Archives pour la catégorie RDV

Mouvement social à la BnF : OU EN EST-ON ? Assemblée Générale samedi 23 février

Grève ou non, les samedis se ressemblent à la BnF en terme de perturbations des services faute au sous-effectif organisé. Samedi dernier, à l’appel de SUD Culture BnF, la grève a été très suivie. Il y a eu de fortes perturbations du service public et des fermetures anticipées. Cette 27ième journée de grève montre une fois de plus la détermination et l’engagement du personnel de la BnF bien mobilisé. La direction de la BnF continue malheureusement à exercer des menaces de représailles, sur nos actions, notamment en payant inutilement à un coût élevé un huissier pour surveiller les grévistes le samedi. Le but est l’intimidation et notre effacement syndical au détriment des revendications des personnels. Il serait bien plus utile pour sortir de l’enlisement de répondre véritablement et intégralement aux revendications des grévistes, mais les négociations, qui se poursuivent, n’avancent pour l’instant que très lentement.

Peu d’avancée sur la précarité et les effectifs :

En effet, par rapport aux principales revendications, la direction de la BnF a peu changé de position :

>>> Acceptation de la demande de passage en CDI des 12 agent-e-s « vacataires » qui sont sur des CDD abusifs depuis des années, qu’elle avait déjà promise en décembre avant de se rétracter ! et ce, si et  seulement si la grève s’arrête.

>>> Proposition de l’appel supplémentaire de 10 personnes de la liste complémentaire du dernier recrutement de magasiniers-ières de 2017, au lieu des 4 prévues au départ, mais là aussi à condition que la grève s’arrête et que de fait soit mise de côté la revendication de l’appel intégrale de cette liste. Or, l’appel de 10 personnes est bien peu par rapport au nombre de gens qui sont encore sur cette liste, car cela voudrait dire que 21 personnes, dont 7 collègues « vacataires » à la BnF depuis des années, ne seraient pas titularisées, ce qui fermerait leur avenir professionnel. De plus, alors qu’un sous-effectif criant frappe tous les services, à cause des 300 postes perdus depuis 10 ans, dont une grand part en catégorie C, cela ferait trop peu de recrutement pour répondre aux besoins et permettre d’améliorer les conditions de travail et la gestion des plannings. Le fait d’annoncer un rendez-vous au début du mois d’octobre pour voir si des personnes supplémentaires peuvent être appelées en fonction des disponibilités budgétaires est une petite ouverture, mais ne garantit rien de concret. Par ailleurs, l’arrivée de 11 vacataires en février (en CDD alors que sur des besoins permanents ce qui montre bien que le but est de créer de l’ultra-précarité pour gérer le sous-effectif !) ne permet pas de revenir au nombre suffisant d’agent.e.s de 2017 qui permettait un service public de qualité le samedi !

Réorganisation du service public : toujours aussi inacceptable !

Dans le même temps, la direction refuse de retirer les points inacceptables de son projet de réorganisation du SP : contrats étudiants courts de quelques mois sur des besoins permanents à la place des agent-e-s « vacataires » en CDI, augmentation du nombre de samedis obligatoires pour les titulaires, cycle de travail mardi-samedi, dégradations des services aux usagers… Cela malgré le large rejet de ces points lors des réunions organisées dans les services par la direction elle-même. Dans certains départements, les contestations écrites des agents A, B et C ont miraculeusement disparu de la synthèse transmise à la direction de la DCO…

S’informer, s’organiser, lutter, gagner !

Pour un point complet sur les dernières négociations et décider ensemble des suites de la lutte :

Rendez-vous samedi  23 février à 12h30

Locaux syndicaux Tolbiac (T4/A2)

Vous bénéficiez d’une autorisation d’absence d’1h pour participer à cette réunion (prévenez votre encadrement)

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Double journée de travail : y en a assez ! Réunion non-mixte, projection, débat jeudi 21 février 2019

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SUD Culture Solidaires / Section BnF

Double journée de travail : y en a assez !

233 minutes pour les femmes, 143 pour les hommes, c’est le temps de travail effectué chaque jour et non rémunéré en France : tâches ménagères, soin aux enfants, aux personnes âgées, relations familiales…

L’inégalité entre femmes et hommes est encore trop sensible devant ce « travail invisible », et la double journée de travail reste une réalité majoritairement partagée par les femmes.

À la fin des années 60, les mouvements féministes ont mis en lumière ce travail invisible, qui a longtemps été perçu comme incombant de manière « naturelle », voire innée aux femmes.

Cette question est alors devenue un enjeu de débat public. La reproduction sociale (ménage, soins, cuisine, etc.) est à la charge des femmes, pourtant ce n’est en rien naturel. Le gène domestique n’existe pas et ces tâches s’apprennent dès l’enfance. Cela enferme les femmes dans une spécialisation imposée dont il est dur de sortir. Il s’agit bien de travail impayé, gratuit et indispensable au système patriarcal et capitaliste.

En 1995, le Programme  des Nations Unies pour le Développement publiait des chiffres significatifs : les femmes assument plus de la moitié de la charge totale du travail sur la planète mais seulement un tiers de cette charge est rémunérée ! En 2015, les femmes et les filles continuent d’assurer la majeure partie des soins et des travaux domestiques. Evidemment ce travail invisible se vit et se répartit de manière différente selon les classes sociales. En effet, les femmes ayant le plus de ressources peuvent sous-traiter ce travail invisible, généralement à d’autres femmes plus précaires venues des pays du Sud.

Où en sommes-nous en 2019 ? Non seulement, les femmes continuent d’effectuer la majeure partie du travail domestique et elles en assument quoi qu’il en soit l’organisation, la planification et la responsabilité de ces tâches : c’est ce que l’on appelle la « charge mentale », concept mis au-devant de la scène ces dernières années qui rend visible cet autre fardeau pesant sur les femmes.

► Toutes ensembles venons échanger, débattre autour de nos expériences de « double journée », de « charge mentale »…

La section SUD Culture de la BnF propose dans ce cadre de continuer l’expérience de la non-mixité (réservée aux femmes) que nous avions initiée avec succès en 2017 à la BnF, pour favoriser des échanges décomplexés et sans tabou. Cette démarche s’inscrit dans le cadre de la mobilisation à construire pour un 08 mars 2019 d’ampleur, un appel à une grève féministe étant lancé pour la journée internationale de lutte pour les droits des femmes. Soyons-en !

Réunion non-mixte, projection, débat

Ce jeudi 21 février 2019

12h – 14h Locaux syndicaux (T4/A2) 

(Vous bénéficiez d’une autorisation  d’absence d’une heure au choix entre 12h et 14h pour y assister)

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La direction persiste et signe ! Non au chantage et à la pression sur les personnels ! Grève samedi 16 février !

SUD Culture Solidaires / Section de la BnF

► L’Assemblée Générale des personnels, réunie samedi 09 février, a décidé de reconduire la grève samedi 16 février. Cette décision fait suite aux négociations tenues le 04 février et à leur contenu de nouveau inacceptable !

UNE DIRECTION CAMPÉE SUR UNE LOGIQUE DU « TOUT OU RIEN »

Précarité >>> La direction de la BnF continue son chantage, en ne proposant le passage en CDI de 12 collègues précaires, pourtant embauché-es de manière indéniable sur des CDD abusifs, qu’à la condition de la levée du préavis de grève déposé début juillet 2018 par la section SUD Culture de la BnF, qui inclut un certain nombre de revendications que la direction nous intime donc d’abandonner. Pour les 11 nouveaux/elles précaires embauché-e-s sur des contrats de 7 mois sur des besoins pourtant permanents, la direction ne propose rien, car c’est désormais son modèle de contrat, fondé sur l’ultra-précarité.

Liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères >>> Dans une même logique, la direction propose de faire passer de 6 à 12 le nombre de personnes appelées en 2019, chiffre bien insuffisant par rapport au sous-effectif chronique, au prix d’un renoncement à revendiquer l’appel intégral de la liste d’ici novembre 2019. Comment se contenter de si peu, quand on sait qu’il resterait encore 21 personnes à appeler, dont 7 précaires de la BnF en attente d’une titularisation après parfois des années de service à la BnF ?

Réorganisation du service public >>> La direction exige en contrepartie du passage en CDI de nos collègues et de l’appel partiel de la liste complémentaire, la « cessation de toute action ou revendication » concernant le projet de réorganisation du service public largement rejeté par une majeure partie du personnel (augmentation du nombre de samedis travaillés pour les titulaires – cycles mardi-samedi – recours à des contrats étudiant-es de quelques mois…).

Cette même direction a atteint le stade où elle nie tout simplement l’existence d’une vraie contestation de cette réorganisation (telle qu’elle s’est exprimée au DEP, à PHS, ou encore à LLA), estimant que les personnels « n’ont pas compris » le contenu du projet. Ce mépris doit cesser et la parole des agent-es doit être écoutée !

FAIRE TAIRE LES REVENDICATIONS PAR DES MENACES DE RÉPRESSION

Manifestement désemparée face à la ténacité des personnels, la direction de la BnF a décidé d’entrer dans une logique de répression et d’intimidation, en accusant les personnels grévistes de violences dans le cadre de piquets de grève ou encore lors d’actions d’information du public, ce qui est totalement faux !

Plus grave encore, la direction a directement et nominativement adressé un courrier de mise en garde à l’un de nos militant-es, ce qui remet en cause notre liberté syndicale et notre liberté d’expression collective ! C’est inacceptable !

►La vraie violence, c’est celle de la précarité, des CDD reconduits à la dernière minute, des mauvaises conditions de travail, de la souffrance liée à l’isolement, au sous-effectif, et aux bas salaires !


La direction ne répond en rien aux revendications des personnels !

>>> Opposons-nous collectivement à ses méthodes d’intimidation, réclamons ensemble le passage immédiat en CDI de nos collègues précaires, tout comme un véritable calendrier d’appel de toute la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères ! Exigeons enfin le retrait du projet néfaste de réorganisation du service public !

ON LÂCHE RIEN ! GREVE SAMEDI 16 FÉVRIER !

RDV piquet de grève 12h / Hall EST

AG

Tous et toutes dans les rues et en grève le 5 février et les jours qui suivront!

Union syndicale Solidaires

Posons des actes forts !

Depuis novembre la colère sociale que nous sentions bouillir depuis plusieurs mois s’est répandue dans le pays. Elle porte principalement des exigences de justice sociale et fiscale dans un contexte où les inégalités et l’accaparement des richesses par quelques un-es deviennent tout simplement insupportable à une large majorité de la population.

Cette colère est juste face à une violence sociale qui plonge beaucoup dans une immense précarité. Elle est juste face à un débat confisqué depuis de trop nombreuses années par les néolibéraux de toutes chapelles. La réponse ne peut pas être la violence des forces de maintien de l’ordre qui a déjà fait de trop nombreux mutilé-es et blessé-es. La réponse ne peut pas être non plus de tenter de noyer le poisson dans un faux débat qui pose en postulat de ne rien changer à l’ordre économique actuel. La réponse n’est pas plus dans le rejet de l’autre, le racisme, le sexisme, l’homophobie, l’exclusion.

La responsabilité du mouvement syndical est importante et il se doit de poser des actes forts. Depuis plusieurs mois, Solidaires propose aux autres organisations de s’unir sur des bases revendicatives fortes et de construire une grève générale reconductible pour peser dans le rapport de force et arracher des augmentations de salaire et des droits sociaux. Même si l’union reste difficile nous ne souhaitons ni tomber dans la posture, ni renoncer à la construire.

Nous essayons dans le même temps dans nos services, dans nos entreprises, avec les forces du mouvement social de construire la grève et amplifier ainsi les mobilisations et le blocage de l’économie. Dans le même temps, depuis plusieurs semaines, dans de nombreux endroits, nous participons aux actes proposés par les gilets jaunes qui se succèdent chaque samedi et nous manifestons pour tracter, discuter, échanger, lutter ensemble.

Nous appelons à manifester les prochains samedi et à poursuivre la construction des convergences qui sont en cours dans un nombre de plus en plus important de villes entre les gilets jaunes et le mouvement social, comme par exemple à Nantes, Dijon, Poitiers ou Toulouse.

Ces convergences se saisissent aussi ces derniers jours de la date du 5 février posée par la CGT. Pour Solidaires il ne peut s’agir d’une date isolée. Elle doit servir de point d’appui pour être toujours plus nombreuses et nombreux dans les manifestations, sans les opposer et pour amplifier encore le mouvement en débattant ensemble d’une grève générale reconductible.

L’Union syndicale Solidaires est disponible pour travailler avec toutes et tous, dans les lieux de travail, les assemblées et dans la rue.

Soyons massivement dans les rues et en grève pour les prochains actes, le 5 février et les jours qui suivront.


 

MANIFESTATION A PARIS :

14h place de l’Hôtel de Ville

RDV cortège BnF : angle avenue Victoria / place de l’Hôtel de Ville

On maintient la pression, la lutte continue ! Grève reconduite samedi 02 février !

SUD Culture Solidaires / Section BnF

Appel de la liste complémentaire, manque de personnel, mauvaise condition de travail, réorganisation du service public, précarité… on maintient la pression, grève reconduite samedi 02 février !

Une mobilisation toujours plus suivie ! 

La 3ème journée de grève en 2019, samedi 26 janvier, a été encore plus suivie que les précédentes : absence de communication des documents des magasins, vestiaires fermés toute la journée, fermeture à 17h de l’ensemble des salles de lecture du Haut-de-Jardin à Tolbiac et blocage des caisses qui a rendu la bibliothèque gratuite. Une nouvelle fois, les personnels mobilisés, titulaires comme « vacataires », ont montré leur détermination à défendre leurs conditions de travail, leurs emplois, et leurs missions pour un service public de qualité, ouvert à toutes et tous !

Pour gagner sur nos revendications, un seul moyen : maintenir la pression !

La lutte continue donc toujours et la direction de la BnF, qui pour l’instant refuse de prendre en compte les revendications des agent·e·s doit désormais nous répondre concrètement, tout comme le ministère de la Culture, pour apporter enfin de vraies réponses positives, car les personnels de la BnF ne troqueront pas leurs conditions de travail et d’emploi pour quelques miettes… Une nouvelle réunion de négociation aura lieu le 4 février, maintenons la pression samedi 2 février en étant toujours plus nombreux·ses en grève et dans l’action !

Samedi 2 février sera le 25ème jour de grève depuis le début de la mobilisation, alors, afin de marquer le coup, soyons les plus nombreux·ses possibles sur le piquet de grève (à Tolbiac, hall EST, dès 12h), car c’est aussi par la grève active, en étant visibles toutes et tous ensemble, que nous pourrons gagner.

« Réorganisation du Service Public » : refusons tout sacrifice !

► Pour pallier la perte de 90 postes de magasiniers·ères et le non-remplacement des « vacataires » en CDI, la direction de la BnF propose d’embaucher des étudiant.es sur des contrats toujours plus précaires pour les soirées et les samedis ainsi que d’augmenter le nombre de samedis travaillés pour les titulaires, ou encore de chambouler leurs cycles de travail et de détourner les heures supplémentaires sur les samedis !

Un projet intolérable et qui doit être retiré : aucune réunion ou atelier participatif, organisés ici et là pour obtenir l’adhésion des personnels, ne pourront les forcer à accepter l’inacceptable !

Précarité : début 2019, les provocations continuent !

La direction de la BnF a récemment publié 11 postes de « vacataires » à pourvoir en CDD de 7 mois, au titre d’un faux « besoin occasionnel », en fait renfort en service public dans plusieurs services à Tolbiac, là où la réglementation et les besoins réels prévoient l’embauche directe en CDI !

Ce constat insupportable survient alors que notre organisation syndicale réclame, depuis plus d’un an, la fin des CDD abusifs et le passage en CDI d’une douzaine d’agent·e·s qui ont une ancienneté importante et qui sont en CDD depuis des années alors qu’ils/elles travaillent sur des besoins clairement permanents. Ces mêmes agent·e·s ont par ailleurs été fin 2018 l’objet d’un chantage odieux, la direction de la BnF étant revenue sur son engagement de passage en CDI pour exercer une pression sur les organisations syndicales CGT-FSU-SUD Culture.

La direction de la BnF doit rapidement faire marche arrière et faire passer l’ensemble des précaires en CDD abusifs sur des CDI. Notre organisation syndicale sera intransigeante sur ce sujet !

Nocturnes : le grand retour !

Alors que la direction de la BnF avait renoncé à son plan de nocturnes face au rejet massif des personnels, un nouveau projet est à l’étude, sur les sites de Tolbiac (22h) et de Richelieu (20h), à l’horizon de 2021 ! Pour nous, les nocturnes, c’est toujours non ! Préservons nos soirées comme nos weekends !

Effectifs et conditions de travail : des solutions existent !

L’ensemble des personnels connait déjà bien les conséquences quotidiennes du sous-effectif chronique (300 postes perdus en 10 ans) : chantiers internes mis à l’abandon, stations TAD ponctuellement fermées, sur-postage en service public ou encore difficultés quotidiennes pour tenir les plannings de service public… Sans compter l’augmentation des troubles musculo-squelettiques, du stress, de l’isolement, et parfois de la souffrance au travail qui en découle.

Pourtant, à ce jour, 31 personnes sur liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasinier·ère·s attendent d’être intégrées à nos effectifs, ce qui permettrait notamment de titulariser 10 de nos collègues précaires admis·e·s à ce recrutement et de régler des problèmes de sous-effectif !

Le sous-effectif touche aussi d’autres catégories de personnels, soumises aux nécessités de rendement et de statistiques à fournir, rendues de plus en plus difficiles du fait des pertes de postes. Raison pour laquelle un rééquilibrage doit aussi être opéré dans de futurs recrutements au profit des postes de catégorie B.

 

Continuons de nous battre collectivement pour :

► Le passage en CDI des 12 collègues que la direction a décidé de reconduire sur des contrats précaires alors qu’elle leur avait promis fin 2018 un passage en CDI ! Mais aussi des 11 futur·e·s « vacataires » en CDD de 7 mois !
► L’appel intégral de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers·ère·s avant novembre 2019 !
L’abandon du projet régressif de réorganisation du service public et de création de nocturnes !
► Un engagement écrit et concret pour l’amélioration du régime indemnitaire des personnels titulaires, en particulier de catégorie C en 2019 !
► Un calendrier précis et respecté des différents chantiers pour l’amélioration des conditions de travail des personnels travaillant en local aveugle !
► La mise en place de volets internes aux prochains recrutements directs de magasinier·ère·s, afin de titulariser les précaires de la BnF !
► L’abandon du projet de fusion des salles de lecture à Richelieu et de cession du bâtiment Louvois !                                                                                                                              ► le passage en groupe 3 des « vacataires » des Pieds-de-Tour le 1er février 2019 lors de la création de la DPU, comme c’était prévu !


Grève samedi 02 février !
RDV 12h hall EST sur le piquet de grève !

& MARDI 05 février, on continue !
Grève nationale interprofessionnelle  manifestation parisienne > 14h Hôtel de Ville (rdv. BnF : angle avenue Victoria / place de l’Hôtel de Ville) !

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Emplois, salaires, conditions de travail : grève le 05 février + AG personnels BnF le 29 janvier !

Intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD Culture

Emplois, salaires, conditions de travail,

TOUS EN GRÈVE LE MARDI 5 FÉVRIER

et en Assemblée Générale le 29 janvier !

             Depuis plusieurs mois, la question sociale est à nouveau au devant de la scène (bas salaires, inégal accès aux services publics et à l’université, réforme des retraites et droit des chômeurs, etc.). Alors que les gouvernements successifs ont multiplié les cadeaux au patronat et aux grandes fortunes, il est temps de réclamer des hausses de salaires, des créations d’emplois et de défendre les services publics.

            A la BnF, depuis maintenant 8 mois, les personnels se mobilisent, soutenus par nos organisations syndicales afin de mettre fin au sous-effectif, de contrer une réorganisation régressive du service public, pour réclamer l’appel de l’ensemble de la liste complémentaire du dernier recrutement de magasiniers et une vraie solution à la précarité vécue par les « vacataires ». Cette mobilisation a déjà permis le passage en CDI de 6 collègues, de préserver la prime de fin d’année et la redistribution de 540 000 euros avec un plan d’action pluriannuel de revalorisation des primes.

            Par ailleurs, les personnels sont toujours en attente d’avancées rapides et concrètes pour l’amélioration de leurs conditions de travail, notamment en locaux aveugles, sur l’ensemble des sites, ce qui est une obligation dans le cadre du protocole de sortie de grève de 2016.

Alors même que la BnF atteindra les 304 suppressions de postes cette année, la dégradation de nos conditions de travail va s’amplifier avec le programme Action Publique 2022 (120.000 suppressions d’emplois en 3 ans dans la fonction publique, moins 15 milliards d’euros de budget, attaques contre le statut des fonctionnaires, réduction des services publics…).

La réorganisation FORCÉE du service public en 2019, un coup dur pour les PERSONNELS :

Au lieu de combattre le sous-effectif engendrant la dégradation des conditions de travail et des services aux usagers, la direction prévoit par cette réorganisation :

  • la révision du règlement intérieur permettant l’augmentation du nombre de samedis à effectuer par les agents titulaires C mais aussi A et B (de 10 par an réglementaire à 14 ou 16 par an)
  • l’attribution des heures supplémentaires uniquement sur les samedis en service public (avec perte de la récupération)
  • la création de cycle de travail mardi-samedi, banalisant les samedis travaillés, supprimant une journée pour les tâches internes (mais aussi les possibilités de formations et de réunions se déroulant le lundi) et fragilisant notre droit aux récupérations dues aux samedis
  • l’arrêt des communications des magasins le samedi matin (entre 9h-14h), ce qui entraîne le report des prélèvements sur les équipes du vendredi et sur le samedi après-midi
  • le recours à des contrats « étudiant » de 10 mois (à la place de « vacataires » en CDI), contrats ultra précaires accompagnés de droits amoindris (plus d’avancement de salaires, plus d’accès au parc du logement social, plus d’accès aux prestations sociales), ce qui serait un recul social énorme…

Par ailleurs, la direction de la BnF planche actuellement sur un alignement des amplitudes horaires d’ouverture (salles de lecture, galeries d’exposition) entre les sites de Richelieu et de Tolbiac à l’horizon 2021 !

Mais les problèmes de sous-effectif, d’augmentation des charges de travail, de réorganisations incessantes, de souffrance au travail touchent toutes les directions, toutes les catégories et tous les métiers, que ce soit à la DPU ou à la DRH !

QUELLES ALTERNATIVES ? EFFECTIFS, CDISATION, AUGMENTATION DES SALAIRES !

Face à cela, il faut continuer à agir pour faire aboutir nos revendications et nos solutions :

> L’arrêt des suppressions de postes et des effectifs suffisants pour assurer nos missions

> Des budgets à la hauteur de nos besoins

> L’amélioration des conditions de travail

> L’appel intégral de la liste complémentaire du recrutement direct des magasiniers avant novembre 2019 (date de son échéance) et mise en place réelle d’un volet interne pour les prochains recrutements

> La CDIsation des 12 collègues « vacataires » à qui la direction avait promis un CDI en décembre et la régularisation des CDD abusifs

> La fin des réorganisations régressives et le retrait du projet de la contre-réforme du service public

Mais aussi, à un niveau plus général, nous devons obtenir :

> Le retrait d’Action Publique 2022 (nouvelle attaque contre la fonction publique)

> Des créations massives d’emplois statutaires

> L’augmentation des salaires, à travers la hausse du point d’indice et une revalorisation en particulier pour les bas salaires, avec un salaire minimum de 1 800 euros brut

> La défense inconditionnelle du système de retraite par répartition

> L’abrogation du jour de carence

Une politique fiscale et sociale plus juste, avec des revalorisations des minimas sociaux et des retraites.

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ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES PERSONNELS

MARDI 29 JANVIER 12H30-13h30*

HALL OUEST

 ► Retrouvons-nous pour parler de la situation à la BnF, de nos revendications et voir ensemble comment les faire aboutir !

► Mobilisons-nous plus largement pour l’augmentation des salaires

► Gagnons le renforcement des effectifs de la BnF, luttons contre la précarité et les réorganisations forcées

* Vous avez le droit à une 1h d’information syndicale sur votre temps de travail pour assister à cette AG, en prévenant votre service !


TOUTES ET TOUS EN GREVE MARDI 5 FÉVRIER!

 

 

La mobilisation collective est nécessaire ! Samedi 26 janvier : La grève continue

Pour s’opposer à la contre-réforme du service public, aux conséquences désastreuses du sous-effectif, au maintien de collègues dans la précarité…

La mobilisation collective est nécessaire ! Samedi 26 janvier : La grève continue

L’acte XXIII des grèves, samedi 19 janvier, a été très suivi sur les différents sites de la BnF : fortes perturbations et fermetures anticipées de plusieurs salles de lecture. La salle de lecture du Département de la Musique n’a pas ouvert de la journée, tout comme les Vestiaires ! Nous condamnons encore une fois le zèle déployé par les directions pour garder des salles ouvertes à tout prix, parfois sans aucun personnel de magasinage ou avec une seule banque ouverte en fin de journée pour les 3 salles du rez-de-jardin à PHS !

La direction de la BnF doit réellement négocier car les personnels énervés ne laisseront pas leurs conditions de travail se dégrader davantage. Les réunions participatives menées dans les départements DCO de Tolbiac ne sont qu’un stratagème pour nous faire cogérer l’inadmissible et les agent-es concerné-es ne sont pas dupes !

Fronde contre la réorganisation du travail en Service Public :
La direction doit abandonner son projet et discuter des effectifs !

Alors que la direction de la BnF a imposé, en ce début d’année et dans plusieurs départements, des ateliers pour « réfléchir » à une organisation du service public avec toujours moins de personnel, les agent·es ont pu manifester clairement leur désaccord avec un projet régressif. Ce projet consiste entre autre à continuer à embaucher du personnel toujours plus précaire, à augmenter le nombre de samedis travaillés pour les titulaires, ou encore à chambouler leurs cycles de travail et à détourner les heures supplémentaires sur les samedis !

À Tolbiac, que ce soit au DEP, à PHS ou encore à LLA, de nombreux-ses agent-es ont démontré leur lucidité et leur opposition croît !

Les lignes rouges que compte franchir la direction de la BnF dès 2019 :

*recours à des salarié·es étudiant·es ultra précaires pour remplacer les « vacataires »

*création de cycles de travail mardi-samedi

*augmentation du nombre de samedis travaillés pour les titulaires (cat. C & A/B !)

*détournement des heures supplémentaires sur le travail en service public le samedi

*magasins fermés ½ journée le samedi avec report de la charge de travail […]

« Vacataires » : non à l’embauche en CDD pour des besoins permanents !

Depuis plusieurs mois, la direction de la BnF se vente de vouloir lutter contre la précarité, alors qu’elle exploite depuis des années pour son service public des personnels précaires sans effort concret pour les faire accéder à une titularisation (cf. le fiasco du recrutement de magasiniers-ères de 2017, avec plusieurs collègues exclu-es d’emblée des oraux et un nombre trop faible de « vacataires » admis-es, et le blocage par les tutelles ministérielles de la création de volets internes pour les recrutements directs, alors qu’elle a été gagnée lors de la grève victorieuse de 2016).

Cette même direction, qui n’est jamais à une contradiction près, refuse toujours actuellement de passer 12 collègues précaires en CDI, qui ont pourtant une ancienneté conséquente et qui travaillent sur des besoins permanents. Elle a de plus publié plusieurs postes pour des CDD courts en 2019 qui sont en fait sur des besoins permanents, ce qui est une nouvelle entorse à la législation. Tout cela pour boucher les trous sur les plannings des magasinier/ières pour quelques mois, en attendant que la contre-réforme du service public soit imposée et oblige les titulaires à travailler plus les samedis ! Puis, pour compléter les effectifs en service public, il y toujours le projet d’embaucher des contrats ultra précaires « étudiant-es » de 10 mois pour remplacer progressivement des « vacataires » sûrement trop enclin-es à formuler des revendications, balayant ainsi 20 ans de progrès sociaux et de droits supplémentaires et reniant les avancées obtenues lors de la grève de 2016 !

Effectifs et conditions de travail : les personnels réclament toujours
des moyens pour travailler dans de bonnes conditions !

Les conséquences du sous-effectif permanent rencontrées dans de nombreux services sont importantes : tâches internes en berne, stations TAD ponctuellement fermées, sur-postage et isolement en service public, locaux de reproduction fermés, difficultés quotidiennes pour tenir les plannings de service public… Sans compter les conséquences sur la santé des agent-es : augmentation de troubles musculo-squelettiques, stress, isolement, et parfois souffrance au travail.

Une situation d’autant plus insupportable quand on sait que 35 personnes sur liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers-ères attendent d’être intégrées à nos effectifs, ce qui permettrait de compenser en partie dans un premier temps les 90 postes de magasiniers-ères perdus en 10 ans (sur les 280 postes issus des coupes budgétaires appliquées par nos tutelles ministérielles depuis 2009). N’oublions pas non plus que cet appel, possible seulement jusqu’en novembre 2019 (date à laquelle la liste tombera), permettrait en particulier de titulariser 10 de nos collègues précaires !

8 mois de lutte = nécessité de réponses concrètes à nos revendications
La direction de la BnF doit désormais faire de vraies annonces et assumer sa responsabilité sociale, tout comme le ministère de la Culture doit donner des moyens supplémentaires pour nos emplois et nos missions !

Participons massivement et activement à la grève pour :

► le passage en CDI des 12 collègues que la direction a décidé de reconduire sur des contrats précaires alors qu’elle leur avait promis fin 2018 un passage en CDI !
► l’appel intégral de la liste complémentaire du dernier recrutement direct de magasiniers/ères avant novembre 2019 !
► l’abandon du projet régressif de réorganisation du service public !
► un engagement écrit et concret pour l’amélioration du régime indemnitaire des personnels titulaires (en particulier de catégorie C) en 2019 !
► un calendrier précis des différents chantiers pour l’amélioration des conditions de travail des personnels travaillant en local aveugle !
► la réelle mise en place de volets internes pour les recrutements directs de magasiniers-ères !
► le passage en groupe 3 des « vacataires » des Pieds-de-Tour le 1er février 2019 lors de la création de la DPU, comme c’était prévu !
► l’abandon du projet de fusion des salles de lecture à Richelieu et de cession du bâtiment Louvois !

Grève samedi 26 janvier !

RDV 12h HALL EST sur le piquet de grève

Personnels de la BnF, restons mobilisés !

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