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A la BPI comme ailleurs, non à la précarité, non à la casse de nos retraites

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L’intersyndicale CGT-FSU-SUD-UNSA du ministère de la Culture et le personnel de la Bibliothèque Publique d’Information sont aujourd’hui rassemblés pour dénoncer la grave précarité qui touche depuis des années la BPI.

En effet, la direction de celle-ci a érigé la précarité systématique en norme de fonctionnement habituel et recrute régulièrement des agent-e-s précaires sur des CDD de 6 mois, non-renouvelables, pour travailler 15 heures par semaine en moyenne, soit à peu près 40 % d’un temps plein, ce qui fait un salaire mensuel de 450 euros. Et cela avec comme unique perspective à la fin du contrat le chômage, tandis que la BPI recrute de nouveaux/elles précaires à la place de ceux et celles non-renouvelé-e-s. De plus, ces précaires sont victimes de non-respect de leurs droits par rapport à l’accès aux formations, aux congés payés, aux arrêts-maladies, au remboursement des titres de transport, etc…

C’est ainsi plusieurs dizaines d’agent-e-s précaires qui travaillent à la BPI pour un salaire de misère, qui ne permet pas de vivre décemment, surtout en région parisienne. Pourtant ces agent-e-s sont sur des missions permanentes de la BPI. Ils et elles rangent les livres, assurent l’accueil du public à l’entrée de l’établissement, tâches qui ont lieu toute l’année et qui sont essentielles pour le bon fonctionnement de la BPI. Ces agent-e-s font donc un travail incontournable, mais malgré cela ils et elles sont coincé-e-s dans la précarité.

Cette situation inacceptable doit maintenant cesser et ces agent-e-s précaires doivent immédiatement bénéficier d’une amélioration de leur situation. Ils et elles sont sur des besoins permanents de la BPI et cela doit se traduire par le fait de devenir des agent-e-s permanent-e-s de la BPI.


Nous exigeons donc :

-La stabilisation immédiate de ces précaires, puis leur passage en CDI et l’augmentation de leurs quotités horaires, comme le prévoit la réglementation.

Nous exigeons aussi :

-Des solutions de réemplois pour les précaires dont les contrats se sont terminés récemment.

-Des augmentations de salaires pour les précaires comme pour les titulaires.

-Une ouverture régulière de concours, avec de vrais volets internes comportant un nombre de postes suffisants pour permettre une sortie de la précarité, en particulier au début de la catégorie C.

-Un vrai plan de titularisation des précaires.

L’égalité des droits et l’accès de toutes et tous les agent-e-s précaires aux congés payés, à la formation, aux congés maladies, aux remboursements des transports etc…


Ces précaires vont aussi faire parti-e-s des principales victimes de la casse de notre système de retraite. En effet, avec le système de la retraite à point, toutes les années de précarité, avec des salaires extrêmement bas, mais aussi avec des périodes de carence entre deux contrats et de chômage souvent non-indemnisé, vont être prise en compte dans le calcul de leurs retraites, ce qui va faire baisser de manière importante les montants de celles-ci. C’est pourquoi nous continuons encore et toujours à exiger le retrait de la contre-réforme des retraites et l’amélioration du système actuel de retrait par répartition. Nous appelons toutes les travailleuses et les travailleurs à se réunir en Assemblée Générale, à manifester, à participer aux actions, à faire grève pour faire reculer le gouvernement.

Journée de grève et de manifestation pour nos retraites JEUDI 6/02

LUNDI 3/02, JOURNÉE DE MOBILISATION A LA CULTURE CONTRE LA PRÉCARITÉ ET POUR NOS RETRAITES !

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LUNDI 3/02, JOURNÉE DE MOBILISATION A LA CULTURE CONTRE LA PRÉCARITÉ ET POUR NOS RETRAITES :

Le ministère de la Culture est un ministère qui se signale, depuis des années, par le nombre très important de contractuel-le-s qu’il compte dans son personnel. Ainsi, à peu près la moitié des agent-e-s de ce ministère, soit plus de 7 000 agent-e-s, sont des non-titulaires, avec des situations et des statuts très variés, mais avec beaucoup de précarité, que ce soit par rapport à la durée des contrats, par rapport aux quotités de temps de travail et donc aux salaires, par rapport aux droits sociaux ou par rapport à la possibilité d’évoluer professionnellement.

Après de nombreuses années de lutte, les organisations syndicales ont pu dans de nombreux cas régler les situations de précarité les plus graves, limiter les cas de recours abusifs à des précaires et gagner des améliorations notables pour les agent-e-s contractuel-le-s, tout en obtenant des engagements sur les règles d’embauche et de gestion des contractuel-le-s.

Cela s’est traduit en particulier par l’instruction ministérielle de juillet 2015 qui prévoyait à la fois une stabilisation et des garanties pour les agent-e-s contractuel-le-s ayant de l’ancienneté et un retour aux règles normales de recours aux contractuel-le-s pour éviter en principe les abus à l’avenir. De plus, la mise en œuvre du processus de titularisation dit Sauvadet a permis au ministère de la Culture à des centaines de contractuel-le-s de devenir titulaires.

Mais ces dispositifs ont vite montré leurs limites et leurs insuffisances. Le processus Sauvadet a exclu de la titularisation la quasi-totalité des plus précaires, à savoir les contractuel-le-s à temps incomplet. Quand à l’instruction ministérielle, elle ne comportait parfois que des encouragements et pas d’obligations, ce qui fait que les établissements ont continué à faire des abus et à recréer de la précarité. Si les mobilisations du personnel et des organisations syndicales ont permis dans certains établissements d’obtenir des passages sur des contrats de vacataires et dans d’autres le passage en CDI avec des augmentations de quotité horaires de contractuel-le-s à temps incomplet sur besoins permanents, cela n’a pas été le cas partout.

Ainsi, des établissements du ministère de la Culture continuent d’embaucher des précaires sur des CDD de très courtes durées, de 4 à 6 mois, sur des temps de travail très faible et donc avec des salaires de misère, de 450-500 euros par mois, alors que ces agent-e-s sont sur des besoins permanents et devraient donc être en CDI. Dans le même temps, un peu partout, le ministère et les établissements ont recours de manière abusives à des contrats occasionnels ou à des contrats en attendant l’arrivé hypothétique de fonctionnaires pour créer de la précarité sur des postes qui devraient en fait être pourvus par des fonctionnaires. A cela se rajoute les abus de recours à des auto-entrepreneurs sous-payé-e-s pour des tâches qui devraient en fait être faites par des agent-e-s du ministère et les abus d’utilisation des stagiaires ou des services civiques.

Par ailleurs, la loi de transformation de la fonction publique permet désormais d’élargir encore plus les cas de recours à des contractuel-le-s, créant ainsi des situations de précarité supplémentaires et fragilisant encore plus l’emploi de titulaires. En particulier la possibilité de recourir à des contrats de projet crée une situation très dangereuse et il faut donc dire clairement que les conditions pour leur emploi au ministère de la Culture ne sont pas réunies et qu’il faut s’opposer fermement à leur utilisation.

Toutes et tous ces agent-e-s précaires n’ont presque aucune possibilité d’évoluer professionnellement, car il n’y a plus de processus de titularisation et les concours deviennent rares avec très peu de postes proposés. De ce fait, ces agent-e-s vont faire parti-e-s des principales victimes de la casse de notre système de retraite. En effet, avec le système de la retraite à point, toutes les années de précarité, avec des salaires extrêmement bas, mais aussi avec des périodes de carence entre deux contrats et de chômage souvent non-indemnisé, vont être prise en compte dans le calcul de leurs retraites, ce qui va faire baisser de manière importante les montants de celles-ci.

Mais face à cette situation de reculs sociaux sur la précarité et sur les retraites, les agent-e-s concerné-e-s se mobilisent et luttent. Au musée du Louvre, à la BPI, à la BnF, dans différents établissements, les agent-e-s précaires sont en grève et mobilisé-e-s aux côtés des autres agent-e-s pour défendre le système de retraites par répartition.

A la BPI les agent-e-s précaires ont aussi créé un collectif pour réclamer une vraie amélioration de leur situation, à commencer par leur stabilisation et la fin du système abusif des contrats de 6 mois sans réembauche qui leur est imposé.

Cette mobilisation contre la précarité et pour les retraites se retrouve aussi dans les musées de la Ville de Paris, car malheureusement les abus autour de la précarité se retrouvent dans tous les musées.

Ces précaires se sont organisé-e-s et se sont réuni-e-s en Assemblée Générale des précaires de la Culture le 27 janvier dernier. L’intersyndicale CGT-FSU-SUD-UNSA du ministère de la Culture soutien cette mobilisation et l’appel qui en est issu. Nous partageons et soutenons leurs revendications. A leurs côtés, nous réclamons :

-La stabilisation immédiate des contractuel-le-s à temps incomplet qui sont sur des besoins permanents, puis leur passage en CDI et l’augmentation de leurs quotités horaires.
-L’arrêt des recours abusifs à des CDD courts, à de faux occasionnels, à auto-entrepreneuriat.
-L’engagement qu’il n’y aura aucun recours au sein du ministère de la Culture aux nouvelles formes de précarité, à commencer par les contrats de projets.
-Des augmentations de salaires pour les précaires comme pour les titulaires.
-Une ouverture régulière de concours et de recrutements directs, avec de vrais volets internes comportant un nombre de postes suffisants pour permettre une sortie de la précarité, en particulier au début de la catégorie C.
-Un vrai plan de titularisation des précaires.
-L’égalité des droits et l’accès de toutes et tous les agent-e-s précaires aux congés payés, à la formation, aux congés maladies, aux remboursements des transports etc…
-Le retrait du projet de casse des retraites et l’amélioration du système de retraite par répartition.

Afin de porter ces revendications, l’intersyndicale CGT-FSU-SUD-UNSA du ministère de la Culture appelle l’ensemble du personnel du ministère, titulaires, contractuel-le-s en CDI, précaires à faire du LUNDI 3 FÉVRIER une journée de grève et d’actions contre la précarité et pour la défense de nos retraites.

A Paris, l’intersyndicale CGT-FSU-SUD-UNSA appelle à participer le plus massivement possibles à 3 rendez-vous :

>> De 9h à 11h30 au rassemblement des précaires des musées de la Ville de Paris, aux côtés des syndicats de la Ville de Paris, devant l’Hôtel de Ville central, métro Hôtel de Ville lignes 1 et 11.

>> A 12h au rassemblement contre la précarité à la Bibliothèque Publique d’Information, devant la BPI, place Igor Stravinsky, à côté de la fontaine de Niki de Saint-Phalle, métro Châtelet-les-Halles.

>> De 17h à 18h30 à une marche lumineuse, festive et visuelle de toute la Culture, public comme privé, au Palais-Royal, colonnes de Buren, pour défendre nos retraites. Ramenez vos lampes, vos banderoles, vos pancartes.

 

Le ministre de la Culture annule ses vœux à la BnF, on fait les nôtres lundi 20/01 à 17h30 ! (Prochaine AG BnF : mardi 21/01, 12h30 hall ouest)

Intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD

Estimant que la présentation des vœux du ministre de la Culture, programmée ce lundi 20 janvier à la BnF, ne pourrait pas se dérouler « sereinement », le ministère a décidé d’annuler en catastrophe l’événement où des centaines personnes devaient se rendre. Les personnels de la BnF n’assisteront donc pas à la privatisation de leurs locaux et ne subiront pas l’interdiction humiliante de circuler dans leurs propres espaces.

Pour la première fois depuis son entrée en fonction, Franck Riester aura donc pris une sage décision.

Alors que depuis plus de 40 jours, de nombreux secteurs de la Culture s’investissent toujours plus massivement dans la contestation de la contre-réforme des retraites – un point d’orgue ayant été atteint avec le blocage complet du musée du Louvre vendredi 17/01 – maintenir une venue à la BnF où la mobilisation des personnels est forte depuis plusieurs années aurait été une pure provocation.

De la lutte à Radio France à celle de l’Opéra de Paris, en passant par la mobilisation continue des bibliothèques, musées, domaines nationaux, secteurs du Spectacle et des Arts, etc., les personnels de la Culture, déjà malmenés en temps normal par les coupes budgétaires, la précarité et les suppressions de postes décidés par le ministère, ne lâcheront rien et continueront de se battre pour leurs conditions de travail, pour leurs missions et pour le retrait de la réforme des retraites !


À l’initiative de l’intersyndicale nationale Culture (CGT-FSU-SUD-UNSA) 

 RDV festif pour les contre-vœux des personnels de la Culture !

LUNDI 20/01 – 17h30 – esplanade de la BnF (Tolbiac)


Réforme des retraites : on lâche rien à la BnF !

La semaine passée a de nouveau été marquée par de fortes actions contre la casse des retraites : à la BnF avec un rassemblement interprofessionnel le 15/01 (prises de paroles des Finances Publiques, SNCF, RATP, BPI, Mobilier National, intermittent·es, collectifs de précaires…) et dans un très beau cortège Culture à la manifestation du 16/01, avec pour la BnF un nombre important de collègues toujours aussi déterminés. La semaine s’est terminée sur le blocage complet du Louvre.

► Face au blocage d’un gouvernement chaque jour plus fébrile et manipulateur, la mobilisation interprofessionnelle qui se poursuit cette semaine devra être encore plus forte pour faire basculer le rapport de force en notre faveur, avec un appel intersyndical national à des journées de grève et d’actions les 22 et 23/01 et à une grande journée de grève et de manifestation le vendredi 24/01 à l’occasion de la présentation du projet de loi en Conseil des Ministres qui aura lieu en matinée.

► Une nouvelle Assemblée Générale des bibliothèques en lutte aura aussi lieu MARDI 21 janvier : 17h-20h à la BU de Jussieu. Soyons-y nombreux et nombreuses !

Pour décider de la suite de la mobilisation, inventer de nouvelles formes d’actions, échanger, débattre et s’informer, soyons toujours plus nombreux en Assemblée Générale à la BnF !

Assemblée Générale des Personnels BnF

MARDI 21 JANVIER / 12h30 – HALL OUEST

>>> VENDREDI 24/01 : MANIFESTATION NATIONALE

Invitation de l’intersyndicale Culture à « la boom à Franckie » lundi 20/01, 17h30 parvis de la BnF

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Chères et chers collègues,

Le Ministre a décidé d’annuler ses vœux mais la Culture fera malgré tout les siens.

L’intersyndicale Culture vous propose de participer à ses vœux 2020 pour la Culture intitulés « Scène ouverte pour les vœux de la Culture – La boom à Franckie ».

La cérémonie se tiendra à partir de 17:30 sur le parvis de la Bibliothèque nationale de France  – site Tolbiac

À l’appel de l’Intersyndicale du ministère de la Culture (CGT-FSU-SUD-UNSA), de la Cgt Spectacle, du Snj-Cgt, de la Filpac-Cgt, de l’UL CGT Paris 13 et  de l’union syndicale SUD Culture et Médias Solidaires.

Pour faire entendre nos voix et exiger le retrait du projet de réforme des retraites !

Fortement mobilisé contre la réforme des retraites, à travers la grève, y compris reconductible et des actions, le milieu de la Culture s’exprime également pour la défense de ses travailleurs et travailleuses, pour un service public culturel fort, contre les attaques qui cherchent à l’affaiblir et contre la régression sociale.

Le programme (chants, danses, expressions artistiques et prises de parole) sera envoyé par mèl et disponible  dans la journée de lundi sur les sites de l’intersyndicale.

Nous trouvons que toutes les conditions sont réunies pour ces vœux et invitons également le Ministre, qui a du temps libre lundi.

Soyons-y donc toutes et tous, le plus nombreux et nombreuses possibles !

RDV : à partir de 17h30 sur le Parvis de la BnF (site Tolbiac, avenue de France, 75013 Paris, M° ligne 14 station Bibliothèque François Mitterrand)

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COMMUNIQUE DE L’INTERSYNDICALE CGC-CGT-FSU-SUD AU MUSEE DU LOUVRE

Aujourd’hui, 17 janvier 2020, l’intersyndicale CGC, CGT, FSU et SUD au Musée Louvre porte la ferme contestation des agents de notre établissement au projet de réforme Macron-Delevoye-Pietrazewski, destructeur de vies et d’avenir.

C’est donc au cœur même de la Pyramide du Louvre, où le Président de la République Emmanuel Macron a choisi de consacrer son investiture, que se hisse contre lui vent debout un front d’opposition syndical contre ses orientations désastreuses en matière de retraite.

Alors que les conditions des agents du Musée du Louvre se dégradent de jour en jour notamment sous les pertes d’effectifs, la précarité et le désengagement de l’Etat, il ne saurait pour nous être question de souscrire au système de retraite à points proposé par le gouvernement qui ne vise qu’à baisser pour tous le montant des pensions.

Notre mobilisation s’inscrit donc aux côtés de tous les agents grévistes en lutte dans le pays pour une vie digne, tant dans les structures de droit privé que dans celles de droit public.

Cette expression manifeste une nouvelle fois la très grande unité syndicale pour faire face à un enjeu social crucial que chaque citoyen s’est approprié dans l’intelligence collective, comme le suggère l’ensemble des actes et témoignages de soutien de la population depuis le 5 décembre 2019, date depuis laquelle les grèves sur tout le territoire ne faiblissent pas.

Nous n’en sommes pas dupes : le prétendu « compromis » proposé par le Premier ministre consistant en une  suspension de l’âge pivot jusqu’à une « conférence de financement » qui aurait lieu en avril 2020, et dans laquelle patronat et syndicat devraient faire des propositions pour trouver 12 milliards d’euros d’économies par an, relève de l’ « enfumage ».

Nos organisations syndicales CGC, CGT, FSU et SUD appellent à reconduire la grève pour amplifier la mobilisation et gagner le retrait du projet de réforme des retraites porté par le gouvernement.

Paris, le 17 janvier 2020.

Contacts :

Mehemma Belaïd : 06.86.52.42.81

Christian Galani : 06.67.17.12.37


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