Archives pour la catégorie RDV

Préavis de grève Fonction Publique pour le 9 mai 2019

Paris, le 8 avril 2019
Madame Gaëlle Martinez
Union Syndicale Solidaires
Déléguée générale fonction publique
31 rue de la Grange aux belles
75010 PARIS

à
Monsieur Gérald Darmanin
Ministre de l’action et des comptes publics
139 Rue de Bercy
75012 – PARIS

OBJET : préavis de grève pour la journée du 9 mai 2019

Monsieur le Ministre,

L’Union syndicale Solidaires Fonction Publique dépose un préavis de grève pour la journée du 9 mai 2019 (de 00h00 à 24h).
Ce préavis concerne l’ensemble des personnels titulaires, stagiaires, contractuels et auxiliaires des trois versants de la fonction publique et des établissements publics (y compris ceux présentant un caractère industriel et commercial) ainsi que les personnels titulaires et non titulaires de droit public exerçant leurs fonctions dans les sociétés anonymes et les établissements d’enseignement privé.

Solidaires dénonce depuis de nombreux mois les orientations générales du gouvernement en matière de droits des agent-e-s et salarié-e-s. Ces orientations, malgré les revendications portées par les mouvements sociaux, ne subissent aucun changement.

Solidaires dénonce également toutes les orientations concernant la fonction publique et les services publics : abandons de missions de services publics et fermetures de sites laissant sur le côté une partie de la population et augmentant encore les inégalités, 120 000 suppressions d’emplois sur le quinquennat.

Le projet de loi de transformation de la fonction publique, dont Solidaires demande le retrait, traduit législativement toutes ces orientations :

  • Les instances de représentation des personnels sont fortement ébranlées.
    * Les CAP sont vidées de la quasi-totalité des compétences, ne permettant plus, de fait, une défense des agent-e-s et une étude approfondie de leurs situations personnelles, alors même que le gouvernement affiche comme priorités l’égalité entre les femmes et les hommes ainsi que l’« emploi des travailleurs en situation de handicap ».
    * La fusion des CT et des CHSCT ne permettra désormais plus de traiter l’ensemble des problématiques relatives aux conditions de travail pourtant déjà fortement dégradées (risques liés aux réorganisations, risques physiques) ni aux problématiques type harcèlement.
  • Le recours accru au contrat est une attaque inadmissible contre le statut de la fonction publique qui par là-même remet en cause l’égalité d’accès de toutes et tous au service public, sans discrimination
  • La mobilité forcée va dégrader la vie des agent-e-s et accompagnera de fait des réformes et restructurations néfastes pour les services publics
  • La rémunération au mérite qui s’accentue n’est pas compatible avec le but même du service public

Ce préavis est destiné à permettre à tous-tes les agents-es de la fonction publique qui le souhaitent, de participer à la journée de grève et manifestation pour faire entendre leurs revendications.

Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma parfaite considération.

Pour l’Union Syndicale Solidaires Fonction Publique

Gaëlle Martinez

Retrouvez le préavis ici.

fonction publique

 

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« Loi anti-manifestation » on en veut toujours pas ! Appel à manifester le 13 avril contre les répressions syndicales en cours et les violences policières

Union syndicale Solidaires

Le Conseil constitutionnel a invalidé jeudi 4 avril, l’article 3 de la loi « anti-manifestation » qui avait été votée le 12 mars dernier.

Pour Solidaires, s’il est important que cet article ne figure plus dans la loi, il faut cependant bien dénoncer que ce n’est pas le fait que le Préfet puisse interdire de manifester à une personne qui a été retoqué, mais uniquement les conditions dans état policierlequel il peut le faire ! Ce qui laisse la voie à une réécriture de cet article par la suite pour reprécisez ces conditions…

La preuve en est aussi que le fichage des personnes interdites de manifester n’a pas été sanctionné par le conseil constitutionnel.

Il faut surtout dénoncer aussi que c’est aussi de fait, l’ensemble des autres dispositions néfastes de cette loi au final « anti-manifestation » qui persiste et sera opposable à tous ceux et celles qui veulent manifester :

  • fouilles des bagages et véhicules à proximité d’une manifestation, et ce, dans le but de chercher des armes ou des armes par destination… en sachant que récemment ce motif des « armes par destination » a servi à écarter des manifestants pacifiques.
  • interdiction de se dissimuler le visage : alors que les choix de maintien de l’ordre avec l’utilisation massive des gaz depuis la loi travail obligent à se protéger pour pouvoir défiler, une simple protection par un foulard sera passible désormais d’ 1 an de prison et de 15 000 euros d’amendes.

Solidaires appelle à manifester le 13 avril pour demander l’abrogation de cette loi anti-manifestation, contre les répressions syndicales et les violences policières.

31 rue de la Grange aux belles 75010 Paris
Téléphone : 33 1 58 39 30 20
Télécopie : 01 43 67 62 14
contact@solidaires.org
http://www.solidaires.org

Appel à manifester le 13 avril contre les répressions syndicales en cours et les violences policières

Le Comité national de l’Union syndicale Solidaires réuni le 3 et le 4 avril dénonce et condamne fermement toutes les répressions et violences policières à l’encontre du mouvement social.

Nous syndicalistes, combattons depuis plusieurs années des politiques qui vont à l’encontre des droits des salarié-es du privé comme de la fonction publique, du pouvoir d’achat, des conditions de travail, de la protection sociale et qui laissent sur le bord du chemin nombre de personnes dans la précarité, au nom de la productivité et d’un capitalisme qui compromet l’avenir de la société elle même.

Aujourd’hui, mettant en ouvre les politiques libérales poussées à leur terme, incapable de répondre aux enjeux de la situation actuelle et à la colère sociale exprimée ces derniers mois, ce gouvernement choisit ostensiblement la réponse répressive à l’encontre de tous ceux et celles qui portent un autre projet de société. Ce qui se traduit par des sanctions administratives, l’autorisation de licenciements à l’encontre de représentants syndicaux sous l’aval de la ministre du travail, des mises en examen, des condamnations judiciaires des militant-es syndicaux et plus largement du mouvement social.
Ce qui se traduit par le détricotage des libertés publiques avec la loi anti-manifestation maquillée en loi anti-casseur, les interventions des forces de police dans les lycées, collèges, à l’encontre des douaniers, des salarié-es et l’usage de la force illégitime et disproportionnée à l’encontre des manifestant-es gilets jaunes, jeunes, et population des quartiers.loi anti manif

Les habitant-es des quartiers populaires subissent une stigmatisation et une répression continue de la part des « forces de l’ordre ». Les combats sociaux dans ces quartiers sont réduits au rang d’émeutes et sont systématiquement criminalisés.

Depuis des mois, des Gilets jaunes ont été condamnés ou sont mis en détention préventive automatiquement suite à leur refus de comparution immédiate, ou mis en garde à vue sans avoir rien fait depuis des mois, actant une utilisation répressive faites des procédures judiciaires, sur instruction des parquets.

Les postier-es de Sud postaux 92 en grève depuis un an, dont certains licenciés suite à leur lutte, se voient convoqués devant un juge d’instruction pour des actions syndicales datant de 2014. Nous condamnons fermement la mise en examen de Gaël Quirante et de 3 de ses collègues, qui a eu lieu cette semaine.

Antony de Sud Commerce a été licencié par la ministre du Travail contre l’avis de l’inspection du travail récemment.
Dosso, représentant de section syndicale SUD Industrie à Vélib, est convoqué à un entretien de licenciement alors que les élections professionnelles approchent.

Plusieurs enseignant-es du collège République à Bobigny, dont 3 de Sud Education, se voient muté-es d’office, ou menacé-es de sanctions administratives après des années d’investissement et d’enseignement dans leur collège.

Quarante militant-es et agent-es des finances publiques en lutte depuis neuf semaines dans la Haute-Garonne ont été convoqué-es au tribunal administratif en référé ce jour par leur direction locale, après des lettres les menaçant de sanctions remises par des huissiers y compris à leur domicile et font l’objet de demandes de dommages et intérêts de 1000 € chacun-e par jour de blocage.

Gaëtan, militant de Solidaires groupe RATP, des cheminot-es de SUD-Rail sont toujours sous la menace de licenciements ou sanctions.

Des dizaines de journalistes ont été agressé-es ou blessé-es par les forces de l’ordre alors qu’ils/elles ne faisaient que leur travail en couvrant les mobilisations et manifestations.

Des militant-es écologistes, des militant-es dénonçant les violences policières et plus d’une centaine de blessé-es graves de ces derniers mois, sont menacés judiciairement, mis en garde en vue. Rien que s’agissant du mouvement des Gilets jaunes, les chiffres sont effrayants : près de 10 000 interpellations ayant débouché sur près de 2 000 condamnations dont 800 à de la prison ferme. Rappelons les 22 éborgné-es, les 5 mains arrachées et Zineb Redouane, personne décédée le 1er décembre suite aux blessures provoquées par une grenade sur son balcon au 4 ème étage à Marseille ! La surenchère sécuritaire a même porté la violence dans des villes où les manifestations se succédaient dans le calme samedi après samedi.

Geneviève Legay d’ATTAC a été gravement blessée alors qu’elle manifestait pacifiquement à Nice, après des déclarations niant l’implication des CRS par le ministre de l’Intérieur, le procureur a dû revenir sur ses propres déclarations qui allaient dans le même sens…

Des dizaines de journalistes ont été agressé-es ou blessé-es par les forces de l’ordre alors qu’ils/elles ne faisaient que leur travail en couvrant les mobilisations et manifestations.

Depuis des mois, des Gilets jaunes ont été condamnés ou mis en détention préventive automatiquement suite à leur refus de comparution immédiate, ou mis en garde à vue sans avoir rien fait depuis des mois, actant une utilisation répressive faites des procédures judiciaires, sur instruction des parquets.

L’Union syndicale Solidaires alerte sur toutes ces dérives qui actent le recul des libertés syndicales, des libertés d’opinion et de manifestation et sera aux côtés de tous celles et ceux qui les subissent et condamne ces dérives autoritaires qui vont à l’encontre d’une véritable démocratie. Le gouvernement prend prétexte des mobilisations sociales pour mettre en place les bases d’un état autoritaire en s’appuyant sur l’intensification des outils répressifs policiers et judiciaires. Dans un contexte de montée des racismes et de l’extrême droite, il est urgent d’avoir des réactions unitaires les plus larges possibles. Pour l’union syndicale Solidaires, ces répressions doivent, au contraire, avoir pour effet de cimenter la solidarité entre ceux et celles qui luttent.

L’Union syndicale Solidaires appelle à se mobiliser en solidarité avec tous les camarades qui subissent ces répressions et à participer aux initiatives de soutien et aux rassemblements.

L’Union syndicale Solidaires appelle à manifester massivement sur tout le territoire le samedi 13 avril contre la loi « anti-manifestation », les répressions syndicales et du mouvement social, et contre les violences policières et sera de toutes les mobilisations visant à populariser ces combats essentiels.

31 rue de la Grange aux belles 75010 Paris
Téléphone : 33 1 58 39 30 20
Télécopie : 01 43 67 62 14
contact@solidaires.org
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mur solidaires

MOBILISATION GÉNÉRALE contre les suppressions de postes à la BnF et la réorganisation du Service Public

Intersyndicale BnF CGT – FSU – SUD Culture


Pour les emplois de la BnF, la défense de nos weekends et de nos conditions de travail >>>

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE

des PERSONNELS BnF

MARDI 9 AVRIL / 12h30 / Hall Ouest

Vous bénéficiez d’une autorisation mensuelle d’une heure d’absence pour assister à cette réunion sur votre temps de travail.


► SUPPRESSIONS DE POSTES ET AUSTÉRITÉ BUDGÉTAIRE A LA BnF

Alors que l’on demande aux agents de faire toujours plus, de nouvelles destructions d’emplois sont programmées en 2019, portant à 304 le nombre de postes supprimés en 10 ans. L’attitude des ministères de tutelle de la BnF lors du dernier Conseil d’Administration, balayant d’un revers de main les conséquences des politiques d’austérité appliquées à notre établissement ces 10 dernières années, indique que les suppressions vont se poursuivre, ce qui va encore plus dégrader l’avenir des personnels de la BnF dont les missions sont déjà mises à mal.

Au quotidien, cette situation se traduit par des conditions d’activités de plus en plus tendues et dégradées pour l’ensemble des personnels, toutes catégories et services confondus.

► RÉORGANISATION-RÉGRESSION DU TRAVAIL EN SERVICE PUBLIC : LE COMPTE A REBOURS EST LANCE !

Dernier avatar de cette politique, par manque de personnel, la direction de la BnF a décidé de mettre en place une large réorganisation du travail en Service Public, inédite dans notre établissement, demandant aux personnels de sacrifier leurs conditions de travail et leurs week-ends pour répondre aux injonctions budgétaires et normaliser les situations de pénurie d’effectif. L’ «expérimentation» prévue par la direction, sur la base biaisée du «volontariat» durant les prochains mois est censée aboutir dès 2020 à une modification du règlement intérieur applicable à l’ensemble des sites d’ici 2021 !

Après le vote négatif de l’ensemble des organisations syndicales au Comité Hygiène, Sécurité et Conditions de Travail du 28 mars concernant cette réorganisation par rapport aux conditions de travail et l’annonce de la reprise des suppressions de postes à la BnF en 2019, l’heure est désormais à la mobilisation générale pour contrer cette politique que la direction de la BnF et le Ministère de la Culture comptent bien mener à terme de manière forcée. Prochaine étape, le Comité Technique de la BnF du 18 avril pour une mise en œuvre prévue le 1er juin, il faut donc bloquer cela maintenant.

► La situation de la BnF n’est malheureusement pas isolée :

L’ensemble des personnels et des missions de la Fonction Publique sont aujourd’hui dans la ligne de mire du gouvernement au moyen d’une contre-réforme particulièrement violente (suppressions de postes, coupes budgétaires, plan de « départs volontaires » des fonctionnaires avec des externalisations, précarité, fin des CHSCT et des CAP, etc). Mobilisons-nous massivement pour contrer ces politiques antisociales contraires à l’intérêt collectif !

Toutes et tous en Assemblée Générale Mardi 09 avril >>>12h30 Hall Ouest

AG

 

Contre la réorganisation forcée du Service Public à la BnF : Agissons maintenant !

images4Assemblée Générale des personnels BnF Mardi 26 mars 2019 / 12h30 LOCAUX SYNDICAUX (T4, A2)


SUD Culture Solidaires / Section BnF

Une direction de la BnF dans le mépris total des revendications des personnels

En juillet 2018, la direction de la BnF présentait aux organisations syndicales un projet de refonte de l’organisation du service public à Tolbiac, totalement inédit, contenant tout un arsenal de mesures dont la plupart ont été d’emblée l’objet de vives oppositions de notre organisation mais aussi des personnels (déclarations-pétitions dans 3 départements). En effet ce projet consiste ni plus ni moins en une attaque sans précédent de nos acquis qui n’aura pour effet que de dégrader davantage nos conditions de travail.

Après plus de 6 mois de pseudo-concertations, place au passage en force

Malgré le boycott de plusieurs réunions de travail, signifiant le refus de participer aux discussions de gestion des pénuries, plusieurs interventions dans les instances et plusieurs préavis de grève, la direction de la BnF a décidé de maintenir son projet, à peine remanié à ce jour, et de le faire passer coûte que coûte au CHSCT du 28 mars.

Ce passage en force se fait également dans le mépris manifeste des revendications des personnels, qui ont pu s’exprimer de diverses façons  lors de réunions spéciales des départements de la DCO à Tolbiac, dans des actions ou plus globalement dans la grève au cours de ces 6 derniers mois, sans que la direction daigne prendre en compte leur opposition aux mesures régressives à l’ordre du jour car pour elle : « les personnels n’ont juste pas compris ».

Le dialogue social, ce n’est pas multiplier les réunions, c’est écouter les personnels et répondre à leurs revendications !

Les principales pistes du projet arrêté de la direction (présenté au CHSCT du jeudi 28 mars 2019):

Flexibilité accrue dans tous les départements dans le cadre d’une « transversalité » (SP dans un service voisin si manque de personnel) et recours aux personnels volontaires d’autres départements

►Prétendre favoriser la promotion en catégorie B uniquement des personnels encadrants de catégorie C

Augmentation du nombre de samedis travaillés, sur la base d’un soi-disant volontariat (expérimental uniquement pour 2019), et d’un système de paiement en heures supplémentaires cherchant cyniquement à convaincre les plus bas salaires de sacrifier leurs weekends. La direction va jusqu’à inciter à travailler au-delà de 15 samedis par an contre une gratification différée ! Mais une fois cela mis en place, cela pourra être étendu à tout le monde.

►Recours à l’ultra précarité pour les samedis et les soirées, avec des contrats de « vacataires » étudiants de 60h par mois (- de 500 euros net/mois) non-reconductibles de 10 mois sans plus aucun droits sociaux.

►Mise en place de cycles de travail mardi-samedi à la demande, donc avec tous les samedis travaillés sans RSP (Récupérations du Service Public)

► La direction envisage également à l’orée de 2021 un « rééquilibrage des effectifs » des départements, un système de transversalité entre départements de la DCO pour le service public et une réorganisation du SP à Richelieu. Un projet d’extension de l’amplitude horaire à Tolbiac (mardi jusqu’à 22h) et dans les autres établissements parisiens (jusqu’à 20h) est déjà à l’étude et ce, malgré le sous-effectif !

Communications directes des documents des magasins uniquement entre 14h et 16h le samedi et flexibilité des effectifs prévus aux heures arbitrairement identifiées comme denses ou creuses, ce qui ne fait que reporter les charges de travail et dégrade fortement le service au public

>>> Ce projet inacceptable n’a qu’une cause : les 300 postes perdus travailler-plus-pour-travailler-plus2(dont 90 de magasiniers/ières) et les coupes budgétaires appliquées depuis 10 ans à la BnF. Pour notre organisation, l’heure n’est pas à la discussion mais bien à l’opposition massive face à une réorganisation qui entrera en vigueur au 1er juin à titre expérimental avant d’être entérinée dès 2020 dans le règlement intérieur. Imposons de vraies solutions : l’appel de toute la liste complémentaire de magasiniers/ières, des recrutements partout où cela est nécessaire, la stabilisation en CDI des « vacataires » qui sont sur des CDD abusifs.

Pour préserver nos samedis, pour empêcher l’entrée d’une ultra-précarité à la BnF, dire non au « toujours plus de flexibilité » et à l’exploitation des personnels aux plus bas salaires, réunissons-nous et agissons collectivement avant qu’il ne soit trop tard !

Toutes et tous en AG mardi 26 mars, 12h30 locaux syndicaux Tolbiac (T4/A2)

Une heure d’information syndicale est déposée pour vous permettre d’y assister sur votre temps de travail  (utilisez ce droit en prévenant votre encadrement de votre absence entre 12h30 et 13h30)

Après un week-end de mobilisations, le gouvernement s’entête.

Union Syndicale Solidaires

Agnès Buzin, Ministre de la santé vient de prendre la parole pour dire qu’elle serait favorable à un recul de l’âge de départ en retraite.

Rien de très étonnant, puisque depuis quelques semaines déjà le gouvernement est à la manœuvre pour justifier une réforme « universelle » où l’universalité sera le fait de partir plus tard et avec moins de ressources… travailler plus longtemps, et tant pis si l’espérance de vie en bonne santé diminue, et tant pis si les jeunes pendant ce temps là ne trouventnous ne voulons pas les miettes pas de travail.

Nous sommes toujours au même point après 18 actes des Gilets jaunes, des manifestations syndicales, des manifestations des organisations de retraité-es. Le seul geste envisagé par le gouvernement est l’indexation des « petites retraites » sur l’inflation. Il faut pourtant rappeler que ce ne serait que justice pour toutes les retraites, puisque cela avait été la norme jusqu’à présent, en dépit des nombreuses réformes.

Alors, pouvoir d’achat, répartition des richesses, transition énergétique, maintien et développement des services publics, on est pas seulement au point mort, on a même reculé depuis ces derniers mois. A preuve, le projet de loi atomisant la fonction publique, les autorisations votées par la majorité à l’assemblée sur le glyphosate et autres pesticides, la fermeture des maternités qui continue, celle des classes dans de nombreuses écoles, et des petites gares…

Voilà pourquoi nous continuons à dénoncer la misère et la division sociales créées par des dizaines d’années de politiques néolibérales et que ce gouvernement entend incarner sans dévier d’un iota. Nous saluons les manifestations qui ont regroupé ce samedi des dizaines de milliers de manifestant-es, ensemble et solidaires et auquel le gouvernement continue de tourner le dos.

Le 19 mars 2019, Solidaires, avec la CGT, FO, la FSU et des organisations étudiantes et lycéennes, sera en grève et dans la rue.

Le 18 mars 2019

Grève du 19 mars 2019 : des réponses concrètes face à l’urgence sociale !

Intersyndicale CGT-Culture – SNAC-FSU – SUD Culture

61, rue de Richelieu 75 002 Paris

 

 Grève du 19 mars 2019 : des réponses concrètes face à l’urgence sociale !

Nos fédérations, unions syndicales et confédérations appellent à une journée de mobilisation et de grève le 19 mars pour construire une société plus juste et s’opposer au développement des inégalités que les politiques menées par le gouvernement produisent.

Le projet de réforme des retraites, celui de l’assurance chômage et celui de transformation de la Fonction publique ont pour objectif affiché de réduire la dépense publique au mépris de la justice sociale et de la démocratie. Le projet politique qui consiste à faire payer l’addition aux travailleurs et travailleuses du secteur privé comme du secteur public, aux retraité-e-s, aux jeunes et aux privé-e-s d’emploi en réduisant leur pouvoir d’achat et leurs garanties collectives n’est pas le nôtre.

Il accroît les inégalités et enrichit toujours les plus riches. C’est pourquoi, nous inscrivons notre préavis de grève «culture» dans cette journée du 19 mars.

Pour la justice sociale et contre les inégalités au Ministère

Au Ministère de la Culture, ce sont les mêmes politiques qui sont menées. Trop d’injustice, trop de précarité, trop d’inégalités sont le quotidien des personnels. Notre ministère est un ministère pauvre et les conséquences de ces politiques sur les carrières et les parcours professionnels des personnels sont très lourdes et pèsent grandement sur la mobilité et l’attractivité. Les taux de promotion, comme les régimes indemnitaires, sont largement insatisfaisants. Ces derniers sont par ailleurs très inégaux et nous sommes à des années lumière du principe « à travail égal, salaire égal ». Le gel du point d’indice et la mise en oeuvre du jour decarence bloquent les personnels dans un niveau de revenu très bas et l’engagement des personnels n’est pas du tout reconnu à sa juste valeur. Comme si cela ne suffisait pas, les femmes connaissent des situations d’inégalité qui ne sont toujours pas corrigées malgré les engagements.

Précarité : plan de résorption et sécurisation des parcours professionnels

La précarité connaît une nouvelle accélération avec les tentatives de ne pas respecter le protocole d’accord sur le recrutement et la gestion des agent-e-s contractuel-le-s et la sécurisation des parcours professionnels, avec un abus des recrutements sur des contrats courts irréguliers, notamment à la Bibliothèque nationale de France (ce qui explique entre autre le conflit social qui y dure depuis des mois), ainsi que par le développement du recours aux stagiaires et à l’auto entrepreneuriat.

Pour un service public au service des besoins sociaux, contre le business

Le désengagement de l’Etat -ministère de la Culture -dans les politiques d’intervention et auprès des services et établissements réduit sa capacité d’agir et laisse place aux lois du marché et au business. C’est le fondement du programme politique Action Publique 2022 du gouvernement. Les projets d’archives essentielles, de fusion des SCN-musées avec des établissements publics, d’externalisation de la filière accueil et surveillance, de suppression d’emplois, de déconcentration des missions et de crédits aux préfets, d’administration centrale-stratège, de nouvelle organisation territoriale de l’Etat, voire d’abandon de missions, sont les outils de la politique d’austérité et de la stratégie de marchandisation de la culture.

Défendre l’intérêt général, promouvoir le service public

L’avant projet de loi de transformation de la Fonction publique, qui propose le recours généralisé au contrat en lieu et place du statut, la disparition des CHSCT et la réduction XXL des prérogatives des CAP, procède de la même politique. Sous couvert de modernisation, il amplifie l’arbitraire, l’opacité, met à mal la démocratie sociale et l’intérêt général au profit de l’intérêt particulier. Et la crainte est grande que les conclusions du « grand débat » ne soient instrumentalisées pour mieux servir cette politique de casse des services publics.

Dans notre société qui connaît de multiples fractures, sociales notamment, nous portons l’ambition d’un service public de la culture qui réponde aux besoins sociaux et s’oppose à toutes les formes d’inégalités et de discriminations.

C’est pourquoi nos organisations ont déposé un préavis de grève pour la journée du 19 mars, pour les nuitées en amont et en aval, à destination des personnels de droit privé comme de droit public des services, établissements et associations du ministère de la Culture.

Ensemble, nous exigeons :

  • l’amélioration des rémunérations par le dégel du point d’indice, l’abrogation du jour de carence et la correction de toute forme d’inégalité notamment les inégalités femmes/hommes ;
  • l’amélioration des carrières par la revalorisation des grilles salariales, du régime indemnitaire, des taux de promotion, la mise en oeuvre du principe « à travail égal, salaire égal » pour les agent-e-s, quelque soit leur statut ; un plan de résorption de la précarité ; le respect des conditions de recrutement et de gestion des personnels contractuel-le-s et l’arrêt des contrats courts irréguliers;
  • l’arrêt des suppressions d’emploi, des créations d’emplois partout où cela est nécessaire et l’organisation de concours réguliers ; qu’enfin soit mise en place une réelle gestion prévisionnelle des emplois, des effectifs et des compétences ;
  • un ministère de la Culture avec une administration centrale forte qui garantisse la cohérence des politiques nationales et le développement de son action territoriale dans les territoires avec les DRAC et les UDAP ;
  • des établissements publics qui bénéficient de moyens humains et financiers à hauteur de leurs besoins afin de remplir leurs missions dans de bonnes conditions ;
  • un service public de la culture au service de l’intérêt général et non de la marchandisation et du business et l’abandon de l’avant-projet de loi de la transformation de la Fonction publique ; le retrait d’Action Publique 2022.

Ensemble nous sommes plus forts pour exiger une société plus juste et un service public au service des besoins sociaux !

Manifestations dans toute la France

A Paris de Luxembourg à Invalides

départ à 13 heures Place Edmond Rostand (RER Luxembourg) vers le Medef


RAPPEL : RDV cortège BnF 13h angle rue Soufflot!


Un  préavis à été déposé par les organisations syndicales CGT-Culture, SNAC-FSU et SUD Culture pour les agent-es du Ministère de la Culture pour la journée de grève et de mobilisations du 19 mars 2019.

Dépôt d’un préavis de grève à la BnF pour la journée du 19 mars 2019 !

CGT-BnF
FSU-BnF
SUD Culture BnF
Le 13 mars 2019, à Paris
Objet : dépôt d’un préavis de grève pour les personnels de la BnF
« Madame la Présidente,
Malgré le profond mécontentement qui s’exprime depuis plusieurs mois dans tout le pays, le gouvernement continue à appliquer son programme de régression et d’injustice sociale.
La journée de mobilisation nationale et de grève interprofessionnelle du 19 mars à l’appel de la CGT, de FO, de la FSU et de Solidaires vise à s’opposer à ces politiques, notamment celles concernant la Fonction publique avec Action publique 2022.
A la BnF, le budget 2019 entérine de nouvelles suppressions de postes et 3,7 millions d’euros de baisse des crédits de fonctionnement alors que notre établissement a déjà perdu près de 304 postes depuis 2009 et 10 millions de subventions de l’Etat.
Dans la continuité du mouvement social de cet automne, nos organisations syndicales CGT-BnF, FSU,  SUD Culture revendiquent :

– L’arrêt des suppressions de postes et un renforcement des effectifs partout où cela est nécessaire
– Des budgets à hauteur des besoins et de la réalisation des missions
– L’accélération des négociations concernant les primes et la révision du dispositif du CIA qui a recueilli un avis négatif de toutes les organisations syndicales en comité technique et qui reste totalement insatisfaisant
– L’appel complet de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers permettant un recrutement pérenne de personnels titulaires indispensable pour faire face aux problèmes de sous-effectif en service public et traduisant un réel rééquilibrage des recrutements en faveur des catégories C
– La mise en oeuvre d’une politique de lutte contre la précarité et en particulier la CDisation des agents qui sont sur des CDD abusifs
– L’arrêt du projet de réorganisation du service public à Tolbiac dont les mesures constituent un recul en termes de qualité de vie et conditions de travail.

Afin de permettre aux personnels d’exprimer leurs revendications, nos organisations syndicales CGT-BnF, FSU et SUD Culture déposent un préavis de grève pour la journée du 19 mars avec les nuitées en amont et en aval pour l’ensemble des agents de l’établissement.
Nos revendications sur les questions budgétaires et d’emplois relevant d’un niveau ministériel, nous demandons une négociation élargie avec le Ministère de la culture.
Nous vous adressons, Madame la Présidente, l’expression de nos sincères salutations.
L’intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD Culture« 
Copies à :
Madame la directrice du cabinet du Ministre
Monsieur le chef de cabinet
Monsieur le secrétaire général du MC
Monsieur le SG adjoint du MC
Monsieur le directeur général des médias et industries culturelles
Monsieur le directeur chargé du livre et de la lecture
Monsieur le DG par intérim de la BnF
Madame la secrétaire générale de la CGT Culture
Madame la secrétaire nationale de SUD Culture Solidaires
Monsieur le secrétaire général du SNAC-FSU