Archives pour la catégorie Richelieu

Pour que nos voeux deviennent réalité !

La tradition veut qu’en début d’année, un peu tout le monde présente ses vœux. Il y a même des directions d’établissements qui organisent cela très sérieusement, afin de répandre les « éléments de langage » et vanter leurs « réussites ».

Puisque c’est une habitude, nous allons nous aussi présenter ce que nous voulons pour l’année 2023 qui commence, mais pas en tenant une langue de bois ou en tentant de transformer en réussite des réorganisations qui ne fonctionnent pas, non, nous allons le faire en partant de la réalité du travail que nous, agent·es de la BnF, vivons tous les jours.

Alors, en 2023, nous exigeons :

  • L’abandon de la réorganisation du service public, qui est un échec complet, le retour aux horaires normaux de communication des documents des magasins, le respect de nos missions de service public et des demandes de nos usagers-ères. Ce qui implique aussi la dissolution des équipes mobiles de travail, source de souffrance et d’isolement et la remise en place de plannings de service public acceptable.
  • La création massive de postes pérennes, en particulier de catégorie C, pour assurer l’ensemble des missions de la BnF et pourvoir tous les besoins, ce qui permettra aussi de garantir de bonnes conditions de travail, que ce soit à la DCO, au Dépôt Légal, au service des Expositions, à la DPU, à Tolbiac, à Richelieu, à Bussy… partout où c’est nécessaire. Cela implique l’organisation rapide d’un recrutement sans concours de magasiniers·ières, comme la BnF sait le faire depuis longtemps.
  • L’arrêt des contrats ultra-précaires (CDD d’un an sur des quotités horaires faibles avec des salaires de misère) pour les « vacataires » et le passage en CDI à 110h de tous ceux et toutes celles qui sont sur des besoins permanents, en respect du protocole de fin de grève de juillet 2016. Respecter enfin ses engagements peut être une bonne résolution de début d’année ! Pour les « vacataires » de manière générale,  il faut un vrai plan de titularisation sans condition.
  • De vrais hausses de salaires, avant tout pour les bas salaires, dont les grilles sont désormais écrasées par la hausse de l’inflation et du SMIC, ce qui nécessite une hausse de la valeur du point d’indice, un repyramidage des grilles de catégorie C et du début de la catégorie B, que ce soit pour les fonctionnaires ou les contractuel-le-s (temps plein et temps incomplet), afin de réduire aussi les inégalités de salaires.
  • L’abandon de la construction du futur site de stockage de collections à Amiens, projet destructeur au niveau social et nuisible au niveau écologique.
  • Une véritable égalité hommes-femmes, à tous les niveaux (salaires, déroulement de carrière, équilibre vie privée/vie professionnelle), un combat déterminé contre les violences sexuelles et sexistes et la mise à bas du patriarcat, dans nos lieux de travail comme dans toute la société.
  • La réintégration des activités externalisées à des sociétés prestataires (nettoyage, cantine, numérisation, sécurité…) et de leurs personnels.
  • La défense et l’amélioration du système solidaire de retraites, avec une retraite à 60 ans, pour 37,5 ans de cotisation, avec un niveau de pension permettant de vivre décemment, avec une sécurité sociale complète et prenant en charge l’ensemble de la protection sociale, avec l’application pleine du droit au logement, du droit à des services publics de qualité, à la gratuité des transports en commun, tout cela financé par la récupération collective des profits que fait le capitalisme sur le dos des travailleurs/ses.
  • Une rupture avec le système capitaliste qui exploite non seulement les êtres humains, mais est aussi en train de détruire la planète et qui provoque une catastrophe écologique qui s’accélère. Il faut des mesures fortes de transformation écologique et sociale (relocalisation des productions, sortie des énergies fossiles, arrêt du nucléaire et des productions nuisibles, interdiction des activités polluantes…), garantissant l’ensemble des droits sociaux des travailleurs/ses concerné-e-s, avec un grand plan d’isolation thermique des bâtiments et de réaménagement urbain, ainsi que le développement d’une agriculture paysanne, locale et biologique.

Et puis, vu que le début d’année est aussi l’occasion de saluer les gens que nous connaissons :

« salut à vous camarades travailleurs sans-papiers de Chronopost et de DPD qui êtes en grève depuis plus d’un an ; salut à vous camarades victimes de la répression antisyndical ; salut à vous chômeurs·euses et précaires qui se mobilisent pour leurs droits ; salut à vous grévistes en Grande-Bretagne qui relèvent la tête ; salut à toi population d’Exarcheia à Athènes ; salut à toi peuple kurde en lutte au Rojava, au Sinjar et à Heftani ; salut à vous peuples d’Iran ; salut à toi communauté zapatiste du Chiapas et à tous ceux et toutes celles qui luttent pour une autre société dans le monde entier. »

Mais nous savons très bien que sans mobilisation collective, sans action directe forte et déterminée, tout cela ne restera que des vœux. Alors, pour faire aboutir tout cela, pour défendre nos droits et en gagner de nouveaux, pour améliorer vraiment les choses, organisons-nous, réunissons-nous, faisons des AG et luttons !    

… 2023 = ANNÉE DE COMBATS !       

Publicité

Intersyndicale CGT-FSU-SUD Culture de la BnF : Grève et Rassemblement à 10h à Richelieu, cours Vivienne MARDI 20 SEPTEMBRE

Intersyndicale CGT-FSU-SUD Culture de la BnF

Emplois, précarité, service public : les problèmes sont toujours là ! GREVE MARDI 20/09 !

La lutte continue à la BnF pour défendre le service public, contre le sous-effectif, pour des emplois pérennes, contre la précarité et contre les mauvaises conditions de travail et pour la revalorisation des primes.

Il y a toujours autant de raison de nous mobiliser contre les attaques de la direction et d’être en colère. Le CA du 30/06 et les négociations du mois de juillet n’ont permis aucune vraie avancée, les problèmes sont toujours là.

Les 20 postes en plus à la DCO obtenus grâce aux nombreuses journées de grève du personnel ne serviront qu’à embaucher des agent-e-s précaires : CDD ultra-précaires d’un an à 80h en service public et contrats de chantier pour la préparation du déménagement des collections à Amiens.
Il n’y aura aucun titulaire en plus, c’est inacceptable.

Les aménagements marginaux à la réorganisation du service public, avec le début fin septembre de la communication directe des documents à 12h ne change rien sur le fond.
L’organisation du travail est toujours ingérable, les plannings ne tiennent pas, les consignes sont incompréhensibles et cela dégrade les conditions de travail et les services offerts au public.

Dans le même temps, la direction célèbre la réouverture complète du site de Richelieu « rénové », alors que cela se fait sans les effectifs nécessaires pour son bon fonctionnement,
avec toujours des problèmes de conditions de travail, en imposant des nouveaux horaires de service public qui ne conviennent à personne et en recrutant des contrats ultra-précaires qui vont être les 2/3 de l’équipe de magasinage en salle Ovale. Derrière la belle façade, la réalité est beaucoup moins jolie.

Parce que la direction prétend que Richelieu se « réveille » alors que les collègues y ont travaillé pendant 12 ans dans de mauvaises conditions, parce que les modalités de travail en service public n’arrêtent pas de changer prouvant l’échec de cette réforme,
parce que les nouveaux collègues précaires arrivent, l’intersyndicale CGT-FSU-SUD Culture de la BnF appelle à faire

GRÈVE MARDI 20 SEPTEMBRE
+
RDV 10H, RICHELIEU, COURS VIVIENNE

Déclaration Intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD au Comité technique ministériel du 9 décembre 2021

« Madame la Ministre,

L’intersyndicale CGT-FSU-SUD de la BnF souhaite vous alerter de nouveau sur la situation de la Bibliothèque nationale de France.

Depuis le 7 octobre, nos trois organisations intersyndicales, représentant 75% des voix aux élections professionnelles, ont décidé de ne plus siéger dans les instances représentatives des personnels faisant le constat d’un « dialogue social » fortement dégradé malgré la multiplication des réunions et des instances auxquelles nous participons. Les réunions menées au pas de charge s’apparentent à une parodie de concertation où les demandes et les propositions de l’intersyndicale sont presque systématiquement écartées et les avis émis encore moins pris en compte. Pire, la direction rompt ses engagements de façon unilatérale en décidant de revenir sur le Protocole de fin de grève de 2016 qui garantit, en autre, le recrutement en CDI pour les agents non titulaires à temps incomplet sur besoin permanent.

Pour mémoire, la lettre de mission de la présidente de l’établissement Laurence Engel, l’invitait dès 2016 à être attentive à la qualité du climat social et à veiller à « l’écoute et au dialogue » avec les personnels. Force est de constater que le bilan des dernières années montre le contraire, l’établissement n’ayant jamais connu autant de mobilisations et de journées de grève (205 en 2015, 1654 en 2016, 2361 en 2018, 3419 en en 2019, etc.)

Car on ne le dira jamais assez, la BnF a perdu près de 300 postes en 10 ans, ce qui la place en tête des établissements du Ministère de la Culture en termes de destruction d’emplois. Avec la réouverture du site rénové de Richelieu son nouveau musée, ses nouveaux services et des amplitudes d’ouverture élargies, la détérioration des conditions de travail va s’amplifier puisque cette réouverture se fait à moyen constant et nécessiterait pour fonctionner le transfert de 40 postes issus des autres sites, en particulier de la bibliothèque François Mitterrand. Par conséquence, faute de temps et de moyens, le traitement des collections patrimoniales est de plus en plus réduit et met en danger leurs conservations et leurs communications. De plus, le sous-effectif entraîne une dégradation des conditions de travail, de grandes difficultés sur le travail en service public et ne permet pas à la BnF de remplir pleinement ses missions auprès des usagers.

Cette situation n’est plus soutenable, ni acceptable pour les personnels.

L’intersyndicale CGT-FSU-SUD vous demande, Madame la Ministre, d’agir pour le rétablissement d’un dialogue social respectueux des personnels et de leurs représentants et de prendre en compte les difficultés de la BnF, 3e plus grande bibliothèque au monde par ses collections, en intervenant favorablement pour le renforcement des effectifs par du personnel titulaire, nécessaire au plein accomplissement des missions de la BnF et en empêchant toute nouvelle précarité contraire à l’instruction ministérielle de juillet 2015 sur les contractuels. »

BnF : pourquoi il faut agir ?

Communiqué intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD

En bref et à retenir :

  1. Un budget du ministère la Culture en augmentation de 4,083 milliards d’euros en 2022
  2. Une direction qui au lieu de demander des moyens supplémentaires pour la BnF souhaite supprimer une quarantaine de postes à Tolbiac
  3. Un projet pour Richelieu surdimensionné qui dégrade les conditions d’activités et de travail
  4. Un retour des contrats ultra-précaires avec des CDD de courte durée sur des missions pérennes

TOLBIAC sous tension
On ne le dira jamais assez, la BnF a perdu près de 300 emplois en 10 ans. Dans le cadre de la réouverture du site rénové de Richelieu avec son nouveau musée, ses nouveaux services et une amplitude d’ouverture sans précédent, la direction souhaite supprimer 40 postes à Tolbiac pour pourvoir ceux de Richelieu. La perte de ces emplois n’est ni soutenable, ni acceptable. Non seulement, la surcharge de travail dégrade les conditions de travail des agents mais faute de temps et de moyens humains ce sont aussi les missions de la BnF qui en pâtissent.

RICHELIEU sous pression
Les 40 emplois annoncés pour Richelieu sont liés au projet culturel du site (musée…) et pour partie à la salle Ovale dans le cadre d’une amplitude d’ouverture inédite (jours fériés, dimanches, 1 soirée/semaine…). Les départements spécialisés devront également fermer une heure plus tard leurs salles de lecture, modifier radicalement les règles de communication des documents et assurer des permanences en Salle Ovale (en semaine, soirée, jours fériés, week-end) avec l’aide de l’ORB et du SVM basés à Tolbiac. Faire toujours plus, c’est bien la logique mise en œuvre, qu’importe les conditions d’activités et le travail des agents. Après 10 ans de travaux et de difficultés, on aurait espéré mieux.

PRÉCARITÉ le grand retour
La direction a décidé de rompre unilatéralement le protocole d’accord de fin de grève signé en 2016 avec l’intersyndicale BnF CGT-FSU-SUD en réintroduisant pour les « vacataires » des contrats de courte durée non renouvelables plutôt que des CDI. L’argument avancé de « l’emploi étudiant » n’est pas recevable, ces derniers ont besoin de stabilité financière (le CDI) dans le cadre d’études de plus en plus longues ou tout simplement pour trouver un logement ou une colocation. Un nouveau type de CDD, le « contrat de projet » est également prévu : conclu pour une durée déterminée minimale d’un an et maximale de six ans, il peut être rompu à tout moment. Ce nouveau contrat n’ouvre droit ni à un CDI, ni à titularisation. Nous refusons ce type d’embauches jetables.

Assemblée Générale BnF
Mardi 9 novembre 2021
12h30-13h30 hall ouest

A la BnF, derrière un « dialogue social » vide de sens, se met en place la casse d’acquis sociaux !

SUD Culture Solidaires
Section Bibliothèque nationale de France

C’est l’automne à la BnF, et la direction refuse l’été indien : l’intersyndicale et les agent-e-s ramassent à la pelle les projets de destruction de nos conditions de travail, plutôt que les feuilles mortes.

Pour faire passer plus vite ces projets, la direction a décidé d’instrumentaliser et de détourner le fonctionnement des instances représentatives du personnel (Comité Technique, Comité Hygiène Sécurité et Conditions de Travail). Face à cette façon de passer en force qui réduit les instances à des réunions d’ « enregistrement » des décisions déjà prises et parce que cela concerne des sujets très importants pour les agent-e-s de la BnF, les organisations syndicales CGT, FSU et SUD Culture ont donc décidé ensemble de boycotter ces instances pour dénoncer une direction qui continue ostensiblement à se moquer de la colère sociale grandissante. Une fois de plus, nous voyons bien ce que cache la formule creuse du « dialogue social ».

La réouverture de Richelieu en mode dégradé :

Avant même d’annoncer une date ferme d’ouverture complète du site avec le musée, la direction nous annonce une grande braderie sur les conditions de travail des agent-e-s. Dans le viseur : les horaires d’ouverture. Ainsi, il est acté par la direction de la BnF que le personnel devra travailler jusqu’à 19h en semaine, mais aussi pour le musée et la salle Ovale le dimanche et les jours fériés. L’ouverture jusqu’à 19h étant liée à une fermeture du site le lundi matin, les lecteurs et lectrices ne gagneraient qu’une heure d’accessibilité aux documents : perdre de la qualité de vie pour des miettes, merci bien ! L’ouverture les jours fériés n’est quant à elle même pas permise par le règlement intérieur de la BnF… Nous ne nous leurrons pas sur la portée potentielle de cette décision : pourquoi s’arrêter au musée et à la salle Ovale et ne pas faire de cette nouveauté une norme sur tous les autres sites ?

Lire la suite