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Massacre du 17 octobre 1961 à Paris : Ne jamais oublier le passé – Regarder le présent

L’union Syndicale Solidaires appelle, avec le collectif composé de syndicats et d’associations, à rejoindre la manifestation à Paris, dimanche 17 octobre 2021 à 15h du cinéma Rex au pont Saint-Michel

Le 17 octobre 1961 est une date particulière dans l’histoire des horreurs coloniales françaises : une manifestation de soutien des Algérien·nes de France à la lutte pour l’indépendance de l’Algérie, à Paris, est réprimée par la police, aux ordres du préfet Papon… Des centaines, des milliers selon certains historien·nes, de mort-es, des arrestations et la pratique de la torture par la police française sur des manifestant·es : voilà une partie significative du bilan du 17 octobre 1961.
60 ans après, il reste beaucoup à faire pour la reconnaissance de ces crimes par l’État français et que soient pensées des réparations. Le travail de mémoire et de reconnaissance est primordial, pas de justice sans vérité, et tant que ce travail nécessaire ne sera pas mené à bien, nous continuerons à en subir les conséquences en France comme en Algérie. Lutter contre le racisme et l’exclusion de certaines populations en France, c’est aussi commencer par assumer pleinement les crimes de l’histoire coloniale française. C’est aussi dire ce que fait le pouvoir algérien aujourd’hui, après un an et demi de Hirak, de mobilisation citoyenne massive dans le pays.

Ainsi, le pouvoir algérien ne manquera pas de commémorer à sa façon le massacre du 17 octobre. Mais il le fera sur les cendres du Hirak qu’il réprime de la façon la plus violente aujourd’hui. Le paradoxe de toute commémoration et de tout travail de mémoire réside dans la tentation de l’instrumentaliser politiquement. Alors que le peuple algérien luttait en 1961, et ce depuis 1954, pour son indépendance et sa liberté, aujourd’hui, le pouvoir aux mains de castes militaires en Algérie prive sa population de liberté.

Car, en 2021, après des semaines de mobilisation massive dans le pays, le pouvoir arrête à tour de bras les militant-es et invente, à nouveau, une menace terroriste pour les accuser de tout et de n’importe quoi. Ce qui ne fait pas illusion en Algérie, par ailleurs, mais ce qui, de fait, explique en partie le silence des pouvoirs actuels, en France, dans l’Union Européenne, aux États-Unis…, sur le fait que le pouvoir algérien enferme des prisonnier·es politiques par centaines aujourd’hui.

Il faut donc impérativement rappeler ce qu’ont été les guerres et les occupations coloniales, les exactions de la France en Algérie, mais il faut aussi regarder le présent en face. Ainsi, si Macron a mentionné, en partie, la réalité du pouvoir algérien, comme étant de nature « politico-militaire », confisqué par des castes liées à différents services de l’armée, il reste encore un grand pas à faire :
- pour reconnaître dans toutes ses dimensions l’horreur de la répression sanglante de la manifestation du 17 octobre 1961
- pour dénoncer la répression du Hirak et défendre les prisonnier·es politiques algérien·nes aujourd’hui en prison en Algérie.
Solidaires, comme depuis des années, affirme sa solidarité avec les Algérien·nes qui se souviennent du 17 octobre 1961 et demandent reconnaissance, vérité et réparations.
Solidaires soutien les militant-es du Hirak et les syndicalistes aujourd’hui emprisonné·es ou sur le point de l’être et restera, aux côtés de toutes les organisations attentives à la situation en Algérie actuellement, très vigilante à la suite des événements dans le pays.

Mardi 5 octobre : BnF en grève ! Infos & rdv

MARDI 5 OCTOBRE, GRÈVE & MANIFESTATION
DÉPART 14H RÉPUBLIQUE
direction Chaussée d’Antin
>>> RDV CORTÈGE BnF 14H DEVANT LE « GO SPORT »

Intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD Culture

Mobilisation interprofessionnelle du 5 octobre : les questions de précarité, de salaires et d’emploi ont rarement été aussi prégnantes alors que la crise sanitaire que nous traversons depuis 18 mois est loin d’être derrière nous. Les projections relatives à la réforme de l’Assurance Chômage annoncent dès maintenant une baisse considérable des indemnités de centaines de milliers de personnes privées d’emploi. Idem concernant notre système de retraites, qui est un bien commun et qui reste plus que jamais menacé : le gouvernement a beau jouer la montre, promesse est déjà faite au patronat d’allonger encore la durée du travail.

                Aucune revalorisation réelle des salaires – à commencer par les minimas –  n’a par ailleurs été annoncée dans le privé tout comme dans le public. Les missions de service public, attaquées de toutes parts, continuent d’essuyer restructurations, baisses de moyens, précarisation de l’emploi sans embauche de fonctionnaires et plans de titularisation. Cet état des lieux ne suffisant pas, le gouvernement choisit l’autoritarisme en guise et lieu d’une réelle politique de santé publique dotée de moyens.

Côté BnF, la loi dite de Transformation de la Fonction Publique se met progressivement en place en instaurant une gestion des personnels proche du secteur privé, alors même que les conditions de travail et d’exercice de nos missions ne cessent de se dégrader.

>Menaces sur l’emploi avec l’annonce de la suppression de 40 postes à Tolbiac

>Casse du statut et projet de recrutement de contractuels toujours plus précaires avec mise en place prochaine des contrats de « chantier » (conclu pour une durée allant jusqu’à six ans, il peut être rompu à tout moment. Ce nouveau contrat n’ouvre droit ni à un CDI, ni à titularisation).

>Attaque de nos acquis sociaux et du protocole de fin de grève de 2016 qui garantissait entre autre des embauches en CDI aux « vacataires » sur besoin permanent ;

>Extension des horaires d’ouverture à Richelieu, ouverture les jours fériés de la salle Ovale, mise en place sans aucun renfort d’une communication des documents au fil de l’eau, désorganisation du travail pour les équipes de magasinage et les départements SVM et de l’ORB ;

>Enième réorganisation du SP sur Tolbiac avec fermeture « test » des magasins le samedi et augmentation du nombre communications en différés (travail supplémentaires pour les magasiniers) ;

>Retour « à la normale » à marche forcée avec la suppression des jauges en salle de lecture malgré l’épuisement du personnel et des équipes toujours incomplètes (absences non remplacées etc) ;

>Risques psycho-sociaux toujours accrus avec l’isolement d’agents coupés de leur collectifs de travail et un malaise toujours présent (télétravail, inégalités de temps de présence sur site entre catégories d’agent-es …).

>Incertitudes quant à leur avenir professionnel pour nos collègues de Bussy et Sablé, dont la fermeture des sites a été annoncée.

Seule une riposte massive et déterminée nous permettra d’inverser la tendance !

Bibliothécaires en grève pour l’égalité d’accès au service public

Communiqué Fédération SUD Collectivités Territoriales

Le pass nous met dans l’impasse


Depuis le début de la crise nous avons joué le jeu de la prévention.
Mais depuis le 9 Août, la loi nous impose de contrôler vos pass-sanitaires à l’entrée des médiathèques !
A partir du 1er octobre, vos enfants de plus de 12 ans et 2 mois seront concerné.e.s ! Nous affirmons notre opposition à une loi qui, au travers du pass-sanitaire, remet en cause le libre accès aux lieux de culture en contribuant à alimenter les clivages entre
les citoyens et citoyennes détenteurs ou détentrices du pass et les autres.

Sud CT demande la fin de ce dispositif de contrôle, nouvelle attaque contre les libertés fondamentales et le droit du travail .
Il fait peser la responsabilité du contrôle sur des agent.e.s dont ce n’est pas et ne devra jamais être la mission. En refusant le contrôle à l’entrée, nous risquons notre emploi.
Les bibliothèques sont des lieux de partage et de savoir ouvertes à toutes et tous.
Pas de pass sanitaire !
Pas de chantage à l’emploi !
Pas de contrôles et sanctions !
Pas de discrimination des usager.e.s !
Nous n’avons pas choisi la sécurité civile !

La liberté, l’égalité et la fraternité sont encore nos valeurs !

Contre l’autoritarisme et la casse libérale : propageons les luttes !

Le gouvernement vient de réenclencher sa réforme libérale de l’assurance chômage, qui va réduire les droits de très nombreux/ses chômeurs/ses . Au printemps dernier, pourtant, les précaires et les intermittent-es, refusant la destruction de notre système de protection sociale, s’étaient fortement mobilisé-es contre celle-ci, en occupant plus d’une centaine de lieux culturels. Le gouvernement persiste donc dans des choix économiques et sociaux clairement au service du capitalisme.

Services publics et sécurité sociale : zones à défendre
La crise sociale et sanitaire a rappelé l’importance des services publics mis à mal par les gouvernements successifs, en particulier dans la santé, où l’hôpital public a subi des fermetures et des restructurations sans fin, ainsi que des suppressions de postes. Mais les baisses de moyens et les suppressions de postes ont visé les services publics dans leur ensemble, en particulier à la Culture. Dans le même temps, Emmanuel Macron s’acharne à détricoter l’assurance chômage, ce bien collectif qui permet aux salarié-es de continuer à survivre en l’absence d’emploi. Alors que le Conseil d’État a suspendu la réforme en juin dernier, le gouvernement publie un nouveau projet de décret qui n’est que le copier-coller de la réforme initiale durcissant considérablement les règles de calcul d’indemnisation. Ce nouveau décret doit entrer en vigueur le 1er octobre.

Crise sanitaire et sociale du coronavirus : incurie et autoritarisme
Pour se dépêtrer d’une crise sanitaire sans fin, Emmanuel Macron a choisi pour unique mesure – la plus autoritaire – la généralisation du passe sanitaire. Pourtant une vraie politique de santé publique dotée de moyens, allant vers les plus précaires, les plus isolé-es socialement et géographiquement aurait permis non seulement de lutter efficacement contre la pandémie, mais aussi de prendre en charge l’ensemble des problématiques de santé tout en renforçant la cohésion sociale. Mais il a préféré choisir une politique de la contrainte et du contrôle pour faire oublier l’incurie de son gouvernement depuis le début de la crise épidémique.

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Préparons la rentrée sociale à la BnF ! Le 5 octobre, en grève !

Intersyndicale Bibliothèque nationale de France

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU PERSONNEL BnF
< MARDI 28 SEPTEMBRE >

12h30-13h30 / HALL OUEST

Une heure mensuelle d’information syndicale est déposée pour vous permettre d’y assister sur votre temps de travail

Pour participer à distance : nous écrire pour obtenir le lien de connexion (sudbnf@hotmail.fr)

Le 5 octobre aura lieu une journée interprofessionnelle de grève et de manifestation, étape indispensable de la  riposte contre une déferlante d’attaques antisociales  (voir tract national à la fin).

Alors que les questions de précarité, de salaires et d’emploi ont rarement été aussi urgentes, le gouvernement profite d’une pandémie inédite pour détruire les droits sociaux avec une politique toujours plus autoritariste.

À la BnF les motifs de mobilisation ne manquent pas non plus, ces derniers mois ayant été marqués par une réouverture à marche forcée des salles de lecture mais aussi par l’opportunisme d’une direction dont les ambitions ne sont décidément pas  freinées par la crise sanitaire.

→ Un dialogue social anéanti : plus le temps passe, plus les instances représentatives de la BnF se réduisent à des vitrines de dialogue social. Preuve en est le fait que les votes Contre des représentants du personnel ne sont jamais pris en compte par la direction – plus que jamais coupée des réalités.

→ Un retour à la « normale » imposé malgré l’épuisement du personnel : alors que la pandémie est loin d’être éradiquée, la direction a jugé nécessaire de supprimer les jauges des salles de lecture, incitant donc le public à revenir en masse malgré l’épuisement, tant physique que moral, d’équipes encore parfois incomplètes. 

→ Attaque en règle de nos acquis sociaux : après plusieurs tentatives qui ont échouées, la direction vient de nouveau d’annoncer vouloir revenir sur une disposition gagnée lors de la grève de 2016, prévoyant l’embauche directe en CDI des « vacataires » sur besoin permanent. Un camouflet au visage du personnel et une remise question d’acquis gagnés collectivement au gré d’une grève dont la direction ne semble décidément pas se remettre.

→ Précarité et casse du statut : la direction va bientôt présenter ses nouvelles lignes de gestion en termes de recrutement avec l’application de la réforme de la Fonction Publique. Les premières annonces relatives à cette politique annoncent le pire pour l’emploi à la BnF, avec l’arrivée de contrats ultra-précaires toujours plus nombreux : annonce de CDD d’1 an non-renouvelable ; mise en œuvre du « contrat de projet » à la durée non garantie…

→ Une énième réorganisation du Service public : dans l’unique but de faire des économies de personnel, la direction, poursuivant sa précédente réorganisation (partiellement entravée grâce à la mobilisation du personnel), veut fermer à titre « expérimental » les magasins le samedi sur Tolbiac, tout en augmentant la charge de travail des magasiniers en semaine (augmentation des possibilités de réservation en différé, qui passe de 5 à 10 documents par lecteur).

→ Menaces sur l’emploi : malgré les suppressions de postes essuyées par la BnF ces 10 dernières années, aucune annonce de recrutement notamment en catégorie C n’est à l’ordre du jour, tandis que les plus précaires sont laissés de côté sans possibilités de titularisation. Les menaces sur l’emploi se font toujours plus fortes avec l’annonce de redéploiement de 40 postes de Tolbiac sur Richelieu pour parachever une réouverture aux ambitions démunies de moyens.

→ Le sort des oubliés de L’IGDC avec les fermetures de Bussy et de Sablé : comme si le contexte général ne suffisait pas, nos collègues de Bussy et de Sablé sont toujours plongés dans l’incertitude sur leur avenir professionnel et leur reclassement suite à l’annonce de la fermeture brutale des deux sites.  :

Seule une riposte massive et déterminée nous permettra d’inverser la tendance !

Toutes et tous en AG le 28 septembre,
et le 5 octobre en grève dans la rue !

MANIFESTATION MARDI 5 OCTOBRE – DÉPART 14H RÉPUBLIQUE
Rejoignez le cortège BnF à 14h devant le « GO SPORT« 

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Solidarité avec les agents du nettoyage en grève sur le campus Jussieu

SUD Education SU, les syndicats CGT de SU, SNCS-FSU, Solidaires Etudiant-e-s Jussieu
Paris, Septembre 2021

Rassemblement de soutien
Mardi 21 septembre / Parvis de Jussieu 12h-14h

>>>Nous appelons à participer à la caisse de grève au bénéfice des agents de nettoyage :
https://www.leetchi.com/c/solidarite-avec-les-grevistes-du-nettoyage-de-jussieu

Depuis plusieurs années, le nettoyage du campus Jussieu est assuré par des salarié-es de sociétés sous-traitantes, aux pratiques illégales honteuses. Les agents du nettoyage, dont le travail permet à nous tous, personnels et étudiant-es, de travailler et étudier dans des locaux propres, sont ainsi soumis à des conditions de travail inacceptables :

• cadences de travail insupportables (ex: nettoyage de 160 WC en 4h par une seule femme de ménage)
• brimades systématiques de la part du responsable d’exploitation du site
• mutations et changements d’horaires imposés
• horaires morcelés au mépris de toute vie privée
• travail effectué sans contrat de travail, « couvert » après coup par la signature sous contrainte d’un CDD antidaté
• hausse brutale de la charge de travail, suite au non renouvellement de 30 CDD
• heures supplémentaires non payées
• congés sans solde imposés

Refusant de continuer à supporter cela, les 130 agents du nettoyage ont adressé leurs revendications à leur employeur, la société Arc-en-Ciel, le 2 septembre dernier. N’ayant reçu aucune réponse, ils et elles se sont tous mis-es en grève le mardi 14 septembre. Depuis, la société Arc-en-Ciel ayant rompu les négociations initiées par les grévistes, la grève est reconduite chaque jour par l’ensemble des agents, avec le soutien des militant-es de nos organisations, et celui de nombreux personnels et étudiant-es solidaires de leur action.
Nos organisations, représentant les personnels et étudiant-es de Sorbonne Université, apportent tout leur soutien à l’action de grève des agents de nettoyage. Notre université, en tant que donneuse d’ordres, porte une grande responsabilité dans leur situation.

« ARC-EN-CIEL » DOIT NÉGOCIER OU DÉGAGER !

C’est la rentrée des crasses !

Communiqué SUD Culture BnF

La BnF a rétablit, après 1 an et demi de restrictions imposées par une crise sanitaire sans précédent, la jauge maximale de capacité d’accueil du public dans l’ensemble de la bibliothèque. Depuis des mois cette jauge réduite obtenue par la lutte – la direction ayant déjà en vain tenté de la supprimer – était pourtant un élément important de protection face à la propagation du virus tant au sein des équipes que du public.

Il semble décidemment que le covid n’entre pas à la BnF !

En tout cas c’est le message envoyé depuis des mois par la direction à ses tutelles ministérielles, notre établissement ayant bénéficié de moult exemptions avec par exemple une réouverture anticipée par rapport aux autres établissements. Notre organisation syndicale a bien entendu dénoncé cette suppression des jauges, mais le sujet n’inquiète pas une direction qui, comme elle le fait depuis le début de la crise, maintient le cap du « quoi qu’il en coûte » à sa propre sauce.

Non à la société de contrôle, oui à l’amélioration des conditions de travail !

Cette rentrée s’accompagne aussi de la mise en place généralisée du « passe sanitaire » dans de nombreux établissements, entreprises et autres lieux accueillant du public. La section SUD Culture de la BnF, totalement opposée à ce dispositif stigmatisant et marqueur d’inégalités sociales, issu d’une politique autoritariste, ne peut certainement pas se satisfaire de voir son application réduite aux « seules » expositions de la BnF. Les menaces de sanctions en cas d’absence de passe en règle faites aux salarié·es (à la BnF il s’agira notamment des agent·es de la sous-traitance pour la sûreté, et de certain·es de nos collègues de la DPU) incarnent un très grave précédent pour le monde du travail, dans la digne lignée des législations « d’exception » qui empiètent sur les libertés publiques et les droits individuels.

De même, nous nous opposons fermement au principe du « passe » pour le public tant à la BnF que dans les établissements du ministère de la Culture et les autres bibliothèques : le droit d’un accès pour tous/tes à la Culture pour lequel nous nous battons ne peut pas être réduit et nous soutenons nos collègues qui dans différents établissements font grève ou pratiquent le boycott du contrôle du « passe sanitaire ».

Tout aussi grave, les fausses polémiques, « fake news » et autres analyses nauséabondes (que nous voyons même se multiplier à la BnF), sciemment entretenues par l’extrême droite, font passer au second plan les vraies questions de prévention et de protection contre la pandémie mortelle du virus du covid 19 :

► l’accès libre et gratuit pour tous/tes à la vaccination et aux tests de dépistage du  covid ;

► la levée des brevets et la socialisation de l’industrie de la santé qui doit être au service de la population ;

► la mise à disposition de matériel de protection adapté au personnel ;

► de réels moyens pour les services publics, notamment ceux de la santé qui n’ont cessé d’être attaqués par les politiques capitalistes, d’hier et d’aujourd’hui ;

Quand les provocations s’enchainent.

D’une manière plus générale, l’amélioration de nos conditions de travail, en temps de crise ou non, doit continuer d’être un combat collectif majeur. À la BnF, depuis des mois, les inégalités se creusent entre catégories de personnel. Les catégories C (titulaires et « vacataires »), particulièrement exposées au risque épidémique en termes de nombre d’heures de service public et de temps de présence sur site (et dans les transports en commun), restent encore à ce jour en première ligne pour gérer la réouverture à plein régime avec des conditions de travail bien dégradées.

Fin des communications directes le samedi et augmentation du nombre de réservations à l’avance : et encore une réorganisation du service public !

De son côté la direction, dans le déni de ces inégalités, n’a rien trouvé de mieux à faire que de profiter de la crise sanitaire pour annoncer l’extension des horaires d’accueil du public à de Richelieu lors de sa réouverture complète mais aussi pour achever d’imposer sa réorganisation du service public amorcée en 2019 – freinée à l’époque par la mobilisation du personnel – en supprimant les communications directes au public le samedi, à compter d’octobre et pour une « phase test » de 6 mois. Ou comment appauvrir le service public tout en donnant carte en main des arguments au ministère pour supprimer encore plus de postes de catégorie C, ce qui est le but recherché. Ce coup bas sera par ailleurs accompagné d’une augmentation de  la charge de travail effectuée en semaine par les magasiniers/ères, le pur génie de cette mesure résidant dans l’augmentation individuelle des possibilités de réservation en différé (passage de 5 à 10 imprimés réservables à l’avance par lecteur/trice)!  

Cette rentrée mouvementée à la BnF, s’accompagne au niveau général d’une attaque sociale importante, avec la réforme antisociale de l’assurance chômage et le retour sur le tapis de celle des retraites. Urgence écologique, urgence sociale, conditions de travail, casse des services publics, manque de personnel, précarité, gel des salaires, autoritarisme et imposition du passe sanitaire : nous avons toutes les raisons de nous mobiliser.

►►►La section SUD Culture de la BnF appelle donc à se rassembler pour préparer la mobilisation massive qui commencera le 5 octobre 2021, journée de grève et de manifestation interprofessionnelle appelée par une large intersyndicale nationale et les organisations de jeunesse.

https://solidaires.org/IMG/jpg/image-couv_1.jpg?30801/6fb82b7ea3e674516a7d3533e6da123c753b15e3

Le 5 octobre: mettre un coup d’arrêt aux régressions sociales!

Unions Régionales CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL
Île de France

Grève et manifestation interprofessionnelle unitaire
Mardi 5 octobre >>> 14h place de la République

Les Unions Régionales CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL d’ile de France appellent à mobiliser l’ensemble des travailleurs-ses, jeunes, retraité.es, du public comme du privé le 5 octobre par la grève et les manifestations.

Depuis 18 mois, le gouvernement et le patronat utilisent la crise sanitaire pour accélérer la remise en cause des conquis sociaux, du droit du travail et des libertés individuelles et collectives, provoquant un accroissement des inégalités et de l’exclusion sociale.

Les Unions Régionales CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL d’ile de France réaffirment leur opposition à un passe sanitaire comme nouvel outil législatif permettant le fichage et la poursuite de la casse du code du travail et des droits des salarié.es, par lequel le gouvernement essaye de faire oublier sa responsabilité face à son incurie en matière de santé publique et face à la poursuite de la casse de l’hôpital public et des services publics (en Ile-de-France, les hôpitaux Bichat et Beaujon sont menacés de fermeture, des centaines de lits ont été fermés à l’Hôtel Dieu, à Avicenne, etc.);et exigent qu’il n’y ait aucune sanction contre les salarié.es.

Elles combattent avec véhémence toutes les récupérations de la part de l’extrême droite et d’une poignée d’antisémites des mobilisations en cours. Les réactionnaires ne sont pas les bienvenu.es.

Elles exigent la levée des brevets sur les vaccins comme sur les traitements contre la Covid et en permettre l’accès à tous et toutes en France comme à l’échelle mondiale, ainsi que des moyens pour la recherche publique.

Elles dénoncent l’utilisation de la précarité pour mettre en concurrence les salarié.es, (pour la rentrée scolaire, ce sont plus de 5000 contractuel.les qui ne sont pas renouvelé.es dans l’Education Nationale).Pour les étudiant.es l’investissement dans les aides directes a baissé ces dernières années, le dernier recul étant celui de la suppression du repas à 1 europour toutes et tous.

Elles exigent l’abandon des contre-réformes de l’assurance chômage qui devraient rentrer en vigueur le 1eroctobre prochain et des retraites qui revient à l’ordre du jour desréformes gouvernementales:Toutes lesorganisations syndicalesontsignifié leur refus de s’engager dans une énième concertationsur la question. Le chef de l’Etat y répond par une provocationen évoquant son intention de faire disparaître les régimes spéciaux de retraite. Si une telle mesure était mise en œuvre,les URIFappelleraientles salarié.es à la combattre avec détermination.

Elles invitent les salarié.es, dans les entreprises, les administrations, les services, à se réunir avec leurs organisations syndicales en assemblées générales, pour organiser les modalités d’action collective pour obtenir satisfaction sur leurs revendications.

Les Unions Régionales CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL d’Île-de-France appellent à participer à toutes les mobilisations sociales en cours s’inscrivant dans un processus de lutte visant à bloquer la politique de régression sociale du gouvernement, notamment à la grève du 23 septembre dans l’éducation nationale et à la manifestation du 1er octobre des retraités.

Elles exigent:
 L’augmentation des salaires, du SMIC et des grilles de classifications, du point d’indice de la fonction publique, des pensions, des minima sociaux et des bourses d’études.
 De vrais emplois, avec de vrais salaires pour toutes et tous, avec la revalorisation des métiers dit de première ligne ainsi que l’égalité professionnelle femmes/hommes.
 L’abandon définitif des contre-réformes des retraites et de l’assurance chômage.
 L’arrêt des licenciements et la fin des dérogations au code du travail et aux garanties collectives.
 La fin des fermetures de services, des suppressions d’emplois, du démantèlement et des privatisations dans les services publics et dans la fonction publique et un renforcement de leurs moyens.
 La conditionnalité des aides publiques selon des normes sociales et environnementales permettant de préserver et de créer des emplois ;
 Le rétablissement de tous les droits et libertés pour la jeunesse comme pour le monde du travail, à commencer par l’abrogation de la loi « sécurité globale » et des décrets « sécurité intérieure »
 L’arrêt de la précarisation de l’emploi et de la vie des jeunes en formation ainsi qu’une réforme ambitieuse des bourses scolaires.
 Le rétablissement pour les jeunes du repas à un euro.

Montreuil, le 6 septembre 2021