plus les samedis ! Puis, pour compléter les effectifs en service public, il y toujours le projet d’embaucher des contrats ultra précaires « étudiant-es » de 10 mois pour remplacer progressivement des « vacataires » sûrement trop enclin-es à formuler des revendications, balayant ainsi 20 ans de progrès sociaux et de droits supplémentaires et reniant les avancées obtenues lors de la grève de 2016 !

Effectifs et conditions de travail : les personnels réclament toujours
des moyens pour travailler dans de bonnes conditions !

Les conséquences du sous-effectif permanent rencontrées dans de nombreux services sont importantes : tâches internes en berne, stations TAD ponctuellement fermées, sur-postage et isolement en service public, locaux de reproduction fermés, difficultés quotidiennes pour tenir les plannings de service public… Sans compter les conséquences sur la santé des agent-es : augmentation de troubles musculo-squelettiques, stress, isolement, et parfois souffrance au travail.

Une situation d’autant plus insupportable quand on sait que 35 personnes sur liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers-ères attendent d’être intégrées à nos effectifs, ce qui permettrait de compenser en partie dans un premier temps les 90 postes de magasiniers-ères perdus en 10 ans (sur les 280 postes issus des coupes budgétaires appliquées par nos tutelles ministérielles depuis 2009). N’oublions pas non plus que cet appel, possible seulement jusqu’en novembre 2019 (date à laquelle la liste tombera), permettrait en particulier de titulariser 10 de nos collègues précaires !

8 mois de lutte = nécessité de réponses concrètes à nos revendications
La direction de la BnF doit désormais faire de vraies annonces et assumer sa responsabilité sociale, tout comme le ministère de la Culture doit donner des moyens supplémentaires pour nos emplois et nos missions !

Participons massivement et activement à la grève pour :

► le passage en CDI des 12 collègues que la direction a décidé de reconduire sur des contrats précaires alors qu’elle leur avait promis fin 2018 un passage en CDI !
► l’appel intégral de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères avant novembre 2019 !
► l’abandon du projet régressif de réorganisation du service public !
► un engagement écrit et concret pour l’amélioration du régime indemnitaire des personnels titulaires (en particulier de catégorie C) en 2019 !
► un calendrier précis des différents chantiers pour l’amélioration des conditions de travail des personnels travaillant en local aveugle !
► la réelle mise en place de volets internes pour les recrutements directs de magasiniers-ères !
► le passage en groupe 3 des « vacataires » des Pieds-de-Tour le 1er février 2019 lors de la création de la DPU, comme c’était prévu !
► l’abandon du projet de fusion des salles de lecture à Richelieu et de cession du bâtiment Louvois !

Grève samedi 26 janvier !

RDV 12h HALL EST sur le piquet de grève

Personnels de la BnF, restons mobilisés !

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Réorganisations, baisses de budget, sous-effectifs, précarité, conditions de travail : On ne lâchera rien ! Mobilisation vendredi 19 et samedi 20 octobre à la BnF!

SUD Culture Solidaires / Section de la Bibliothèque nationale de France

Les personnels de la BnF se sont mobilisés massivement les mardi 09 et samedi 13 octobre, démontrant une nouvelle fois dans une grève très suivie leur détermination à ne pas laisser passer l’arsenal de mesures régressives qu’on tente de leur imposer.

Battons le fer tant qu’il est chaud !

Au vu du succès de cette mobilisation, mais aussi dans la continuité des jours de grève du printemps dernier, la section SUD Culture de la BnF appelle l’ensemble des personnels à poursuivre dès maintenant la lutte pour maintenir la pression à la fois sur le ministère de la Culture où est en train de se jouer le budget 2019 de la BnF et sur la direction de la BnF qui anticipe depuis plusieurs mois les coupes budgétaires qu’elle va subir au moyen d’un projet de réorganisation particulièrement régressif pour l’ensemble des personnels de la BnF à compter de 2019.


Le projet de la direction pour 2019 :
► augmentation du nombre de samedis travaillés par an pour les personnels (14 samedis minimum évoqués !)
► heures supplémentaires concentrées le samedi pour assurer le Service Public
► création d’un nouveau cycle de travail du mardi-samedi
► recours à des contrats « étudiant-es » précaires de 10 mois pour remplacer les « vacataires »
► fermeture des magasins le samedi matin

Organiser les pénuries, c’est non ! N’acceptons ni le cynisme, ni le chantage !

Alors que les personnels de la BnF, déjà usés par leurs conditions de travail et le sous-effectif chronique, réclament des postes et moyens supplémentaires, avec notamment l’appel de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères (35 personnes en attente d’être appelées, dont une dizaine de précaires de la BnF), la direction utilise ses moyens de propagande pour annoncer que cet appel ne pourra se faire qu’au prix de la mise en place d’une réorganisation du service public particulièrement dangereuse, avec en particulier le problème des samedis où les plannings promettent d’être totalement intenables d’ici peu, quand ce n’est pas déjà le cas comme à PHS. Problème qui ne se poserait pas si la BnF n’avait pas perdu 90 postes de magasiniers-ières depuis 2010. Car les pertes de postes touchent tous les services et toutes les fonctions.

Cette même direction de la BnF, qui déclare haut et fort vouloir désormais lutter contre la précarité, a pourtant employé depuis fin 2017 de nombreux/ses précaires en CDD sur des besoins en réalité permanents (qui justifient des CDI), et compte désormais exploiter de manière décomplexée la population étudiante, sur des CDD ultra précaires par ailleurs non réglementaires.

De la même façon, encourager à tout va le recours aux heures supplémentaires pour assurer le service public est un moyen inacceptable de jouer sur la corde financière de ceux et celles qui gagnent le moins, pour les forcer à accepter de travailler toujours plus pour quelques euros supplémentaires, au prix de leur santé et du sacrifice de leurs week-ends.

Ça suffit ! La situation dans laquelle est plongée la BnF n’a qu’une seule source : les pertes de poste cumulées ces dernières années et les baisses de budget !

Agissons pour stopper l’hémorragie !


► Vendredi 19 octobre :

RDV pour les personnels de la BnF à 09h15 HALL EST à l’occasion du CHSCT de la BnF, à l’appel de l’intersyndicale CGT-FSU-SUD Culture (une heure d’information syndicale est déposée pour vous permettre d’y assister sur votre temps de travail)

►SAMEDI 20 octobre : GRÈVE à la BnF !

RDV HALL EST à Tolbiac sur le piquet de grève dès 10h pour une grève toujours plus active et visible !


La mobilisation continue :

Pour la défense de la BnF et de ses missions

Pour l’amélioration des conditions de travail

Pour des budgets et des effectifs à la hausse

Pour la stabilisation en CDI des précaires en CDD

Pour des volets internes aux prochains recrutements directs de magasiniers/ères

Pour l’appel intégral de la liste complémentaire

Contre le projet de réorganisation du SP à la BnF


Une caisse de solidarité avec les grévistes existe. Pour y participer : https://www.leetchi.com/c/grevistes-bnf

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L’extrême droite tue, faisons son procès (04-14 septembre 2018)

Union syndicale Solidaires

 

a296c0320259b3b0-3427b.jpgLe 5 juin 2013, Clément Méric, militant antifasciste et syndicaliste à Solidaires étudiant-e-s était tué à Paris par des fascistes. Du 4 au 14 septembre 2018, ses agresseurs comparaîtront devant une cour d’Assise.

Cinq ans après les faits, la menace de l’extrême-droite continue de se développer, notamment à cause du capitalisme, de la précarité et de la concurrence qu’il instaure entre les travailleurs et les travailleuses, en faisant germer le racisme, l’homophobie et le sexisme.

Les gouvernements successifs favorisent la xénophobie et laissent mourir les migrant-es dans la Méditerranée comme sur le territoire français. Ils organisent la précarité et répandent la misère en détruisant les services publics et le code du travail.
Les groupuscules fascistes et les partis d’extrême-droite présents dans les institutions tentent de récupérer la colère des travailleurs et des travailleuses face à ces mesures antisociales.

Or, dans les faits, ce n’est certainement pas du côté des plus pauvres que se trouve le Rassemblement National. Dans les villes administrées par des maires élus sous l’étiquette de son ancêtre le Front National, les aides et services sociaux sont réduits, parfois à néant.

De même, des groupuscules tentent d’ouvrir des “Bastions sociaux” dont l’objectif prétendu est de venir en aide aux plus précaires, uniquement s’ils ont l’air Français. Pour l’instant, la pauvreté n’a pas reculé dans les villes où ils sévissent. Cependant, des agressions homophobes et racistes de la part de leurs membres sont condamnées en justice.

A l’opposé de cela, l’union syndicale Solidaires revendique l’anticapitalisme et l’égalité des droits. Elle est porteuse d’un syndicalisme qui défend la solidarité entre tous les travailleurs et toutes les travailleuses. Il s’agit d’une condition fondamentale pour construire un rapport de force face au système libéral destructeur. Et c’est aussi un élément primordial du progrès social. Clément est mort pour ses combats qui sont les nôtres : la lutte contre les discriminations et les oppressions, pour une société juste, solidaire et démocratique.

L’union syndicale Solidaires appelle donc à organiser ou à participer à toutes les initiatives de mobilisation pour la solidarité et contre l’extrême-droite à l’occasion du procès des agresseurs de Clément.

Union syndicale Solidaires
31 rue de la Grange aux Belles – 75 010 Paris
tel : 01 58 39 30 20 –
fax : 01 43 67 62 14
contact@solidaires.org


Les rendez-vous

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De plus amples informations sont disponibles ici : http://www.pourclement.org


 

Solidaires étudiant-e-s, syndicats de luttes

Vendredi 31 août 2018

Procès des assassins de Clément Méric. L’extrême droite tue, faisons son procès !

Le 5 juin 2013, notre ami et camarade Clément Méric était assassiné par des fascistes à Paris. Comme nous, il était alors étudiant, militant, antifasciste, syndicaliste.

Du 4 au 14 septembre se tiendra le procès de ses assassins, à la Cour d’Assises de Paris. Nous demandons au maximum de personnes possible de venir en soutien à la famille de Clément et à ses proches pendant les audiences. En parallèle, nous appelons à une présence nombreuse aux rassemblements des 4, 11 et 14 septembre (voir détails sur notre site).

Pris pour cible du fait de ses engagements politiques, Clément Méric a été victime d’un assassinat politique.

Dans un contexte de criminalisation des mouvements sociaux et des militants, il est important de rappeler que c’est l’extrême droite et ses idées qui violentent, blessent et tuent partout en France, hier comme aujourd’hui. Ce procès doit être l’occasion de réaffirmer, publiquement, partout, que le fascisme est un poison, et que la résistance antifasciste doit continuer à s’organiser.

Nous ne baisserons jamais les bras face aux idéologies mortifères, racistes. Le fascisme doit être combattu partout, dans nos facs comme sur nos lieux de travail, dans les rues comme dans les discours. Ce procès sera l’occasion de faire la lumière sur les circonstances de cet assassinat, et que soit reconnue et jugée la dimension politique de cet acte.

L’extrême droite tue, faisons son procès !

Solidaires étudiant-e-s, syndicats de luttes
Porte-parolat : 06.86.80.24.45
http://www.solidaires-etudiant-e-s.org/
contact@solidaires-etudiant-e-s.org

 

La lutte continue ! Grève à la BnF samedi 07 juillet

SUD Culture Solidaires / Section BnF

BnF : UN PLAN SOCIAL QUI NE DIT PAS SON NOM

La lutte continue jeudi 05 + grève reconduite samedi 07 juillet

Quand tous nos postes, toutes nos missions, sont maintenant menacés…

Après plusieurs semaines de mobilisation des personnels lors du mouvement social interprofessionnel et de luttes locales sans avoir été décemment reçues par la direction de la BnF, les organisation syndicales ont pris part la semaine dernière à une réunion de négociations du présent préavis de grève (CGT-FSU-SUD Culture) ainsi qu’au CHSCT du 29/06. Les réponses de la direction aux revendications des personnels sont aussi cinglantes que cyniques :

  • Pas d’appel de toute la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasinier.e.s en 2018 : 13 appelé.e.s seulement en 2018 avaient été promis.e.s mais, erreur due à la DRH, il n’y en aura finalement que 11 (4 déjà appelé.e.s en mars/avril et 7 en septembre) ! Et rien n’est garanti concernant la trentaine à appeler avant novembre 2019… Par ailleurs, le directeur du département PHS jugerait même cet appel inutile au sein de ses services, à en croire son intervention en CHSCT…
  • Pas de signe de vie de nos tutelles ministérielles, qui « arbitrent » actuellement pour la BnF et d’autres établissements de nouvelles suppressions de postes et des baisses de budget pour 2019 sans annoncer concrètement la couleur…
  • Un projet de réduction des services aux usager.e.s, qui sera présenté le 10 juillet prochain aux organisations syndicales, touchant probablement le service public le samedi (avec par exemple des communications en différé uniquement ou encore la fermeture prolongée de stations à PHS et la communication sur rendez-vous des documents en salle P dès septembre, la direction ayant peut-être encore d’autres surprises à présenter…)
  • La non-stabilisation des collègues « vacataires » en CDD (contrats prenant fin enChat mignon 2018), alors que ces derniers/ères travaillent bien sur des besoins permanents et ont cumulé de l’ancienneté dans notre établissement.
  • L’extension à tous les départements thématiques de projets de réorganisation du SP, avec la mise en place de nouvelles matrices de planning de service public, au départ créées pour faciliter les tâches des encadrant-es mais qui ont servi à PHS de prétexte pour organiser les pénuries de personnels au détriment de leur santé et de leurs conditions de travail.
  • le flou entretenu quant à l’avenir du bâtiment Louvois : un éventuel maintien (temporaire?) des collections mais avec transfert des personnels vers Richelieu est évoqué.
  • la fusion des salles de lecture à Richelieu à marche forcée et sans réelle concertation avec les agent.es, qui laisse craindre une anticipation des réductions d’effectifs et qui est aussi une forme de réorganisation !

         Face aux manques d’effectif, la Direction de la BnF a choisi : il faut nier les besoins en personnel et réduire les missions historiques de l’établissement !

 Appelons un chat, un chien :

         La Direction refuse d’un côté de parler de nécessité d’effectifs à la DCO ou de suppressions de postes à droite et à gauche (parlons bien, parlons « gel »), tout en admettant de l’autre côté le besoin d’adaptation « à un principe de réalité » impliquant de préparer le programme suicidaire pour toute la Fonction publique d’Action Publique 2022 (le projet du gouvernement : 120.000 suppressions de postes, plusieurs milliards de coupes budgétaires, abandon et externalisation de missions, contractualisation des personnels tout azimut, augmentation de la précarité…).

         Ne nous trompons pas ! « Réduire la voilure », notamment les samedis n’aura rien d’une victoire pour les magasinier.e.s. Ce sont bien eux et elles qui auront, en cas de fermeture des magasins sur certaines plages, à trier les centaines de bulletins en différé en local aveugle et sans binôme, et ce sont principalement eux et elles qui feront toute la semaine face au public atterré par la réduction des services qui lui sont rendus… La direction de la BnF de plus n’exclue absolument pas l’idée de revenir sur la limite des 10 samedis par an pour les agent.e titulaires inscrite dans le règlement intérieur de la BnF (vers 12 ?) et souhaite ardemment remettre en cause l’unique samedi libre mensuel parfois permis aux « vacataires » dans certains départements. Et n’oublions pas que les nouveaux projets d’évolution en HDJ nécessiteront plus de personnels postés et donc ces magasins fermés le samedi ne permettront qu’une chose : redéployer le personnel en HDJ pour devenir des médiateurs culturels et accueillir le public dans des salles d’attractions avec cafés, viennoiseries, jeux vidéo, « chaises musicales » et pourquoi pas tables de ping-pong, flipper car…voilà ce que peut la culture : divertir et non nourrir la curiosité…Les personnels de la BnF ne sont pas une variable d’ajustement.

De même, au-delà de la normalisation des cadences insupportables pour les magasinier.e.s « vacataires » et titulaires voulue par la direction, les BAS, bibliothécaires et conservatrices.eurs doivent réaliser qu’ils et elles restent une charge comme tout fonctionnaire dans une économie capitaliste néo-libérale et non un plus ! Ou comme le disait encore la direction en réunion d’encadrement élargie il y a de cela une semaine : « vous avez pris votre masse salariale à la DCO comme acquise !». Tandis que le gel progressif de postes A/B se dessine à chaque départ en retraite ou mutation à la DCO, on donne déjà des consignes de recrutement par exemple de jeunes A bibliothécaires plutôt que de conservatrice.eurs plus âgé.e.s pour le même poste par stratégie seulement pécuniaire. Et on assiste aussi au redéploiement hasardeux des missions d’un poste gelé sur les collègues restants, à l’abandon de domaines entiers d’acquisitions, etc. Ce personnel A/B sera également de plus en plus amené.e.s, malgré leurs fiches de poste, à combler l’absence du personnel magasinier en banque !

En effet, sans effectifs supplémentaires, la souffrance connue jusqu’ici le samedi par les magasinier.e.s en SP se déplacera en semaine (dans le temps) et sur les autres catégories de personnel (dans l’espace), rognant toujours plus les prétentions à revaloriser les tâches internes des magasinier.e.s.

images4Ne pas céder au fatalisme, première étape pour construire une lutte victorieuse !


Nos revendications n’ont pas changé !

Arrêt des suppressions de poste et des baisses de budget en 2019
· Stabilisation immédiate en CDI de tout-e-s les « vacataires » en CDD qui travaillent en réalité sur des besoins permanents
· Création de la Direction des Publics : des garanties sur les conditions de travail, les métiers, les postes des agent-e-s titulaires, contractuel-le-s à temps plein et « vacataires »
· Rénovation du bâtiment Louvois et l’abandon du projet de fusion des salles de lecture à Richelieu
· Arrêt des réorganisations brutales du Service Public à la DCO (PHS / LLA / Audiovisuel…)
· Appel de l’ensemble de la liste complémentaire du recrutement direct 2017 de magasiniers/ères
· Accélération des travaux pour améliorer les conditions de travail en local aveugle
· Vraies mesures pour le service médical
· Création d’un volet interne lors des prochains recrutements de magasiniers-ières.


« J’y suis, j’y reste ! »

Solidarité avec nos collègues « vacataires » en fin de contrat !

        ► Concernant la vingtaine de collègues en CDD menacée par l’échéance prochaine de leurs contrats, nous vous invitons à vous mobiliser avec nous ce jeudi 5 juillet dès 9h15 pour intervenir à la CCPC (commission consultative paritaire des contractuel-l-es = instance de la BnF où sont examinés les contrats des agent-es non titulaires) ! Plus nous serons nombreux.ses, plus fort sera notre poids !

28mai16_grevebnfRendez-vous jeudi 05 juillet à 09h15 dans le Hall EST !

Une heure d’information syndicale a été déposée pour y assister sur votre temps de travail (prévenez juste votre encadrement).


 

 

Samedi 7 juillet : GRÈVE ACTIVE À LA BnF !

► Les personnels réuni-es sur le piquet de grève samedi 30 juin ont décidé de reconduire la grève samedi 07 juillet, pas de vacances pour la lutte ! En effet, après plusieurs semaines de mobilisation, aucune avancée concrète n’a pu être obtenue, ni sur les problèmes locaux (précarité, réorganisation service public…), ni sur les revendications plus globales telles que les suppressions de postes et les baisses de budget prévues pour 2019 par nos tutelles ministérielles.

Rendez-vous à 11h30, hall Est pour une Assemblée Générale et des actions

Déjeuner auberge espagnole : apportez votre pique-nique

 

« Personnels en souffrance / direction en vacances ! » Grève reconduite samedi 30 juin à la BnF!

SUD Culture Solidaires / Section de la Bibliothèque nationale de France

Réuni-es en Assemblée Générale le 23/06, sur le piquet de grève en cette 5ème journée de mobilisation depuis fin mai, les agent-es ont décidé de reconduire la grève samedi 30 juin, avec le soutien de la section SUD Culture de la BnF. L’action au Conseil d’Administration du 21 juin, envahi par une grosse trentaine d’agent-es de la BnF en lutte, a permis rendre visible le mépris envers les personnels de la direction de la BnF et de ses tutelles, qui ont refusé de répondre à nos revendications et qui ont nié l’absence actuelle de négociations dignes de ce nom. La direction semble par cette attitude jouer le pourrissement de la situation !

En réaction à cela, ce samedi 23 juin, la grève a de nouveau été bien suivie, avec de nombreuses perturbations du service public (pas de communications directes dans la plupart des départements) et notamment la fermeture anticipée de la salle J en HDJ. Les agent-es mobilisé-es, en bloquant les caisses, ont rendu la BnF gratuite et ont bénéficié du soutien du public lors de déambulations en HDJ et en RDJ où ils et elles ont pu exposer les raisons de leur mobilisation et récolter des contributions à la caisse de solidarité. Celle-ci, déjà bien abondée, servira à aider les grévistes qui ont des bas salaires ou des difficultés financières, comme en 2016.

poing solidairesNous exigeons maintenant de la direction qu’elle réponde à l’urgence sociale dénoncée par les agent-es mobilisé-es, avec la tenue imminente de réelles négociations, pour répondre positivement à leurs revendications :

· L’arrêt des suppressions de poste et des baisses de budget en 2019
· La stabilisation immédiate en CDI de tout-e-s les « vacataires » en CDD qui travaillent en réalité sur des besoins permanents
· Création de la Direction des Publics : des garanties sur les conditions de travail, les métiers, les postes des agent-e-s titulaires, contractuel-le-s à temps plein et « vacataires »
· La rénovation du bâtiment Louvois et l’abandon du projet de fusion des salles de lecture à Richelieu
· La fin des réorganisations brutales du Service Public à la DCO (PHS / LLA / Audiovisuel…)
· L’appel de l’ensemble de la liste complémentaire du recrutement direct 2017 de magasiniers/ères
· Une accélération des travaux pour améliorer les conditions de travail en local aveugle
· De vraies mesures pour le service médical
· La création d’un volet interne lors des prochains recrutements de magasiniers-ières.

► Ces revendications nous concernent toutes et tous, que l’on soit titulaire, contractuel-le hamsterà temps complet, « vacataire », catégorie A, B ou C. Action publique 2022, les baisses de budgets et les suppressions de postes annoncées pour 2019, le plan social déguisé visant à mettre à la porte 24 de nos collègues « vacataires » d’ici septembre prochain ou encore les réorganisations qui génèrent de la souffrance au travail sont de réelles attaques qui auront d’ici peu de temps des répercussions gravissimes sur l’ensemble de nos missions, emplois, et conditions de travail.

Les personnels de la BnF ont toujours été solidaires les un-es des autres et ont démontré ces dernières années leur capacité à se mobiliser collectivement pour obtenir de réelles avancées au bénéfice de tous et toutes. Cette année encore, nous pouvons gagner sur nos revendications, ne restons pas passifs/ves et prouvons une nouvelle fois que sans ses personnels, la BnF et ses missions ne sont qu’une coquille vide !

Samedi prochain, le piquet de grève organisé dès 10h doit être toujours plus important.
A chacun-e de prendre un peu sur son temps libre si il/elle ne travaille pas ou de se mettre en grève pour faire de cette journée une réussite et gagner collectivement sur nos revendications !

SAMEDI 30 JUIN : GRÈVE À LA BnF !

RDV dès 10h HALL EST sur le piquet de grève et à 11h30 pour une nouvelle ASSEMBLÉE GÉNÉRALE et des ACTIONS

Déjeuner : pique-nique solidaire (apportez des victuailles à partager) !